Afficher le sujet - Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

Sur la politique du pays, et sur l'actualité
Messages: 1414

Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

1 Juillet 2017, 17:04 Message

C'est comme si quelque chose s'était déréglé, et de plus en plus nombreux ceux qui yoyotent de la touffe !

Messages: 3089

Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

3 Juillet 2017, 10:47 Message

Bon il est bien sympathique ce cher Eric Verhaeghe mais depuis quand le peuple décide en France ?


Le peuple, grand absent du quinquennat Macron?

Le peuple sera-t-il le grand oublié et le mal-aimé du quinquennat Macron? Plusieurs signaux laissent à penser que, si le peuple n’a pas manifesté d’engouement pour Macron, ce dernier le lui rend bien!

L’ère Macron sera-t-elle une ère sans peuple, centrée uniquement sur les élites? On peut commencer à le craindre.

Le peuple, trop bête pour comprendre le Président?

Il y a d’abord eu cette étrange annonce, où Emmanuel Macron a décidé de parler avant son Premier Ministre dans un Congrès improvisé, en même temps qu’il annonçait qu’il n’y aurait pas d’interview le 14 juillet. Il faut quand même être d’une sacrée mauvaise foi pour ne pas voir que l’opération a tout d’un recentrage de notre gouvernance sur les élites.

D’ailleurs, l’Élysée a sans complexe craché le morceau: pas d’interview, car les Français ne pourraient pas comprendre le Président. Les Français trop bêtes pour s’élever au niveau de la pensée jupitérienne, il fallait l’oser.

Toujours est-il que, cette année, les Français n’auront pas entendu leur Président répondre à des questions « citoyennes » sur sa politique générale, et ils devront se contenter d’écouter sans droit d’adresse.

Drôle de conception de la démocratie!
Des états généraux sans le peuple?

Le ministre des Comptes Publics, Gérald Darmanin, en a rajouté une couche de son côté en annonçant des états généraux des comptes publics… sans le peuple.

Voici la composition des états généraux détaillée par le jeune ministre manifestement mal informé des sujets qu’il évoque:

« les parlementaires, les représentants des collectivités territoriales et des organismes de Sécurité sociale, les partenaires sociaux » ainsi que des personnes de la société civile.

Des États Généraux avec des personnes choisies par le pouvoir! mmmm… on adore cette conception de la démocratie. Elle est très prometteuse.

Affirmant qu’il ne fallait pas y voir un « refus d’obstacle » du chef de l’Etat, qui n’a donné aucune interview depuis son élection, ses équipes expliquent tranquillement ce silence par le fait que la « pensée complexe » du président se prêterait mal à l’exercice.

Source: http://eric-verhaeghe.entreprise.news/2017/07/02/le-peuple-grand-absent-du-quinquennat-macron/

Administrateur
Avatar de l’utilisateur
Messages: 15149

Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

4 Juillet 2017, 08:48 Message

Image

Administrateur
Avatar de l’utilisateur
Messages: 15149

Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

4 Juillet 2017, 09:03 Message

Image

Avatar de l’utilisateur
Messages: 2614

Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

4 Juillet 2017, 09:16 Message

Didier, bien sûr vous n'en n'êtes pas l'auteur et je sais que vous apporteriez des nuances — pour le moins — à cette missive. Néanmoins, pour moi, je trouve stupide ce genre de procédé trop facile.

Administrateur
Avatar de l’utilisateur
Messages: 15149

Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

4 Juillet 2017, 09:17 Message

C'est la réponse de la bergère.


Messages: 1414

Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

4 Juillet 2017, 13:45 Message

Le Gouvernement ne travaille pas : il bachote à la recherche des mots magiques. Echec pour le discours Macron à la quasi unanimité des commentateurs.

