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En finir avec l'euro pour sauver l'Europe

Sur l'économie, la finance et le travail à l'époque du virtuel et de la décroissance à venir.
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Re: En finir avec l'euro pour sauver l'Europe

30 Janvier 2015, 11:38 Message

Le livre de Yanis Varoufakis, nouveau ministre de l’Économie grec, qui semble fort intéressant : LE MINOTAURE PLANÉTAIRE

Charles Sannat (Le Contrarien), qui l'a lu :
« Nous allons détruire le système oligarchique grec !

Voilà ce qu’il a déclaré en prenant son poste au ministère de l’Économie. Tsipras, quant à lui, a dit que son équipe était prête à verser son sang pour la Grèce… Ce qui est certain c’est que les intimidations et les menaces seront la base de leur quotidien. Mais jusqu’où ces hommes auront-ils le courage d’aller ? Je n’ai pas de réponse, je pense même que leur tâche sera particulièrement difficile et périlleuse. Mais ces hommes ont la possibilité d’écrire l’histoire et de nous aider à écrire la nôtre.

Ils seront peut-être des abrutis de cocos à l’ancienne ne pensant que collectivisation ou peut-être pas. Ils seront peut-être nuls ou brillants… Je ne sais, pas et l’avenir nous le dira, mais les Grecs ont eu raison de les porter au pouvoir car pour la première fois, ils vont essayer autre chose et ce n’est pas plus stupide que de faire toujours plus de la même ânerie en espérant un résultat différent. »

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Re: En finir avec l'euro pour sauver l'Europe

30 Janvier 2015, 15:16 Message

Ils seront peut-être des abrutis de cocos à l’ancienne ne pensant que collectivisation ou peut-être pas. Ils seront peut-être nuls ou brillants…


S'ils ont le courage de sortir de l'euro et de revenir au drachme et qu'ils arrivent à imposer le paiement d'impôts à l'oligarchie des armateurs et au peuple grec en général alors je m'inclinerais respectueusement devant cet exploit.

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Re: En finir avec l'euro pour sauver l'Europe

3 Février 2015, 12:29 Message

Grèce: un jeu complexe (Sapir, Russeurop)

« Les États-Unis en ont pris la mesure. On sait que Barack Obama a convoqué Angela Merkel à Washington pour le 9 février. Au menu de cette rencontre, il y aura bien entendu le problème grec. Notons que cela montre l’engagement constant dans des États-Unis dans les affaires européennes. Tous ceux qui braillent que l’Euro devait nous donner une indépendance par rapport au Dollar feraient bien de méditer sur le sens de cette rencontre. La politique « européenne » se décide largement à Washington. C’est par ailleurs fort logique car l’Euro est la dernière ligne de défense du Dollar. Qu’il disparaisse et le Dollar sera nu face à la spéculation monétaire internationale.

Il est donc possible qu’Angela Merkel soit contrainte de céder. Mais, si elle le fait, elle engage un processus où elle perd toute maîtrise de la situation, tant en Europe qu’en Allemagne. En Europe, le fait de céder à la Grèce suscitera immédiatement de nouvelles demande. La crédibilité de la position allemande sera détruite, et l’Allemagne acculée à de nouvelles concessions qui feront immanquablement monter le coût de sa contribution à l’Europe. Cela marquera l’entrée dans la fameuse « Union de transferts » qui est le cauchemar d’une grande partie des dirigeants allemands. Mais, en Allemagne même, Angela Merkel perdra le bénéfice de sa position « dure » et sera soumise à de multiples pressions venant tant de son électorat que de ses alliés politiques, et ceic sans compter sur le parti anti-Euro AfD en embuscade. Elle n’a donc le choix qu’entre le discrédit, interne et externe, et la rupture.

Le début de la fin ?


Ce contexte est, bien entendu, largement suivi dans les autres pays. Les autorités françaises se rêvent en grand médiateur dans ce conflit annoncé. Mais, nous ne sommes pas à un congrès du PS. Il ne peut y avoir de « synthèse » entre des intérêts clairement opposés. La position de la France se trouve prise en otage de la croyance religieuse dans l’Euro qui unit une partie de notre élite politique. Il est clair que dans la tentative désespérée de trouver une « synthèse », François Hollande va achever de se discréditer. Il est d’ailleurs symbolique que ce soit avec l’Allemagne que les États-Unis discutent et non la France. Cette dernière ne compte plus. Et c’est aussi l’un des enseignements de la crise et de l’arrivée de Syriza au pouvoir à Athènes. Démontrant la possibilité d’une autre politique, cette arrivée détruit ce qui restait du discours du PS.

