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Petite jacquerie d’extrême droite

Sur la politique du pays, et sur l'actualité
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Re: Petite jacquerie d’extrême droite

1 Décembre 2018, 10:42 Message

Je partage pleinement ces dernières réflexions Didier. Si ce mouvement est sans programme, sans chef et sans ligne politique claire, directrice, c'est précisément à cause du caractère de totalité de ce à quoi il s'oppose. C'est contre un tout qu'il est mobilisé et ce tout est si plein qu'il est inanalysable : la spoliation de ce peuple est amenée par un programme pan-européiste qui veut son remplacement par un peuple-client neuf. L'énormité de ce programme paralyse l'analyse au plan national où le président français n'est plus rien qu'un instrument, un chaînon de la machine institutionnelle et économique qui déploie ce programme. Le nexus des problématiques comporte des dimensions imbriquées : raciale, civilisationnelle, économique et budgétaire.

Mais il y a, comme toujours dans les mouvements insurrectionnels, une perte de confiance et de respect envers cet instrument programmatique qui a nom Emmanuel Macron. Pour la première fois depuis fort longtemps, le magistère présidentiel est mort en France. Il n'est plus. Le consentement à lui obéir s'est envolé ces derniers mois, depuis le début de l'été : trop de mascarades (à commencer par celle, insupportable, du 14 juillet à l'Elysée) a tué la marrionnette dans les coeurs populaires. La France des gilets jaunes est à présent déterminée à la mettre bas, et ce faisant, se prouver et prouver au monde que cette France, non content d'exister, est la vraie France. Le ressenti de l'équipe gouvernementale et de ses porte-voix médiatiquee est juste : cette France ne veut pas de celle qu'ils tiennent par tous les moyens à lui imposer, d'où les traits venimeux que cette équipe lui porte : "peste brune", "raciste", etc. Comme Louis XVI, elle périra lucide.

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Re: Petite jacquerie d’extrême droite

1 Décembre 2018, 23:30 Message

La jacquerie tourne à l'insurrection.

Il y a certes des "casseurs" organisés, pour l'essentiel "d'extrême gauche", et de la racaille, notamment du 9-3, qui se mêlent opportunément aux gilets jaunes, en apportant un certain savoir faire en matière de guérilla, chaos, et pillage ; mais les gilets en question sont aussi nombreux à participer aux exactions ou à suivre ce lumpen, c'est indubitable : c'est qu'ils sont vraiment en colère, de plus en plus même, et toujours aussi déterminés. Et le pouvoir risque d'attendre encore longtemps une réaction indignée des Français devant ces frasques : il semble même qu'elles augmentent à chaque fois la popularité du mouvement et le soutien dont il bénéficie. Macron mesure mal le rejet franc et net dont il fait l'objet, et même la haine qu'il suscite de plus en plus. On entre peu à peu dans une autre dimension, ce qui affole les plus lucides ou les moins idiots des "commentateurs" de service.

Plus remarquable : de nouvelles têtes sont apparues sur les chaînes dites d'info pour "porter" la parole des révoltés, qui se sont bigrement bien défendues, en assumant sans fard cette colère et ses suites, en sachant fort bien ne pas cautionner les violences mais les expliquer en renvoyant à leur responsabilité gouvernement, médias, et politicards. Qui sème le vent, etc. Plus généralement, il était intéressant de voir comment ces gens, aussi peu familier des médias que possible, et sous le feu roulant cette fois franchement agressif et critique des journalistes en meute, que tout cela dépasse et qui commencent à en avoir marre de ne pouvoir tourner en rond comme d'hab, comment ces gens ont réussi à tenir bon, c'est-à-dire à dynamiter systématiquement le jeu de rôles auquel on les convie, et à ne pas rentrer, d'aucune façon, à aucun moment, seul contre tous, dans les linéaments du discours convenu attendu avec impatience par les sbires médiatiques pour mettre un terme à cette effraction du réel, qui leur devient insupportable.

