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Bon appétit ! (ou bonne chance, c'est selon)

Sur l'économie, la finance et le travail à l'époque du virtuel et de la décroissance à venir.
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Bon appétit ! (ou bonne chance, c'est selon)

1 Février 2019, 09:37 Message

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On notera le français chaotique de la news. Typique.

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Re: Bon appétit ! (ou bonne chance, c'est selon)

17 Juin 2019, 08:25 Message

Chlorpyrifos : les dangers ignorés d’un pesticide toxique (Le Monde)

« C’est une famille de pesticides qui vole en moyenne 2,5 points de quotient intellectuel (QI) à chaque enfant européen. Son principal représentant, comme beaucoup de produits chimiques, porte un nom compliqué qui lui garantit le confort d’un certain anonymat. Pourtant, il contamine notre vie quotidienne. D’abord pulvérisé sur les cultures pour éliminer pucerons ou chenilles, le chlorpyrifos poursuit son existence sous la forme de traces dans les oranges, les pommes, la laitue, l’urine des enfants et le cordon ombilical des femmes enceintes.

Au fil d’un demi-siècle de pulvérisation, les données scientifiques se sont accumulées sur les effets nocifs de cet insecticide. Censé remplacer le DDT et ses effets délétères en 1965, le produit de la firme américaine Dow endommage en fait le cerveau des enfants de manière irréversible.

Les éléments scientifiques sont désormais si accablants que, d’après les informations du Monde, la Commission européenne s’apprête à proposer son retrait du marché. Or, notre enquête démontre que les autorités ont mis près de vingt ans avant d’évaluer les données du fabricant. Des données qui, de plus, étaient erronées. »

« On peut se demander pourquoi il n’a pas déjà été interdit, déplore Barbara Demeneix, professeur de biologie au laboratoire Evolution des régulations endocriniennes (CNRS-Muséum national d’histoire naturelle) à Paris. Le chlorpyrifos est toxique pour le système nerveux central, c’est-à-dire neurotoxique, et c’est un perturbateur endocrinien qui agit notamment sur la signalisation thyroïdienne. Il peut donc interférer avec le développement du cerveau. »

Cela dit, le cerveau humain semble devoir ne plus servir à grand-chose à l'avenir, au moins pour la très grande masse des individus.


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