Afficher le sujet - Petite jacquerie d’extrême droite

Petite jacquerie d’extrême droite

Sur la politique du pays, et sur l'actualité
Avatar de l’utilisateur
Messages: 3131

Re: Petite jacquerie d’extrême droite

6 Décembre 2018, 10:45 Message

Cher amis, je me permets de coller ici un texte de Jérôme Vallet qui ne manque ni de force ni de panache. Je le fais parce que je pense qu’il pourrait plaire à certains mais aussi parce que je me refuse à ce qu’il me plaise.

« Rien n’est opportun que ce qui ne compte pas vraiment. Les Gilets jaunes n’ont rien à fiche de l’écologie, ils puent et ils font du bruit. Ce sont des ploucs, indiscutablement. En plus, je suis sûr qu’ils écoutent Johnny, ces cons !
« Ils ne sont pas opportuns, non. Ils arrivent même au mauvais moment. La planète n’en peut plus, le Pacte de Marrakech est à portée de signature, il fait froid, il fait moche, les caisses sont vides, et le Grand Remplacement bat son plein. On n’est jamais opportun quand on n’en peut plus, quand trop c’est trop, quand on a faim et froid. Pourquoi maintenant, leur disent ceux qui ont le ventre plein ? Ce n’est pas le bon moment ! Cette taxe, c’est vraiment rien du tout ! Bien sûr que ce n’est rien du tout, cette taxe, mais quand tu n’as plus rien dans ton porte-monnaie, tu n’as plus rien. (Ça vous est déjà arrivé, de reposer vos covurses à la caisse, parce que vous vous rendez compte que vous ne pouvez pas ?) Tu ne peux plus avancer, tu ne peux plus acheter, tu ne peux plus chauffer la maison, tu ne peux plus bouger, et même les mots ont du mal à sortir de la bouche. Ils ne comprennent pas ça, ceux qui expliquent “la dette”, “l’écologie”, “le Grand Remplacement”, “la politique”, “la morale”, aux Gilets jaunes. Les Gilets jaunes, ils n’ont pas conscience de « lancer une révolution sociale », et je crois même qu’ils s’en branlent absolument, de savoir si leur colère est sociale, politique, opportune, morale, républicaine, révolutionnaire ou restauratrice.
« Moi aussi je suis désolé de voir qu’ils ne se sont pas révoltés avant, les Français, et pour plus grave encore, qu’ils ne se sont pas révoltés contre leur disparition programmée, contre la submersion migratoire, contre le changement de peueple, et contre l’islam assassin, qu’ils n’ont rien dit quand on les a égorgés un à un, quand on les a obligés à changer de trottoir. Mais c’est comme ça. Ils n’ont pas vu, ils n’ont pas compris, ils n’ont pas été “aware”, comme dirait le grand philosophe belge Jean Claude Van Damme. Ils sont obscènes et à contretemps, les Gilets jaunes. La couleur de leur mouvement, cet épouvantable jaune fluo, c’est tout le contraire d’un choix esthétique ; ils n’ont fait qu’attraper au vol une injonction et l’ont retournée en signal. Le gilet jaune, c’est celui qu’on porte sur la bande d’arrêt d’urgence, ce territoire précaire où l’espérance de vie ne dépasse pas une demi-heure. Eux, ces Français-là, ils y sont constamment, sur la bande d’arrêt d’urgence. Ces Français-là – le peuple invisible, le peuple profond –, ils se tiennent sur une toute petite portion du territoire, et ils n’osent plus bouger, car ils sont frôlés en permanence par des bolides des fenêtres desquelles s’échappent une musique et des paroles auxquelles ils ne comprennent rien. Ils ont breau porter leur gilet jaune, ceux qui roulent à 200 à l’heure sur l’autoroute de la France nouvelle ne les voient pas. Il y a longtemps qu’on leur a expliqué que le peuple, ce n’est pas eux, ce n’est plus eux. Les quartiers populaires, ils n’y habitent pas, et les subventions que l’État aime à distribuer avec emphase, ce n’est pas pour eux. Eux, ils habitent simplement la Creuse, la Picardie, la Lozère, la Somme, ils habitent dans le désert, ils n’habitent pas les Territoires perdus (de la République), ils habitent les territoires invisibles, ceux qui n’intéressent ni le parti dévot ni les investisseurs internationaux ni l’industrie du spectacle.