J'ai vu ce soir des interventions remarquables, argumentées, imparables, et même de la finesse politique face aux grosses ficelles des squatteurs d'écran. Plaisir de voir l'église revenir au milieu du village.

La messe n'est décidément pas dite.

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Re: Petite jacquerie d’extrême droite

2 Décembre 2018, 10:50 Message

P.S. dans le cadre susdit, un gilet jaune protestait contre les chiffres de l'Intérieur et leur usage par les journalistes ; un journaliste de BFMTV a aussitôt souligné qu'il avait bien dit que ces chiffres lui paraissait très sous-estimés, en renfort de son collègue qui tentait de justifier la pratique de ses pairs en arguant du fait qu'à chaque fois ils indiquaient ces chiffres comme étant ceux du Ministère, et que cela devait suffire pour que chacun "se fasse son opinion" ; à quoi le gilet a rétorqué que des contacts qu'ils avaient au sein de la Police lui avaient affirmé que le chiffre réel recensé par les services était de 38 000 personnes sur Paris. Chiffre invérifiable dit le journaliste : certes, mais que ne font-ils leur travail en allant enquêter auprès de toutes leurs sources, sachant qu'ils ne manquent pas de relais, et qu'elles sont volontiers bavardes avec eux ?

Depuis le départ de cette crise, le contrôle de l'information par le pouvoir est digne de l'époque de l'O.R.T.F. ; et le mensonge permanent, la sous-estimation du mouvement, les vieilles ficelles pour le pourrir et le décrédibiliser tournent à plein, avec la collaboration des principaux médias ; ce qui ne fait qu'attiser la révolte, ce dont ces cruches ne se rendent pas compte alors que leur pend au nez la sanction de leur forfaiture permanente, omniprésente, et de longue, très longue date.

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"Justice pour Adama"
"L'ultra-droite perdra"

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Re: Petite jacquerie d’extrême droite

2 Décembre 2018, 15:43 Message

"Les flics ne vont pas rester le dernier rempart face à l'insurrection. On n'en peut plus, nous non plus. On en prend plein la gueule en permanence alors maintenant, je sors de mon devoir de réserve, c'est très clair, je demande, j'en appelle au président de la République de prendre ses responsabilités, parce que les flics ne vont pas servir de dernier bastion quitte à laisser leur peau par terre. Ça, il en est hors de question" (Yves Lefèvre, policier appartenant à Unité SGP Police FO)

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Re: Petite jacquerie d’extrême droite

2 Décembre 2018, 15:48 Message

A encadrer.

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Re: Petite jacquerie d’extrême droite

3 Décembre 2018, 09:43 Message

Lettre ouverte à nos amis « gilets jaunes » les époux Ménard, Bd Voltaire

Suivie d'un bref commentaire.

« Chers gilets jaunes,

En quelques jours, vous avez réussi ce que personne, depuis des années, des dizaines d’années, n’avait même esquissé : vous avez donné un visage à cette France d’en bas, cette France populaire que nos élites ignorent – quand elles ne la méprisent pas.

En quelques jours, nos gouvernants et tous ceux qui les servent, qui les conseillent ou qui rêvent de leur succéder – partis, syndicats, médias… -, semblent découvrir cette France déclassée, souffrante, exaspérée que, grâce à vous, ils sont obligés, enfin, de regarder, de considérer.

En quelques jours, vous avez gagné à votre cause une immense majorité de Français – plus de 80 % ! – alors même que, dans les palais de la République, on s’évertuait à vous discréditer, on rêvait de vous voir vous essouffler, on guettait vos premiers faux pas.

En quelques jours, vous avez fait de la France des ronds-points un nouveau lieu de rencontre – parfois de fraternité – où les difficultés, les malheurs de chacun viennent nourrir les premiers cahiers de doléances que vous faites signer.

