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Décryptage de la propagande

Sur la vie en société, par temps de liquidation du pays, de propagande incessante et de déculturation
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Décryptage de la propagande

25 Septembre 2014, 13:05 Message

Le Grand Journal ou Goebbels à Beverly Hills
(Observatoire des journalistes et de l'information médiatique, le 23 septembre 2014)

Si dans les régimes totalitaires classiques, la propagande adoptait la forme d’un certain lyrisme paternaliste à l’attention d’un peuple massifié et infantilisé, la propagande divulguée en permanence par le Grand Journal adopte celle de la déconne adulescente à l’attention d’une masse atomisée à laquelle on propose le fantasme de rejoindre un carré VIP. Quant à ce carré VIP, cette élite autocélébrée et décérébrée, elle ressemble moins à une aristocratie qu’à une bande de lycéens « populaires » dans une série américaine. Lorsque cette élite du fond du bus se penche du côté droit, elle voit des fachos ; du côté gauche, elle voit des ringards. Elle méprise autant le petit peuple des loosers que les bandes rivales en classe à Louis le Grand. Sa vacuité pailletée n’a d’égale que sa morgue. Et elle sévit du lundi au vendredi dès 19h10. En clair, sur Canal+.


L'article en entier est un bel exemple de décryptage de la bien-pensance ambiante...

François Hystérésis

Re: Décryptage de la propagande

7 Octobre 2014, 23:07 Message

Ce soir j'étais en voiture, je mets France Culture, l'émission de Couturier, c'était sur les djihadistes et le net.
Un type, un chercheur en je ne sais plus quoi, un certain el Dafrarhoui (j'écorche probablement son nom) nous explique qu'il est désormais prouvé que les djihadistes français n’ont rien avoir avec l'islam, d’ailleurs chacun sait bien que le djihad est intérieur (ce qui ne les empêche pas de parler de "djihadistes" durant toute l’émission). Donc les djihadistes français sont le pur produit de la société française. "Nemouche c'est pas un musulman mais un enfant d'européens, c'est le produit de notre société". Bon voila c'est dit ; le djihadisme c'est de notre faute, la gauche à son argumentaire pour les jours et les mois qui viennent.

Un peu plus tard je zappe sur France Inter, pour entendre la voix de notre tout nouveau ministre de l’Éducation Nationale, puis une 'prof' du 93 qui dresse un portrait catastrophique de son collège, plein de postes vacants et que des enseignants incompétents recrutés de fraiche date à pôle emploi (la cause des problèmes) . Après avoir déversé plusieurs tubes de pommade concentrée sur la plaie infectée, du style "vous faite un travail extraordinaire", le ministre explique: "ben oui ma pauv' dame le 93 n'est pas encore suffisamment attractif comme je le souhaiterais pour les jeunes titulaires, mais il y a des points positifs, par exemple le fait que des gens qui étaient, que sais-je, ingénieurs ou journalistes, choisissent le métier d'enseignant permet le renouvellement de...."

Consternant.

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Re: Décryptage de la propagande

7 Octobre 2014, 23:25 Message

Je crains fort que les organes audiovisuels titrés d'après notre pays aient des noms en forme d'antiphrase.

France Culture : ah ah !

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Re: Décryptage de la propagande

8 Octobre 2014, 08:26 Message

Sebastien a écrit:France Culture : ah ah
En effet : deux mots, deux mensonges !

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Re: Décryptage de la propagande

5 Septembre 2015, 18:55 Message

TECHNIQUE DU POPULICIDE

" Dans l’un de mes cours retransmis cet été sur France-Culture, j’ai utilisé le mot de populace et me suis attiré les foudres d’un auditeur en colère voyant là le mot qui révélait enfin la vérité : mon mépris du peuple ! Moi qui ait créé en 2002 une Université Populaire avec pour tâche de faire à nouveau de ce bel adjectif un noble mot, je me voyais renvoyé dans un cul de basse-fosse par un commissaire du peuple qui estimait que parler de la populace, c’était mépriser le peuple.

