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Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

Sur la politique du pays, et sur l'actualité
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Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

17 Septembre 2018, 18:53 Message

Ça godille sec. Et ce n'est pas fini ; le leurre grossier du "en même temps" recèle encore un fort potentiel de dégâts... Pourtant Le Figaro, ce matin, a trouvé un sondage où Macron remontait de 2 points ! La farce des médias et les petites fourberies de Macron, sa com' de plus en plus désastreuse au fur et à mesure qu'il perd la main, le retour très laborieux de la poissonnière, les gesticulations de mauvais comédien du Guévariste de façade, le remugle de l'ex "droite" : la politique "politicienne" n'est vraiment plus ce qu'elle était — comme l'époque, elle sombre pitoyablement, et le spectacle avec.

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Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

17 Septembre 2018, 19:15 Message

Les relations passionnelles se terminent rarement bien.

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Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

18 Septembre 2018, 08:35 Message

Excellent Zemmour hier soir sur BFMTV ; je me félicite de mon petit détour par cette chaîne de désinformation systématique, c'était comme un bol d'air frais, tout soudain. Face à une Ruth Elkrief odieuse, non pas journaliste interviewant un essayiste ayant sorti un livre d'analyse historique mais militante politique acharnée et sans vergogne, usant et abusant des vacheries, questions tordues, peaux de banane en tout genre avec un très grand sourire qu'elle pense charmeur quand il est faux-cul et carnassier en diable, manifestant outrageusement son opinion (c-à-d son mépris) en toute occasion, face à cette détestable caricature, donc, Zemmour a été comme toujours direct, vif, intelligent, juste, et utile par sa réflexion. Belle citation (entre beaucoup d'autres, choisies) de André Suarès sur la France et les Français. Si je trouve la vidéo, je la mettrais ici, bien entendu.


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[MAJ] : on peut le revoir ici

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Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

19 Septembre 2018, 09:08 Message

Feuilleton Benalla : ce dernier passe aujourd'hui devant la commission d'enquête du Sénat ; il y récite sa petite leçon — pour l'instant. On doit stresser à l’Élysée et attendre avec impatience que cette épreuve soit terminée...

En attendant : Benalla aperçu à Londres en compagnie d'un individu fiché S (L'Express)

« L'ex-chargé de mission à l'Elysée, soupçonné de violences le 1er mai dernier, est cette fois pointé du doigt pour un mystérieux voyage à Londres, révèle ce mercredi le Canard Enchaîné. Voyage au cours duquel il aurait été aperçu "en compagnie d'un individu fiché S". »

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Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

19 Septembre 2018, 12:58 Message



Et moi qui n'ai jamais cru en Collomb...

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Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

20 Septembre 2018, 08:34 Message

Brèves.

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« M. Macron est tellement discrédité que les "rats" quittent le navire avant le naufrage final. Les ministres sentent que le vainqueur de la présidentielle truquée de 2017 n’a aucune chance d’être réélu en 2022 et essayent d’exister par eux-mêmes pour redevenir députés aux prochaines législatives selon le principe "Ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier !" Ce type de raisonnement est sans doute prématuré en 2018, même s’il risque d’être la norme entre 2020 et 2022. L’agonie de ce régime qui, à force de vouloir être ni de gauche ni de droite, n’a plus aucune assise populaire sera probablement atroce, pire que celle de M. Hollande. » (BV)

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Mathieu Bock-Côté : «Misère du sectarisme idéologique» (Le Figaro)

« D'ailleurs, dans le livre de Rosanvallon, ils sont plusieurs à ne pas être considérés comme des intellectuels dignes de devenir des interlocuteurs. Rares sont les auteurs en désaccord avec lui dont il discute sérieusement la pensée. Il préfère les étiqueter. Un tel est un essayiste, l'autre n'est qu'un journaliste. Et ainsi de suite. Mais on ne personnalisera pas à outrance cette controverse, qui révèle surtout l'incroyable sectarisme d'une certaine gauche idéologique, pour qui le désaccord intellectuel fondamental a l'allure d'un scandale moral.

On retrouve ici une constante historique: pour débattre avec la gauche, il faut être de gauche, et marquer son appartenance au camp du bien en affichant régulièrement des signes ostentatoires de vertu. Être de gauche, c'est d'abord vouloir être de gauche et faire ce qu'il faut pour le demeurer, en suivant la cadence donnée par l'avant-garde progressiste. Et il suffit de ne pas suivre le rythme pour devenir suspect. Le mot gauche conserve un pouvoir d'hypnose qui pourrait passionner un ethnologue se penchant sur l'intelligentsia. La gauche n'aime pas débattre avec la droite mais la dénoncer. Dans son univers mental, la droite n'est pas l'autre camp, mais un lieu de déchéance morale, reconnaissable à son odeur: y circulent des idées nauséabondes.