« Je trouve indécent qu’on parle d’écologie aux Gilets jaunes. Ils fument des clopes et roulent en diésel ? Mais je m’en fous ! Mais alors qu’est-ce que je m’en fous ! Qu’on leur foute la paix avec la planète, qu’on s’ococupe des gros, des vrais pollueurs, de ceux, par exemple, qui prennent l’avion comme les Gilets jaunes prennent leur voiture, et peut-être, ensuite, pourra-t-on leur opposer le sentiment écologique. Ce qui est certain, c’est que ce n’est pas le problème, aujourd’hui. Quand j’entends « Ensemble pour la planète », j’ai l’impression d’entendre les Enfoirés, ces milliardaires déculturés et moralisateurs, qui demandent aux smicards de donner de l’argent aux RMistes et aux chômeurs. Salopards, fripouilles ! Quant aux dépenses, il s’agit bien de ça ! Tant que continuera cette folle politique de changement de peuple, on pourra faire tout ce qu’on veut pour économiser trois sous, la balance sera indéfiniment déficitaire. Ces gens qui nous parlent de “la dette” en se rengorgeant de leur pauvre science comptable me sont simplement odieux. Quelle dette ? Imagine-t-on ce que coûte vraiment cette folie, le Grand Remplacement ? Et pour quel résultat ? Même un Giscard d’Estaing en est aujourd’hui conscient, qui fut à l’origine de cette monstruosité, et la rnegrette. À un bout, ce sont des milliards qui sont soustraits tranquillement aux nations, sans qu’elles ne mouftent, et de l’autre, on reproche à de pauvres gens de coûter trop cher. Il y a de quoi devenir fou.
« Eux, les Gilets jaunes, ils veulent seulement continuer à vivre. Eux seuls n’auraient pas ce droit ? Chacune des minorités de ce pays tyrannise la société pour un oui ou pour un non, et le peuple français dans son immense majorité n’aurait pas le droit de simplement subsister, alors qu’il ferme sa gueule depuis quarante ans, tétanisé par les fêlés qui théorisent un nouveau monde auquel il ne comprend rien ? C’est bien le sens profond de ce mouvement qui est un mouvement de fond : est-ce que nous, peuple français, avons encore le droit de subsister en ce pays qui naguère était le nôtre ? Je constate une chose : moins on demande et moins on obtient. Ceux qeui gueulent très fort et emmerdent le monde à longueur d’année – féministes, LGBT, minorités diverses – obtiennent à peu près tout ce qu’ils veulent. Les Gilets jaunes ont fini par entendre la leçon, et sortent de l’ombre. Mais comme ils sont beaucoup plus nombreux que ces fameuses minorités, évidement, ça fait beaucoup plus de bruit, et ça effraie. Pour ma part, je m’en réjouis beaucoup. C’est – enfin – le retour à un ordre des choses normal. La majorité veut se faire entendre comme ce qu’elle est, la majorité – pour combien de temps, ça c’est une autre question…
« La transcendance est remise à une date ultérieure, car la vie est courte. Les Gilets jaunes, c’est ça, qu’ils voient : leur vie est courte, et elle n’a pas encore commencé. Ils commencent à s’impatienter, et je trouve qu’ils ont raison. Et puis, merde, ils sont détestés de BHL, et ça, ça compte double. »

Administrateur
Avatar de l’utilisateur
Messages: 17515

Re: Petite jacquerie d’extrême droite

6 Décembre 2018, 11:31 Message

Jérôme Vallet, Jérôme Vallet... il sera dit que je suis devenu un grand sage (mais j'ai un peu de mal, tout de même).