En quelques jours, tout en refusant porte-paroles autoproclamés, leaders consacrés par les médias, récupérateurs professionnels, vous avez imposé vos priorités – « vivre de mon travail », « respecter ce que je suis » – contre les cyniques pour qui tout est joué d’avance, tout est perdu d’avance.

En quelques jours, la « France périphérique » est devenue, sous votre pression, le nouveau bréviaire de ministres, d’élus qui, jusque-là, préféraient les dialogues convenus avec les partenaires sociaux, la « société civile » la plus policée, les associations subventionnées.

En quelques jours, vous avez démasqué ceux qui ont du mal à déjeuner pour moins de 200 euros, qui trouvent du boulot en traversant la rue, qui se plaignent qu’on claque un pognon de dingue pour les plus pauvres.

En quelques jours, vous avez redonné de la fierté aux provinciaux que nous sommes, avec notre accent, parfois nos mauvaises manières, notre façon de parler trop fort, trop haut, d’utiliser des gros mots (« le peuple », « les ouvriers », « les riches »…), de rappeler que nous sommes chez nous et que nous voulons le rester.

Mais voilà que vous êtes, maintenant, à la croisée des chemins. Pour gagner – en commençant par l’annulation des taxes à venir –, il vous faut éviter plusieurs pièges. Et répondre à plusieurs questions.

Pourquoi, alors que votre force est d’être au plus près du terrain – du bitume, en l’occurrence -, vous évertuer à « monter à Paris » où vous attendent ces casseurs, ces voyous qui effraient, scandalisent et révoltent à juste titre, ces meilleurs alliés de ceux qui ne s’emploient qu’à vous discréditer ?

Pourquoi, à la manière des grandes révoltes du Midi viticole du passé, ne pas faire de vos mairies de véritables bastions en demandant aux maires et à leurs conseils municipaux de prendre position, de recueillir vos listes de revendications et de les transmettre aux préfets et sous-préfets ?

Pourquoi ne pas appeler tous les Français – qui vous soutiennent sans pour autant venir grossir vos rangs – à vous rejoindre en un raz-de-marée de gilets jaunes affichés à leurs fenêtres, portés dans tous leurs déplacements, dans toutes leurs activités ?

Pourquoi ne pas exiger de tous les députés, quelles que soient leurs sensibilités, qu’ils demandent, de la plus ferme des façons, au président de l’Assemblée de les réunir en une séance solennelle – et aussi longue que nécessaire – au cours de laquelle chacun devra se prononcer sur les plus pressantes de vos revendications ?

Pourquoi ne pas inventer de nouvelles formes d’action susceptibles de gagner la sympathie de nos concitoyens qui hésitent encore à vous rejoindre ? Rappelez-vous, il y a un demi-siècle, ceux-là mêmes qui nous gouvernent ou leurs jumeaux descendaient dans la rue, exigeant que l’imagination soit au pouvoir. Prenez-les au mot. Ne tombez pas dans leurs chausse-trapes. Votre popularité est votre première arme. Ne vous la faites pas voler !

C’est en amis – ni donneurs de leçons, ni quémandeurs de voix – que nous nous adressons à vous. Élus d’une ville et de villages longtemps abandonnés par un État centralisateur, paralysés par des notables uniquement obnubilés par eux-mêmes, oublieux de leurs promesses, nous partageons votre constat : cela ne peut plus durer. Et cela ne doit pas durer.

Salutations fraternelles. »


***


Il faut en effet arrêter ces manifestations à Paris, erreur malheureusement renouvelée pour cause de fascination spectaculaire, (il faut donc y mettre un terme pas uniquement du point de vue de ce qu'elles permettent au pouvoir) ; et organiser le blocage des ports, terminaux pétroliers, aéroports, etc. Et, comme le suggère Ménard, faire le siège des mairies. Une colère décentralisée sera bien plus difficile à juguler ou pervertir ; et s'attaquer simultanément aux points névralgiques, dont ceux qui le sont surtout pour la classe "supra-laborieuse", serait bien plus rapidement efficace.