Or, c’est l’inverse. C’est parce que j’aime le peuple que j’utilise le mot populace. La populace, c’est le peuple qui ne pense pas, le peuple qui ne pense plus. Et l’on ne me fera pas croire, ce qui serait démagogie, que le peuple pense toujours, toujours bien et toujours juste. Ce fut le cas quand son bon sens était construit par l’école républicaine et qu’à coup de leçons de choses et de cours sur l’histoire de France, à force de rédactions et d’analyse logique, grâce à nombre de récitations et de lecture des grands textes, à la faveur d’un enseignement ode morale et de calcul algébrique, ce qui faisait l’âme droite du peuple accouchait la plupart du temps de jugements justes produits par des raisonnements adéquats.

Depuis un demi-siècle de domination médiatique sans partage, un peuple qui n’est plus éduqué par l’école se trouve livré au dressage de la meute journalistique. Quand l’instituteur ne fait plus la loi, c’est le présentateur d’émissions de télévision, le journaliste et l’éditocrate salarié qui imposent leurs points de vue prescrits par les marchands qui les appointent – si grassement d’ailleurs, tant on obtient ainsi un cheptel docile.

Quand le peuple ne pense plus selon l’ordre des raisons, il surréagit selon l’ordre des passions. Il ne lit plus Hugo en primaire, mais il entend Bigard à jet continu ; il ignore l’histoire de François Ier, mais il connaît tout de celle de Nabila ; il ne sait plus faire une division de tête, mais il calcule vite le salaire mensuel d’Ibrahimovic quand il découvre la somme pour une saison ; il ne regarde plus le présent en regard de ce que fut l’histoire, mais l’aperçoit comme un myope sans lunettes, jamais au-delà du temps que dure l’émission qu’il regarde.

Le marché qui fait la loi dans la droite et la gauche de gouvernement depuis 1983 a réalisé un populicide à grande échelle. Le mot se trouve sous la plume de Gracchus Babeuf, peu suspect d’être un électeur des Le Pen, pour caractériser le génocide vendéen dès 1794. Le peuple qui pense est l’antipode de la populace qui régurgite. Et si l’on aime le peuple, c’est mon cas, il faut ne pas aimer la populace qui répète ce qu’elle entend, lit et voit dans les lieux de la Kommandantur intellectuelle que sont les radio et télévision d’Etat, la presse subventionnée et qui se goberge des laïus des éditorialistes qui se répandent dans ces lieux-là.

Le populicide libéral commis par la droite et la gauche permet de gouverner sans le peuple et de jouer avec le troupeau de ceux qui continuent à apporter leur crédit aux barbares qui massacrent leur intelligence à bas bruit. Quand les populicides ne font pas de bruit, c’est que la populace est en passe de remplacer le peuple. "

(La chronique mensuelle de Michel Onfray | N°124 – Septembre 2015)

En voilà un qui va encore se faire des amis...

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Re: Décryptage de la propagande

5 Septembre 2015, 19:51 Message

Wowww...

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Re: Décryptage de la propagande

5 Septembre 2015, 20:45 Message

Si l'on s'en tient, strictement, à l'intervention à propos de BHL, proposée, l'autre jour, par Didier sur le fil collabos et à cette chronique, on peut dire que Michel Onfray file un bon coton.

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Re: Décryptage de la propagande

24 Septembre 2015, 12:05 Message

Payés pour acclamer les immigrés à leur arrivée ? Encore une manipulation dévoilée ! (Médias-Presse-Info)

" Depuis quelques années, il est possible de louer des manifestants. Aux Etats-Unis et en Allemagne, la pratique semble déjà courante pour les organisations qui en ont les moyens financiers.

Il semblerait que de tels manifestants rémunérés aient été recrutés pour accueillir les migrants dans les gares allemandes et autrichiennes. L’enthousiasme des populations pour acclamer les immigrés ne serait donc pas toujours très spontané.

Karl Richter, conseiller municipal (NPD) de Munich, a d’ailleurs demandé aux autorités munichoises d’enquêter sur une étrange annonce publiée par une agence de travail intérimaire, l’entreprise viennoise « Easystaff human & ressources GmbH » :

Cher easystaffer,

Nous attendons encore de nombreux requérants à la gare principale et à la gare de l’ouest. Nous avons donc besoin d’un coup de main sur place pour la distribution de produits alimentaires et surtout pour transmettre aux voyageurs des informations sur la correspondance et les horaires.

