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Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

Sur la politique du pays, et sur l'actualité
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Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

21 Octobre 2017, 09:23 Message

Eric Veron a écrit:[Je ne sais trop où placer cette petite rumeur, peut-être dans Humour ?
Moi qui croyais que les vierges étaient réservées, par paquets de quarante, aux seuls candidats à la ceinture de chasteté définitive, j'étais peut-être bien naïf.
Tariq Ramadan accusé de «viol, agressions sexuelles et harcèlement» Le Figaro.fr le 20/10/2017 à 17h41



Bon, Monsieur Ramadan est donc un homme normal (du point de vue ultra-féministe) puisque tous les hommes sont des violeurs, même les austères protestants comme Monsieur Pierre Joxe.

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Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

21 Octobre 2017, 09:56 Message

Comme pour nous laver de toutes ces putasseries et stupidités anglo-saxonnes et médiatiques.

La France de Rostand n'est pas celle de Weinstein

Par Bérénice Levet et Guillaume Bigot Mis à jour le 19/10/2017 à 18h42 | Publié le 19/10/2017 à 17h37
FIGAROVOX/TRIBUNE - Guillaume Bigot et Bérénice Levet reviennent sur le phénomène #balancetonporc. Pour eux, ce mouvement est symptomatique d'une américanisation des rapports entre les hommes et les femmes étrangère au modèle français de galanterie.
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Guillaume Bigot est essayiste, et directeur de l'IPAG Business School.
Bérénice Levet est philosophe, et essayiste. Auteur de La Théorie du Genre ou le monde rêvé des anges (Livre de Poche, préface de Michel Onfray) , elle a dernièrement publié Le Crépuscule des idoles progressistes (Stock, 2017)
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Dans quel monde veulent nous attirer les corbeaux du mot-clé «balance ton porc»?
Loin, très loin de notre douce France qui n'est pas seulement le pays de notre enfance mais aussi l'un des seuls à se figurer à la fois dans une forme géométrique (l'Hexagone) et sous les traits d'une jolie femme.
La patrie de Descartes est aussi la matrie de Marianne, subtile et indissociable alliance du féminin et du masculin.
La France n'est pas seulement fille aînée de l'Eglise, elle est aussi, comme nous l'a appris Du Bellay, mère des arts, des armes et des lois.
Dans toutes les salles d'Armes du monde, résonne encore l'écho de l'esprit chevaleresque français rendant honneur aux armes et aux dames!
Et nos arts que chantent-ils depuis Chrétien de Troyes dans l'univers?
Ils célèbrent jusqu'à aujourd'hui cette alliance mystérieuse, fascinante et intime de l'homme et de la femme.
La France n'est pas une terre d'amour platonique ou un système platonicien séparant l'esprit de la chair mais, au contraire, une nation charnelle offrant sa fureur et sa poitrine au vent de l'histoire.
La France est une certaine idée universelle mais aussi une série de sublimes paysages uniques qu'il faut aimer suivant les conseils de Lavisse.
La France n'est pas la patrie du « double income no kid ». Au contraire, c'est l'une des rares économies mondialisées où les femmes travaillent et élèvent leurs enfants.
La France n'est pas la patrie du «double income no kid». Au contraire, c'est l'une des rares économies mondialisées où les femmes travaillent et élèvent leurs enfants. C'est pourquoi les Workings girls ne sont pas nécessairement des desesperates house wifes.
La femme française préside la table depuis le Moyen-Age et des courtisans lui font la cour dans une superbe métaphore architecturale.
La France est la patrie des hommes qui aiment les femmes, tel ce personnage de Truffaut qui dit que leurs jambes sont «des compas qui arpentent le globe terrestre en tous sens lui donnant son équilibre et son harmonie».
La patrie d'Edmond de Rostand n'est assurément pas celle d'Harvey Weinstein car «c'est chose suprême d'aimer sans qu'on vous aime en retour. D'aimer toujours, quand même, sans cesse. D'une amour incertaine.»
La France parle souvent avec pudeur lorsqu'elle chuchote à l'oreille des dames.
La France parle aussi d'un désir de feu avec mademoiselle Héloïse, horresco referens, qui écrit à son aîné, le professeur Abélard:
«Si Auguste lui-même, empereur de l'univers, m'avait fait l'honneur de m'offrir le mariage, j'aurais préféré être appelée ta putain plutôt que son impératrice.»
La France s'exprime avec la délicatesse osée de Ronsard qui invitait sa mignonne à voir si la rose ce matin était éclose.
La France se trouble avec Alfred de Musset recevant la lettre licencieuse de Georges Sand dont le caractère «explicite» se dévoile au lecteur qui saute une ligne.
La France parle d'érotisme avec Baudelaire qui avoue à sa maîtresse:
«Que j'aime voir, chère indolente,
De ton corps si beau,
Comme une étoffe vacillante,
Miroiter la peau!»
La France parle aussi de désir cru mais sublime avec l'origine du monde de Courbet.
La France a longtemps résisté, au nom d'une idée de la femme, à ce raz-de-marée mondialo-saxon prônant la guerre des sexes et prescrivant l'émasculation des hommes et la mise sous cloche des femmes.
Entre le désir de la chair et la séduction de l'esprit, la France ne veut surtout pas choisir et prend les deux.
Bien sûr, n'en déplaise aux bataillons de femens hystériques, que notre nation est fondée sur l'aimantation des sexes et l'impossible neutralisation de leur commerce et de leur rapport sociaux.
L'esprit français recèle justement ce trésor qu'est l'ambiguïté indépassable des relations entre les sexes.
Mais l'envers de cette galanterie, c'est un avers que l'on appelle la vergogne. En public mais aussi en société, certaines choses ne peuvent se dire et encore moins se faire sans discrétion et consentement.
Un homme bien élevé et qui désire une femme ne lui dira pas: «t'es bonne» et ne lui proposera pas non plus, comme sur certains campus américains, de lui prendre pour la première fois la main devant témoins et après signature d'un contrat devant lawyers.
Laissez sous-entendre que regarder de manière concupiscente une femme ou lui faire des avances consiste à se comporter comme un porc, c'est souscrire à une vision du monde islamiste ou puritaine qui postule que le mâle est un suidé bon à châtrer et que la femme est une éternelle mineure.
Car si l'injure faite aux hommes est on ne peut plus claire dans l'injonction de dénoncer ton porc, celle faite aux femmes est plus sournoise mais pas moins réelle.
Quelle considération pour nos compagnes se cache derrière cette invitation à la délation?
Nos amies seraient-elles à ce point fragiles, influençables, naïves qu'elles ne seraient incapables de remettre un malotru à sa place?
Quelle piètre idée des femmes et de leur autonomie que de postuler qu'elles seraient victimes par nature ou par destination.
La France a longtemps résisté, au nom d'une certaine idée de la femme, à ce raz-de-marée mondialo-saxon prônant la guerre des sexes et prescrivant l'émasculation des hommes et la mise sous cloche des femmes.
Mais le pays de la Madone aux fresques des murs est celui qui doit refuser de choisir entre la maman et la putain et d'accepter de voir dans la femme une altérité égale et respectable autant que désirante et désirée.


