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Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

Sur la politique du pays, et sur l'actualité
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Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

30 Novembre 2018, 23:27 Message

Nous ne sommes jamais vraiment sortis de la crise financière .

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Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

2 Décembre 2018, 10:12 Message

« Au-delà de cette fragilité conjoncturelle du pouvoir macronien, deux autres éléments concourent à le mettre en péril. D’abord, la contestation, voire la révolte, est spontanée. Elle naît un peu partout dans le pays en rassemblant des gens qui, pour beaucoup, n’ont aucune obédience , ni partisane, ni syndicale. Il n’y a pas de leader incontestable et les contacts pris ne peuvent être qu’informels et flous. Ils ne peuvent conduire à une négociation débouchant sur un accord.

En second lieu, et ceci explique en partie cela, c’est le pouvoir tout entier qui a quitté le sol de notre démocratie. Celle-ci pouvait décevoir, mais elle était parvenue à un rythme régulier fondé sur le bipartisme. En cassant celui-ci et en empêchant la troisième force, le Rassemblement national, de prendre place dans l’alternance, comme les travaillistes avaient succédé aux libéraux au Royaume-Uni, un intrus est arrivé au pouvoir après une sorte de coup d’État médiatico-judiciaire suivi de l’exclusion d’un parti représentant un tiers des Français. Qu’on aime ou non ce parti, ce n’est pas sain. Macron a été élu par défaut et la majorité exorbitante qui a été envoyée à l’Assemblée est hors-sol.

Certains préconisent une dissolution de cette Assemblée peu représentative. Cela paraît justifié en raison de sa déconnexion d’avec le peuple. Mais qui peut penser qu’un Président complètement isolé, sans relais dans le pays, détesté par les Français qu’il a méprisés, et face à une Assemblée hostile, pourrait remplir son rôle, et cela, au profit du pays ? La seule solution est, malheureusement, de revenir sur l’erreur initiale : son élection. C’est lui qui doit démissionner et laisser les Français élire un successeur. Ce contretemps coûteux sera préférable à la descente aux enfers que connaîtra le pays avec le maintien au pouvoir d’un homme qui n’est pas fait pour cela. » (Christian Vanneste)


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La tentation autoritaire...

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"Racket", "extorsion en bande organisée": les plaintes contre Emmanuel Macron se multiplient (BFMTV)

« La valse des plaintes a débuté lundi, au surlendemain du rassemblement émaillé de violences sur les Champs-Elysées. Comme le rapporte Ouest France, un représentant des gilets jaunes a déposé plainte dans la matinée contre Emmanuel Macron pour sept motifs: "racket, dilapidation de l’argent public, préjudice moral et mise en danger de la vie d’autrui, violences volontaires avec arme, usage abusif de la force publique sur personne vulnérable, et atteinte au droit de manifestation".

Ne sachant comment réagir, les policiers qui n'avaient "jamais vu ça" seraient "allés rechercher dans le code de la constitution pour voir si cela était possible", explique l'auteur de la plainte dans les colonnes du journal local. Après quelques recherches pour évaluer la conformité de la demande, les agents ont finalement enregistré la plainte. »

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Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

2 Décembre 2018, 15:40 Message

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J'avoue que celle-là, je l'envie :

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Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

3 Décembre 2018, 09:17 Message

Le petit Aurélien, avec LREM et son chefton, entend disposer une bonne fois pour toutes de la souveraineté nationale, constitutionnellement inaliénable même si, de fait, déjà très aliénée.

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Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

3 Décembre 2018, 14:28 Message

Face à la crise du mouvement des « gilets jaunes », les préfets sonnent l’alerte politique (Le Monde)

« Qu’ils soient le bras armé de l’Etat dans un territoire ou chargés d’une mission d’intérêt général spécifique, les préfets manifestent rarement leurs états d’âme. Aujourd’hui, plusieurs d’entre eux, devant la crise engendrée par le mouvement des « gilets jaunes », font part, sous le sceau de l’anonymat, d’une certaine appréhension. Appréhension d’autant plus vive que les autorités centrales leur donnent parfois l’impression de ne pas avoir pris la mesure du problème et de les laisser sans consigne précise.