Je cherche encore du monde pour aujourd’hui 5.09.2015 de 15 à 24 h.

Paiement : EUR 10.00/h. Pause non payée 1h.

As-tu du temps ? Contacte-moi très rapidement par email. Si tu as encore du temps disponible demain ou lundi, tu peux t’inscrire au projet pool 8953.


Depuis, le site easystaff.at a supprimé la trace de son annonce.

Mais dans différentes villes allemandes et autrichiennes, des personnes venues applaudir les « réfugiés » ont reconnu avoir reçu de l’argent en échange de leur présence.

La question qui suit : qui paye ? "

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Re: Décryptage de la propagande

19 Janvier 2017, 11:59 Message

... Par Eric Zemmour (Le Figaro) (Histoire mondiale de la France. (Histoire mondiale de la France. Sous la direction de Patrick Boucheron. Le Seuil. 766 P., 29 €).

CHRONIQUE - Histoire mondiale de la France, un ouvrage collaboratif, vient de paraître. Une histoire de France de longue, très longue durée. Une chronologie détournée et déconstruite. Une arme de gros calibre au service de l'historiquement correct.

L'histoire, c'est la guerre. Non seulement l'histoire de la guerre, mais la guerre de l'histoire. Qui tient le passé domine le présent et maîtrise l'avenir. Les rois avaient leurs historiographes ; la République de Ferry et de Lavisse a forgé son «roman national» ; Staline effaçait ses anciens adversaires déchus des photos de la Révolution russe.

Depuis les années 1970, notre Éducation nationale a entrepris la déconstruction de notre «roman national», la fin de l'histoire-bataille, le mépris des chronologies et des «grands hommes», au nom d'une interprétation abusive de l'École des Annales.

Mais l'histoire, comme la nature, a horreur du vide. Dans ces ruines scolaires, si l'ignorance des nouvelles générations a prospéré, une histoire de France «à l'ancienne» s'est répandue dans l'édition et à la télévision, pour la plus grande joie des lecteurs et des téléspectateurs. Et la plus grande fureur de nombre d'historiens universitaires, qui voyaient leurs livres, transformés en pensums jargonnant de sciences humaines, délaissés. Il fallait que ce scandale cessât.
Dès la première date, la messe est dite : l'histoire de France commence… avant l'histoire de France

C'est tout le sens de cette Histoire mondiale de la France, trompettée triomphalement à la une de toute la presse. Les auteurs représentent le gratin de l'université française. Leur maître d'ouvrage est Patrick Boucheron, professeur au Collège de France. Il annonce sans fard son objectif idéologique et politique: reprendre le récit, les dates, la chronologie, bref le plaisir de l'histoire, des mains indignes de ceux qu'il appelle avec une condescendance méprisante «les publicistes». On sent que ce retour au récit et surtout à la nation lui coûte et qu'il se pince le nez ; mais si notre grand homme et sa centaine d'«historiennes et historiens», comme il dit, mettent les mains dans cet odieux cambouis, c'est pour la bonne cause: progressiste, cosmopolite, féministe, antiraciste, multiculturaliste. Ne «plus concéder le monopole des narrations entraînantes» aux odieux marchands de «crispations réactionnaires». Renouer avec le roman national, mais ne garder le roman que pour tuer le national.

Dès la première date, la messe est dite: l'histoire de France commence… avant l'histoire de France. 34.000 ans avant J.-C.! Dans la grotte Chauvet, au temps de l'homme de Cro-Magnon. «Pour neutraliser la question des origines», avoue sans barguigner Boucheron. Une «France d'avant la France (qui) se dissout dans les prémices d'une humanité métisse et migrante». Nos «historiennes et historiens» donnent ainsi corps au fameux slogan antiraciste des années 1980: «Nous sommes tous des immigrés». Tous des migrants. Tous des nomades. Pas de races, pas d'ethnies, pas de peuple. La preuve par le vide. On ne devrait pas s'arrêter là: avant l'homme de Cro-Magnon, il y avait nos amis les dinosaures ; et puis encore avant les poissons. Chérissons nos ancêtres les poissons!

