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Petite jacquerie d’extrême droite

Sur la politique du pays, et sur l'actualité
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Re: Petite jacquerie d’extrême droite

25 Janvier 2019, 08:58 Message




***


Cahiers de doléances : rien de nouveau au royaume de France ? (Bd Voltaire)

« Qu’il soit arrêté… que la France est une monarchie héréditaire dans la maison régnante, de mâle en mâle, par ordre de primogéniture.

Que le pouvoir d’établir des impôts appartient à la nation seule.

Que la liberté de la presse soit autorisée, avec les modifications nécessaires pour maintenir l’ordre public, les mœurs et la religion.

Qu’il ne soit fait aucun emprunt que du consentement de la nation.

Que la justice soit rapprochée des justiciables ; en conséquence qu’il soit érigé des cours souveraines à une distance convenable.

Que le déficit soit déterminé d’une manière invariable.

Qu’examen soit fait des titres des pensions et gratifications, pour éteindre celles qui ne sont pas fondées sur des services rendus à l’État, et réduire celles qui sont exorbitantes.

Que dans les impôts à établir, ceux sur les biens-fonds* n’écrasent pas la classe indigente, par leur poids ou leur inégalité ; ceux sur les personnes atteignent principalement les rentiers et capitalistes, et ceux sur les consommations tombent principalement sur les marchandises étrangères et de luxe.

Que les différents droits de péage sur les rivières, les routes et à l’entrée des villes soient supprimés.

Que la paie du soldat soit augmentée…

Que dans les examens des chirurgiens qui se destinent au service des campagnes, il soit apporté autant d’attention et de sévérité que pour ceux qui s’établissent dans les villes. »

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Re: Petite jacquerie d’extrême droite

25 Janvier 2019, 18:05 Message

Pour ceux qui ont perdu le Nord, voici la boussole qui indique à tout coup le Sud :

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Re: Petite jacquerie d’extrême droite

29 Janvier 2019, 09:53 Message

La petite combine marcrono-tapiesque a du plomb dans l'aile.

Liste «gilets jaunes» : deux défections, cinq jours après son lancement (Le Figaro)

Pour le fameux Hayk, qui habille bien son affaire, il a du sentir qu'il se retrouvait dans un cadre qui penchait trop à droite...

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Re: Petite jacquerie d’extrême droite

29 Janvier 2019, 18:23 Message

La " boussole " a besoin d'urgence d'un autre entartage SVP

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Re: Petite jacquerie d’extrême droite

30 Janvier 2019, 09:49 Message

Pas mal du tout, d'un "auto-entrepreneur".

Le gouvernement n’a pas le choix, le peuple non plus, n’a pas le choix. Le clash est inévitable ! (Bd Voltaire)

« Parlant de l’Italie, l’économiste et entrepreneur Charles Gave avait pronostiqué une querelle de légitimité. Qui a le vrai pouvoir de décision ? Est-ce le peuple italien qui vote ou bien la Commission de Bruxelles, organe à la fois non élu et impossible à révoquer ?

Par une ruse de l’Histoire, c’est en France avec les gilets jaunes que ce problème de légitimité s’est déclenché en premier. L’Histoire réelle est souvent la rencontre de déterminants structurels et de l’écume des jours de la vraie vie.

Tout a commencé avec une « banale » augmentation du prix du gazole. Banale, mais celle de trop. Le peuple français s’est révolté. Le gouvernement s’est entêté. En fait, il n’avait pas le choix. Car le budget de l’État est à la dérive. Il n’y a aucune maîtrise des dépenses et le ruineux tsunami migratoire n’arrange rien. Côté recettes, tout est en baisse. La TVA sur la consommation est en baisse, l’appauvrissement des Français étant bien réel. L’économie est rongée par cette monnaie toxique appelée euro. Les taxes sur l’essence augmentent mais les recettes baissent, car les gens roulent de moins en moins. Entre la fraude légale et les faillites, il ne reste pas grand-chose à traire dans les entreprises.

Le gouvernement n’a pas le choix, le peuple non plus n’a pas le choix, car il faut joindre les deux bouts. Le clash est inévitable.

Nous vivons une époque merveilleuse où les acteurs ne comprennent pas ce qu’ils font.

