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Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

Sur la politique du pays, et sur l'actualité
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Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

28 Mai 2019, 20:59 Message





Cet homme est décidément trop bien pour ce rôle. Toute son interview par Pujadas respire l'honnêteté, la sincérité, une droiture, une réflexion et une conscience politique sérieuse, toutes choses inimaginables aujourd'hui chez aucun de ses pairs (d'un moment). Un vrai bain de fraîcheur, d'intelligence, et tout d'un coup la manifestation de valeurs qui ne sont pas galvaudées et honteusement exploitées, qui passent l'écran parce qu'elles ne sont pas là pour lui.

On lui souhaite de rester lui-même, c'est-à-dire de s'écarter très vite d'un marigot chaque jour plus lamentable et repoussant (Geoffroy Didier ! Pécresse ! Larcher ! et tutti quanti, dès hier ! Quelle bande de silures...) . Il a bien mieux à faire ailleurs, et pour commencer avec ses élèves.

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Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

29 Mai 2019, 08:28 Message

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Whirlpool, c'est pas mal non plus.
Jute au lendemain du scrutin, et cela ne fait que commencer.
Le démantèlement industriel du pays va s'accélérer.

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Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

29 Mai 2019, 10:14 Message

Soudain, les infos sortent, de Hichem et Alsthom à ce qui suit.
Concours de circonstances, comme toujours.
Le contrôle de l'information est tout de même très au point, c'est un acquis de plus du macronisme.

Impôts : plus de la moitié du gouvernement a eu un redressement fiscal l'an dernier (L'Express)

Normalement... mais non, tout le monde s'en fout, ils viennent de capter un bail de 10 ans au moins.

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Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

29 Mai 2019, 17:14 Message

Dieu sait qu'il peut être caractériel et qu'il en a dit des bêtises, mais pas que, et c'est le cas ici lors de cette modeste contribution : Henri Guaino sur la droite : "Il n’y a plus d’avenir pour les cartels électoraux et les syndicats d’élus" (Marianne)

« Finalement, ne faut-il pas enterrer le parti LR ?

Ce n’est pas à moi de le dire. Mais ce que je sais, c’est qu’on ne peut pas reconstruire sur les mêmes bases. En politique tout commence par les idées. Cela a l’air d’un truisme mais on n’en tire, me semble-t-il, aucune conséquence. On raisonne toujours en fonction des intérêts électoraux supposés, en allant chercher des bouts de projets et d’électorat, des bouts de clientèles ici et là. Ce bricolage ne peut pas marcher. Pour répondre à la crise que nous traversons, il faut d’abord s’efforcer de la comprendre. Prendre le temps de réfléchir, de se forger une conviction sur ce qui nous arrive n’est pas du temps perdu pour la politique. En revanche, les éléments de langage indéfiniment rabâchés, ce sont à coup sûr des voix en moins.

Mais concrètement, comment rebâtir la droite ?

Ça n’existe pas, la droite. Il y a depuis toujours une multitude de droites. La gauche existe davantage, même si elle est aujourd'hui fracturée. En additionnant Glucksmann et Hamon, vous obtenez plus que le score de LR ! Si l’on exclut Giscard en 1974, c’est le gaullo-bonapartisme qui a toujours gagné. Et le gaullo-bonapartisme ne peut pas être identifié à la droite. Chirac a gagné en 1995 sur la fracture sociale et Sarkozy en convoquant les mânes de Jaurès et de Blum. Même Giscard ne parlait pas de la droite mais du juste milieu. Au fur et à mesure que l’on s’est éloigné de ce positionnement de rassemblement populaire, la base sociologique s’est réduite. On est passé du métro à six heures du soir, selon la formule de Malraux, à la politique des dîners en ville. »


***

Avec toujours ce même aveuglement : la question centrale, vitale, c'est celle de l'extinction du pays sous la submersion migratoire. Or, c'est le principal levier d'un possible (et très nécessaire, si tant est qu'il en soit encore temps) "bonapartisme". D'autre part : maurasso-bonapartisme, les deux mamelles auxquelles a tété le néanmoins Républicain De Gaulle, en vérité, serait plus judicieux, et de meilleure portée.

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Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

30 Mai 2019, 08:20 Message

Petit bilan version Vanneste.