***


«Sur les réseaux sociaux, la thématique identitaire se déploie d’elle-même parmi les Gilets jaunes» (L'Opinion)

Administrateur
Avatar de l’utilisateur
Messages: 17515

Re: Petite jacquerie d’extrême droite

6 Décembre 2018, 11:38 Message

[NDLR : bis repetita]

Non, Sire, ce n'est pas une jacquerie.

Petite réflexion, avant une échéance sans doute capitale.

Retour sur un avis de Zemmour, lors de son débat avec le roublard Corbière : l’inorganisation du mouvement est ce qui a fait sa force au départ, elle risque d’être sa faiblesse pour la suite.

Voire.

Premièrement, « inorganisation » n’est pas le mot, ou bien alors elle est très relative : elle n’a en rien empêché le mouvement de prospérer et de se réaliser à travers diverses actions puissantes, réfléchies et coordonnées, en particulier grâce au truchement d’internet, lequel, on ne l’a pas assez noté, passe peu ou prou par l’écrit — fut-il sommaire ou vidéaste. Ensuite et surtout : le refus de toute structuration "classique" trouve sa raison de fond dans le désir de préserver le précieux de cette insurrection (non pas dans la bataille de rue, mais dans la reconquête du réel) : et ce précieux, ce sont des retrouvailles. Des retrouvailles… comment dire ? inaugurales ? ce pourrait être cela, quand bien même ce mouvement s’effondrait dans les prochains jours, ou s’il disparaissait aussi vite qu’il est apparu. Et c’est là que gît sa meilleure promesse.

Enfin, et plus encore, le refus de toute représentation instituée, plus qu’une défiance totale à l’égard des « élites », seraient-elles issues du cru et en primo-gestation, révèle un trait plus profond : le savoir que tout langage a partie liée, intrinsèquement, au mensonge. Et que la parole est rare. Bien au-delà du ralbol de la mascarade spectaculaire, bien au-delà du rejet de l’enfumage permanent, bien au-delà du refus du petit jeu vain et artificiel des "idéologies", pointe l’expérience moderne d’une connaissance très ancienne ; et la surprise de se voir petit à petit, en repartant de la base, réapprendre à dire les choses, c’est-à-dire les découvrir, se réapproprier le sol à partir duquel seul une parole politique est espérable.

Avatar de l’utilisateur
Messages: 3131

Re: Petite jacquerie d’extrême droite

6 Décembre 2018, 11:40 Message

[...] il sera dit que je suis devenu un grand sage [...]

Image
Didier Bourjon, Francis Marche et leurs fameux gilets jaunes. On notera l’existence, derrière eux, d'un tunnel qui parait bien noir. Ceci étant, au bout de tout tunnel, fût-il très long, point toujours la lumière... :)
Dernière édition par Eric Veron le 6 Décembre 2018, 11:48, édité 1 fois.

Messages: 121

Re: Petite jacquerie d’extrême droite

6 Décembre 2018, 11:48 Message

Eric Veron a écrit:Ceci étant, au bout de tout tunnel, fût-il très long, point toujours la lumière... :)


C'est dans cet esprit que le Premier ministre, J. Chirac, annonçait en 1974 "je vois le bout du tunnel"...

Avatar de l’utilisateur
Messages: 3131

Re: Petite jacquerie d’extrême droite

6 Décembre 2018, 11:49 Message

;)

Messages: 295

Re: Petite jacquerie d’extrême droite

6 Décembre 2018, 13:25 Message

Vous connaissez peut-être cette astuce (originellement en anglais) : la lumière au bout du tunnel a été supprimée pour des raisons budgétaires.

Avatar de l’utilisateur
Messages: 3131

Re: Petite jacquerie d’extrême droite

6 Décembre 2018, 13:33 Message

Excellent. Je me disais également, cher Francis, que si le tunnel faisait le tour de la Terre, on pourrait...ne pas en sortir ! Enfin ! Nous ne tournerions plus en rond... mais en sphère ! :) Le hamster est l'avenir de l'homme.