Administrateur
Avatar de l’utilisateur
Messages: 15149

Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

5 Juillet 2017, 10:33 Message

Image

Messages: 224

Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

6 Juillet 2017, 14:41 Message

Ce que l'histoire retiendra de ce moment, si tant est que l'avenir soit encore pourvu d'une histoire des faits passés : que Macron n'a pas été élu mais que les Français, dans leur majorité, l'ont laissé élire. Tout ce à quoi nous assistons découle de ce fait. Le culte minoritaire de ce personnage s'établit sur ce socle d'un laisser-faire politique de la part du peuple français, une forme de catalepsie ou de fascination fataliste face à ce qui advient. Fatalisme auquel participait déjà la soumission passive face aux tueries islamiques, présentées par les autorisés de parole (média et corps politique) comme un phénomène naturel (cf. les consignes sur l'attitude et les gestes à avoir en cas d'attaque terroriste, calquées sur celles correspondant à une catastrophe naturelle, tsunami, etc, ou encore les propos de Manuel Valls sur l'habitude d'accepter ces tueries qui doit se forger dans les populations). Le XVIIIe eut son tremblement de terre de Lisbonne, nous avons les tueries de Nice et du Bataclan, phénomènes qui suscitent comme un révélateur la teneur politique des temps comme le révélateur chimique celle d'une cornue de laboratoire : les collabos et les soumis prônent l'auto-flagellation et le fatalisme (ce fut le cas à Lisbonne en 1756 d'un prêcheur jésuite que l'homme fort de la ville livra à l'Inquisition pour son prêche démobilisateur, et que l'Inquisition immola) ; les autres le redressement, le combat et la résistance face à ce qui se présente et se donne à connaître à la fois comme châtiment de Dieu et comme fléau quasi-naturel, logique à tout le moins et à devoir subir comme tel.

Les Français, convaincus en 2017 que le Diable ne se combat pas davantage que la tempête ou le tremblement de terre, ont laissé élire le davocrate Macron et ses séides des médias qui ont embrassé son culte. Les Français n'ont pas choisi cet homme. Un élu qui a obtenu une majorité des voix sur une minorité de l'électorat est un paradoxe ambulant dont toute l'existence politique se fonde sur l'indifférence générale et la tolérance passive et abrutie des populations à le laisser faire et laisser dire. Tout l'édifice politique qu'il ambitionne de mettre en place peut s'effondrer en un éclair, comme château de cartes, et il peut être balayé tout à fait légitimement. Il me semble qu'autour de lui (Philippe), certains le savent.

Messages: 1414

Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

6 Juillet 2017, 18:49 Message

Souvent en entendant les "journalistes", on a l'impression qu'il y a eu un phénomène d'hypnose collective. J'ai été très surprise que Philippe Tesson, esprit fort, soudain n'a plus trouvé que des qualités au Macron. On appréhende quelque chose de métaphysique dans ce qui arrive et qu'on ressent, mais quant à décrypter ce dont il s'agit ...

j'ai regardé un documentaire très intéressant de la chaîne Histoire dont le sujet était la 3ème république. On y voit la bonne volonté de la république pour participer au déclenchement de la catastrophe. C'est très intéressant car les auteurs du documentaire essaient de démontrer par des analyses de plusieurs historiens que la cause résidait dans les non-dits de l'idéologie républicaine de l'époque dont l'histoire est très bien détaillée. En voyant ce documentaire on est un peu moins étonné de ce qui arrive. Le contenu philosophique est très intéressant. On peut constater les hommes politiques de l'époque ne brillent guère. On peut faire un rapprochement avec l'épisode actuel qui peut avoir le caractère d'une réplique.


Aux pièges de la République


14 juillet 1939, la France célèbre avec éclat le 150e anniversaire de la Révolution. A l’occasion, et comme pour conjurer la menace allemande qui pèse à ses frontières, elle se grise des slogans et déclamations patriotiques qui depuis 70 ans ont fait le succès des discours républicains. Et pourtant, un an plus tard exactement, après une impensable défaite militaire, c’est dans les décors d’opérette du casino de Vichy que les 9 et 10 juillet 1940 les parlementaires, toutes tendances confondues et à une écrasante majorité, remettent les pouvoirs constituants à Philippe de l'époque.Pétain, un vieux maréchal au parcours politique jusqu’alors jugé irréprochable… Comment cette IIIe République, la plus longue que l’histoire française ait connue, a-t-elle ainsi pu se saborder ? Par quels cheminements, par quels bouleversements une assemblée issue d’un Front populaire réunissant les forces de gauche, s’est-elle aussi pathétiquement reniée ?

Autres diffusions : le 21/06 à 23h10, le 24/06 à 16h, le 1/07 à 8h45, le 5/07 à 21h30 et le 10/07 à 00h55.