« Les élections européennes, en France, ont témoigné de la décadence profonde de notre pays. Alors que les grands dirigeants savent s’identifier à leur peuple et être soutenus par une majorité de manière continue, selon le modèle de Viktor Orbán en Hongrie, les Français connaissent exactement la situation inverse. Un personnage à la psychologie trouble s’est emparé du pouvoir dans un climat délétère et à la suite d’une étonnante manœuvre médiatique et judiciaire. Ce socialiste haut fonctionnaire et banquier a multiplié les fautes mais a continué à bénéficier d’un soutien exceptionnel auprès des grands médias. Élu par défaut contre Marine Le Pen, il caresse l’espoir de recommencer en 2022. Loin d’être porté par un peuple qui se reconnaît en lui, il entend conduire un peuple qu’il méprise, parce qu’une majorité ne voudra pas de son adversaire. La France est, aujourd’hui, apparemment fractionnée en de multiples familles politiques et réellement coupée en deux, comme le montre le vote « En Marche » des beaux quartiers, des banlieues résidentielles et des régions paisibles, expression mécanique d’une sociologie, non d’une vision politique. L’Europe est, aujourd’hui, menacée par une submersion migratoire, mais on lui fait croire que l’urgence est climatique pour qu’elle tourne le dos au vrai péril, et le Président français est un acteur essentiel de cette trahison. »

C'est à peu près cela, en surface.
C'est bien pire en profondeur.

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Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

31 Mai 2019, 09:17 Message

Pas mal du tout, quoique la conclusion laisse rêveur.
La citation n'est pas la bonne, ni l'auteur, mais, bon...

« La réalité, c’est quand on se cogne », disait leur cher de Gaulle (Bd Voltaire)

« Depuis au moins Fillon, la droite semble empêtrée dans des histoires d’étoffes : elle se fait tailler de chers costumes en 2017, se prend une veste en 2019, s’apprête encore à la retourner et craint qu’un épais rideau ne marque la fin d’une tragi-comédie qui n’a, en effet, que trop duré.

Marc-Aurèle Bellamy n’aura pas été le Rastignac espéré mais un nouveau Lorenzaccio, pris au piège des Florentins qui l’auront instrumentalisé. Qu’il retourne à ses livres et à ses élèves, c’est là qu’il est utile. Et qu’il laisse, comme l’ont fait les électeurs, la survie des partis aux politiciens, c’est là qu’ils excellent.

Laissons Laurent Wauquiez s’accrocher, comme Don Salluste dans La Folie des grandeurs, émouvant de sincérité quand il avoue : « Qu’est-ce que je vais devenir ? Je suis ministre, je ne sais rien faire ! »

Laissons Gérard Larcher réunir quelques notables âgés, rebâtir la droite sous les ors du Sénat et la confirmer dans ce qu’ils en ont fait : un parti d’élus.

Laissons Bruno Retailleau faire tomber les lunettes qui font trop intellectuel à la télévision et répéter, prenant la pose, que le retour de la droite ne saurait être une affaire de nouveau visage, mais bien de reconquête par les idées.

Laissons Guillaume Peltier, achevant son voyage de la droite à la gauche, vouloir, tant qu’il en est encore temps, incarner la jeune génération et réclamer, tel un nouveau Mitterrand, plus de révolution, plus de laïcité, plus de droite plurielle et de congrès d’Épinay.

Laissons-les tous ne pas voir que la droite est là, bien là, qu’elle n’a pas disparu, mais qu’elle a fait ses choix et que ceux qu’ils proposent ne sauraient en être un. La haute droite, celle qui pense, qui voyage, qui habite les beaux quartiers et qui a des économies, a rejoint le progrès en marche d’Emmanuel Macron. Celle d’en bas, des provinces, des banlieues, des gilets jaunes, des valeurs qui protègent, des pauvres qui n’ont que la patrie, a rejoint le Rassemblement national ou la défiance complète.

La droite n’est rien d’autre que cet “archipel français” si bien décrit par Jérôme Fourquet. Une nébuleuse éclatée, en perte de repères, qui titube sans boussole. Et dans un archipel, on recherche la terre ferme, pas les sables mouvants ni les marais centristes, encore moins les mares aux crocodiles, fussent-ils édentés.