« "Ce qui se passe est le fruit d’années de fragmentation de la société française, juge l’un d’eux. Pour l’heure, la réponse de l’exécutif est à côté de la plaque." "Je suis très inquiet car le pouvoir est dans une bulle technocratique, renchérit un autre. Ils sont coupés de la France des braves gens qui n’arrivent pas à boucler leurs fins de mois. Ils n’ont aucun code et aucun capteur. Nous, les préfets, pourrions leur donner des éléments mais ils ne nous demandent rien. Quand ils viennent sur le terrain, c’est parés de leur arrogance parisienne."

Or, dit-il en substance, le déphasage d’une partie de nos élites ne fait qu’alimenter la colère des personnes qui se mobilisent. Alors que la préfecture de Haute-Loire, au Puy-en-Velay, a été incendiée, samedi 1er décembre, plusieurs représentants de ce corps de hauts fonctionnaires parlent de situation "explosive et quasi insurrectionnelle", voire "pré-révolutionnaire". Comme en 1789, lorsqu’une partie de la population s’est soulevée contre les impôts, confie un préfet : "Ce qui s’exprime le plus, c’est la haine du président de la République." »

On ne saurait mieux dire.


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Ce sondage me paraît bien rapide, je ne sais pas encore d'où il sort ; mais je suis bien prêt à croire que :

- le soutien sera à la baisse après le matraquage médiatique post-samedi, entretenant habilement fakenews et biais systématiquement défavorables, associés à un pilonnage de discours "PC" ;

- mais pas tant que cela, qu'il restera nettement majoritaire, car c'est un fait : ces gens du microcosmes ont un ou deux trains de retard depuis le début de la crise ; et ce fait est la loi d'un certain genre : celui qui mène droit à un crise majeure, pour ne pas dire révolutionnaire. Pour tout dire : c'est un cas d'école.


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Un autre sondage, sans grande surprise, Macron et ses sbires devraient y faire attention, le mistigri pourrait bien leur revenir en mode boomerang :

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Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

3 Décembre 2018, 18:34 Message

Dernière édition par Francis Marche le 3 Décembre 2018, 18:36, édité 1 fois.

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Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

3 Décembre 2018, 18:35 Message

Le lien est incomplet, cher Francis...


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Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

3 Décembre 2018, 18:56 Message

Merci à vous, cher Francis. Gardez vous bien d'interpréter mon silence comme une opposition ou même un désaccord. Une réserve, tout au plus. Et puis ce n'est pas dans ma nature d'empêcher la musique de jouer. By the way, elle en fait quand même beaucoup cette femme en treillis sous les objectifs, isn't it ?

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Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

3 Décembre 2018, 19:58 Message

Oui, elle en fait beaucoup. La sincérité qui éclate et se livre en fait toujours beaucoup, en effet. Il n'est pas possible que cette scène soit jouée. C'est strictement impossible. Pour ce "rendu" spectaculaire, il faudrait des moyens hollywoodiens à millions, cent cinquante prises successives, etc. Or, l'usure de la consommation de spectacles, cinématographiques, etc. agit sur nous qui sommes saisis par cette illusion que la scène est artificielle et jouée, mais il n'en est ainsi que par l'artificialisation de notre regard, contaminé par l'image de cinéma et la médiatisation mécanique qui nous pollue, parce nous sommes pervertis par le bain du faux. Cette scène est vraie. Elle est donc insupportable et nous nous en protégeons en la disant jouée.

Vous vous souvenez des films de Jean Rouch, qui, dans le début des années 60 du siècle dernier filma un documentaire saisissant pour dire le moins : des hommes et quelques femmes africaines, au Ghana, étaient filmés par le cinéaste parisien dans des transes délirantes et logiques, théâtrales, antiques, grecques pour tout dire (le titre de ce film : "Les Maîtres fous"). Personne n'y a cru : on a accusé le cinéaste parisien de manipulation, de mise en scéne, etc. Sa réponse était celle que je vous propose ici : je n'avais pas les moyens de faire jouer ces gens, ni moyens matériels, ni moyens humains (pouvoir) ni moyens financiers. Je me suis tu et les ai filmés presque à leur insu, sans bouger. C'est ce qui se passe ici : nous voyons Antigone se dresser et nous disons, afin de nous préserver et de ne pas nous mêmes défaillir : c'est du cinéma, parce que nous sommes pauvres, artificiels et inexistants, ou peu existants.