Administrateur
Avatar de l’utilisateur
Messages: 17515

Re: Petite jacquerie d’extrême droite

6 Décembre 2018, 23:51 Message

Coup de gueule. Contrairement aux apparences (peut-être) je n’ai pas envie de badiner, et moins encore de céder à la dérision, auto ou pas. Ce n’est vraiment pas l’heure.

Voulez-vous que je vous dise ?

Vu hier Finkielkraut parler des gilets jaunes (LCI, avec Pujadas). À côté de la plaque, iréniste (un comble !), oubliant comment l’histoire se fait, Père la Morale avec sa distinction du « peuple » et de « la foule », citant à ce sujet le m’as-tu-vu Hugo sans voir combien il disqualifie par là son discours quand il pense l’exhausser, parlant du haut de sa culture —académique comme jamais, que c’en devient désolant — de façon certes brillante, et même à certains égards touchante, mais en se perdant dans ses abstractions creuses, ses principes en staff, ses phrases — ses punchlines aussi —, pour finir dans un moralisme digne d’une grenouille de bénitier. Il n’est pas le seul. Tenez, voyez Camus dans l’extrait proposé sur ce site (j’y reviendrai) : prévisible réaction de bourgeois déclassé depuis deux générations, qui ne hait rien tant que ce qu'il est devenu : un petit-bourgeois, par ailleurs fashion victim (écologie, etc.), car incurable membre éminent d’une minorité qui se revendique comme telle par temps de tyrannie d'icelles, pour le plus grand bénéfice d’une modernité qu’il prétend critiquer, et même combattre.

J’en ai plus qu’assez de ces gens qui se savent ne pouvoir qu’être spectateur de ce qui se passe (tout comme moi), car ils ne sauraient « être » un gilet jaune compte tenu de leur position sociale et culturelle, et qui du coup font la fine bouche, ou bien ont des pruderies de jeunes filles d’antan, devant ce mouvement éruptif — pendant que la haine et le mépris de classe se déversent sans vergogne sur une population qui tente seulement de se relever. Des gens qui rêvent un « peuple » et une révolution convenables à leurs idées et idéaux, voire leur "esthétique" — ce type de jugement qui rate sa cible par essence, si l’on ose dire — et qui sont bien incapables de nous proposer au moins une esquisse d’ébauche d’« analyse » de ce mouvement qui sorte, comme lui, de l’ordinaire. Qui n'en a cure, cela dit, et qui, peut-être, pourrait les laisser ahuris de voir se passer ce qu'ils n'espéraient plus, et qu'ils auront aussi raté.

Au fond ils ne sont pas bien loin, tels des cousins, de toute la gauche caviar ou pas qui a trahi de fond en comble sa vocation sociale et qui trouve les peuples de remplacement tellement plus chics, et leurs luttes tellement plus téléologiques.

Hélas, bien qu’ils n’aient rien à dire ou presque de tout cela qui leur échappe, et les dépasse, ils n’ont pas l’habitude de se taire, alors qu’ils feraient bien ; et qu’il ferait bien surtout de tâcher de s’instruire un peu de ce qui survient. Ils tournent tous en rond autour des plus éculées des calembredaines du discours ambiant, et ne sont seulement capables que d’ânonner « République », « Démocratie » ( quel gag !!!), « État de Droit », « violences », « dérives » — bref la défense de la façade du faux bâtiment soudain élevé au rang de rempart de la civilisation —, et par là-dessus "écologie" pour la bonne bouche, en mêlant sottement bons sentiments vaguement chrétiens, porte-parolat de la propagande, et préventions de notable contre les dangers d’un mouvement populaire plus ou moins incontrôlable. Chaque fois qu’ils sont confrontés aux « gens » en gilet jaune sur les plateaux, donc sur leur propre terrain de jeu, ils se font blackboulés, et pour cause. Cela, au moins, est distrayant.

