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Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

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Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

4 Mars 2019, 10:57 Message

Union Européenne: le livre noir d’Emmanuel Macron (courrier stratèges)

« Pour ce qui concerne un autre dossier sensible, le travail détaché, la diplomatie macronienne a à peine fait mieux. Une directive minimaliste a été adoptée en juin 2018, qui réduit la durée possible du détachement. Mais elle exclut le million de chauffeurs routiers d’Europe de l’Est qui parcourent l’Europe chaque jour et concurrencent nos transporteurs nationaux sur leur propre terrain.

À ce jour, aucun compromis n’a été trouvé sur ce dernier dossier, pourtant essentiel. »


A ce sujet, une remarque.
J'emprunte beaucoup les autoroutes en ce moment, notamment le week-end.
Désormais les aires d'autoroutes sont emplies de petits camions immatriculés "PL" (Pologne) ou "RO" (Roumanie). Explication : ces petits gabarits ne sont pas soumis aux contraintes habituelles des poids lourds et ne peuvent être contrôlés (pas de disque). Il n'y a pas d'horaire, aucun confort (c'est peu dire), et c'est payé avec un lance-pierre. Encore une grande réussite européenne, au moment où Macron veut lancer la deuxième étape de son cirque électoral, pour se prétendre chanter d'une Europe dont non seulement les peuples ne veulent plus, mais qu'il "fantasme", en effet, du haut du piédestal qu'il a usurpé.

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Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

5 Mars 2019, 09:20 Message

Macron le piteux, dans sa "lettre" aux européens, ou des envolées lyriques sur fond de décision de liquider la France une bonne fois au sein de l'U.E. tout d'abord (et au-delà ensuite) à la prise en compte des ruines de sa "politique" européiste auprès de nos "partenaires", et surtout de la Kommandantur monétaire.

Quand Macron renonce à son projet d’intégration européenne renforcée (courrier stratèges)

« On se souvient que, dans le discours de la Sorbonne, Emmanuel Macron avait lancé l’idée d’un budget européen intégré destiné à dégager les premiers éléments d’une politique budgétaire communautaire. Ce projet s’est assez rapidement heurté aux foudres de nos partenaires, qui ont surtout vu dans cette idée une façon, pour la France, de leur faire endosser le prix de son inertie et de son absence de réformes.

Dans la pratique, Emmanuel Macron semble avoir abandonné ce terrain, après une proposition commune, très symbolique, de la France et de l’Allemagne.

Les adversaires d’Emmanuel Macron ont donc tort lorsqu’ils l’accusent de porter un projet fédéral européen. En réalité, le président y a renoncé, ce qui témoigne de la distance qui a séparé ses intentions, ses beaux discours, et la réalité du continent.

Pour le reste, le Président a évoqué une convergence des droits sociaux européens, avec notamment des salaires minimums dans toute l’Union. Il a placé cette idée sous le vocable « protéger ». Mais il a bien pris garde à ne pas échauder ses partenaires allemands en évoquant la gouvernance de l’euro, tournée vers la lutte contre l’inflation.

Pourtant, un think tank allemand a chiffré le coût de l’euro pour la France, l’Italie ou l’Espagne. On s’étonnera que le Président d’un pays touché par les contraintes d’une zone monétaire optimale, et par son impact sur le niveau de vie de ses habitants, ne trouve rien à redire sur le sujet.

Il est vrai que le sujet est ingrat, polémique, et qu’il oblige à s’opposer à ses partenaires. C’est un thème plus difficile à faire valoir que des idées générales sur la protection ou la liberté.

Néanmoins, il n’est pas sûr que les idées romantiques d’Emmanuel Macron suffisent à nourrir tous les appétits du continent, notamment ceux des Gilets Jaunes. »

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Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

5 Mars 2019, 09:31 Message

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Tic-tac, tic-tac...

