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Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

Sur la politique du pays, et sur l'actualité
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Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

23 Juin 2017, 11:19 Message

Jeanne a écrit:Alors là j'y crois pas...
Oui, je comprends bien vos raisons, et non...

Regardez comme la gauche divine et la bienpensance savent "réseauter" et quadriller efficacement l'espace public — sur le terrain, et non seulement par l'entremise du spectacle... Et comme cette "tenue" du terrain a profondément contribué à verrouiller idéologiquement la société... Bien entendu, de telles initiatives ne sauraient entériner la perte politique, faire office de viatique ou de lot de consolation ! Disons que, pour une part, peut-être avec d'autres idées, plus "immersives", cela pourrait-il participer à l'émergence d'une opposition à terme plus solide. Il existe déjà un certain nombre de mouvements qui vont dans ce sens, au premier rang desquels ceux qui aident à la création d'écoles hors contrat visant à recréer les conditions d'une instruction exigeante et formatrice : un enjeu majeur à mes yeux, et depuis des années, dont je regrette de n'avoir pas pu y contribuer au-delà de ce que j'ai pu faire sur le plan strictement personnel.

Pour autant, à la défaite politique et idéologique, il faut assurément répondre d'abord et avant tout en politique et en combattant.

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Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

25 Juin 2017, 09:03 Message

A la "gay pride", Paris. Pour tous les ex-"maos"... ;)

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Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

25 Juin 2017, 11:41 Message

Les idées bonnes et mauvaises ne meurent pas, voici le retour des mao-spontex !

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Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

25 Juin 2017, 13:16 Message

oh noooooh !!!

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Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

25 Juin 2017, 16:22 Message

Excellent papier d'Eric Werner dans le dernier Antipresse !

ENFUMAGES par Eric Werner

Lénine, Macron et les révolutions orange

Dans le Figaro, Nicolas Baverez relève : « Appliquant les principes léninistes, Emmanuel Macron, soutenu par un petit groupe d'individus déterminés, a compris que le pouvoir était à prendre » [1]. Le même commentateur parle de « révolution politique ». Révolution d'en haut, forcément, puisqu'elle est le fait « d'un petit groupe d'individus ».

Emmanuel Macron n'est évidemment pas Lénine. En revanche, on pourrait se demander si le candidat malheureux des Républicains à l'élection présidentielle, François Fillon, était complètement dans l'erreur lorsque, se référant aux actions, à l'évidence coordonnées, de la justice et des médias officiels à son encontre (actions, en fin de compte, qui lui ont coûté l'élection), il évoquait un « coup d'Etat institutionnel ».

Nous ne sommes évidemment pas en 1917. Mais on n'en observe pas moins qu'un des tout premiers actes du nouveau pouvoir a été l'élaboration d'un projet de loi ayant pour effet de pérenniser l'état d'urgence actuel, en en transférant les principales dispositions dans le droit commun. On aura ainsi la chose, mais pas le mot. Astucieux, non ? Avec les lois antiterroristes, on était déjà allé très loin. Mais là, carrément, on dépasse toutes les limites. Il est évident que si un tel projet était adopté, ce serait la fin, en France, de l'Etat de droit.

Baverez évoque le précédent de 1917. Mais une autre comparaison s'impose ici: non plus avec Lénine, mais avec les révolutions orange des deux dernières décennies. Parler de répétition serait bien sûr trop dire. La France n'est ni la Géorgie, ni la Serbie, ni moins encore l'Ukraine. Mais la mondialisation a ses exigences propres, exigences qu'on pourrait résumer en disant que le « monde ancien » s'efface devant le « monde d'aujourd'hui ». C'est ce que disent les médias, et s'ils le disent c'est qu'ils ont de bonnes raisons de le dire. Le monde ancien s'efface, sauf que, parfois, il renâcle à le faire. Et donc le processus se bloque, à tout le moins marque le pas. Comment le remettre en marche ? Parfois les choses se font toutes seules, parfois aussi non : il faut les y aider. Je ne dirais pas, en l'occurrence, que c'est ce qui s'est passé. Une couleur, quelle qu'elle soit (rose, rouge, verte, orange), n'est pas en elle-même une preuve. Mais en l'occurrence, c'est assez coloré orange.

Machiavel dit dans le Prince que « la fortune est femme» et qu'il est «nécessaire, pour la tenir soumise, de la battre et heurter » [2]. En d'autres termes, il faut savoir saisir la bonne occasion. On peut penser, en l'occurrence, que c'est ce qui s'est passé. Macron et surtout ses soutiens ont su saisir la bonne occasion. Comme le relève Baverez, ils ont compris que le pouvoir, en France, était « à prendre ». Certains leur reprochent aujourd'hui d'avoir détruit l'ancien système des partis en France. Ils ne l'ont pas détruit, car, en fait, il était déjà mort : mort, même, depuis longtemps. C'était une coquille vide. Ils n'ont donc fait que profiter de la situation. C'est aussi ce qu'avait fait Lénine en 1917 : Lénine et ses soutiens (les services spéciaux de Guillaume II). La fortune est femme, dit Machiavel.