En près de 800 pages et 146 dates, on ne déviera pas de la ligne du parti: tout ce qui vient de l'étranger est bon. Les invasions barbares sont des «migrations germaniques» ; la défaite des Gaulois leur permit d'entrer dans la mondialisation romaine ; les conquérants arabes étaient bien plus brillants que les minables défenseurs carolingiens ; les martyrs chrétiens de Lyon venaient d'ailleurs et saint Martin était hongrois. Les théologiens chrétiens doivent tout au grand talmudiste Rachi ; «l'honteux traité de Troyes» de 1420 (qui donnait le royaume de France à la monarchie anglaise) est une heureuse tentative de construire la paix perpétuelle par l'union des couronnes. Descartes n'est pas l'incarnation du génie français, mais le «témoin et l'acteur d'une Europe en recomposition et ouverte sur le monde». La marine de Colbert et de Louis XIV doit tout aux marins nés hors de nos frontières. Versailles n'est qu'un mélange d'influences italienne, espagnole, voire anglaise et Les Mille et Une Nuitssont très françaises. Même la défaite de 1940 a permis la découverte de la grotte de Lascaux.

Les anciens héros tirés du «légendaire national», comme dit Boucheron avec dédain, sont des bouffons ou des ratés. Il ne s'est rien passé à Poitiers en 732 qu'une «illusion événementielle» ; et Charles Martel n'est qu'un «maire du palais même pas couronné entouré de ses barons assis sur d'énormes baudets». La critique théologique de l'islam par le christianisme n'est qu'exagération et mensonge. En 987, «Hugues Capet fut fait roi mais il ne fit pas la France». Jeanne d'Arc est une «invention» de la IIIe République. Napoléon ne restera dans l'histoire que pour son Code civil. Le crime de Balzac est d'avoir inventé «un découpage des cultures en nations» où l'on se moque de l'accent allemand du banquier Nucingen. 1917 est l'année de la révolte des Kanaks ; 1942 celle de la rafle du Vél' d'Hiv ; et de Gaulle tient sa légitimité de Brazzaville et non de Londres. Seule la prise de la Bastille échappe à la déconstruction générale: on l'aurait parié.

Nos «historiennes et historiens» pétris de rigueur scientifique réinventent à leur manière une histoire providentialiste à la Bossuet, mais où la figure toute puissante et bienveillante de Dieu aurait été remplacée par celle de l'Étranger
Simone de Beauvoir, Franz Fanon, Michel Foucault ou Dominique de Villepin, ou encore Zinédine Zidane, sont les nouveaux héros que l'on impose à l'adulation des foules. Pourtant, certains ne manquent ni de finesse ni de savoir. Un article sur Robespierre et la Terreur, un autre sur le libre-échange sous Napoléon III, ou encore la création du parfum numéro 5 de Chanel ou celui de la promenade des Anglais à Nice, et bien d'autres encore, nous captivent, nous intriguent, nous passionnent même.

Mais la dernière date clôt l'ouvrage sur l'année 2015 et le retour du drapeau bleu-blanc-rouge. Grande inquiétude dans notre Landerneau bien pensant. Nous avons commencé avec l'homme de Cro-Magnon et nous achevons notre grand voyage avec le drapeau tricolore. Nos «historiennes et nos historiens» n'ont pas tort: on aura le choix entre le drapeau et la grotte Chauvet ; entre une France enracinée dans son histoire, sa culture, sa civilisation et le retour au temps des grandes invasions. Le millénaire conflit entre sédentaires et nomades. Et le séculaire clivage si français entre le parti de la France et le parti de l'Étranger.

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Re: Décryptage de la propagande

19 Janvier 2017, 13:46 Message

Merci pour cet article intéressant : il m'avait échappé !

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Re: Décryptage de la propagande

13 Septembre 2018, 10:31 Message

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Audin était un traître totalement contaminé par une idéologie mortifère et délirante, il a contribué, serait-ce indirectement, au massacre de ses concitoyens innocents et il a comploté contre son pays ; "à la guerre comme à la guerre", et celle-là qui nous était faite était particulièrement infâme — il a eu le sort qu'il méritait. Plaque de rue, commémoration, repentance : propagande et mensonge, entreprise systématique de démolition d'un peuple et d'une histoire. La vérité que l'on revendique sans la moindre vergogne alors qu'on la bafoue comme jamais, qu'on la renverse cul par-dessus tête.