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Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

6 Mars 2019, 09:21 Message

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Qu'il fallait savoir attendre, ce que bien des gilets jaunes ont compris et intégré à leur tactique.


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Raffarin, "la droite forte".

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Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

7 Mars 2019, 09:16 Message

Maffesoli: renouer avec l’humilité fondamentale des gouvernants (Courrier stratège)

« "Mal nommer les choses, c’est ajouter aux malheurs du monde". Ce constat d’Albert Camus n’est pas une coquetterie d’intellectuel. C’est la définition même de la fonction de l’intellectuel : non pas dire ce qui devrait être, ce qu’il voudrait qui soit, mais ce qui est.

Ce qui est justement, ce qui change et changera en 2019, c’est ce qui a déjà largement commencé à changer. Nous changeons d’année certes, c’est la réalité du calendrier, mais nous sommes surtout dans une période de transition entre deux époques, l’époque moderne, celle de l’individualisme, du rationalisme, du productivisme, de l’économicisme et l’époque que faute de terme approprié on nomme postmoderne, dont nous discernons peu à peu les grandes structures de l’imaginaire : tribalisme, nomadisme, hédonisme, présentéisme.

Je décris depuis une trentaine d’années le surgissement de ces phénomènes et il faut bien dire que les différents évènements, dont ceux qui ont affecté notre pays à la fin de l’année ne peuvent que me conforter dans mes analyses.

À condition bien sûr de consentir à voir ce qui est et non pas juger ce qui se passe à l’aune de valeurs saturées.

Ainsi de ces agrégations tribales ou communautaires qu’ont été les gilets jaunes. Fustigées au nom du communautarisme, ou du populisme. Parce qu’on n’y retrouvait ni le processus de lutte des classes censé expliquer les révoltes populaires, ni les traditionnelles listes de revendications portés par les instances représentatives. L’année finissant et les rites de fêtes prenant le relais des rassemblements aux ronds-points, le mouvement s’est effiloché. Le pouvoir aurait tort de croire qu’il a calmé le peuple, car il n’est pire danger que l’eau dormante : sous la surface plane d’un lac de haute montagne, on ne discerne pas les grouillements qui l’agitent en profondeur.

Plutôt que de dénier les changements, tâchons de les comprendre.

Soyons ainsi attentifs aux multiples manifestations de ce nouvel être ensemble, ce que j’ai nommé l’idéal communautaire succédant à l’idéal démocratique. Elles sont légion : qu’il s’agisse des flash-mob ou des grands rassemblements festifs, musicaux, religieux, des nouvelles manières de manifestations politiques ou syndicales, toujours il s’agit d’éprouver ensemble des émotions, de partager des sentiments, d’exprimer des affects. C’est bien sûr cela que nos structures institutionnelles et politiques, conçues à une époque où l’homme pensait faire entendre raison au monde, sont impuissantes à saisir. D’où le sentiment d’ingouvernabilité qui en résulte.

Sentiment d’ingouvernabilité accentué bien sûr par le double jeu du pouvoir, qui lors des élections a pu donner l’impression qu’il entendait les changements à l’œuvre, qu’il s’inscrirait dans les mutations sociétales en cours et qui a retrouvé dès l’accession au pouvoir les réflexes traditionnels de la technocratie et du politique vertical. Procurant dès lors un sentiment de fragilité, dès lors que ce qui était revendiqué comme Juvenoïa s’avère être une sorte de débilité infantile, que ce qui augurait du passage de la loi du Père à celle des frères est abandonné au profit de l’autoritarisme des sachants et des experts de la technocratie et de la finance.

Le pouvoir donne et donnera un sentiment d’impuissance dès lors qu’il n’est plus en phase avec la puissance populaire. En phase non pas pour céder à ces revendications souvent « irréalistes » et toujours contradictoires que brandissent faute d’une expression appropriée les divers mouvements sociaux, mais en phase pour trouver ensemble de nouveaux modes de régulation du vivre ensemble.