Administrateur
Avatar de l’utilisateur
Messages: 15149

Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

7 Juillet 2017, 08:01 Message

Ou comment le Hollandisme se survit à lui-même. En prime.

Les impôts augmenteront en 2018 (Le Point)

CSG, impôts locaux, taxe carbone vont bondir, tandis que les baisses prévues par le candidat Macron sont repoussées.

« Les promesses n'engagent que ceux qui les reçoivent. Les Français vont encore en faire les frais l'an prochain. Dans son discours de politique générale, le Premier ministre a annoncé le report de quasiment toutes les baisses d'impôts annoncées par le candidat Macron. Il ne reste plus que la hausse de 1,7 point de la CSG compensée en partie par la suppression des 3,15 points de cotisations chômage et maladie payées par les salariés. Ces deux mesures interviendront, elles, dès le 1er janvier. En cause : le dérapage des déficits publics révélé par la Cour des comptes.

La suppression complète de la taxe d'habitation pour 80 % des ménages est repoussée à 2022, la réforme de l'ISF qui devait sortir de l'assiette imposable tous les actifs non immobiliers, l'instauration de la flat tax de 30 % (prélèvements sociaux inclus) sur les revenus du capital n'interviendront qu'en 2019. Tout comme la transformation du CICE en baisse des charges. Un report assorti d'aucune certitude que, cette fois, ces mesures ne seront pas l'an prochain encore repoussées. Le retour du déficit public sous la barre des 3 % du PIB est d'autant moins acquis que se profilent de nouvelles charges du fait de la hausse des taux d'intérêt (augmentation de la charge de la dette) et que ces réformes devaient contribuer à redonner du dynamisme à la croissance, redonner de l'attractivité à notre pays. »


***


Image

Administrateur
Avatar de l’utilisateur
Messages: 15149

Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

7 Juillet 2017, 08:31 Message

Image

Messages: 1414

Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

9 Juillet 2017, 13:09 Message

Une analyse qui me semble éclairer beaucoup de bizarreries avec une grande cohérence.

Emmanuel Macron, produit d'une «élection colorée» (extrait début de l'article)

L'élection du nouveau président français est la première «révolution colorée» à survenir en Occident, considère l'historien John Laughland.

C'était en lisant le brillant ouvrage récent de Lucien Cerise que la réflexion suivante m'est venue à l'esprit : la victoire d'Emmanuel Macron est la première «révolution colorée» déployée en Occident. Ayant eu ensuite le plaisir de faire la connaissance de Lucien Cerise, j'ai été content d'apprendre qu'il parle, lui aussi, d'une «élection colorée» dans le cas du nouveau président de la République.

Le terme «révolution colorée» désigne les opérations de changement de régime qui ont été effectuées dans les ex-pays communistes à partir de l'an 2000. Le résultat de toutes ces révolutions a été de ramener les pays en question dans le giron occidental. Des interventions gigantesques de la part de gouvernements occidentaux, en particulier par les Américains, mais aussi de la part d'ONG payées par eux et par les Européens, ont été pratiquées pour garantir le résultat attendu.

Les «révolution colorées» de référence sont le renversement du président yougoslave Slobodan Milosevic le 5 octobre 2000 ; la «révolution des roses» en Géorgie en 2003 qui a amené le jeune Mikhaïl Saakachvili au pouvoir en renversant l'ancien ministre soviétique des affaires étrangères, Edouard Chevardnadze ; et la révolution «orange» en Ukraine en 2004. Nombreuses sont les autres révolutions calquées sur celles-ci, financées par les mêmes pays, et qui ont suivi le même modèle.

Une «révolution colorée» est caractérisée par les éléments suivants : des mouvements dits de masse (manifestations, affiches, slogans, logos), surtout menés par des jeunes et dirigés contre le président sortant décrié comme un dictateur et un réactionnaire. Ayant personnalisé à outrance le conflit politique pour diaboliser le sortant, la révolution colorée adopte systématiquement le langage – ou plutôt la propagande – du changement et du renouveau.