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Re: Décryptage de la propagande

14 Septembre 2018, 08:26 Message

[MAJ]

Jean Sevilla sur le cas Audin.



Affaire Audin : attention, Monsieur Macron, on n’agite pas impunément les fantômes de l’Histoire ! (Bd Voltaire)

« Cette décision au sommet de l’État est un épisode de plus dans l’entreprise de dénigrement qui ronge la nation française ; il n’y a pas de paix chez nous, pas de pardon, pas de "réconciliation" comme on le pratique partout ailleurs dans le monde. Non, plus le temps passe, plus la France s’ingénie à raviver les plaies.

En l’occurrence, il faut donner des gages à la gauche, s’agréger le reliquat des communistes qui ne pèsent plus rien politiquement mais auxquels les médias nostalgiques déroulent toujours le tapis rouge ; tenter de se mettre dans la poche, sinon dans l’urne, ces Français venus d’une Algérie aujourd’hui moribonde, tenue par un parti unique, gouvernée qu’elle est depuis l’indépendance par des généraux véreux planqués derrière un vieillard cacochyme.

Pourtant, c’est sûr, cette nouvelle manœuvre ne remontera pas plus la cote de popularité d’un monarque mal en point qu’elle n’entraînera le ralliement des troupes de gauche au "Président des riches" ! Elle risque, en revanche, de remettre le feu aux poudres, avivant la rancœur d’une jeunesse (moyenne d’âge dans le pays : 27,3 ans !) à qui l’Algérie n’offre aucun avenir et qui, faute de pouvoir renverser le gouvernement qui la jette dans les bras des islamistes, va une fois de plus accuser la colonisation de tous ses maux.

Comble de la bêtise – car c’en est une de taille -, le chef de l’État dénigre l’armée au moment où nous devons affronter les vagues migratoires et l’islamisme rampant. Déjà, on peut lire, dans Le Monde, cette analyse bien lourde de sens – et sûrement de conséquences – de Raphaëlle Branche (historienne "spécialiste des violences en situation coloniale") : "Pour la première fois, la République assume que, pendant la guerre d’Algérie, des militaires français, qui accomplissaient leur devoir, ont pu se rendre coupables de ce qu’il faut bien appeler des crimes de guerre."

On me dira sans doute que cela n’a rien à voir… néanmoins, puisqu’on prétend refaire l’Histoire : auréolé de son appartenance et de son action militante, Maurice Audun était un communiste très actif en 1957. C’est trois ans après la mort de Staline, ce grand bienfaiteur de l’humanité, et un an tout juste après la révolution écrasée dans le sang en Hongrie…

Il faut croire que, pour le saint martyr Audin, les Hongrois n’avaient pas le droit de rêver d’indépendance, eux ! »


***


Comme de juste et comme un seul homme, tous les médias se sont fendus d'un long panégyrique — rien de "controversé" ou de controversable chez ce jeune stalinien, traître parfaitement assumé à sa patrie et à ses concitoyens —, c'était une ode empathique et lacrymale à souhait, s'étalant longuement et se vautrant voluptueusement dans les délices de la repentance au titre de la victoire de la "Vérité", la seule, la leur, celle de leurs obsessions idéologiques, de leurs faux-semblants, de leur biais grossiers et de leurs mensonges systématiques pour cause de revanchisme sans fin à l'endroit du réel, d'antagonisme rabbique à celui de toute pensée qui s'en soucie tant soit peu. En profitant sans limite ni vergogne de leur monopole de la parole, de leur mainmise quasi complète sur tous les canaux de diffusion. Comme d'habitude.

Un jour...

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Re: Décryptage de la propagande

14 Septembre 2018, 09:46 Message

Précisément ce que j'ai pensé devant les informations traitant du sujet et notamment de cette insistance à spécifier que la parole autorisée était la «Vérité»

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Re: Décryptage de la propagande

14 Septembre 2018, 10:52 Message

[voir messages supra]


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Re: Décryptage de la propagande

14 Septembre 2018, 12:45 Message

Le texte de Jean Sévillia auquel le précieux Zemmour se réfère.