Les journalistes crient à la liberté de la presse alors que la plupart des médias sont la vitrine audiovisuelle du Système. Ils sont aussi indépendants que la vitrine des Galeries Lafayette. Ils ne sont que l’instrument de formatage mental du nouvel ordre mondial.

Le peuple n’a pas (encore) compris que le gouvernement est en guerre contre lui. Il veut plus de démocratie et il est lassé de subir des élections « chèque en blanc », où la caste au pouvoir prétend puiser le droit de faire ce qu’elle veut sans rendre de comptes à personne. Elle répond aux gilets jaunes à coups de matraque et de Flash-Ball® en les accusant de menacer la démocratie… Un bel exemple d’inversion accusatoire.

À quoi sert cette mascarade du grand-débat-sur-rien lancé par Macron ? Sans doute à plusieurs choses : saturer l’espace médiatique avec un agenda préétabli, se donner l’apparence d’une légitimité démocratique, totalement inexistante. Macron croit être Président, il est un pantin de luxe au service des banques. Sa bulle d’autosatisfaction lui tient lieu de bunker. Macron ne sait pas qu’il joue le rôle du salaud.

Dans une guerre, il est difficile de savoir à l’avance qui va gagner. Quoi qu’il advienne, le peuple français joue sa survie à court terme. Soit les gilets jaunes sont matés, et la France continuera d’être liquidée. Soit le gouvernement de Macron tombe. Combien y aura-t-il de morts et d’éborgnés ? Nul ne sait. La fin de l’histoire n’est pas encore écrite. »

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Re: Petite jacquerie d’extrême droite

31 Janvier 2019, 09:47 Message

De même : pas mal du tout.

Levavasseur, Mourlaud, Nicolle, Drouet : les Gilets jaunes valent mieux que leurs leaders (Bd Voltaire)

Particulièrement ceci :

« Tous ces leaders-là, chacun avec ses postures, ne sont pas très sérieux. Ils sont, quelque part, aussi dépassés par le mouvement qui les a fait émerger que le pouvoir lui-même. En un sens, ils justifient le mépris et les haussements d’épaules des Français favorables à Macron, et de beaucoup d’autres. Ils mettent, aussi, mal à l’aise bien des gilets jaunes. En fait, dans ces figures, on a le choix entre des mamans dépassées mais qui veulent bien faire et des post-ados éruptifs, excessifs et un peu immatures. Cela manque de père [je souligne]. Et, ce qui n’arrange rien, c’est que le pays a à sa tête un individu du même type. Macron-Drouet : même excès et même erreur de casting. Or, des pères et des grands-pères, il y en avait beaucoup sur les ronds-points. D’où la discordance entre la base et ses représentants. Jusqu’au sein des gilets jaunes eux-mêmes !

Et pourtant. Et pourtant, malgré l’inadéquation de ces représentants, malgré l’incompréhension du gouvernement et d’une partie des Français, le mouvement des gilets jaunes, précisément par son incapacité à exprimer l’ampleur du malaise, par ses non-dits, ses exaspérations, est un phénomène profond et durable car il vient de loin. Il est l’éruption causée par un virus latent. La fièvre et les boutons passeront. Mais, tant que la maladie sera là, d’autres explosions seront prévisibles.

Un peu comme une crise existentielle. L’adolescent ou le quadra en crise ne parviennent pas à exprimer ce qui ne va pas, ce qu’ils veulent, voudraient ou ne veulent pas. Ils le font avec excès. Mais la crise n’en est pas moins profonde et réelle.

Les gilets jaunes souhaitaient l’instauration du référendum révocatoire. Ils ont raison de commencer à l’appliquer à leurs premiers leaders. Leurs déclarations, aussi délirantes ou excessives soient-elles, ne les discréditeront pas. »


***


"Cela manque de père"... mais le très fameux "il est interdit d'interdire", devenu l'alpha et l'omega du "progrès" soutenu par les lobbys de la déconstruction minoritiste, pour le plus grand profit des marchands de tous ordres, ce slogan ne dit pas autre chose que le programme que l'on voit se dérouler implacablement au cœur de nos sociétés "avancées" (comme on le dit de la décomposition d'un corps), soit l'élimination systématique et revancharde de toute trace paternelle.