A partir de là on s'interroge: de quoi, au fait, est mort l'ancien système des partis en France ? A quoi cela tient-il qu'une simple chiquenaude ait suffi à le mettre par terre ?

En simplifiant, on pourrait dire que tant le PS que les Républicains, les deux partis dits de gouvernement, étaient en proie à des contradictions internes. C'est de cela, en fait, qu'ils sont morts. Commençons par le PS. Le PS est essentiellement aujourd'hui un parti pro-immigrés. Citons ici Jacques Julliard : « La gauche a tout misé sur les immigrés, dont elle a décidé de faire un prolétariat de rechange » [3]. Or le PS se présente en même temps comme le défenseur du modèle social européen. Ce n'est pas compatible. On ne saurait à la fois, comme c'est le cas aujourd'hui, laisser entrer tout le monde en Europe et maintenir en vie le modèle social européen. Ce n'est pas possible. A un moment donné on est amené à choisir. Le PS a d'ailleurs choisi : il a choisi l'immigration contre le modèle social européen. Mais il n'assume pas son choix. Il a ainsi perdu toute crédibilité. Quand il parle de justice sociale, de défense des droits acquis, d'autres choses encore de ce genre, personne ne le prend plus au sérieux.

Quant à l'autre parti de gouvernement, les Républicains, lui aussi est pris dans une contradiction interne. Les Républicains sont les héritiers du gaullisme, à ce titre ils devraient se poser en défenseurs de l'Etat et de la nation. Ce qu'ils font dans une certaine mesure encore, mais en paroles seulement. Car, avec le temps, ils se sont progressivement alignés sur les positions mondialistes. Tout comme les autres partis de droite aujourd'hui en Europe occidentale (à l'exception, il est vrai, des conservateurs anglais, mais depuis peu seulement), les Républicains adhèrent au programme néolibéral d'abolition des frontières. Par là même aussi, ils sont devenu un parti pro-immigrés. Or on ne saurait à la fois ouvrir les frontières au monde entier et dire qu'on défend la nation. Là non plus, ce n'est pas possible. La contradiction n'est plus ici entre l'immigration et la défense du modèle social européen, mais entre l'immigration et la nation. Les Républicains n'ont pas voulu voir cette contradiction, encore moins s'y confronter : ils en payent aujourd'hui le prix fort.

Le fond du problème est donc l'immigration et ses conséquences. Le double effondrement du PS et des Républicains résulte de l'incapacité de ces deux partis à se confronter à leurs propres contradictions internes en la matière. A contrario, la grande force de Macron et du « petit nombre d'individus déterminés » qui le soutiennent est d'avoir compris tout cela. Eux sont des mondialistes assumés. Ils ont depuis longtemps fait leur deuil de la nation, tout comme ils ont depuis longtemps fait leur deuil du modèle social européen. Ouvrir les frontières au monde entier ne leur pose donc aucun problème. Le « monde ancien » s'efface devant le « monde aujourd'hui » : c'est comme ça, et c'est très bien comme ça. Ils sont sans état d'âme.


NOTES :

Le Figaro, 19 juin 2017.

Le Prince, chapitre 25.

Eléments, mars-avril 2016.

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Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

26 Juin 2017, 08:48 Message

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Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

27 Juin 2017, 17:54 Message

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Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

28 Juin 2017, 08:39 Message

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Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

28 Juin 2017, 10:14 Message

Didier Bourjon a écrit:
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Entre ses amis du parti LR et la bande à Hollande Fillon a été servi. Ecoeurant ....

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Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

28 Juin 2017, 10:37 Message

Pedigree de la crapule :

Robert Bourgi, homme de l'ombre françafricaine, de nouveau en pleine lumière
Son "maître" Jacques Foccart, père de la Françafrique, lui conseillait de "rester à l'ombre pour ne pas attraper de coup de...

Son "maître" Jacques Foccart, père de la Françafrique, lui conseillait de "rester à l'ombre pour ne pas attraper de coup de soleil", mais l'avocat Robert Bourgi se retrouve de nouveau en pleine lumière pour ses "cadeaux" à François Fillon, des costumes sur mesure.

"Un simple cadeau amical", d'un montant total de 13.000 euros, offert sans "conflit d'intérêt ni trafic d’influence", a assuré à l'AFP Me Bourgi à propos des costumes, commandés au tailleur de luxe Arnys et offerts au candidat de la droite, empêtré dans les affaires depuis un mois et demi. Selon Le Parisien samedi, il aurait également fait en 2013 ou 2014 un don - légal - de 7.500 euros au micro-parti de M. Fillon.