Guerre d'Algérie : Maurice Audin, victime emblématique d'une tragédie collective
Par Jean Sévillia
Publié le 13/09/2018 à 20h01 [in Le Figaro]
RÉCIT - La reconnaissance par Emmanuel Macron de l'implication de la France dans la mort de Maurice Audin en 1957 doit pousser à nous interroger sur le contexte de l'époque et les atrocités commises dans les deux camps.
Au mois de février dernier, pressé par deux députés, l'un communiste, l'autre de La République en marche, associés à la famille et à l'association Maurice Audin, de procéder à «la reconnaissance officielle de l'assassinat de Maurice Audin par l'armée française», Emmanuel Macron avait répondu qu'il préférait confier aux historiens la tâche d'«établir un maximum de vérité». En rendant visite, le 13 septembre, à la veuve de Maurice Audin, et en publiant un texte reconnaissant, «au nom de la République française, que Maurice Audin a été torturé puis exécuté ou torturé à mort par des militaires qui l'avaient arrêté à son domicile», tout en mettant en cause «le système arrestation-détention confié [à l'époque] par voies légales aux forces armées» et en demandant que «toutes les archives de l'État qui concernent les disparus de la guerre d'Algérie puissent être librement consultées», le président de la République fera-t-il vraiment progresser la vérité sur une page d'histoire douloureuse, mais qui ne saurait être expliquée hors de son cadre général? Or ce contexte, le communiqué officiel de l'Élysée ne s'attarde pas dessus.
En janvier 1957, face au développement du terrorisme urbain à Alger, terrorisme qui correspond à une stratégie conceptualisée et systématiquement appliquée par le FLN, les attentats étant devenus quotidiens et faisant des dizaines de morts et de blessés dans la population civile, les pouvoirs publics confient les pouvoirs de police à l'armée. Afin de mettre les terroristes hors d'état de nuire, les parachutistes remontent les filières, arrêtent les poseurs de bombes et leurs soutiens musulmans ou européens. Les uns après les autres, les chefs sont capturés: Larbi Ben M'Hidi en février 1957, Yacef Saadi (le chef des terroristes de la casbah) en septembre, son adjoint, Ali la Pointe, en octobre.
Le cas de Maurice Audin s'inscrit dans cette phase de la guerre d'Algérie. Le jeune mathématicien, assistant à la Faculté des sciences, est membre du Parti communiste algérien (PCA), interdit en 1955 par les autorités françaises. Parti satellite du PCF, le PCA clandestin entretient des relations complexes avec sa maison-mère et difficiles avec le FLN qui cherche à intégrer dans ses rangs les communistes algériens, au moins les musulmans. La puissance du PCA est sans doute surévaluée, alors, par les militaires qui ont ramené un fort sentiment anticommuniste de la guerre d'Indochine, puis de l'écrasement de la révolte de Budapest par les Soviétiques. L'appartement de Maurice Audin, à Alger, sert de cache et de relais aux militants et amis du PCA clandestin. Le 11 juin 1957, quelques jours après l'attentat du Casino de la Corniche, qui a fait 8 morts et 92 blessés et dont certains responsables militaires pensent qu'il est l'œuvre non du FLN mais de communistes proches du FLN, Audin est arrêté, et interrogé au centre d'El Biar, près d'Alger. Selon la version officielle, il aurait échappé à ses gardiens lors d'un transfert pour ne plus jamais réapparaître. Une invraisemblance que contestera aussitôt sa femme, Josette Audin, et qui sonnera le début d'une campagne lancée par l'historien Pierre Vidal-Naquet, campagne visant à faire la vérité sur la disparition de Maurice Audin.
Comment Maurice Audin est-il mort? Aujourd'hui, comment pourrait-on le savoir de manière précise dès lors que quasiment tous les témoins sont décédés, et que les moyens de vérifier leurs éventuels témoignages font défaut? Il est impossible de savoir si le malheureux mathématicien a succombé à une crise cardiaque sous la torture ou s'il a été plus radicalement exécuté par un homme du commandant Aussaresses, comme celui-ci, disparu en 2013, s'en est vanté auprès du journaliste Jean-Charles Deniau, qui a enquêté sur l'affaire Audin.