Nous sommes probablement au début de la fin, tant en Europe qu’en France. Et cette perspective terrifie comme elle fascine les acteurs du jeu politique. »

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Re: En finir avec l'euro pour sauver l'Europe

2 Mars 2015, 23:40 Message

Charles Gave dans ses oeuvres (by Rogemi) :


« Mais qui donc soutient l'Euro?

Je crois avoir été l’un des premiers à expliquer que l’Euro était un désastre qui allait foutre en l’air l’Europe que j’aimais, c’est-à-dire celle de la diversité, pour la remplacer par celle du lit de Procuste imposé par Bruxelles, où des gens que personne n’a élu et qui ne sont responsables devant personne décident de la taille des concombres ou de la qualification maraichère de la tomate . Fruit? légume? Sujet de taille.

En 2011, pour les raisons que j’ai longuement expliqué dans” L’Etat est mort vive l’état “(Grand E, petit e). Je pensais que nous arriverions au moment décisif vers 2014 -2015, moment où les marchés de la dette en Europe se révolteraient contre ce système qui assurait la ruine de tout le monde.

Ce que je n’avais pas, mais pas du tout prévu, était que la BCE allait rompre tous les Traités,
changer toutes les règles qui président à la gestion convenable d’une banque centrale, abandonner toute prudence au point de coller des taux d’intérêts négatifs et de financer les budgets des Etats en rachetant directement de la dette étatique. Dans ma naïveté, je pensais que les Allemands en général et la Bundesbank en particulier allaient s’y opposer.

Que nenni !
Comme le disait le Marechal de McMahon “Hier, nous étions au bord du gouffre, aujourd’hui nous avons fait un grand pas en avant “. Sous la direction de Draghi, le faussaire des comptes Italiens à la fin des années 90, la BCE se livre en fait à une opération d’acharnement thérapeutique sans exemple dans l’histoire depuis la mort de Franco pour essayer de prolonger le plus longtemps possible un mort vivant.

Ce qui m’a amené à me poser la question suivante : Pour qu’un système aussi débile que l’Euro s’installe et dure, il faut que ce système ait des supporters puissants. Et donc dans ce petit papier, je vais essayer de les débusquer.

Les premiers soutiens se trouvent dans ceux qui en ont eu l’idée, c’est-à-dire cette classe
technocratique Française si bien représentée par Trichet, Lamy ou Delors, qui après avoir ruiné la France, ont décidé de créer un ETAT Européen dont ils assureraient l’Administration, la France étant devenu trop petite pour leur immense talent. Et donc une structure de pouvoir a été montée, la BCE, remplie de gens non élus mais cooptés et le but principal de cette structure est de continuer à financer cette expérience non démocratique puisque les marchés ne veulent plus le faire.

Cette structure de pouvoir assure les fins de mois de l’autre structure de pouvoir en Europe de gens non élus, la Commission, peuplée de zombies du style Barroso ou Juncker, qui elle émet des « directives » qui ont prééminence juridique sur les Lois passées par les Parlements Nationaux, qui sont donc dessaisis « de jure et de facto » de la Souveraineté Nationale, ce qui est insensé.

Ces directives de la commission européenne, qui sont préparées dans le plus grand secret, prennent en effet le pas même sur la Loi Fondamentale de chaque pays, c’est-à-dire la Constitution. Et ceux qui sont au pouvoir à Paris (qui ont nommé en douce ceux qui sont à Bruxelles ou à Francfort (voir le cas typique d’un incompétent notoire comme monsieur Moscovici), adorent l’Euro puisque la BCE finance leur politique débile en achetant toutes les obligations émises.

La BCE affranchit donc les politiques de toute sanction en provenance des marchés, c’est-à-dire de la réalité. Nous avons donc un système, organisé par et pour ceux que j’appelle «les hommes de Davos», qui ont comme caractéristique principale de mépriser le Peuple, et de détester les Nations pour communier dans une espèce d’internationalisme mou, gras et verbeux, et bien sur ce système n’a rien de démocratique. On peut donc dire sans crainte d’être démenti qu’aujourd’hui la plupart des pays Européens ne vivent plus sous un régime démocratique puisqu’ils ne peuvent plus virer les gens qui rédigent les lois qu’ils vont devoir suivre. Et qu’on ne me parle pas du Parlement Européen puisque son ordre du jour est complètement sous le contrôle …de la Commission. Nos fiers élus Européens ne peuvent voter que sur les sujets où la Commission les a autorisés à voter et sur des textes préparés par cette même commission. Bien entendu, cette soumission de tous les instants est grassement rémunérée pour éviter les révoltes intempestives.