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Re: Petite jacquerie d’extrême droite

4 Décembre 2018, 22:12 Message

Didier Bourjon a écrit:Lettre ouverte à nos amis « gilets jaunes » les époux Ménard, Bd Voltaire

Suivie d'un bref commentaire.

« Chers gilets jaunes,

En quelques jours, vous avez réussi ce que personne, depuis des années, des dizaines d’années, n’avait même esquissé : vous avez donné un visage à cette France d’en bas, cette France populaire que nos élites ignorent – quand elles ne la méprisent pas.

En quelques jours, nos gouvernants et tous ceux qui les servent, qui les conseillent ou qui rêvent de leur succéder – partis, syndicats, médias… -, semblent découvrir cette France déclassée, souffrante, exaspérée que, grâce à vous, ils sont obligés, enfin, de regarder, de considérer.

En quelques jours, vous avez gagné à votre cause une immense majorité de Français – plus de 80 % ! – alors même que, dans les palais de la République, on s’évertuait à vous discréditer, on rêvait de vous voir vous essouffler, on guettait vos premiers faux pas.

En quelques jours, vous avez fait de la France des ronds-points un nouveau lieu de rencontre – parfois de fraternité – où les difficultés, les malheurs de chacun viennent nourrir les premiers cahiers de doléances que vous faites signer.

En quelques jours, tout en refusant porte-paroles autoproclamés, leaders consacrés par les médias, récupérateurs professionnels, vous avez imposé vos priorités – « vivre de mon travail », « respecter ce que je suis » – contre les cyniques pour qui tout est joué d’avance, tout est perdu d’avance.

En quelques jours, la « France périphérique » est devenue, sous votre pression, le nouveau bréviaire de ministres, d’élus qui, jusque-là, préféraient les dialogues convenus avec les partenaires sociaux, la « société civile » la plus policée, les associations subventionnées.

En quelques jours, vous avez démasqué ceux qui ont du mal à déjeuner pour moins de 200 euros, qui trouvent du boulot en traversant la rue, qui se plaignent qu’on claque un pognon de dingue pour les plus pauvres.

En quelques jours, vous avez redonné de la fierté aux provinciaux que nous sommes, avec notre accent, parfois nos mauvaises manières, notre façon de parler trop fort, trop haut, d’utiliser des gros mots (« le peuple », « les ouvriers », « les riches »…), de rappeler que nous sommes chez nous et que nous voulons le rester.

Mais voilà que vous êtes, maintenant, à la croisée des chemins. Pour gagner – en commençant par l’annulation des taxes à venir –, il vous faut éviter plusieurs pièges. Et répondre à plusieurs questions.

Pourquoi, alors que votre force est d’être au plus près du terrain – du bitume, en l’occurrence -, vous évertuer à « monter à Paris » où vous attendent ces casseurs, ces voyous qui effraient, scandalisent et révoltent à juste titre, ces meilleurs alliés de ceux qui ne s’emploient qu’à vous discréditer ?

Pourquoi, à la manière des grandes révoltes du Midi viticole du passé, ne pas faire de vos mairies de véritables bastions en demandant aux maires et à leurs conseils municipaux de prendre position, de recueillir vos listes de revendications et de les transmettre aux préfets et sous-préfets ?

Pourquoi ne pas appeler tous les Français – qui vous soutiennent sans pour autant venir grossir vos rangs – à vous rejoindre en un raz-de-marée de gilets jaunes affichés à leurs fenêtres, portés dans tous leurs déplacements, dans toutes leurs activités ?

Pourquoi ne pas exiger de tous les députés, quelles que soient leurs sensibilités, qu’ils demandent, de la plus ferme des façons, au président de l’Assemblée de les réunir en une séance solennelle – et aussi longue que nécessaire – au cours de laquelle chacun devra se prononcer sur les plus pressantes de vos revendications ?