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Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

23 Octobre 2017, 09:37 Message

Macron, ou la stratégie de l’enfumage (Bd Voltaire)

« En fait, la stratégie de Macron, complexe et embrumée en apparence, est limpide. La division des Français se fera, non plus entre la gauche et la droite des valeurs opposées, mais entre le haut et le bas, entre ceux de gauche et de droite qui réussissent, les bobos et les « bourges » des beaux quartiers, et tous les autres, ceux qui freinent et ceux qu’on traîne. L’Europe est appelée à remplacer les États-nations désuets. Cela permettra aux « sachants » de diriger en dehors des lourdeurs démocratiques paralysantes, en imposant le règne du marché en synergie avec un droit voué à l’efficacité.

Que feront les peuples ? Rien, car ils auront cessé d’exister, en devenant de plus en plus nomades. N’investissez pas dans la pierre mais dans les actions, ne soyez pas propriétaire mais locataire, apprêtez-vous à changer plusieurs fois d’entreprise, de métier, de lieu de résidence, voire de pays. Cessez l’épargne de précaution, choisissez le risque. Soyez des individus mobiles dans une société fluide. La sécurité, je promets, dit Macron, de m’en occuper ! Plus ce projet apparaîtra comme une évidence, plus la France le rejettera ! »

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Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

23 Octobre 2017, 15:54 Message

Sarkozy sur le quinquennat Macron: «Ça va très mal se finir» (Le Parisien par RT)

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Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

26 Octobre 2017, 08:52 Message

La guerre civile froide de Jean-Michel Vernochet (Bd Voltaire)

Ce n'est pas bien nouveau comme analyse ; ce n'est pas faux, mais très insuffisant. Ce qui attire mon attention, c'est cette conclusion où s'exprime toute cette insuffisance, et qui confine à la croyance magique :

« Sous cet angle, on comprend mieux qu’un clivage paradigmatique se creuse toujours davantage entre ceux de la France réelle, attachés à leurs racines, notamment gréco-latines et chrétiennes, à leur culture, paradoxalement qualifiés de "ringards peu éduqués repliés sur eux-mêmes", et les nouveaux "barbares surdiplômés" qui constituent les gros bataillons de nos élites citadines, parisianistes, vagabondes, hors-sol, médiacratiques pour qui Étienne Marcel et Alésia ne sont que des stations du métropolitain… »

Que l'antagonisme soit fondé sur "l'attachement aux racines etc." relève de l'irénisme le plus confondant : ces racines sont perdues, noyées dans le méli-mélo inculte, régressif, et dégénéré qui fait la vie zombiesque et inutile de tous, devenues étrangères à presque tous jusque dans ce qui en provient encore le plus manifestement ; et ce qui motive cet antagonisme, effectivement en cours de cristallisation, est nettement moins glorieux, et bien peu "révolutionnaire" au regard de "ce qui survient". Ce qui fait que les perdants sont déjà connus : les laissés pour compte du "progrès", ce qui fut autrefois un peuple, et, ce qui est bien plus dramatique, ceux qui tiennent encore aux lambeaux de notre civilisation, et qui vivent encore de sa haute culture.