Que cette dite droite, qui ne parle de famille que pour parler de « famille politique », lave son linge sale dans ce cadre restreint. Leur famille n’est, après tout, pas si nombreuse. Cela tombe bien : ils n’aiment pas ça.

Qu’elle s’applique aussi les principes auxquels elle croit et qu’elle souhaite pour les autres : le suicide assisté, le refus de l’acharnement thérapeutique, l’arrêt des soins. Il y a de bons docteurs pour tout cela.

Nous pourrons alors, enfin, quant à nous, nous occuper de la France. Une France dont la crise n’est pas que politique, mais aussi sociologique, et même anthropologique. « Nous autres civilisations, nous nous savons mortelles », prévenait Paul Valéry. La France en est là. « La maison brûle, et nous regardons ailleurs », aurait pu dire Chirac, leur regretté maître, s’il avait été un jour de droite et président de la République.

Voulons-nous, comme nation, comme héritage et comme projet, encore survivre ? Voilà le seul et ultime enjeu.

La politique est devenue, comme le reste, un marché. Chacun y cherche à maximiser son profit sur ce qu’ils appellent un segment. Soyons de ceux qui se préoccupent, dans le champ politique, du bien commun. Sans exclusive. De l’écologie à l’économie ; du travail à la solidarité ; des racines au rayonnement ; des protections aux nobles ambitions.

Passons à l’offensive. Boxons à la française. Le segment est à prendre, et il a de l’avenir.
Il commence par les élections municipales, celles où l’on prend son destin en main.

Ce sont les minorités créatives et agissantes qui font l’Histoire. En avant ! »

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Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

1 Juin 2019, 07:45 Message

Zemmour : “Les grands leaders de la droite sont des niais”


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Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

1 Juin 2019, 08:05 Message

Bref commentaire sur la vidéo ci-dessus : la bourgeoisie ne se soucie plus de son lien avec le peuple, serait-il antagoniste en son fond, depuis qu'elle a compris que ce dernier était remplaçable, comme tout le reste — à l'exception notable de sa classe, seule à pouvoir demeurer dans son être désormais et régnant donc sans partage ; il est vrai que cet "être" se résume à un mot : le fric, les affaires, qui n'ont ni odeur, ni nationalité, ni popularité, ni, pour tout dire, de culture — on le constate de mieux en mieux. Avis à ceux qui y ont vu une classe "cultivée", la classe ayant prorogé la "grande" culture (généralement ses fils les plus illusoires, et les plus faux, par conséquent, ou bien ses déclassés, les plus désolants) ; faux comme l'a toujours été la "culture bourgeoise". En un sens Bernanos peut se réjouir : au moins la table est rase, tout peut recommencer, tout à fait ailleurs, c'est-à-dire là où cela a toujours été.

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Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

3 Juin 2019, 08:33 Message

La curée.

Le sous-fifre Wauquiez n'avait pas fini son annonce de démission, que tout le petit marigot qui occupe l'espace politique censé revenir aux conservateurs (qui se savent plus depuis longtemps ce qu'il s'agirait de "conserver" — ne parlons pas de le voir renaître de ses cendres) se précipitait pour se disputer les oripeaux d'une "droite républicaine" défaite et défunte. Marine, Marion, les affidés de Macron, les traîtres les mieux capables de figurer dans une série B tel un Solère, l'insubmersible Copé : rien n'a manqué au chevet du cadavre. Charognards eux-même plus que moribonds, vieux receleurs du rapt et du viol permanent de la démocratie et du pays depuis des décennies, tous bien incapables de faire autre chose que de grenouiller encore et toujours, en agitant la vase putride qui leur sert de milieu.

La parenthèse Bellamy est bien refermée, qui, au demeurant, était une impasse non pas par les "valeurs" — ce terme qui n'en a aucune, de valeur — qu'elle portait, mais par les contradictions flagrantes qui la travaillaient et surtout l’écœurant cloaque qu'elle couvrait d'un voile pudique, et bien naïf.

Macron sait surtout détruire, "déconstruire" (c'est son côté "intellectuel"), et prospérer sur les ruines qu'il organise. Après tout, c'est bien en phase avec l'état réel de la France, ou de ce qu'il en reste — i.e. si peu.