Implacablement, certes ; mais voilà : comme dirait l'autre, l'homme est une race étrange, il a toujours été très rare. Diogène, déjà, avec sa lanterne... Mais il a toujours existé, il a survécu à toutes les vicissitudes de l'humanité en déshérence. Ce ne sont pas les pitoyables (si féroces) règlements de compte de fragments d'humanité mal finis, ou pas finis du tout, même adossés à l'imperium technique, qui empêcheront le très peu que cela concerne de se tenir, et maintenir. C'est bien le seul espoir que l'on puisse conserver.


***



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Re: Petite jacquerie d’extrême droite

2 Février 2019, 22:56 Message

Acte XII.
On prend les mêmes, et on recommence.

Selon l'Intérieur, vers 17 h 00 : 17 000 manifestants dans toute la France.
Selon un comptage manuel effectué par un cabinet indépendant pour BFMTV (!) : 13 500 manifestants à Paris. Evaluation globale, à la louche : entre 80 et 150 000 manifestants dans toute la France. Le mouvement s’essouffle, le "grand débat" est un succès.

Un journaliste s'est pris un flash ball dans la tête. Ah... la profession va peut-être se mobiliser ? Le chef de l'UNL syndicat lycéen, s'est fait détruire le pied par un autre tir. Ce n'est pas tellement mieux que dans la tête... Des "antifas" ont attaqué les gilets jaunes à Paris et Nantes. Il faut dire que ces derniers ont tout fait pour les virer du cortège.

Etc.

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Re: Petite jacquerie d’extrême droite

3 Février 2019, 14:57 Message


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Re: Petite jacquerie d’extrême droite

4 Février 2019, 09:38 Message

Pas faux.

Acte XII : chaque acte est unique et voici pourquoi (Bd Voltaire)

« Mais si chaque acte est unique et mérite l’intérêt de l’observateur, c’est par la durée et le rythme inédits que ce mouvement a imposés à la vie du pays. Jusqu’au 17 novembre, et jusqu’à début janvier pour les plus sceptiques – ou les plus macroniens -, on pensait que la vie publique était rythmée par les séquences et les fenêtres médiatiques décidées par le pouvoir. Pouvoir qui espérait que les fêtes allaient tuer le mouvement en décembre, puis le début du grand débat, puis… Certains le croient encore ou essaient de le croire, mais personne n’ose s’avancer sur la fin : la clôture du grand débat et l’initiative du Président (référendum ?), les élections européennes ? Rien n’est moins sûr : ces échéances, surtout si elles étaient mal gérées ou donnaient lieu à des récupérations ou des manipulations du pouvoir, pourraient au contraire raviver l’incendie. Il faut espérer que nos dirigeants en aient conscience.

Même le grand débat, qu’il suscite méfiance ou engouement (et les deux ne sont pas exclusifs), s’il était censé éteindre le feu, ne fait que l’entretenir. D’abord, il valide l’action des gilets jaunes car même des intervenants qui leur sont hostiles reconnaissent que, sans eux, il n’aurait jamais eu lieu. Ensuite, le scepticisme et parfois la rugosité des revendications des gilets jaunes – comme la question migratoire – parviennent à s’y frayer un chemin, non sans mal. Enfin, ce débat, essentiellement animé par les élus locaux, révèle de façon nette la coupure entre la France exaspérée des gilets jaunes et ses représentants. Même ces maires, qui sont pourtant les moins mal aimés de nos élus, avouent que la situation leur échappe, comme on peut le voir dans le reportage du Monde de Patrick Roger « Sur les petites routes du grand débat ».

Le temps qui passe n’est pas l’ennemi des gilets jaunes mais leur plus sûr allié, désormais. Ils sont au-delà de l’essoufflement. Ils ont mis sur la table le résultat de décennies d’évolutions et ceux qui ne voulaient pas le voir parce que, finalement, eux n’en subissaient pas de trop mauvaises conséquences sont bien obligés de regarder, d’analyser, de reconnaître qu’ils ont très souvent raison, chacun avec ses chiffres, son expérience, son sentiment d’injustice – ou ses blessures. Et c’est forts de ce concret qu’ils ont imposé leurs thèmes et, en dernier lieu, ce débat sur le maintien de l’ordre et l’usage de certaines armes contre eux.