Car c’est bien de ce changement là qu’il s’agit. Le contrat social réunissait des individus contractant librement et choisissant leurs représentants sur la base de programmes essentiellement économiques et sociaux ; ce contrat social ne fonctionne plus parce que c’est la démocratie représentative elle-même qui vacille, tenue debout par la seule force d’inertie des institutions. Ce que disent à leur façon, souvent maladroite, parfois violente, mais aussi festive et solidaire les divers mouvements sociétaux qui agitent et agiteront nos sociétés, c’est bien le passage de l’idéal démocratique à l’idéal communautaire.

Proximité, localisme, présentéisme, voilà autant d’impératifs pour notre temps. Et ce non pas dans un habit bien propret d’une participation concoctée par des communicants habiles au marketing tribal, mais dans une acceptation raisonnée et sensible des mutations de l’époque.
Transition, violence, incertitudes, tâtonnements

Les périodes de transition entre deux époques, ainsi celle qui marqua la fin de l’Empire romain ou d’ailleurs celle qui inaugura la modernité par les multiples révoltes puis révolutions du 18ème siècle ne sont pas des périodes calmes.

Les nouvelles formes du vivre ensemble s’élaborent au jour le jour, dans le désordre ; mais vouloir ordonner les choses, vouloir réduire trop rapidement au principe de réalité un réel foisonnant et désordonné ne peut qu’accentuer la césure profonde entre le peuple et les élites.

Celles-ci doivent, dans les années à venir, apprendre à écouter, à entendre, à s’accommoder à un nouvel ordre des choses dont on ne commence que lentement à saisir les tenants et les aboutissants. Avancer par essais et erreurs, accompagner les changements en cours au plus près des communautés de base voilà sans doute quelques pistes pour l’année à venir.
Renouer avec l’humilité fondamentale des gouvernants

Les siècles précédents ont cru pouvoir changer le monde, en tout cas changer la société, construire un système social pour l’éternité. On a vu à quelles dévastations et à quelles catastrophes ont abouti ces volontés féroces de faire entendre raison à la nature comme à l’ensemble sociétal.

Il s’agit maintenant de renouer avec l’humilité fondamentale qui devrait être celle des gouvernants comme des penseurs, des commentateurs comme des décideurs. Laisser au vestiaire les habits de l’arrogance, de l’ambition, du développement à tout prix pour retrouver ensemble ces valeurs que la modernité avait abandonnées : le rêve, l’imaginaire, la créativité.

Et ce pour le meilleur et pour le pire. C’est cet accommodement collectif à l’ordre des choses qui seul permettra d’affronter les changements sociétaux inéluctables de l’année et de l’époque à venir. »

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Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

7 Mars 2019, 19:00 Message

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Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

9 Mars 2019, 10:30 Message

Quel petit joueur, ce Fillon !

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Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

10 Mars 2019, 09:12 Message

Invité par Thierry Ardisson, Philippe de Villiers évoque le sujet de son nouveau livre choc : « La construction européenne de Monnet-Schuman est intrinsèquement, ontologiquement conspirationniste »

Vidéo à voir ici.

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Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

10 Mars 2019, 09:35 Message

Faut-il ou non privatiser les Aéroports de Paris? (courrier stratège)

« Le débat s’est tendu pour un autre motif: le choix de privatiser les grands aéroports internationaux est loin d’être dominant dans le monde. Beaucoup ont notamment souligné que les États-Unis n’avaient pas privatisé les leurs. Ils ont ajouté qu’en Europe aussi cette stratégie est loin de faire l’unanimité.

Dès lors, pourquoi le gouvernement insiste-t-il pour mener cette opération dont la cohérence intellectuelle n’a guère convaincu? Là encore, ni Bruno Le Maire ni les députés En Marche chargés de rapporter sur ce dossier n’ont véritablement convaincu.

