Panem et circenses

Panem et circenses

Finale de foot, dimanche prochain, effectivement « mondiale » : 1ère équipe d’Europe vs 6ème d’Afrique.

Cet engouement national pour la Coupe du Monde de football est à vomir et à pleurer. À vomir, devant les coulées de vulgarité qui envahissent le moindre espace et que plus rien ne semble pouvoir freiner, maintenant que le volcan de la bêtise farcesque est entré en éruption. À pleurer, devant les réminiscences hideuses et grimaçantes de ce que furent la communion d’un peuple, la nécessité du dépassement de soi et l’aspiration à la transcendance. Le temps est suspendu, la vie s’arrête, la ferveur monte des arènes comblées : Allez, les Bleus, le clergé, à Moscou, s’affaire aux préparatifs de la célébration liturgique, la patrie ne se reconnait plus qu’au seul mot d’ordre : pour dimanche, jour du Seigneur, Il faut y croire !

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