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Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

3 Décembre 2018, 20:12 Message

[...]mais il n'en est ainsi que par l'artificialisation de notre regard[...]

Quoiqu'il en soit, il me plait bien, cher Francis, le vôtre de regard sur les choses de la vie, de l'histoire et de la rue.

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Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

4 Décembre 2018, 11:50 Message

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Mais qu'apprennent-ils donc à l'ENA ?
Pas le moindre petit cours d'histoire politique ?
Culture générale = 0, pour laisser toute la place à la techno-gestion administrative ?

Edouard Philippe cuit, recuit, et rincé.

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Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

4 Décembre 2018, 13:48 Message

Une réflexion de Cassandre (celle de l'Assassinat) sur les Gilets Jaunes :

Il me semble que ce mouvement des gilets jaunes appelle trois réflexions : la première est qu'il rend définitivement caduque la ritournelle de la misère sociale pour expliquer le ''malaise'' des banlieues, leurs émeutes ainsi que leurs djihadistes, puisque à aucun moment elles ne se sont solidarisées avec un mouvement dont la motivation principale était pourtant, précisément, la misère sociale, et que le mouvement, de son côté, n'a à aucun moment appelé les banlieues à se solidariser avec lui comme il est classique dans ce genre de révolte qui a pour habitude de faire feu de tous bois. La deuxième est que, ainsi, s'est faite la démonstration éclatante qu'il existe bel et bien deux peuples dans ce pays , celui des banlieues et le peuple de France, qui ne veulent ni ne peuvent se voir et que le ''vivrensemble n'est définitivement qu'un leurre. La troisième est que malheureusement, je crains que ce mouvement risque fort de n'être que l'ultime soubresaut de la ''vraie ''France. En effet, forts de l'impunité dont ils bénéficient déjà depuis des années, ayant expérimenté durant les émeutes de l'Etoile le fait que des centaines, voire des milliers de policiers, étaient incapables de les empêcher de nuire sur une toute petite portion du territoire, la racaille des banlieues et autres casseurs savent à présent avec certitude que la France est désormais une proie qu'ils pourront razzier à volonté et gageons que, encouragés par l'ultra gauche, ils vont s'empresser d'agir dans ce sens et que rien ne pourra les endiguer.

http://www.in-nocence.org/public_forum/read.php?3,157584

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Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

4 Décembre 2018, 14:10 Message

Inimitable, unique et précieuse Cassandre. Mais c'est bien sûr. Les gilets jaunes qui souffrent, qui ont été méprisés, bafoués, pressés, essorés — est-il encore possible que l'on m'accorde le bénéfice de la sincérité ?— auront été le Cheval de Troie de nos remplaçants, les derniers idiots utiles du fascisme vert. Les malheureux !

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Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

4 Décembre 2018, 15:45 Message

Votre sincérité ne saurait être mise en doute, Cher Eric, du reste : qui l'a contestée ? Certainement pas moi. Je crains de vous avoir blessé précédemment sur ce fil, et je le regrette vivement ; toutefois il faut bien qu'un désaccord, sur le fond mais aussi sur la forme, puisse s'exprimer, et que le débat puisse avoir lieu le cas échéant, sans pour autant que cela résonne sur un plan plus personnel — je dis cela en sachant fort bien que c'est difficile, surtout dans un cadre "webmatique", et je vous le dis en toute amitié.

L'analyse de la chère Fanny mérite à mon sens au moins un complément : il n'y a pas désormais deux peuples, mais trois, ou plutôt : un peuple historique résiduel, à qui il arrive encore ici et là de se souvenir un peu de ce qu'il est, une scission de la partie mutante de ce peuple — "mondialisée", métropolisée, complètement déracinée, économisée, technicisée, abstraite —, résolument hostile aux vestiges de ce dernier, et une multitude d'autres peuples qui n'ont d'autre cohérence que l'opportunisme de leur conquête revancharde, invraisemblablement aisée, des pays à nous légués par nos ancêtres.