Pendant ce temps la submersion continue, le basculement démographique est en vue, et la perte sans retour possible du pays se vérifie chaque jour un peu plus. L'agonie est encore trop longue. Paraît-il que l'espérance gît et demeure précisément au fin fond du désespoir. Sans doute. Elle aurait tout de même besoin d'un sérieux coup de pouce. On voit mal qui ou quoi pourrait s'en charger.


***


Bien vu.

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Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

4 Juin 2019, 09:06 Message



Une "bourgeoisie nationale" ? C'est comme le "libéralisme conservateur". Un parfait oxymore, une illusion totale, aujourd'hui comme jamais. De Gaulle disait juste, tout comme Mitterrand. Simplement, désormais, l'émancipation de cette classe est totale, quasi absolue, et elle dirige le monde, ou du moins le pense — il est vrai qu'elle est la seule à danser, mais la musique la mène bien plus que l'inverse. Et cette musique qui mène le bal est une course à l'abîme.

Aucune "coalition" politique, fut-elle arlequinesque, ne pourra s'opposer à cette préemption du pouvoir par ce qui demeure une minorité, même quelque peu élargie à ses affidés et domestiques. C'est ce que le dernier scrutin a montré avec éclat. Aucune combinaison sociologique ne le pourra non plus. Seule le retour "du" politique, fondé sur un regard entièrement nouveau quant à ce qui survient le pourrait — sous toutes réserves. Voilà qui donne à penser.

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Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

4 Juin 2019, 16:20 Message

Un champion du monde.
Que le QI d'une girouette n'empêche pas une carrière politique, bien au contraire.
Ce qui interroge tout de même sur celui des Niçois.


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Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

5 Juin 2019, 08:36 Message

Pas mal (bon, citer PMC est tout de même étrange dans le cadre d'une telle tentative de s'échapper par le haut de la nasse...). "Cela donne à penser" : encore beaucoup d'effort pour tâcher d'y parvenir tant soit peu, camarade, mais ta réaction "va dans la bonne direction".

Qui, demain, pour prendre la tête du camp des patriotes ? (Bd Voltaire)

« Nous attendons Clemenceau, espérons de Gaulle ; certains les imaginent en jupon, les uns sortant la carte de la tante, les autres celle de la nièce, sans voir qu’aucune ne peut incarner l’âme de la patrie tout entière. L’appel « anti-Macron » et le tropisme hégémonique du Rassemblement national illustrent cette machine à perdre.

Alors, qui : Julien Aubert, Florian Philippot, François Asselineau ? Bien sûr que non ; les barons des partis déchus, encore moins ! Zemmour, Ménard seraient-ils dans leur rôle ?

Allons plus loin. Imagine-t-on le « propre-sur-lui » Bardella ou « l’enfant-de-Marie » Bellamy face aux autres chefs d’État dans un G8 ?

Le camp des patriotes ne dispose donc pas d’un chef incontestable, rassembleur, mobilisateur et ayant en lui les ressources humaines et culturelles nécessaires pour être admis, passée l’élection, par les citoyens qui n’avaient pas voté pour lui. Quelqu’un capable, aussi, de composer avec l’État profond, condition obligatoire du succès d’une politique de rupture. 2022 est déjà l’horizon ; changeons de méthode puisque nous n’avons pas ce dirigeant qui pourrait l’emporter sur Emmanuel Macron et son funeste dessein de mort de la France ; ayons le projet qui pourra écraser le représentant de la dictature mondialiste.

Utilisant le modèle des plates-formes de financement participatif, il faut créer notre projet politique, global, cohérent, novateur, enraciné dans notre histoire mais se projetant bien au-delà du replâtrage crispé de la Macronie. Sans rien renier du passé, sans rien s’interdire au futur. Et qui donc, mieux que des intellectuels, pour avoir cette capacité à l’imagination, la liberté de pensée et le gout de la démarche rationnelle ?

MM. Sapir, Todd, il est temps, non de soutenir un candidat, mais de renoncer à un certain conformisme politique ; Mme Le Pourhiet, M. Finkelkraut, allez un peu plus loin qu’un regard de sphinx ; et vous, Onfray, Coûteaux, vous savez bien que le temps ne fait pas de surplace.