Pourquoi ne pas inventer de nouvelles formes d’action susceptibles de gagner la sympathie de nos concitoyens qui hésitent encore à vous rejoindre ? Rappelez-vous, il y a un demi-siècle, ceux-là mêmes qui nous gouvernent ou leurs jumeaux descendaient dans la rue, exigeant que l’imagination soit au pouvoir. Prenez-les au mot. Ne tombez pas dans leurs chausse-trapes. Votre popularité est votre première arme. Ne vous la faites pas voler !

C’est en amis – ni donneurs de leçons, ni quémandeurs de voix – que nous nous adressons à vous. Élus d’une ville et de villages longtemps abandonnés par un État centralisateur, paralysés par des notables uniquement obnubilés par eux-mêmes, oublieux de leurs promesses, nous partageons votre constat : cela ne peut plus durer. Et cela ne doit pas durer.

Salutations fraternelles. »


***


Il faut en effet arrêter ces manifestations à Paris, erreur malheureusement renouvelée pour cause de fascination spectaculaire, (il faut donc y mettre un terme pas uniquement du point de vue de ce qu'elles permettent au pouvoir) ; et organiser le blocage des ports, terminaux pétroliers, aéroports, etc. Et, comme le suggère Ménard, faire le siège des mairies. Une colère décentralisée sera bien plus difficile à juguler ou pervertir ; et s'attaquer simultanément aux points névralgiques, dont ceux qui le sont surtout pour la classe "supra-laborieuse", serait bien plus rapidement efficace.


Je plussoie Didier : nous n'arrêtons pas d'entendre parler, à juste titre, des mega porte-conteneurs ultra polluants et detaxés pour le bien-être de la sacro-sainte UE. Le blocage paraît logique au Havre, St Nazaire-Montoir,Marseille et cie...Avant que nos voisins européens n'enchainent sur Anvers, Gênes et Rotterdam. Mais c'est un rêve de Noël, puisque peu renonceraient à offrir un cadeau produit en Asie et transporté justement via ces porte-conteneurs et des avions cargo.

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Re: Petite jacquerie d’extrême droite

5 Décembre 2018, 08:51 Message

Le prix du hold-up démocratique.


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Re: Petite jacquerie d’extrême droite

5 Décembre 2018, 09:24 Message

"Samedi prochain, on revient avec des armes" (L'Express)

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Il est à craindre que ce ne soit pas du bidon.

On apprend que Macron voulait aussi annuler les 80 km/h, qu'il ne l'a pas fait à cause du psychorigide Edouard Philippe : c'est dire la panique du pouvoir. Ils n'en sont plus à espérer un retournement massif de l'opinion en raison des progrès du chaos ; ce retournement, ils l'ont joué jusque-là, en apprentis sorciers minables mais ils ont bien vite constaté que cela ne prenait pas ; du moins pour l'instant, car, attention, il est encore possible, même si Macron n'en tirerait pas durablement bénéfice, et même sans doute pas du tout : il est mort (possible qu'il le sache, du reste). Samedi sera un jour crucial, sachant qu'il est également (déjà !) trop tard pour une dissolution. Une fois encore : c'est dire. Cours vite, camarade, le nouveau "monde" est derrière toi...

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Re: Petite jacquerie d’extrême droite

5 Décembre 2018, 12:45 Message

Didier Bourjon a écrit:On peut compter sur les médias pour faire l'impasse sur le sujet [NDLR : la signature de l'accord de Marrakech], ou pour le minorer et banaliser autant que possible, de peur de déclencher une autre vague ; et ils feront bien car qui sait, cela pourrait interférer dans la crise actuelle, et accélérer le processus d'irruption du réel, lequel se révèle têtu ces derniers temps quant aux territoires qu'il a (un peu) reconquis ; ce dont on ne peut que se réjouir.