Si on naît parfois conservateur, la plupart du temps on le devient, souvent lorsqu'on est heurté par le réel. Plusieurs des intellectuels qui, aujourd'hui, contribuent sans le dire ainsi à la pensée conservatrice en France viennent de «gauche». Mais du point de vue de ses anciens camarades, celui qui «passe à droite» ne change pas de camp parce qu'il a changé d'idées: il s'abîme. On ne passe pas à droite, on y dérive, comme si on rejoignait lentement le néant de la pensée.

Dans le même esprit, lorsqu'on contredit trop ouvertement le politiquement correct, on dérape, manière comme une autre de reconnaître que la pensée officielle évolue dans un corridor très étroit surveillé par des contrôleurs médiatiques distribuant des contraventions idéologiques. D'ailleurs, les médias se questionnent de manière récurrente pour savoir s'il faut donner la parole à la droite. Est-ce qu'on ne contribuerait pas ainsi à sa normalisation médiatique? Il en est de même à l'université, où les cabales idéologiques sont régulières.

Ce qui est en jeu, c'est le monopole de la parole publique légitime. Mais de Raymond Aron à Alain Finkielkraut, en passant par Jean-François Revel, Marcel Gauchet, Pierre Manent, Régis Debray et Pierre-André Taguieff, les grands intellectuels, d'où qu'ils viennent, sont non pas ceux qui tiennent d'abord à appartenir à un camp mais à penser l'histoire qui se fait en voyant ce qu'ils voient, pour reprendre la formule désormais consacrée. »

Je préfère, et de loin, comme bien plus lucide et opérant, le raccourci télévisuel que Zemmour fait des thèses de son dernier livre. Il y voit trois lignes de force, trois fils conducteurs, qui déterminent notre histoire française : d'une part la référence (et la nostalgie active) de l'imperium romanum, ce qui n'est pas foncièrement iconoclaste, d'autre part le christianisme ("les Français ont l’Évangile dans le sang"), ce qui n'est pas non plus follement original, et enfin "la guerre civile" ("nous sommes le seul pays a en avoir tant et si régulièrement connu" dit-il à peu près (cité de mémoire)), ce qui est juste mais dont la mise en exergue est plus qu'intéressante : et l'on voit bien, au-delà des tartufferies bienpensantes, des mensonges pieux, de l'irénisme revanchard et des petites combines intellectuelles qui ont toujours fait l'alpha et l'omega des "progressistes" de toute époque, on voit bien que la crispation sociale est aujourd'hui maximale, qu'elle touche tout le monde et dans tous les domaines de la vie, que de tous côtés la situation est aussi conflictuelle que verrouillée ; que donc la montée aux extrêmes est plus qu'enclenchée, et que l'on voit mal comment elle pourrait déboucher sur autre chose qu'une guerre civile franco-française (et européo-européenne), sur fond de cette guerre insue et encore jamais vue que l'on annonce ici depuis belle lurette.

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Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

24 Septembre 2018, 18:46 Message

Le Panama, à son tour, a retiré son pavillon à l'Aquarius, au motif qu'il ne respecte pas les règles maritimes, notamment celle du port sécurisé le plus proche en cas de "sauvetage" de personnes en mer.

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Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

25 Septembre 2018, 10:01 Message

Une photo montre Alexandre Benalla exhibant une arme pendant la campagne de Macron (Le Figaro)

En prime : il n'avait pas encore d'autorisation de port d'arme en dehors du QG de campagne.

Que le petit Macron ne nous a-t-il écouté ? On le lui avait pourtant bien dit : racaille un jour, racaille toujours...

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Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

26 Septembre 2018, 09:27 Message

Selon un auteur de BV : « [Gérard Collomb] prend conscience – mieux vaut tard que jamais – de la personnalité véritable de notre Président, chez qui l’arrogance rivalise avec le narcissisme et le mépris. »

J'ai entr'aperçu des extraits du "discours" du sieur à l'ONU, après celui de Trump. Trump a fait du Trump, mais maîtrisé, et légèrement ironique (style : je vous emm..., et vous serez bien obligé de faire avec) ; il a asséné quelques positions bien senties à contre-courant complet du discours mainstream (à ce jour). La mondialisation est un piège à c.. et il la combat, le temps du "pillage" et de l'exploitation sans réciprocité des ressources et compétences est fini, les nations sont de retour, America first, etc. Lui peut se permettre de jouer l'éléphant dans le magasin de porcelaine : il représente la première puissance mondiale.