Ce climat n’a pas fini d’infuser dans l’opinion publique, entraînant inévitablement un questionnement de plus en plus explicite sur les responsabilités des dirigeants français ayant causé cette situation. »


***


En résumé : avec ce mouvement, le réel a décidé d'être ouvertement têtu, activement obstiné. Dès lors, on peut encore compter sur lui. La preuve par la durée, mais pas seulement : de la "décomposition" du mouvement nait une décantation. C'est visible, et tout à fait intéressant, du côté de la réaction à l'entrisme gauchiste, même s'il ne cessera jamais (aujourd'hui c'est plutôt la CGT qui s'y colle), car ces parasites idéologiques ne vivent que de cela, et de leurs fantasmagories langagières — qu'ils veulent à toute force faire partager à tout le monde.

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Re: Petite jacquerie d’extrême droite

4 Février 2019, 18:08 Message

Acte XII, Toulouse : Vincent Lapierre violemment agressé par les antifas (Nouvelles de France)


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Re: Petite jacquerie d’extrême droite

10 Février 2019, 10:07 Message

D'un dirigeant de PME.

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D'un autre, cadre : « La France a besoin de respirer.

Alors, merci, les gilets jaunes, pour cette bouffée d’oxygène. Merci pour votre combativité, pour votre sens du bien commun, pour votre humanité. Merci pour les nuits passées dehors. Merci pour les risques que vous prenez. Merci pour vos blessures. Merci pour votre persévérance. Merci pour vos gardes à vue. Vous êtes sans cesse critiqués, bousculés, caricaturés, insultés. Mais vous ne faiblissez pas.

Il y a, dans votre combat, beaucoup de naïveté, d’amateurisme, d’erreurs. Il vous manque des généraux. Vos revendications sont souvent irréalistes. Mais, malgré ça, vous tenez. Vous ne vous battez pas pour vous mais pour le bien commun.

Vous êtes en train de créer une occasion historique de changer le cours des choses. Vous. Avec vos gilets jaunes et vos lunettes de piscine. Face au mépris de ceux censés porter les valeurs de la France, mais qui ont renoncé. Face aux bobos égoïstes et indifférents. Face à Macron et à son clan. Face à un rouleau compresseur inhumain et « progressiste» qui, jusqu’à présent, écrase tout sur son passage.

« Vous tiendrez jusqu’à ce qu’on vous relève. »

Respect aux gilets jaunes. » (Bd Voltaire)

***


Grâce à Ranceinfo, payé par nos impôts, c'est le grand retour du thème : "les GJ sont noyautés par l'extrême-droite". Les manœuvres pour discréditer le mouvement tournent un peu en rond. La résilience à celles-ci du public est aussi remarquable que celle des GJ proprement dits.

Un pauvre type, dont la vénalité n'a d'égale que son absence totale d'un quelconque talent, un lèche-cul macroniste de la première heure, vient en renfort :


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Re: Petite jacquerie d’extrême droite

10 Février 2019, 11:23 Message

Belle brochette...

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Re: Petite jacquerie d’extrême droite

10 Février 2019, 12:40 Message

Intéressant retour du policier du syndicat France Police.




RT marque des points, tous les jours.


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Re: Petite jacquerie d’extrême droite

10 Février 2019, 17:38 Message

Je ne suis pas les débats sur le sujet d'assez près, mais dans les tables rondes diffusées sur YouTube, dont celle-ci sur RT, que je peux regarder, je ne vois pas avancé le thème du référendum, sa question donc, qui à mes yeux s'impose comme allant de soi : le RIC. Le référendum Macron devrait avoir cela pour question posée au peuple : "Souhaitez-vous voir institué le RIC-Carl ?" (assortie de quelques lignes minuscules explicitant l'objet). Le référendum envisagé devrait en effet avoir pour question l'institutionnalisation du RIC-Carl. Si les citoyens votent (manuellement aux urnes, tout vote électronique étant exclus) pour, Macron serait tenu de s'incliner (comme De Gaule en son temps), et convoquer des élections législatives ET présidentielles à court terme. Dans le cas contraire, il serait entendu qu'il déclarerait l'état d'urgence en annonçant l'interdiction de TOUTES manifestations pendant un durée déterminée. La sortie de crise serait sûre : sortie de Macron ou sortie des Gilets jaunes de la scène politique en vertu du fait que cette revendication, le RIC, est centrale à leur action.