Au reste, mettons que c'est une histoire de bouteille à moitié vide, ou à moitié pleine. "Les carottes sont cuites", c'est (c) Bourjon ; pourtant cela n'a jamais signifié qu'il ne nous restait que la résignation et la déploration, bien au contraire. Voir, et c'est valable aussi pour Cassandre, dans les quasi émeutes et l'inopérance relative de la réponse policière un enseignement pour nos très chers envahisseurs : peut-être ; mais que nos gilets jaunes en deviennent par là, dans leur ultime (?) sursaut, le cheval de Troie de ces derniers, c'est aller un peu vite, tout de même. Ce mouvement était impensable il y a trois semaines, il a surpris à tous égards, et il n'a pas fini de le faire ; il n'est pas terminé, peut-être loin s'en faut, en tous cas il n'a pas fini d'ébranler notre société. Le silence assourdissant des "quartiers sensibles", sauf pour la rapine ou le pillage occasionnels, et à l'inverse la puissance d'un "entre-soi" retrouvé, ajoutés à la question de l'immigration et de l'état du pays après des décennies d'invasion telle qu'on voit qu'elle évolue dans tous les "sondages" d'opinion, font que cette question n'est pas réglée, notre disparition n'est en rien déjà acquise (même démographiquement, fonction de ce qui pourrait se produire). Au contraire, l'apprentissage de la révolte victorieuse et la redécouverte de sa force propre peut beaucoup changer la donne à l'avenir. Soyons même décidément mal pensant en diable : avez-vous remarqué que si la police a souvent reculé, c'est assurément en raison de choix techniques et politiques ; mais c'est aussi qu'ils ont été sidérés d'avoir à faire à des hommes là où ils s'attendaient à des moutons, au point de baliser à l'idée d'y retourner (et ce n'est pour l'essentiel pas le fait de l'ultra-gauche, et moins encore des représentants du 9-3) ; c'est qu'il faut cela pour obtenir un tel résultat, où le rapport de force s'inverse. Nos Chances pour la France n'ont généralement pas ce sens du combat, ils n'y vont qu'à 10 contre 1, ou en foule quand il n'y a plus d'opposition.

Croyez-moi : tant et plus qu'un exemple à suivre, il s'est agit là au contraire de quelque chose d'inquiétant pour eux, qui ne fonctionnent "culturellement" pas du tout ainsi.

Enfin, peut-être le plus important : le discours dominant a été défait, le théâtre d'ombre s'est retrouvé à poil. Il se reconstituera ? Voire. Il était déjà très fragile. Quoi qu'il en soit, l'effraction restera, comme une promesse, une possibilité. C'est beaucoup, et même inattendu, dans notre situation.

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Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

4 Décembre 2018, 18:05 Message

Philippe est cuit, mais Macron est mort.

Sondage Ifop : Huit Français sur dix n’approuvent pas l’action de Macron (Paris-Match)

« Selon le tableau de bord Ifop-Fiducial pour Paris Match et Sud Radio, le chef de l’Etat recule de six points (23%) et tombe à son plus bas niveau. Symboliquement, il chute sous son socle (24%) du premier tour de l’élection présidentielle. A 23%, il égale le record de François Hollande. A la même époque de son mandat, en décembre 2013, l’ancien président socialiste avait accumulé la colère des bonnets rouges, le ras-le-bol fiscal plus l’affaire Léonarda.

Cinq ans plus tard, 76% (+5) des personnes interrogées par l’Ifop ne sont pas satisfaites de l’action d’Emmanuel Macron. Signe supplémentaire de cette hostilité croissante autour de la personne du président, la moitié des Français n’approuvent pas du tout son action.