Vous cités, et tant d’autres, qui détenez une parcelle de vérité, cloisonnée dans vos conforts et habitudes, larguez les amarres idéologiques, quittez la sécurité des cercles de pensée ; osez le large, le périple, l’odyssée, la confrontation avec les éléments sectaires déchaînés, voilà l’aventure ou vous convient les citoyens.

Puis, après les tempêtes que Poséidon-média aura lancées contre vous et votre outrecuidance d’hommes libres, débarquez sur terra incognita, le lieu vierge, la planète des idées pures, des chemins jamais empruntés ; inventez ce monde nouveau où l’homme respectera la nature parce qu’il se respectera lui-même, où l’immédiateté planétaire cessera d’être tyrannique, où s’achèvera le règne de l’argent corrupteur.

Puis, sur cette construction éminemment politique, tellement française, sur ce socle idéologique, se juchera un franc et loyal porte-parole, un personnage honnête et talentueux, probablement sans toutes les qualités qu’il faut pour conquérir le pouvoir mais disposant de celles nécessaires à l’exercer. »


***

Il y a bien plus "corrupteur" que "l'argent" : ce dont il est le vecteur.

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Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

6 Juin 2019, 09:04 Message


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Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

8 Juin 2019, 08:31 Message

Présidentielle 2022 : l'hypothèse Éric Zemmour (Le Point)

« Comme Patrick Buisson, l'auteur du Suicide français n'est pas tendre à l'égard de la présidente du RN. L'histoire Le Pen (Marine) et Zemmour reste d'ailleurs à raconter. Le journaliste du Figaro la trouve tout bonnement inapte, comme beaucoup de ceux qui gravitent autour du parti, ceux qui composent cette fameuse "droite hors les murs". Zemmour considère qu'elle a atteint un plafond de verre, qu'elle porte une malédiction liée à son nom, que le résultat des européennes est en réalité à relativiser et qu'en outre, elle se fourvoie dans son analyse des problèmes. S'il est moins dur avec Marion Maréchal, le journaliste voit d'un mauvais œil son libéralisme économique. "Alors, vas-y  !" lui rétorquent ses proches qui voudraient le voir porter les thèmes du « grand remplacement », de « l'invasion migratoire » et de "l'islamisation de la France" en 2022 et éviter à tout prix un second tour Macron-Le Pen. Mais n'est-il pas périlleux d'être à ce point radical quand on aspire à parler à une partie des électeurs de Jean-Luc Mélenchon  ? Et lui-même, Zemmour, est-il suffisamment armé pour mener une campagne présidentielle, qui ne se fera pas sur le seul terrain de l'identité  ? "Les gens s'en moquent. Ils veulent une direction, deux ou trois idées fortes, une incarnation, et se foutent des modalités d'application. Eric est une star", prêche un de ses admirateurs. »

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Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

9 Juin 2019, 09:14 Message

« Nous sommes de ceux qui souhaitent la réussite impérative de la France, c’est pourquoi nous voulons la réussite du président de la République et du gouvernement car rien ne se construira sur leur échec », écrivent ces 72 élus locaux, venus "de la droite et du centre".

Interviewée par le magazine Le Point, Emmanuelle Mignon, une ancienne conseillère de Nicolas Sarkozy, a notamment estimé que l’actuel chef de l’État était « le meilleur président de droite qu’on ait eu depuis un certain temps », qui a « fait des réformes qui vont dans le sens souhaité par l’électorat de droite ».

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Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

11 Juin 2019, 08:04 Message

État des lieux.

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Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

12 Juin 2019, 08:36 Message

72 élus qui regretteront vite d’avoir rallié Macron (Bd Voltaire)

Hureaux y va un peu fort dans la comparaison, mais ce n'est pas un bobardeur, plutôt un "vieux de la vieille".

« Rappelons que seulement 11 % des inscrits ont, en votant Renaissance, décerné un satisfecit à Macron. Et encore ce chiffre comprend-il un fort vote légitimiste de personnes âgées ou très âgées qui votent toujours pour le pouvoir en place ; tout le contraire de forces vives. Clamer que c’est une victoire pour le pouvoir, c’est de la communication, pas de l’analyse.