Tous ces hommes étaient en réalité des tables rases sur lesquelles l'électorat pouvait projeter tous ses espoirs
Pour mener à bien cette propagande, le candidat qui est porté au pouvoir doit être jeune ou inconnu ou les deux à la fois. Ainsi, Slobodan Milosevic, qui avait été d'abord président de la Serbie et ensuite président de la Yougoslavie fédérale, a été remplacé par un professeur inconnu, Vojislav Kostunica, qui pouvait incarner tous les espoirs car il n'en avait déçu aucun, n'ayant exercé aucune fonction politique auparavant. Avec le renversement de Milosevic, la Yougoslavie a immédiatement abandonné sa politique d'opposition au camp occidental et le nouveau président Kostunica fut accueilli, quelques jours après son élection, à un sommet européen en véritable vainqueur de la pensée unique.

Il en fut de même en Géorgie, ou Mikheïl Saakashvili n'avait que 36 ans au moment où des manifestations et autres troubles ont renversé le président Chevardnadze. En Ukraine, le bénéficiaire de la révolution orange, Victor Iouchtchenko, qui avait 50 ans en 2004, avait été, il est vrai, Premier ministre pendant deux ans. Mais il s'était effacé devant le président Koutchma pendant son mandat et il était surtout connu pour avoir été gouverneur de la Banque centrale, c'est-à-dire un inconnu.

Tous ces hommes étaient en réalité des tables rases sur lesquelles l'électorat pouvait projeter tous ses espoirs. Plus jeunes ou plus neufs ils étaient, mieux il remplissaient cette fonction d'écran vide. Mais leur virginité politique n'était qu'une opération de séduction pour vendre toujours le même produit : intégration dans les structures euro-atlantiques, répétition morne et ad nauseam des mêmes slogans politiquement corrects sur la diversité, progrès et ouverture.


La suite...
https://francais.rt.com/opinions/38463-emmanuel-macron-produit-election-coloree

Messages: 3089

Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

9 Juillet 2017, 15:08 Message

Tous ces hommes étaient en réalité des tables rases sur lesquelles l'électorat pouvait projeter tous ses espoirs.

Quel électorat ?

Chère Jeanne,
Cet article n'est pas sérieux et cette comparaison est indue. Plus de 61 % des inscrits ne se sont pas déplacés au deuxième tour. Macron a réuni à tout casser 18 % des inscrits. On ne pas dire que les francais avaient beaucoup d'espoir.

Non la Serbie, l'Ukraine et la Géorgie sont des pays avec une tradition démocratique inexistante mais en plus ils sont sous-developpés et ils ne peuvent pas servir d'exemples pour comprendre l'élection francaise.

Si Hollande et son équipe n'avaient pas mis en place une structure juridique pour éliminer Sarkozy de la course à la présidence ils n'auraient pas pu discréditer aussi facilement Fillon qui s'avéra incapable de faire face à l'imprévu.

Non je crois que nous avons vu, lors de cette élection, le triomphe des élites cad de la bourgeoisie de gauche et de droite (pour faire simple) autrement-dit de la frange de la société francaise qui détient seule toutes les rennes du système et qui a à cette occasion et une fois de plus trahi le peuple francais et la démocratie. Voir le livre prémonitoire de Christopher Lasch LA REVOLTE DES ELITES.

Le fossé entre ces gens et le peuple est abyssal d'où l'incroyable taux d'abstention.
Dernière édition par Rogemi le 10 Juillet 2017, 07:03, édité 1 fois.

Messages: 3089

Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

9 Juillet 2017, 15:47 Message

Les propositions de Rougeyron pour la suite des opérations !


Messages: 1414

Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

9 Juillet 2017, 16:10 Message

Non je crois que nous avons vu, lors de cette élection, le triomphe des élites cad de la bourgeoisie de gauche et de droite (pour faire simple) autrement-dit de la frange de la société francaise qui détient seule toutes les rennes du système et qui a à cette occasion et une fois de plus trahi le peuple francais et la démocratie. Voir le livre prémonitoire de Christopher Lasch LA REVOLTE DES ELITES.
(Rogemi)

A mon avis les deux ne sont pas contradictoires. J'ai bien l'impression d'une manipulation du genre décrit dans l'article, il y a une base sociale en France comme il y en a eu dans les révolutions colorées. Cela ressemble beaucoup aussi aux manipulations pour éliminer Trump. Cette classe pointée par Lasch ne peut agir que par des manœuvres telles que décrites dans l'article.

Administrateur
Avatar de l’utilisateur
Messages: 15149

Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

9 Juillet 2017, 16:22 Message

Image

PrécédenteSuivante

Retourner vers Politique & Nouvelles