Il recule partout : chez les cadres (38%, -9), chez ses électeurs du premier tour (53%, -11), parmi les sympathisants de gauche (13%, -4), chez Les Républicains (32%, -9). Et il est audible par seulement 12% (-7) des ouvriers. Emmanuel Macron a perdu dix-huit points en cinq mois ! Une accélération de la défiance en un temps record. »

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Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

4 Décembre 2018, 18:39 Message

Je crois qu'on sous-estime généralement la disparition, l'effacement définitif d'un certain consentement à respecter les décisions du Président (car c'est bien lui qui décide) et de son équipe. L'homme n'est pas respecté comme pouvaient l'être encore un peu un François Hollande. Cette mort du respect et du consentement des gouvernés à suivre, même en rechignant, une figure capable d'inspirer confiance et respect explique cette radicalité du rejet de chef de l'Etat. Quoi que fasse ou s'abstienne de faire cet homme, il échouera car il n'impressionne strictement plus personne dans le pays. Comment est-il parvenu à cela ? Sans doute par un cumul, un festival de sottises et d'arrogance aveugle qui ont fini par cesser d'être des "erreurs de communication" pour constituer un défaut total à être ce qu'il prétend : figure surplombante et vaguement respectée ne serait-ce que pour avoir conquis le pouvoir suprême.

L'homme ne montre strictement rien de ce qu'on appelait autrefois "la vertu des gouvernants". IL est faux de part en part, et ce caractère creux et insaisissable du personnage (premier président de la République française de la Ve à n'avoir jamais eu d'enfants, par exemple, ce qui n'est pas un détail dans l'inconscient populaire), l'irréalité de cet homme qui, au fond, n'est strictement rien, n'a rien construit dans la durée (Hollande pouvait au moins se targuer d'avoir présidé un parti politique au rôle majeur sur les 150 dernières années de l'histoire du pays), freluquet jappeur qui paraît aujourd'hui n'avoir voulu succédé à Hollande que parce que "Président de la République française de 2017 à 2022", ça ferait bien dans son c.v. de carriériste international. Le bonhomme se révèle "pas fini", incapable de recul, de profondeur, de mystère, voire d'un semblant de sagesse feinte (Mitterrand) qui est en soi de la sagesse politique quand elle produit son effet. Il est à présent copieusement méprisé et le peuple, en France, n'aime pas mépriser. Il aime railler, moquer, ses gouvernants, les conspuer, mais le mépris qu'il est améné à éprouver pour ce type qui prétend les gouverner, les gêne, d'où l'impératif qu'il débarrasse le plancher au plus vite.

Depuis la journée de samedi, je crois, après Didier, que décidément, tout est désormais possible. Le Kairos est entré en surchauffe, il atteint le point d'ébullition. Tout peut soudain prendre une direction nouvelle et définitive. Temps intéressants que ceux-ci. Temps de dénouement et de nouveau départ.

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Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

4 Décembre 2018, 18:45 Message

Il n’est pas question de donner un tour personnel — et encore moins affectif — à nos échanges en ce lieu webmatique. Permettez-moi, cependant, une incise pour dissiper tout malentendu. Vous ne m’avez, en aucune façon ni le moindrement, blessé, cher Didier. Ni même froissé. Je n’imagine pas que ce puisse jamais être le cas. J’ai peut-être, moi-même, manqué de tact et de pondération. Je crois que chacun conviendra que les évènements en cours sont, pour le moment, encore bien confus et passionnels. Personne ici n’est vraiment surpris de leur survenue et tous, nous sommes convaincus de leur gravité. Ils n’ont pas encore livré leur verdict. Dès lors, il est bien naturel d’être plus ou moins circonspect selon le développement de la situation. Il est également inévitable que chacun réagisse en fonction de sa propre analyse mais aussi de ses espoirs et de ses craintes, de son tempérament et de sa mythologie personnelle. Le passage, inévitable et nécessaire, par cette confusion, parfois violente, peut durer et croître. Je l’accepterais plus volontiers que l’étiolement insipide que nous avons trop longtemps subi. Le temps de la décantation viendra. Bien malin qui pourrait dire, à ce jour, comment vont tourner les choses. Quelque soit l’issue, il faudra être prêt et ce n’est pas rien dire que dire cela.

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