Notre coco, lui, se croit dans un meeting tout à sa dévotion, s'énerve, tape du poing sur la table, manque de se "casser la voix" tel un chanteur de variétoche, bref : joue le petit coq, nous ridiculise, et brasse de l'air. Lors de la conférence de presse qui a suivi (très modeste, avec le strict minimum syndical de présents), un journaliste (étranger, il va de soi) ne s'est pas fait faute de le moquer en évoquant le pupitre qu'il avait "martyrisé" devant les représentants des nations de la Terre entière...

Tout cela est affligeant. On regrette (sur la forme, il va sans dire) Villepin, c'est dire !!!

Que ce soit sur l'Europe, le Monde, ou le reste, le petit Macron est en retard d'une guerre que cela en devient de plus en plus préoccupant, il est has been au possible. Enclenche la surmultipliée, coco, le vieux monde t'engloutit !


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Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

26 Septembre 2018, 19:07 Message

Eh m...
La technique vous trahit toujours.


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Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

28 Septembre 2018, 09:03 Message

Et pendant ce temps... l'on apprend que la marque Benalla© a été déposée à l’INPI (Institut national de la propriété industrielle) par son avocat-e Géraldine Lesieur !


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Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

28 Septembre 2018, 10:19 Message

Macron veut choisir lui-même ses procureurs (Mediapart)

« L’Élysée a recalé le candidat choisi par le ministère de la justice pour devenir procureur de Paris.

(...)

Alors que plusieurs proches du pouvoir (François Bayrou, Muriel Pénicaud, Richard Ferrand, Alexis Kohler, Françoise Nyssen, Alexandre Benalla) sont visés par des enquêtes judiciaires, l’Élysée se met à sélectionner les procureurs amenés à occuper les postes les plus sensibles. C'est le remplacement de François Molins, actuel procureur de Paris et théoriquement promu procureur général près la Cour de cassation, qui donne lieu ces jours-ci à un incroyable psychodrame. »

Sans doute une facette du "nouveau monde".

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Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

29 Septembre 2018, 10:47 Message

Selfie de Benalla l’arme au poing : Macron se tenait à 1m50 de lui, selon la serveuse. (Dreuz)

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Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

29 Septembre 2018, 12:05 Message

Didier Bourjon a écrit:Macron veut choisir lui-même ses procureurs (Mediapart)

« L’Élysée a recalé le candidat choisi par le ministère de la justice pour devenir procureur de Paris.

(...)

Alors que plusieurs proches du pouvoir (François Bayrou, Muriel Pénicaud, Richard Ferrand, Alexis Kohler, Françoise Nyssen, Alexandre Benalla) sont visés par des enquêtes judiciaires, l’Élysée se met à sélectionner les procureurs amenés à occuper les postes les plus sensibles. C'est le remplacement de François Molins, actuel procureur de Paris et théoriquement promu procureur général près la Cour de cassation, qui donne lieu ces jours-ci à un incroyable psychodrame. »

Sans doute une facette du "nouveau monde".


S’il est exact que l’exécutif à le pouvoir de choisir les candidats aux hauts postes du parquet c’est le garde des sceaux qui intervient. La procédure utilisée par le président Macron est doublement humiliante : 1 Pour le (la) ministre qui semble être jugée incapable de faire son travail 2 Pour les candidats qui subissent un entretien d’embauche effectué par le Premier ministre. On comprend mal comment ces gens si fiers ont pu accepter cela, pour en fin de compte se trouver recalés. Macron doit son élection aux médias et à la magistrature par sa narcissique bêtise il se fâche avec les deux. Je pense que ce que dit le ministre de l’intérieur est vrai il n’écoute plus personne.

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Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

30 Septembre 2018, 08:45 Message

Mme Belloubet a qualifier les interventions de Macron sur ce sujet de "simple discussion"... On nous prend vraiment pour des quiches, que c'en devient gênant (pour eux).

Même Bilger tempête, c'est dire : « Que le pouvoir n'ait aucune leçon à donner pourtant dans ce registre est une évidence. On a remarqué en effet avec quel soin attentionné il veille à faire échapper ses serviteurs à toute sanction, fût-ce la plus anodine. Mais il n'empêche que les fautes des magistrats si peu blâmées, avec sanctions et avertissements disciplinaires diminuant chaque année, offrent de quoi se gausser d'une corps qui désire être honoré et laissé libre mais qui livré à lui-même tourne mal.

L'exemple le plus désolant est celui de cet homme qui s'est pendu parce qu'ayant appris qu'il serait libéré, il avait été maintenu en détention à la suite d'une grave falsification de la fiche pénitentiaire. Les deux magistrats en cause pourtant exonérés (Le Monde).

Parce que la magistrature est faible dans sa vie interne mais trop susceptible et arrogante dans l'espace public et dévoyée par un syndicalisme partisan, elle ne constitue pas un véritable contre-poids à la domination sans mauvaise conscience d'un président qui n'a peur de rien et défriche tout pour son propre compte. » (Justice au singulier)

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