Dans ce dossier, le gouvernement, faute de convaincre, a nourri les soupçons de collusion.

Tout d’abord, l’intérêt porté par Vinci à l’opération donne le sentiment que la vente est menée à marche forcée pour contenter un acteur privé choisi à l’avance. Alors même que la concession d’autoroutes à Vinci est fortement critiquée, une opération du même genre avec les Aéroports de Paris relance les doutes sur la capacité de l’État à défendre ses intérêts. Surtout si l’on se souvient que Vinci est majoritairement détenue par des institutionnels étrangers, dont le fonds souverain qatari…

Surtout, l’intervention de la Bank of America comme conseil de l’État sème le trouble. Alors que cette banque américaine vient de transférer ses activités londoniennes à Paris, elle a aussi choisi de confier ses activités de banque d’affaires à un proche d’Emmanuel Macron, Bernard Mourad.

Ce sentiment de collusion entre les élites constitue désormais un point de blocage du dossier.

Une fois de plus, donc, la privatisation d’une entreprise publique pose la question de la capacité de la technostructure française à sortir du crony capitalism, ce capitalisme de collusion qui est à l’origine de nombreuses grandes fortunes dans notre pays. On serait plus à l’aise sur ce dossier sur si l’État n’y était pas conseillé par un proche du Président, qui plus est proche de Patrick Drahi, patron de nombreux médias.

Pour ces seuls doutes sur la transparence de l’opération, la sagesse recommande de désapprouver cette privation. »


C'est du complotisme. Macron est un habile organisateur, un pragmatique, voilà tout.

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10 Mars 2019, 09:44 Message

'Macron's arrogance is exceeded only by his stupidity' (The Telegrpah)

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Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

12 Mars 2019, 13:26 Message

Gag.


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Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

13 Mars 2019, 20:20 Message

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Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

15 Mars 2019, 09:34 Message

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Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

15 Mars 2019, 12:35 Message


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Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

18 Mars 2019, 09:19 Message

Après une nouvelle journée insurrectionnelle, Macron peut-il encore attendre pour prendre des mesures? (courrier stratèges)

« Une journée insurrectionnelle pour un mouvement qui ne faiblit pas

Depuis de nombreuses semaines, les médias mainstream répètent à l’envi que le mouvement des Gilets Jaunes s’essouffle. Quatre mois après son lancement, preuve est en tout cas faite qu’il est encore capable de venir à bout de 5.000 policiers et de se rendre maître d’une avenue stratégique à Paris. On peut jouer avec la sémantique et expliquer indéfiniment que cette violence n’est pas le fait des Gilets Jaunes, que les Gilets Jaunes ne manifestent plus, que ces événements sont le fait d’extrémistes radicaux, etc. Un fait reste: chaque samedi, Paris est le théâtre de manifestations, et celles d’hier furent une journée insurrectionnelle au moins aussi violente qu’au début du mouvement.

En réalité, l’incapacité d’Emmanuel Macron à prendre rapidement des mesures fortes ne font que nourrir le sentiment, dans une fraction importante de la population, que seule la violence permet d’obtenir des avancées. Et l’expérience montre que, malgré des peines de prison exemplaires, les candidats à l’émeute ne manquent pas en France… À bon entendeur…

Les élites parisiennes bercées d’illusions sur la fin des Gilets Jaunes

Cette vivacité du mouvement contraste avec les illusions dont les élites se sont convaincues au fil des semaines, grâce à la méthode Coué, sur la fin des Gilets Jaunes. Beaucoup ont imaginé que la colère qui a explosé en novembre allait passer toute seule. Beaucoup en ont minoré la portée en se persuadant que les 10 milliards € lâchés début décembre suffiraient à calmer la rue.