Qu'est-ce qui a poussé cet homme de 71 ans aux cheveux poivre et sel, né au Sénégal dans une famille de commerçants libanais, familier de nombreux chefs d'Etat africains, à rompre une nouvelle fois avec la discrétion consubstantielle à ses activités de conseiller et d'intermédiaire?

Celui qui avait mis en 2011 la chiraquie dans l'embarras en racontant avoir rapporté à Jacques Chirac et Dominique de Villepin des valises de billets en provenance de pays africains est devenu ces dernières années un "ami" de M. Fillon.

Il y a quelques années, il était plutôt proche de Nicolas Sarkozy qui le présentait comme un des "grands serviteurs" de la France et un "grand connaisseur de l'âme africaine", en lui remettant, le 27 septembre 2007, les insignes de la Légion d'honneur.

Mais les conseillers élyséens, selon des documents diplomatiques diffusés via Wikileaks fin 2010, voyaient en fait en lui "un mercenaire uniquement préoccupé par son bien-être".

- "Le gangster" -

"Le premier objectif de Bourgi est de faire sa propre promotion en vue de son enrichissement personnel et il ne représente pas le gouvernement français", aurait confié un de ces conseillers. Un autre admettait cependant que cet homme au copieux carnet d'adresses, parlant aussi bien français, arabe que wolof, "fournit de précieux conseils au gouvernement français sur le Sénégal, le Gabon, et le Congo-Brazzaville".

Autant de notations qui tracent de cet avocat inscrit au barreau de Paris depuis 1993, après des années d'enseignement du droit en Afrique, l'image d'un intermédiaire indispensable et embarrassant.

"M. Bourgi connaît bien l'Afrique et ses dirigeants. A ce titre, il est utile dans la compréhension que nous avons de ce continent", expliquait en 2009 Claude Guéant, alors secrétaire général de l'Elysée. Mais "cela ne fait de lui ni notre agent, ni notre porte-parole".

Il a fréquenté assidûment l'Elysée de M. Sarkozy, venant le voir le soir en garant sa Maserati sur les graviers de l'Elysée, sans passer par la cellule Afrique, dont certains membres l'avaient surnommé le "gangster".

C'était le temps où M. Bourgi, hâbleur, voire vantard, était sorti de la coulisse en commentant l'éviction en mars 2008 de Jean-Marie Bockel du ministère de la Coopération sur demande, selon lui, du chef de l'Etat gabonais Omar Bongo.

Dans l'affaire Fillon et le volet des costumes Arnys, il dit se tenir à disposition des enquêteurs. "Mais pourquoi voulez-vous que j'ai peur? J'agis en mon nom propre", disait en 2011 celui qui tient de Foccart qu'un "vrai secret ne s'échange qu'à deux. Jamais à trois". Jeudi, selon Le Parisien, un dégât des eaux a endommagé des ordinateurs et téléphones de son cabinet.

(article d'AFP sur le site de Public Sénat)

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Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

28 Juin 2017, 12:22 Message

AFP l'information vérité...

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Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

28 Juin 2017, 15:08 Message

Continuation, accélération, normalisation, voilà la véritable feuille de route de la nouvelle équipe nous conduisant au désastre.

Castaner appelle la presse à "ne pas chercher à affaiblir" Pénicaud
Le Figaro.fr le 28/06/2017 à 14:43

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Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

29 Juin 2017, 08:10 Message


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Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

29 Juin 2017, 11:45 Message

La comédie s'emballe.

Non-interview de Macron le 14-Juillet: l'étonnante explication de l'Elysée (L'Express)

« Dans un premier temps, l'explication de l'entourage d'Emmanuel Macron a été laconique: "Le président de la République aura eu l'occasion de s'exprimer largement devant la Nation" le 3 juillet, en réunissant le Parlement en Congrès à Versailles. Il doit s'adresser à ce moment-là aux députés et aux sénateurs, et à travers eux, à la nation.

Mais auprès du Monde, à l'Elysée, certains ont donné une autre explication qui fleure bon la grosse tête: "Il n'y a pas de refus d'obstacle avec la presse, assure-t-on au château, où l'on explique le plus simplement du monde que la "pensée complexe" du président se prête mal au jeu des questions-réponses avec des journalistes. »

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Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

29 Juin 2017, 18:54 Message

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Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

30 Juin 2017, 15:43 Message

Décidément, ça plane à 15000...


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Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

30 Juin 2017, 18:29 Message

Et moi je suis la reine d'Angleterre... :lol:


(Et puis il mélange allègrement un dieu grec avec un dieu romain, mais nous ne sommes plus à cela près !)

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Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

1 Juillet 2017, 13:06 Message

Prêt à penser à tous les étages :
"Le temps qui s'accelère c'est aussi une menace. Ne pas conf. vitesse et précipitation" Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique

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