Comme je l’ai souvent écrit, les Institutions Européennes, à la fin des années 90, ont été l’objet d’un coup d’état, qui a enlevé tout pouvoir de décision aux élus des Nations pour le transférer à un théâtre d’ombres à Bruxelles.

Premiers supporters de l’Euro donc, la classe politique au pouvoir actuellement puisque la BCE les libère de la fameuse tyrannie des marchés

Deuxième élément de soutien qui assure la survie de l’Euro, la classe de «ceux qui sont payés par nos impôts», en salaires ou en subventions diverses et variées. Si la France venait à sortir de l’Euro, le bénéficiaire Français de cette manne étatique verrait son pouvoir d’achat amputé de la baisse du Franc Français contre le DM. A la place d’être payé 4000 euro par mois, notre fonctionnaire toucherait 4000 nouveaux, nouveaux francs qui assez rapidement vaudraient 3000 DM. Et donc tous ces braves gens se battent pour que la France reste dans l’Euro, puisque cela leur assure un pouvoir d’achat qu’ils n’ont en rien mérité. Un exemple entre mille : d’après le journal « Marianne », le « Président qui déteste les riches » aura plus de 40000 euro par mois de droits à la retraite à faire valoir quand il cessera ses activités, payés par nos impôt, ce qui m’amène à faire deux remarques.

La première : dans mon article monsieur Ayrault et son chauffeur, j’imaginais que l’ancien Premier Ministre allait toucher des qu’il serait à la retraite environ 200.000 E par an, ce qui correspondait d’après mes calculs à la rentabilité d’un capital d’au moins 30 millions d’Euro. J’étais très, très loin du compte.

La deuxième c’est que vous ne voudriez pas que cette belle retraite, si durement gagnée, ne soit payée en francs? La protection du pouvoir d’achat de nos élites est un devoir national. Et classe politique et hauts fonctionnaires trouvent bien sur un soutien actif chez les média, qui ne survivent que grâce aux transfusions financières opérées généreusement par l’Etat Français vers le compte d’exploitation de nos défenseurs acharnés de la Liberté d’expression.

La Liberté d’expression garantie par des subventions étatiques, voila une idée que même l’URSS n’avait pas eue. La France est en effet, à ma connaissance, le seul pays démocratique au monde où la presse est subventionnée au vu et au su de tout un chacun… par le gouvernement.

Et le rôle de cette presse est très simple : il faut qu’elle explique sans arrêt au petit peuple, ignorant par définition mais dont ON veut le bien, que les « experts » (Attali, Minc, Duhamel BHL rejoints par tous les Oints du Seigneur..) sont absolument certains que si l’Euro venait à disparaitre, ce serait une catastrophe inimaginable, nous retournerions immédiatement à l’âge de pierre et la guerre entre la France et l’Allemagne reprendrait immédiatement.
Donc, le rôle des media n’est en rien de présenter un dossier argumenté sur les avantages, les inconvénients ou les modalités d’une éventuelle sortie de l’Euro mais tout simplement de faire peur. Et je dois dire qu’ils accomplissent cette mission avec brio et succès. Mais comme Attali, Minc, BHL, Duhamel et tous les seconds couteaux qui sévissent à leurs cotés se trompent sur tout et depuis toujours, le peuple commence à avoir des doutes.

J’engage le lecteur à écouter par exemple sur ce site ce que disait Attali de l’Euro à la fin des années 90….On ne sait s’il faut en rire ou en pleurer. Heureusement, ce grand homme a décidé de devenir Sri Attali, le grand sage Indou qui veut nous apprendre à trouver la paix intérieure malgré la dureté de la vie. Devant un tel culot, on ne peut que s’incliner, avec respect, en espérant que pour une fois c’est lui qui a écrit l’ouvrage et que ce sera son dernier.

Mais la partie la plus facile à effrayer dans la population est bien sur constituée par les rentiers qui ont pensé s’assurer une retraite en souscrivant à une assurance vie qu’ils ont investie massivement en obligations de l’Etat Français. Eux, ils sont terrifiés par l’éventualité d’une disparition de l’Euro, et ils ont raison.

Mais hélas, la BCE, comme je l’ai indiqué plus haut a comme objectif premier non pas leur bien être (quelle idée !), mais la survie des structures de pouvoir mises en place dans les 15 dernières années en Europe au profit de gens non élus tels monsieur Juncker ou Draghi. Pour cela, elle a introduit récemment des taux d’intérêts négatifs, selon la vieille idée Keynésienne que pour avoir une économie saine, il faut d’abord procéder à l’euthanasie du rentier. Comme je l’ai indiqué dans un article récent, le but parfaitement officiel de la BCE est donc de ruiner les rentiers Européens en général et le rentier Français en particulier. Or il se trouve que les détenteurs d’assurance vie constituent en France les gros bataillons des partisans de la survie de l’Euro et la BCE vient de leur déclarer la guerre, pour protéger nos élites contre leur propre incompétence.