Encore aujourd’hui, le discours du « ce sont des radicaux qui cassent, pas des Gilets Jaunes » tente de maintenir ce superbe déni d’un bouleversement inévitable dans le fonctionnement institutionnel. Sur ce point, les élites parisiennes gagneraient à réouvrir leurs livres d’histoire. Le même déni a coûté, en 1793, la tête à un roi.

L’illusion de la répression comme stratégie politique

On a bien senti hier, aux propos du ministre de l’Intérieur, du Premier Ministre, du Président de la République retour de La Mongie, que l’exécutif avait la tentation d’une répression brutale. Castaner a beaucoup accusé les Gilets Jaunes d’être des « assassins » après l’incendie déclaré dans un immeuble. Les participants à la manifestation ont été accusés d’être « complices ». Ce langage radical a quelque chose de cocasse quand on constate que les forces de l’ordre n’ont pas été capables de protéger les commerces de l’avenue, livrés au pillage pendant cinq longues heures.

L’État est-il capable de venir à bout, par la force, de milliers de pillards, comme ce soit à Paris ou à Grenoble, dans des conditions acceptables pour l’opinion publique? On a un vrai doute.

L’étrange impuissance d’Emmanuel Macron

Sur le fond, et une fois l’hypnose des médias mainstream dissipée, l’impuissance du chef de l’État à tenir la barre apparaît criante. Revenu dare-dare de son maladroit séjour au ski pendant que les Champs-Élysées brûlaient, le chef de l’État a fait une étrange déclaration à la presse depuis le PC de sécurité du ministère de l’Intérieur:

« Beaucoup de choses ont été faites depuis novembre mais très clairement, la journée (de samedi) montre que sur ce sujet là et pour ces cas là, nous n’y sommes pas. Donc je veux que dans les meilleurs délais on puisse prendre des décisions fortes, complémentaires, pour que cela n’advienne plus »

Dans le « on puisse prendre des décisions fortes », il serait intéressant de savoir qui le chef de l’État visait. Car le « on, » jusqu’à preuve du contraire, c’est bien lui. Si le chef de l’État compte sur « on » pour savoir comment rétablir l’ordre, la France est vraiment en mauvaise posture.

L’indécision du chef de l’État apparaît clairement

Cette étrange remarque d’Emmanuel Macron corrobore le sentiment d’indécision que le chef de l’État donne très régulièrement. Certains vont jusqu’à suggérer que l’incapacité à décider d’Emmanuel Macron pèse de tout son poids dans la crise des Gilets Jaunes. De fait, depuis le 17 novembre, le Président semble toujours en retard d’une mesure pour juguler ou apaiser la crise.

Son annonce d’une prorogation du Débat confirme le sentiment que le Président est désarçonné par le mouvement et qu’il ne parvient pas à trouver la solution politique pour en sortir. Cette vacuité, aggravée par les images d’un Président skiant de façon insouciante, pourrait lui coûter très cher.

La personnalité de Castaner pose problème

Dans cet ensemble, l’entourage du chef de l’État ne semble pas apporter de réconfort. Le ministre de l’Intérieur a fait l’objet d’une polémique fâcheuse cette semaine. Après l’acte XVII des Gilets Jaunes, il s’est affiché dans une boîte de nuit parisienne, aux côtés d’une accorte jeune femme. Dans un autre contexte, cette histoire passerait inaperçue. Le problème est qu’elle donne un visage à un probable conflit d’intérêt qui pourrait nuire gravement à l’image du gouvernement.

Sur le fond, le ministre de l’Intérieur joue une stratégie dangereuse, en invectivant les manifestants, en appelant à la répression, sans parvenir à maintenir l’ordre… »

***


L'indécision du chef de l'Etat ?
Son incapacité à trouver comment poursuivre l'entourloupe, plutôt.
C'est qu'à force de manipuler, au long d'un mouvement qui s'éternise contrairement à toutes les attentes, on finit toujours par se faire reprendre par ses mensonges. A défaut de justice, on peut toujours compter sur une certaine logique humaine.

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