Silence, minoration, banalisation : j'avais oublié la "pédagogie", et c'est franceinfotv qui s'y colle, puisqu'il va bien falloir en parler : "Chaos total", "remplacement des peuples" : trois questions sur le pacte de Marrakech, qui affole certains "gilets jaunes" (franceinfotv)

« La thématique de l'immigration s'invite dans la mobilisation des "gilets jaunes". Depuis plusieurs jours, bon nombre de messages circulent sur les réseaux sociaux et sites proches de l'extrême droite, tels que Riposte laïque, appelant les membres du mouvement à de nouveaux blocages, lundi 10 décembre. La raison ? Le chef de l'Etat, Emmanuel Macron, doit se rendre à Marrakech (Maroc), lundi et mardi, afin de ratifier le pacte de l'ONU sur les migrations. Ce pacte recense, entre autres, 23 objectifs "pour des migrations sûres, ordonnées et régulières". »

Il faut donc "déminer", "expliquer", lutter contre les fakenews, pour en arriver à ceci : il n'y a pas de problème migratoire, il n'y a jamais eu aussi peu d'immigrés sur notre sol, et les fachos noyautent le mouvement (alors que c'est la gauche qui s'y emploie avec toutes ses techniques habituelles). La question migratoire, liée au mondialisme débridé, "s'invite" tout simplement parce qu'elle est au cœur du sujet, le point pour l'instant aveugle de la crise, mais qui pourrait ne pas le rester longtemps.

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Re: Petite jacquerie d’extrême droite

5 Décembre 2018, 13:33 Message

Qu'on y songe un peu : cette "volonté pédagogiste", cet argument de la pédagogie, laquelle se veut vectorisée du gouvernant au gouverné, est la marque de la tyrannie. Le peuple, en République, singulièrement en République française étant souverain, c'est lui, qui doit retourner ce vecteur et pédagogiser ses gouvernants, leur faire entendre ses besoins et aspirations, et non l'inverse.

La pédagogie politique des gouvernants, c'est ce à quoi s'employait, par exemple un Pierre Laval, ministre de Pétain : à quatre mois de la Libération, il déclarait : "je ferai le bonheur des Français malgré eux". Pour Laval, les Français ne comprenaient pas, étaient d'entendement défaillant face au bonheur qu'il leur préparait. Les chefs des armées allemandes jugeaient la situation mêmement : les Français résistants sont trop cons pour comprendre que nous ne voulons que le bien de leurs compatriotes. Ils résistent par défaut de logique, saisis qu'ils sont par l'irrationnalité et leur sourde bêtise reptilienne. Le tyran moderne s'épuise à expliquer, expliquer encore et toujours, c'est là son interprétation de la démocratie : je te parle, tu te laisses édifier et ensemble nous avancerons, moi à califourchon sur ton dos comme sur un âne, ou porté par le troupeau.

Macron expliquant aux ploucs désespérément obtus la "transition énergétique" et l'impératif de s'y soumettre c'est Laval s'échinant à faire entendre aux Français quel avenir radieux leur préparait la Collaboration.

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Re: Petite jacquerie d’extrême droite

5 Décembre 2018, 14:11 Message

Du fameux Ulysse (qui fait bien plus long)
La HAINE est là, enfin.
Je pense que quelles que soient les réactions gouvernementales et à supposer même que le mouvement des gilets jaunes s'essouffle ou soit correctement réprimé, la défiance elle, dans six mois, dans un an, dans deux ans, dans trois ans, reviendra, toujours plus violente. La pulvérisation de ce régime est prévisible. Le remède à son horreur sera très certainement horrible, et les mesures de rétorsion internationales qui suivraient un renversement risquent de précipiter des événements dont l'intensité dramatique fera passer le Bataclan pour un apéritif insipide. D'ailleurs, même victorieux, le peuple français sera pour toujours transformé. Mais c'est mieux ainsi. C'est mieux que de crever la bouche ouverte en attendant que ses dernières gouttes de sang soient pompées par ce système inique et que la maison soit entièrement squattée par des blédards analphabètes. C'est mieux que de lever un crayon en l'air en ânonnant je suis Charlie. Mieux que d'accepter de voir tous ses revenus taxés pour engraisser des colonisateurs. Mieux que de supporter de voir tous les symboles qui ont fait la grandeur de notre peuple subvertis à des fins contingentes, au caprice de minorités déviantes.