Le choix devant lequel se trouve le rentier Français est donc assez simple. Soit il préfère un infarctus, la sortie de l’Euro, et cela n’est pas toujours fatal, soit il préfère un cancer généralisé. Dans le second cas, on met certes plus longtemps à trépasser, mais la fin de vie
n’est pas très agréable.

Et donc nos assurés vont se retrouver ruinés quoiqu’il se passe.

Leur soutien à l’Euro va faiblir au fur et à mesure qu’ils vont prendre conscience de cette dure réalité, ce qui va ouvrir un boulevard à ceux qui veulent le supprimer (suivez mon regard…)

J’en tire deux conclusions :

La première est que les lecteurs qui ont une assurance vie doivent de toute urgence en changer la composition et vendre toutes les obligations Françaises qu’ils pourraient avoir pour les remplacer par des obligations Américaines ou des actions « “Schumpéteriennes” cotées à Paris. (NDLR sont appelées “actions schumpéteriennes des actions de sociétés sans lien avec l’état qui vendent un produit tangible, pour simplifier/ ex: Air Liquide)

La deuxième est que l’agonie de l’Euro a commencé, mais que nous avons en face de nous des forces immenses qui gèrent nos institutions en fonction du vieux principe socialiste « Périsse le Peuple plutôt que nos idées» et donc que cette agonie va être plus longue et douloureuse pour tout le monde que je ne le pensais en 2011.

Je suis désolé d’avoir été trop optimiste à l’époque, et je m’en excuse.

Et c’est en effet au pied du mur que l’on voit le mieux le mur. »

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Re: En finir avec l'euro pour sauver l'Europe

14 Avril 2015, 14:32 Message

Les vaches sacrées et le FMI (Sapir, Russeurop)

« Le Fond Monétaire International, dans le World Economic Report du mois d’avril 2015[6], exploite alors cette notion. Les résultats de cette étude (le chapitre 3) sont particulièrement intéressantes, parce qu’elles vont à rebours de bien des vaches sacrées du discours économique contemporain. Sans doute est-ce le moment de rappeler que c’est justement dans le cuir des vaches sacrées que l’on taille les meilleures chaussures pour avancer. »

M. Sapir tire la couverture à gauche comme toujours, et il omet quelques "broutilles" auxquelles il est insensible, confondant le bébé (l'économie) et l'eau du bain (le libéralisme oligarco-hybristique); il n'en reste pas moins que...

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Re: En finir avec l'euro pour sauver l'Europe

22 Avril 2015, 12:46 Message

L'euro : un faux calme avant une vraie tempête ? (Le Blog de Bruno Colmant)

« Le défaut originel de l'euro est d'avoir découlé d'une décision politique plutôt que d'une adhésion monétaire naturelle auxquelles des économies convergentes souhaitaient s'associer. Projet utopiste, l'euro fut le prix payé par l'Allemagne pour sa réunification géographique. Sa souveraineté monétaire fut donc troquée contre sa souveraineté territoriale sous l'impulsion des anciennes puissances alliées qui craignaient une gravitation économique allemande trop puissante. Arracher un symbole monétaire, qui est l'expression ultime de l'Etat au sens d'Hegel, n'est pas un acte anodin. Je crois qu'on peut affirmer que l'euro était la dernière clause, écrite à l'encre sympathique, des accords de Yalta.

Cette décision politique fut cristallisée dans le Traité de Maastricht qui s'essaya à des normes d'économies convergentes sans mettre en place d'union politique, fiscale et budgétaire et encore moins une politique industrielle, qui a incidemment échoué dans tous les domaines, des télécommunications à l'énergie. On comprend d'ailleurs aisément que l'euro est intrinsèquement inadapté à des économies asynchrones et indépendantes les unes des autres

Le choc de 2008 révéla l'ampleur du désastre des erreurs de fabrications de l'euro qui devint rapidement une monnaie unique plutôt que commune. Les tensions nationales prirent immédiatement le pas sur une réponse harmonisée à la crise souveraine tandis que la BCE s'enferra dans une succession d'erreurs impardonnables. Il y eut la période de la présidence de Jean-Claude Trichet qui était frappé par la hantise d'une inflation ectoplasmique tandis que Mario Draghi perdit deux ans avant de réaliser la pente de la déflation dans laquelle toute l'économie européenne glissait.

