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Delirium tremens

Sur notre déréliction civilisationnelle et sur les manifestations du délire contemporain.
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Re: Delirium tremens

30 Janvier 2018, 08:16 Message

Suite et pas fin.
Logique.

Égalité entre les sexes : Oxford prend des mesures en tout genre… (Bd Voltaire)

« Mais à Oxford, on ne rigole pas avec ces sujets graves. Le bureau des étudiants a ainsi voté une motion en faveur des personnes "trans-identifiées". Le but est de "stopper l’exclusion des personnes trans-identifiées et non-binaires de genre" (vous suivez ?). Exemple, en langue vernaculaire : supprimer toutes les cases "homme/femme" à cocher sur les formulaires et les remplacer par un blanc où chacun pourra écrire ce qu’il veut. Ou, sur les invitations aux soirées étudiantes, ne plus écrire "robes pour les filles, costumes pour les garçons", mais "costumes et robes". Ou encore se doter de toilettes et de vestiaires gender neutral pour éviter à "ceux qui ne savent pas quelle pièce sexuée utiliser" de se sentir discriminés. »

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Re: Delirium tremens

2 Février 2018, 10:04 Message

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Re: Delirium tremens

25 Février 2018, 09:59 Message

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Re: Delirium tremens

10 Mars 2018, 09:32 Message

Cérémonie des Oscars® : la soupe de la déconstruction ad nauseam (Bd Voltaire)

« Le film du réalisateur mexicain nous raconte la relation amoureuse d’Elisa, jeune femme muette travaillant au sein d’un laboratoire américain top secret, avec une créature humanoïde amphibie.

Les clichés "modernes" y ont, bien sûr, la part belle : l’héroïne a comme seules fréquentations son voisin de palier, vieil homosexuel au chômage amoureux du jeune serveur du coin, et sa collègue Zelda, femme de ménage noire (ou africaine-américaine, pour reprendre le vocable politiquement correct américain). Le salaud de l’histoire, le colonel Strickland, est quant à lui blanc, chrétien, macho et, forcément, raciste. Jusqu’ici, rien d’inhabituel à Hollywood, mais c’est ensuite que cela se gâte, quand l’histoire d’amour entre les deux êtres les mène jusqu’aux relations sexuelles et qu’après maintes péripéties, la créature finit par transformer Elisa en amphibien…

Un pamphlet pour la tolérance… ou pour la déconstruction

On comprend tout de suite le message de ce "pamphlet pour la tolérance" : l’amour doit triompher de tout, il est autosuffisant et aucune barrière ne doit lui résister. Les véritables ennemis sont la peur de l’autre et l’ordre naturel forcément oppresseur des libertés individuelles.

Désormais, il ne s’agit plus seulement d’accepter le différent, le marginal (voire l’obscène), mais de le glorifier. Nous sommes entrés dans une société de l’anormal (qui n’a pas de norme), pour reprendre les mots du philosophe Robert Redeker. Poussant la logique nominaliste (il n’est pas d’essence commune, seules les choses singulières existent) jusqu’au malsain, tout est désormais possible pour l’individu, même coucher avec un non-humain.

Classiquement, dans La Belle et la Bête, l’amour rendait la bête humaine. Par une révolution copernicienne, la bête est désormais devenue plus "humaine" que l’Homme. »

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Re: Delirium tremens

22 Mars 2018, 09:41 Message

Au Canada, les termes "Madame" et "Monsieur" proscrits du service public (Marianne)

« "C’est important que Service Canada, comme organisation, soit un reflet de la population diversifiée du Canada afin de s’assurer que les opinions et les intérêts des Canadiens soient pris en considération".

En clair, traduit la radio, l'objectif de l'administration, est d'"éviter de donner l’impression que les fonctionnaires fédéraux entretiennent un biais 'envers un genre ou un sexe'". Dans la même logique de "langage neutre", les fonctionnaires sont priés de privilégier le mot "parent" à la place de "père" ou "mère". »

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Re: Delirium tremens

14 Juin 2018, 08:53 Message

Ah, certes, ce n'est pas bien nouveau et c'était très prévisible — c'est même à cela qu'on reconnait ce type de chose : les vrais gens de ce monde invraisemblable n'existent plus qu'à surenchérir dans la "logique" foldingue de la nouvelle religion impérieuse et terminale. Mais enfin, c'est coton tout de même.

Bienvenue dans l’enfer des commerçants « humanistes » (Bd Voltaire)

« La pâtisserie Back to Eden de Portland (Etats-Unis d’Amérique) est vegan et sans gluten. Tour de force qui consiste à proposer des gâteaux ne contenant ni lait ni beurre ni farine traditionnelle. Meringues au plâtre, éclairs à l’eau, religieuses à la sciure de bois et autres gourmandises régalent une clientèle hyper méga concernée par la souffrance animale. Tenue par un couple d’homosexuels, la boutique, comme chacun l’aura compris, est un haut lieu de la "Bisounourserie" compassionnelle. Un temple à l’entrée duquel le client se signe.

Dans la vitrine, des affiches indiquent que l’endroit est "safe space". Le Point indique que, dans l’esprit torturé de son auteur, la formule signifie qu’il s’agit "d’un espace sécurisé offrant aux personnes issues de groupes opprimés la garantie de ne pas être offensées" (autrement que par la nourriture).

Fidèles à leur ligne de conduite tragicomique, les tenanciers ont organisé un "happy hour de réparation". Là encore, il convient de traduire. Il ne s’agissait en aucune manière de réparer la machine à café ou la voiture du propriétaire, mais d’inviter les "Blancs" à faire des donations aux gens de couleur. Le décor est planté. L’Himalaya de la bien-pensance existe. Il est à Portland. Amis alpinistes, inutile de vous y attaquer : les pentes sont trop abruptes.

C’est dans ce contexte, tout de coton enrobé, que deux employées se sont vues licenciées pour avoir refusé de servir une cliente de couleur six minutes après l’heure de fermeture. Un sacrilège dénoncé à cor et à cri par la victime de cet odieux racisme, une dénommée Lilian Green, "directrice de l’équité" au service éducation de l’Oregon. Une sommité de la pleurniche. L’affaire prend une ampleur nationale. Malgré les vidéos qui confirment l’horaire de cette fin de non-recevoir – et, donc, sa légalité -, l’affamée de pâtisseries "sans animal dedans" hurle au scandale, trépigne, exige et obtient la mise à la porte des deux fautives.

Doux univers où l’innocent devient coupable, et inversement. L’un des messages de ce duo de patrons-pâtissiers justifie le renversement accusatoire en toute tranquillité : "Parfois, l’impact l’emporte sur l’intention et quand cela arrive, les gens doivent être tenus pour responsables." L’injustice revendiquée ! "Comme Lilian et le public réclament que ces employées soient congédiées, c’est ce que nous avons fait." La soumission et la lâcheté pour credo, les pleutres vont même plus loin dans l’autoflagellation en proposant à la victime imaginaire d’intégrer une "équipe de formateurs professionnels en équité pour sensibiliser les employés à la diversité et l’intégration raciale". À l’image de Starbucks et ses stages antiracistes, le boutiquier surenchérit à la niaiserie ambiante. Une main sur le cœur, l’autre sur le tiroir-caisse, il tente de faire oublier les prix prohibitifs de ses produits en affichant une pseudo-posture de militant humaniste. Le comité d’entreprise vire au camp de redressement. Tous les Back to Eden de la terre ne sont que l’expression d’une pensée inversée. C’est d’un retour vers l’enfer qu’il s’agit. »

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