Au lieu de cela, on voir l'intéressé faire l'intéressant, pérorer en public et en manches de chemise (blanche) dans l'espoir d'imposer son message dans les consciences, fort simple et immuable le message : "Je sais mieux que vous ce qui est bon pour vous et je vous intime d'admettre qu'il en ainsi aujourd'hui comme il en sera ainsi demain". C'est l'antienne de l'autocrate, celle de l'homme "aux pleins pouvoirs". La communication d'un Pierre Laval au printemps 1944 n'était pas différente : "Je ferai le bonheur des Français malgré eux" annonçait-il à ses ministres.

A défaut de trancher la crise par un référendum sur le référendum, le dialogue de sourd qui s'est instauré entre les GJ (et le populaire qui les soutient) et Macron soliloquant s'éternisera jusqu'à un point de rupture, celui que pourrait apporter un "quarteron de généraux". Comme en Thaïlande, où en mai 2014, si l'on s'en souvient encore : la crise qui voyait s'opposer "chemises rouges" et "chemises jaunes", qui durait depuis des mois, fut résolue définitivement par un coup d'état militaire. Après tout, n'a-t-on pas vu déjà en décembre dernier les chars de l'UE soviétoïde menacer les manifestant ? Nul doute que "quelque part" existe un Plan B bis de cet ordre.

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Re: Petite jacquerie d’extrême droite

11 Février 2019, 13:04 Message


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Re: Petite jacquerie d’extrême droite

13 Février 2019, 10:19 Message

« Il y a, aujourd’hui, deux France : l’une, minoritaire, se sent à l’aise dans un pays qui offre beaucoup d’attraits dans un monde sans frontières. Elle détient une grande partie des canaux d’information et influence le public au-delà d’elle-même. L’autre est majoritaire : elle ressent l’appauvrissement du pays, le déclassement de la France dans le monde comme son propre déclassement en France, le détachement des prétendues élites à son égard et, sujet tabou, le remplacement de la population qui s’opère. C’est un sentiment de trahison qui anime la hargne des gilets jaunes et qui, au-delà des revendications matérielles, réclame qu’on donne la parole au peuple pour qu’il puisse affirmer qu’il existe toujours et voudrait que ses dirigeants lui ressemblent. » (Ch. Vanneste)


***


Le mouvement des "gilets jaunes" perdure envers et contre tout ; il pourrait même connaitre un printemps. Ce qui agace beaucoup de monde, y compris dans "notre camp". Il est vrai qu'il n'a ni queue ni tête ; et c'est très bien ainsi, en vérité, cela ne dérange que ceux qui entendent régler les choses "comme d'habitude", ce qui ne peut plus être le cas. Il est vrai aussi qu'il est l'objet d'instrumentalisation et de récupération ; mais il est tout aussi vrai que ces tentatives échouent les unes après les autres, y compris la dernière en date, en trompe-l’œil, de la CGT. Elles ne servent qu'à l'affaiblir temporairement, le diviser un peu, le détourner en partie seulement. Reste, obstinément, la revendication d'un certain réel à ne plus vouloir jouer le jeu de l'idéologie dominante, et dominée elle-même par la folle dérive d'un idéalisme aussi a-transcendental que possible, et d'autant esclave de la seule raison qui vaille : la raison technique ; laquelle induit toujours plus d'aberrations, et partant de raisons de vengeance du réel, précisément. Ou bien, à tout le moins, de l'Histoire. C'est une course poursuite entre une aporie radicale et suicidaire d'une part, et d'autre part une résistance, désespérée quoique relativement placide ; les gilets jaunes, qu'on le veuille ou non sont sur cette ligne de fracture, représentent peut-être une ultime chance d'effraction et de reprise de quelque chose de plus vivant, et humain. Pestez, comme le font de plus en plus volontiers ceux qui se pensent encore relativement à l'abri, contre l'existence de cette révolte, c'est comme pester après la pluie. Il serait temps que ces derniers reprennent leurs esprits, car ce n'est pas de ce mouvement lui-même que viendra l'éclaircie, mais de ceux qui sauront le comprendre.


***


Sondage Ifop : 46 % des gilets jaunes adhèrent à la théorie du "Grand Remplacement".

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