Aujourd'hui, la BCE a décidé de refinancer l'économie européenne par un assouplissement quantitatif. C'est une démarche intelligente, "hygiéniquement" indispensable, mais tardive. Son échec (que je n'espère pas) sera peut-être la conséquence du délai avec lequel elle a été mise en œuvre. L'économie européenne est affectée par des taux d'intérêt proches de zéro sur des durées très longues : la BCE achètera donc des actifs au plus haut prix à des vendeurs qui n'auront pas d'affectation immédiate pour les sommes reçues de la BCE. Il en résultera une baisse de taux d'intérêt prolongée avant d'espérer l'inflation que, dès le début de la crise, la BCE aurait dû accueillir comme une solution organique à l'excès d'endettement public. Ce dernier est incidemment un problème consubstantiel à la gestion monétaire : les dettes publiques et la monnaie sont deux expressions régaliennes.

Il reste donc quelques trimestres pour démonter l'euro ; cela passera par une hypothétique refonte de la gouvernance européenne, l'espoir du succès de l'action tardive de la BCE et l'expectative d'une reprise de la demande, qui devra immanquablement être alimentée par le secteur public. »

D'intéressantes remarques, et un bien utopique "espoir" qu'on ne saurait partager en raison desdites remarques...

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Re: En finir avec l'euro pour sauver l'Europe

30 Avril 2015, 09:22 Message

Une information que j'ai remarqué il y a quelques jours et que je n'ai guère vu relayée :
Initiative populaire pour le retrait de l’UE en Autriche (Agoravox)

Il s'agit d'une demande de référendum, appuyée par 20 000 signatures (une première version avait été refusée quoique valide, et cette nouvelle initiative ayant reçu un plus grand soutien, elle a contraint les autorités à lui donner suite).

En revanche, je n'ai pas bien compris les modalités de ce vote qui semble s'étendre sur les mois de mai et de juin prochains.

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Re: En finir avec l'euro pour sauver l'Europe

27 Mai 2015, 23:17 Message

On enfonce des portes ouvertes ad vitam aeternam mais quand les choses vont-elles vraiment changer ?


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Re: En finir avec l'euro pour sauver l'Europe

28 Mai 2015, 09:42 Message

L'impéritie est le prix de l'hébétude présentielle.

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Re: En finir avec l'euro pour sauver l'Europe

28 Mai 2015, 11:58 Message

True !

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Re: En finir avec l'euro pour sauver l'Europe

28 Septembre 2015, 17:05 Message

Pourquoi Macron prédit-il la fin de la zone euro ? (Le Figaro)

En voilà un titre qui décoiffe... Le contenu ne dément pas.

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Re: En finir avec l'euro pour sauver l'Europe

22 Décembre 2015, 19:28 Message

Image

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Re: En finir avec l'euro pour sauver l'Europe

17 Février 2016, 18:57 Message

Sapir persiste et signe : il faut dire qu'il est de moins en moins isolé, à dire le moins. Ce nouvel article est beaucoup relayé, et pas seulement en France.

Sortir de l’Euro (Russeurop)

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Re: En finir avec l'euro pour sauver l'Europe

12 Mars 2016, 19:03 Message

« Un désastre sur lequel règnent les Allemands », c'est ce que pense l'ex-chef de la Banque d'Angleterre de l'Euro : Mail on line

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Re: En finir avec l'euro pour sauver l'Europe

20 Mai 2016, 10:08 Message

De façon plus restrictive que le titre de ce fil, cette contribution de Sapir, qui propose une version volontariste et très administrée de la politique à mener suite à la fin inéluctable de l'euro, ce qui est logique à certains égards, question de mécano, mais en retard d'un siècle sur le fond.

Après l’Euro (RussEurope)

M'intéresse cette remarque : « Si le pouvoir d’achat des salariés augmente moins vite que leur productivité, celle-ci détruit l’emploi ou oblige l’économie à devenir prédatrice du commerce international, choix qui a été celui de l’Allemagne ou de la Chine. »

Ladite "obligation" n'a pas besoin de ce prétexte ; et "l'augmentation de la productivité" est en réalité une mutation décisive du travail, indépendante de la question des salaires. C'est à proportion du Remplacement que s'évaporent ces derniers pour le grand nombre, ce pourquoi il est tellement question de "revenu universel", et pourquoi les sottises infantiles des Nuits à dormir debout pourraient encore une fois inspirer une belle "récupération", et une fulgurante consolidation oligarchique.

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