La crise dure depuis un moment maintenant, les conséquences politiques à court et moyen terme s’accumulent, sans que cela ne leur inspire autre chose que des réactions de vierges un peu dégoûtées ou effarouchées par l’irruption du réel, et surtout par son possible déchaînement à venir. Autant dire que ce ne sont que des critiques en carton-pâte, des révoltés de salon, des désespérés du bulbe — du moins pour ceux qui font profession d’être à l’avant-garde des yeux ouverts.

Quant au sieur Vallet, dois-je rappeler que cet olibrius déglingué, névrosé, ce dérisoire et pitoyable Céline de (très) bas étage — un Céline du blog ! —, m’a insulté et traîné dans la boue — c’est au fond tout ce qu’il sait faire, pour déverser son trop-plein pathologique de bile —, et même portraituré, aussi atrocement qu’il le pouvait (l'énergumène barbouille) — ainsi que Yannick, au passage —, le tout suite à des malversations honteuses avec recel, tout cela étant toujours en ligne ? Voilà une vraie divergence : je ne laisse pas passer ce genre de choses si je les méprise comme elles le méritent — ni pour moi, ni surtout pour mes proches ; et je ne rigole pas avec cela. En d’autres temps, cela se serait réglé comme je vous le laisse imaginer ; et je regrette ce temps, à ceci près qu’en face on a ici à faire à un pauvre type qui tente de se soigner par une logorrhée qui semble amusante à première vue, mais qui se révèle très vite pour ce qu’elle est : pétrie de ressentiment aigre et d'acrimonie, répugnante, à fuir. Je dois donc dire que je n’apprécie pas du tout de le voir mis en exergue ici. Il me semble que je l’avais déjà signalé, du reste ; et si l’on veut bien se souvenir de ce que je viens d’évoquer, j’ose espérer qu’on le comprendra.

Et puisqu’il faut mettre les points sur les i, ajoutons qu’il me semble qu’il y avait ce jour, et les précédents, une bien meilleure matière à réfléchir ici.

Administrateur
Avatar de l’utilisateur
Messages: 17515

Re: Petite jacquerie d’extrême droite

7 Décembre 2018, 09:47 Message




***


Guy Millière analyse la situation des Gilets jaunes (Dreuz)

Messages: 295

Re: Petite jacquerie d’extrême droite

7 Décembre 2018, 18:54 Message

Une petite remarque en passant, qui doit être riche d'un enseignement qui reste à tirer :

Deux catégories de citoyens brillent par leur absence, leur désapprobation muette, dans ce soulèvement (plus qu'un mouvement, bien un soulèvement) :

1. les Divers (autrement que sous cagoule pour piller les commerces et vandaliser les édifices publics)
2. les Fonctionnaires, ceux que le monde entier nous envie, et qu'envient également leurs concitoyens qui ne partagent pas leur statut. A l'exception des infirmières, mais je crois que celles qui manifestent sont des infirmières libérales (à vérifier), nos petites terreurs des guichets administratifs sont apparemment très contentes de leur traitement et ne connaissent pas les fins de mois à la soupe claire. Quant à la solidarité... allons donc. La solidarité ne s'exercent désormais plus qu'en faveur des migrants, qui dévorent toute la "solidarité" disponible dans l'espace national.

Les Fonctionnaires grévistes méprisent la France des Gilets jaunes bien largement autant que les méprisent leurs maîtres à la tête de l'Etat. L'esprit de corps qui les soude ne s'anime en solidarité que pour leurs semblables dont la fiche de paie et les avantages sont automatiquement revalorisés tous les ans.

La France est coupée en deux, oui, mais de manière croisée, au moins triplement :

1. Nouvelle France des banlieues / France du peuple historique
2. France d'en-haut, celle où nichent les autorisés de parole / France d'en-bas, celle qui se masse aux carrefours et ronds-points
3. France des employés du mille-feuille administratif et des corps constitués, bardés de protections sociales en tous genres, et cumulant les petits avantages, perçus comme privilèges par les autres / France des smicards et des précaires, démographiquement encore majoritaire, et qui vit très mal économiquement, tout aussi mal qu'elle vit les humiliations qu'elle essuie depuis très longtemps de la part des trois autres demi-tiers qui la dominent, l'exploitent et la méprisent.