Dans des notes manuscrites retrouvées dans les archives du colonel Godard, un des responsables de la bataille d'Alger, officier hostile à l'emploi de la torture pour des raisons morales comme pour des raisons d'efficacité, le nom du tueur présumé avancé par Pierre Vidal-Naquet est remplacé par un autre nom, Godard soulignant que Maurice Audin a été victime d'une erreur d'identité: ceux qui l'ont arrêté l'auraient pris pour Henri Alleg, le directeur d'Alger républicain, le journal du PCA. Vivant dans la clandestinité, celui-ci était activement recherché, et sera arrêté en se rendant au domicile de Maurice Audin, 24 heures après lui. Il racontera sa version de sa détention dans La Question, livre qui fut un bréviaire de la gauche anticolonialiste et antimilitariste.
En décembre 1956, 122 attentats avaient été commis à Alger. Six l'avaient été en août 1957, aucun en novembre 1957. Les parachutistes avaient gagné la bataille d'Alger. Pour y parvenir, quelles méthodes avaient-ils utilisées? À la guerre, la fin justifie-t-elle les moyens? Dans ses Mémoires, Hélie de Saint Marc évoque cet épisode «qui, dans la suite d'épreuves que ma génération de soldats a eu à affronter, reste sûrement la plus amère. Au paroxysme du terrorisme, la France a répondu par le paroxysme de la répression».
Si l'on veut établir la lumière sur toutes les violences illégales commises pendant la guerre d'Algérie, il faut regarder ce qui s'est passé dans tous les camps
Le rôle de l'historien est de traquer l'anachronisme. Il importe, par conséquent, de rappeler que les militaires français ont mené outre-Méditerranée, contre les indépendantistes algériens, un combat qui leur a été confié par la République, et que c'est le gouvernement, en l'occurrence un gouvernement de gauche, qui a confié à l'armée, pendant la bataille d'Alger, une mission de police qu'elle n'avait nullement réclamée. Cette guerre, menée pour conserver à la France ses départements algériens, les militaires la considéraient juste et ne doutaient pas, au moins jusqu'en 1960, qu'ils allaient la gagner. La question de «la torture» et de toutes les violences de guerre, qui est en soi distincte de celle de la légitimité de la guerre d'Algérie, doit donc être abordée dans cette perspective, et s'élargir à plusieurs interrogations. Est-ce toute l'armée française qui a eu recours aux interrogatoires forcés, interrogatoires ayant pu déboucher sur des actes criminels? Dans quelles circonstances y a-t-elle été conduite? Le phénomène a-t-il été constant?
En Algérie, de nos jours, l'histoire officielle de la «guerre d'indépendance» n'a jamais désavoué les méthodes terroristes que le FLN a employées, de 1954 à 1962, pour parvenir à ses buts. Ce qui revient à admettre le principe selon lequel la fin justifie les moyens. Mais pourquoi, en France, d'aucuns font-ils alors aux gouvernements de l'époque et à l'armée française un procès moral rétrospectif sans faire le même à leurs adversaires?
Ajoutons que, pendant cet atroce conflit, des Européens et des musulmans fidèles à la France ont été torturés par des membres du FLN et de l'ALN, de même que des militants FLN-ALN ont été torturés par leurs propres frères parce qu'ils étaient considérés comme des traîtres, ou que des militants du Mouvement national algérien, un parti concurrent, ont été torturés par des membres du FLN, ou encore que des militants Algérie française, en 1962, ont été torturés par les forces de l'ordre. Si l'on veut établir la lumière sur toutes les violences illégales commises pendant la guerre d'Algérie, il faut regarder ce qui s'est passé dans tous les camps.
Jean Sévillia publiera «Les Vérités cachées de la guerre d'Algérie»,chez Fayard le 29 octobre.

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Re: Décryptage de la propagande

15 Septembre 2018, 08:27 Message

Renaud Boulet : « La disparition de mon père a été étouffée. Il y a eu une complète omerta »


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Re: Décryptage de la propagande

22 Octobre 2018, 13:18 Message

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