Néanmoins, illusionné par cette fausse victoire aux européennes, enfermé dans un autisme idéologique désolant, lié par ses engagements européens, le Président imagine qu’il peut désormais ne rien céder. Il a tort.

Il ne faut pas enterrer trop vite le mouvement des gilets jaunes. Quoiqu’il paraisse s’étioler, il a exprimé un mécontentement au sein de la société française d’une profondeur inégalée. Même s’il prend d’autres formes, rien ne laisse supposer que ce mécontentement va s’apaiser, au contraire.

La situation économique ne va pas s’améliorer.

L’affaire Alstom, relancée par Olivier Marleix – un des rares députés de l’opposition qui fasse son travail -, pourrait bien déboucher sur une grave crise. D’autres scandales peuvent éclater.

Nous faisons là plus qu’un pronostic. Face au désastre de 1940, beaucoup de Français, accablés, se sont précipités dans les bras de Pétain. Quand de Gaulle est entré en Résistance, il a au contraire prédit que l’Allemagne allait perdre : ce n’était ni de la divination, ni de l’intuition, ni un pari, mais une prévision rationnelle. Nous faisons de même.

Il est aujourd’hui probable que les 72 élus transfuges (qui, soit dit en passant, donnent une déplorable image de la classe politique) voudront faire oublier ce choix au printemps prochain. »

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Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

12 Juin 2019, 21:30 Message

Interview à noter de Patrick Buisson ce soir sur LCI.
Si j'en trouve l'enregistrement, je le publierai ici, bien entendu.

L'homme, avec son caractère et ses idées, est bien à la peine pour imaginer une quelconque issue à la situation politique de notre pays. On le comprend. Il s'y escrime toutefois. Il constate que si rien n'est fait, Macron sera réélu en 2022, et que la décomposition sera sans fin. Il analyse comme on l'a fait ici la récente sortie de Marion Maréchal : à côté de la plaque, regrettablement explicable par la seule nécessité de se rappeler au bon souvenir du public quand on sent que les choses tournent autrement qu'on l'avait prévu, et que l'on se retrouve pris à contre-pied. Très en-dessous de ce que certains pouvaient espérer d'elle ; très au niveau qu'on lui a toujours connu, AMHA, nonobstant ses indéniables qualités, d'autant plus remarquables eu regard à son jeune âge. "L'union des droites" ? Un leurre, une impossibilité, une lubie. Alors ? Il confirme qu'il travaille avec Zemmour et quelques autres à l'élaboration d'une plate-forme, en vue de, peut-être, si cela débouche sur quelque chose, envisager une irruption dans le prochain débat présidentiel pour proposer une rupture complète. Sur quelle base ? C'est là que cela se complique... Constater que les libéraux sont retournés à leur origine, de gauche, que les deux bourgeoisies se sont enfin réunies pour défendre leurs intérêts de caste sous l'égide du "progressisme" modernant, et que, bien qu'elles ne pèsent que 10% du corps électoral, et ne soient capables que d'en agréger tout au plus 20%, cela leur suffit à mener le bal à leur guise : fort bien. Pour casser la machine infernale, décider que le clivage est désormais entre libéraux et anti-libéraux, qu'il faut donc regrouper les souverainistes - conservateurs - anti-libéraux de droite et de gauche pour sauver le pays, en élaborant un programme politique de nature à les rassembler : là, on peut sérieusement s'interroger. Sans avoir de baguette magique pour autant, et tout en étant attentif à ce que ces deux là pourraient nous sortir.

Une rupture, une véritable et profonde rupture, sans doute est-ce la seule possibilité pour pouvoir renverser une situation si désespérée ; une charge héroïque, sabre au clair, non sans avoir bien mûri une stratégie et un angle d'attaque ; c'est-à-dire en ayant pensé à fond "ce qui survient", et ce qu'il est encore possible de faire. On en est encore loin ; et l'on y restera tant que l'on n'aura pas revu de fond en comble la question existentielle. Du reste, Buisson l'a presque effleurée, en présentant un moment son nouveau "clivage" comme étant celui qui oppose ceux qui ont encore le "sens du commun", et ceux qui ont pris le parti de l'individualisme à tout crin. C'est un début — bien modeste. Ce clivage, il traverse tout un chacun.

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