Non, Sire…

Non, Sire…

Avec Macron et sa clique, le dévoiement de la Vème République est à son comble, on en est à la caricature, et c’est le cœur nucléaire de ce qui surgit avec ce « mouvement » et ses réactions en chaîne ; mouvement qui ne veut pas disparaitre, car ses participants ne le veulent pas pour eux-mêmes et c’est là leur imprescriptible légitimé. La dérive vient de loin, elle a débuté avec Giscard, sinon Pompidou. Elle s’est aggravée au fil d’une descente continue et sans cesse accélérée vers les bas-fonds de la politicaillerie et des politocards. D’essence monarchique, l’actuelle Constitution ne tient que par ce qu’elle ne dit pas, le respect scrupuleux du lien entre « chef » (caput : la tête, et l’inspiration qui guide) et « peuple » (demos, le corps social, l’organisme vivant dépositaire d’un destin). Son être démocratique est de nature aristocratique. Ce qui est très étymologique, très grec, si l’on y songe un peu… Las, de minable en guignol, nous n’avons plus rien en réserve de telle qualité historique, nous sommes devenus bien incapables de produire une engeance de cet ordre, vautrés que nous sommes dans la lie de l’illusoire im-monde techno-marchand, camés au spectacle et saturés de propagande, dépossédés de la vie, défaits de tous liens, paumés et inutiles, et pour finir déclassés, prolétarisés, dindons de la farce. Bref : nous avons perdu les fils qui nous relient, et la main ; la servitude s’ensuit et elle est, par temps de modernisme délirant, plus atroce, humainement, qu’elle n’a jamais été ; et pour finir elle devient très inconfortable — voilà qui réveille un peu.

Pour parler comme les commentateurs et journalistes d’opinion : « on en est là ».

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