Messages: 295

Re: Petite jacquerie d’extrême droite

8 Décembre 2018, 19:52 Message

Les Gilets jaunes dressent le bilan des trois derniers présidents, dont Macron (image prise à Sisteron) :

Image

Administrateur
Avatar de l’utilisateur
Messages: 17515

Re: Petite jacquerie d’extrême droite

8 Décembre 2018, 19:59 Message

Image

Administrateur
Avatar de l’utilisateur
Messages: 17515

Re: Petite jacquerie d’extrême droite

8 Décembre 2018, 20:01 Message



L'ordre règne (en fait, même pas...) sous très haute et massive surveillance policière (il n'y a presque plus rien en stock...). Nous verrons bientôt le degré d'indécence (et de folie) que le pouvoir manifestera pour s'en attribuer le bénéfice.


***



Administrateur
Avatar de l’utilisateur
Messages: 17515

Re: Petite jacquerie d’extrême droite

8 Décembre 2018, 22:18 Message

Didier Bourjon a écrit:L'ordre règne (en fait, même pas...)
En fait, pas du tout : après une journée entière passée dans un contexte tout à fait hors "actualité" (mais qui m'a permis de me faire une idée complémentaire de ce que pensent "les gens" de tous bords), c'est ce que j'avais compris de ce que j'avais entendu sur diverses antennes à l'occasion de mon retour dans mes pénates ; avec en prime le discours satisfait de Philippe et les "commentaires" des spécialistes, sociologues et autres docteurs en science politique complaisamment invités pour nous expliquer ce qu'il fallait penser de tout cela : le mouvement était sur le déclin, il allait bientôt mourir, on allait passer au stade suivant, en retrouvant les voies habituelles de la "négociation". Mais à y regarder d'un peu plus près — et pour cela il a suffit de regarder... le JT2 ! —, le compte n'y est pas : la mobilisation ne faiblit pas, le soutien au mouvement faiblit à peine, les problèmes restent posés, la détermination des gilets jaunes est intacte, la semaine prochaine entrerons dans la danse d'autres catégories, dont les agriculteurs, et la "violence" contenue, (à quel prix !) à Paris fait tâche d'huile dans tout le pays, même "casseurs", "jeunes", et "ultra-gauche" mis à part.

Macron devra peaufiner son discours prochain, bien peser ses mots au trébuchet, veiller à dompter son détestable naturel, retrouver les maigres talents de comédien qu'il possède, il lui faudra aussi s'hollandiser en diable s'il veut "reprendre la main", comme l'on dit, sachant, que même s'il trouvait la recette pour cela, il est en lambeaux, et son quinquennat grillé. La crise sociale et, tout au fond, existentielle, n'est pas terminée, la crise politique moins encore. Les invisibles arborant leur gilet jaune ne semblent pas prêts à courber l'échine.


***

Image

Administrateur
Avatar de l’utilisateur
Messages: 17515

Re: Petite jacquerie d’extrême droite

9 Décembre 2018, 09:27 Message




Administrateur
Avatar de l’utilisateur
Messages: 17515

Re: Petite jacquerie d’extrême droite

9 Décembre 2018, 09:41 Message

D'un autre côté, d'un type qui me paraît sérieux, un (récent) ancien soldat, je crois ("C'est l'épreuve qui révèle le salaud et l'honnête homme." - Cdt Hélie de Saint Marc") :

Image

Image

Administrateur
Avatar de l’utilisateur
Messages: 17515

Re: Petite jacquerie d’extrême droite

9 Décembre 2018, 09:59 Message

Image

PrécédenteSuivante

Retourner vers Politique & Nouvelles