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Re: Petite jacquerie d’extrême droite

5 Décembre 2018, 14:46 Message

Péages. L’État a signé un accord secret qui augmente les prix jusqu’en 2023 (Ouest-France)

« Un accord tarifaire secret, conclu en 2015 entre l’État et les sociétés d’autoroutes, vient d’être dévoilé par une enquête de France 2. Cet accord prévoit notamment des hausses de prix aux péages jusqu’en 2023. Cet arrangement avait été signé en 2015 par les ministres Emmanuel Macron et Ségolène Royal afin de calmer la grogne des sociétés d’autoroute, mécontentes du gel des tarifs des péages qui avait été décidé en 2015. »

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Re: Petite jacquerie d’extrême droite

5 Décembre 2018, 18:03 Message

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Re: Petite jacquerie d’extrême droite

5 Décembre 2018, 18:08 Message


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Re: Petite jacquerie d’extrême droite

5 Décembre 2018, 18:14 Message

Il faudrait que je ressorte mon idée d’États Généraux d'un genre résolument nouveau... ils pourraient bien, cela dit, s'auto-produire ! Et sans doute cela vaudrait-il mieux, dans le cadre d'une reprise de la parole et du pouvoir par le peuple légitime, que toute autre forme d'aventure.

Ne nous leurrons pas, c'est bien plus que Macron qui est délégitimé, et ruiné.


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Re: Petite jacquerie d’extrême droite

5 Décembre 2018, 19:05 Message


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Re: Petite jacquerie d’extrême droite

5 Décembre 2018, 20:38 Message

Personne ne possède la lecture définitive des événements, quant à la vérité n'en parlons pas, pourtant, il m'arrive d'avoir la conviction de l'avoir touchée quand un autre observateur que moi, qui ne me connaît pas, ne me lit pas, dit avec mes mots ce que j'ai écrit ici quelques heures avant de le lire (cf. ma comparaison Macron/Laval et leur commun "je ferai le bonheur des Français malgré eux").

Le chroniqueur et écrivain Bruno Lafourcade, sur son blog :

« Ils veulent le chaos, a dit le président, depuis le Brésil. Je n’accepterai jamais la violence. »

Mais qui lui demande de l’accepter ? Elle est là, la violence, elle existe, elle s’impose à lui, depuis un an qu’il a commencé, au nom de son amour du genre humain, à acculer les Français à la misère, et au changement de peuple.

On commet une erreur, je trouve, sur le président : on l’accuse d’être méprisant. Ce n’est pas du mépris, c’est de l’incompréhension : il ne comprend pas qu’on ne le comprenne pas.

« Mais enfin ! Vous aurez des voitures propres ! Du diésel propre ! Du Français dégradable et afro-compatible ! »

Il se bat pour le bien de tous les peuples, sans comprendre qu’il fait le malheur du sien, et celui de l’Europe. Il ne comprend pas qu’on ne le comprenne pas, alors il trépigne, comme un petit garçon à qui on résiste :

« Laissez-moi faire votre bonheur ! »


https://brunolafourcade.wordpress.com/

Il y a un trait chez Macron qui est celui du tyranneau naturel : quoi qu'il fasse, c'est plus fort que lui, il faut qu'il décide du bonheur des gens. Il est au monde pour ça : dicter le bonheur collectif. Avant qu'il ne verse dans ses africaneries consternantes cet été, son âme de roi nègre était décelable, dès le soir de son élection. Le plus fort est que les Africains de France ne s'y sont pas trompés qui ont vôté massivement pour lui en 2017.

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