A moins que... à moins que le tout soit revu de fond en comble, ou bien que les apories du système — il en est follement pétri — y acculent ; ce qui revient sans doute au même.

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Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

26 Octobre 2017, 09:13 Message

Et, néanmoins...


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Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

26 Octobre 2017, 10:28 Message

P.-S. : le site est pas mal.

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Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

26 Octobre 2017, 11:08 Message

P.-S. : le site est pas mal.

Oui...enfin...faute de grives...
Mais le titre, Ah! Non! Les amoureux, je vous jure! En pleine période de sentimentalisme dévastateur !
Que n'ont-ils choisi Que Demeure La France ! :)

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Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

26 Octobre 2017, 11:45 Message

Le titre rappelle un peu le bon temps : Les amoureux de Paris, Sont unis, tous unis, Avec Chirac pour Paris, Chirac pour Paris !


:)

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Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

26 Octobre 2017, 15:11 Message

Collector.

Simonnet (LFI) refuse de quitter son logement social pour ne pas «enrichir un propriétaire» (Le Figaro)

Et on la voit pérorer et asséner sa moraline politico-sociale sur tous les plateaux télé...

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Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

26 Octobre 2017, 17:26 Message

Oui, oui, je l'avais repérée, celle-là aussi. J'avais même fait une relation avec celle que vous nous aviez sortie ce matin, qui serait libre si elle était opprimée. Je me disais que, décidément, la logique avait de ces embardées. Je me disais également que notre bon Didier n'aurait plus le temps d'aller chasser s'il entreprenait de les relever toutes.

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Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

27 Octobre 2017, 08:55 Message

Du côté des merles, on s'efforce...


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Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

2 Novembre 2017, 19:00 Message

Sondage Harris Interactive : Marine Le Pen à son plus bas niveau depuis la création du baromètre (17% de confiance). Quoi d'étonnant ? Elle est en roue libre et ne sait plus où elle habite, tout en veillant à défendre bec et ongle son bien patrimonial, envers et contre tout. Pitoyable.
Et Macron ? idem, il plonge encore, et rejoint Hollande quant à la chute au cours des six premiers mois de présidence.
C'est sans importance, mais on le notera tout de même.

On m'a demandé aujourd'hui (parmi d'autres choses infiniment plus intéressantes, l'interlocuteur se reconnaîtra) ce que je pensais du départ de Philippot.
Réponse :
- s'agissant de son obsession politique, le compteur bloqué sur le référendum de 2005, et de son choix aberrant de courtiser à tout prix la "gauche de la gauche" plutôt que la droite et plus généralement l'électorat "dextrogiré", spécialement entre les deux tours de la dernière présidentielle : il a eu foncièrement tort, il a échoué, il devait partir poursuivre ailleurs ses lubies — bon débarras ;
- s'agissant de sa volonté de recouvrer une souveraineté qui ne se divise pas — condition sine qua non du politique, rappelons-le —, et donc de sortir de l'U.E. et de l'euro par voie de conséquence, il avait entièrement raison sur le fond, et parfaitement tort tactiquement, politiquement, de concert avec MLP, sur la présentation des choses et les modalités à proposer pour une sortie choisie, concertée de gré ou de force, face à l'inéluctabilité technique de ces ruptures (et ainsi de suite, comme on l'a assez exposé ici). Pour le second aspect, rédhibitoire électoralement et néfaste aux urgences vitales pour notre pays, bon débarras itou. Reste à reprendre ce problème comme on ne l'a jamais fait (sauf, en partie, NDA, c'est à souligner), a contrario de tous les discours autorisés, certes, mais dans le droit fil d'une logique imparable et politiquement raisonnable.

Quelle importance diront certains, et ils n'auront pas entièrement tort (ni tout à fait raison, donc...) : le FN est "un astre mort", tout comme LR et feu le PS. Trois cadavres, c'était prévu. Mélenchon est un pantin qui n'existe que par la volonté du pouvoir et de ses relais médiatiques (pour dire : les médias tout court) ; c'est que le décor s'est effondré, et le théâtre avec ; il ne reste que le vide, Macron étant parfait pour le représenter. Il ne lui reste qu'à agir en bon liquidateur judiciaire, ce qu'il fait plutôt bien.

Et le pays ? Il sombre.
S'il est vrai qu'il était minuit moins une en 2012, alors en 2017...

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Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

3 Novembre 2017, 09:11 Message

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Exact.

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Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

6 Novembre 2017, 10:46 Message

La défense par Danièle Obono de sa "camarade" Houria Bouteldja passe mal (Le Lab)

Bof, ça finira par le faire.

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Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

7 Novembre 2017, 19:52 Message

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Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

9 Novembre 2017, 09:55 Message

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Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

9 Novembre 2017, 15:14 Message

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