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Point de situation politique

Sur la politique du pays, et sur l'actualité
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Point de situation politique

29 Octobre 2012, 10:51 Message

La dernière séquence électorale a donné tous les pouvoirs politiques à un parti hégémonique, alors qu'il était déjà tout puissant idéologiquement, médiatiquement, et "sociétalement". Il est pourtant politiquement en grande difficulté, et ne représente que lui-même.

François Hollande est le plus mal élu des présidents de la Ve République : il n’a rassemblé que 39 % des inscrits et 48,6 % des votants ; 1.139.000 voix seulement le séparent de Nicolas Sarkozy alors que 2.146.000 électeurs ont choisi de voter blanc ou nul. Dans ces conditions, la mobilisation massive de l’électorat musulman (86 % pour Hollande, selon l’IFOP) lui a donné la victoire. Au premier tour des élections législatives, le Parti socialiste, qui détient à lui seul la majorité de l’Assemblée nationale, a recueilli 16,1% des inscrits, soit moins d’un électeur sur six. La victoire étriquée de François Hollande et des socialistes est une victoire par défaut, elle doit presque tout au rejet de son prédécesseur (suscité systématiquement et lourdement par les médias), lequel avait, il faut bien le dire, fait beaucoup pour favoriser cette curée.

Cette donnée de fond, plus que les explications de type "déception", explique l'évolution désastreuse de l'opinion dans les "sondages" au sujet du couple exécutif ; et s'il est désormais acquis que M. Ayrault fera plus ou moins long feu, rien ne dit que M. Hollande pourra "tenir" son quinquennat, situation qui serait inédite.

Il y a urgence à préparer une véritable alternative.

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Gauche disloquée :

30 Octobre 2013, 12:04 Message

http://plunkett.hautetfort.com/archive/2013/10/25/gauche-disloquee%C2%A0-un-des-signes-de-la-decomposition-de-la-ci.html#more

Gauche disloquée :

Points de vue intéressants du sociologue Jean-Pierre Le Goff et du politologue Zaki Laïdi :

...dans Le Monde daté du 25 octobre 13

Sous le titre Guerre des gauches dans la majorité, ces deux pages témoignent de la dislocation du PS en trois courants :

1. une gauche paléo-soixantehuitarde « qui a troqué le social contre le sociétal, le combat ouvrier contre le soutien aux sans-papiers, et la défense de la retraite à 60 ans contre celle du ''mariage pour tous'' » ;

2. une gauche post-rocardienne, sécuritaire et libérale, incarnée par Manuel Valls ;

3. une gauche irrésolue, dont l'archétype est François Hollande qui flotte entre les courants 1 et 2.

Hors du PS, un autre courant (inédit celui-là) est apparu autour des analyses de Jean-Claude Michéa. Pour ressourcer le socialisme, il allie anti-libéralisme et anti-libertarisme : approche réaliste et complète qui fait converger objectivement ce courant – sans qu'il en ait déjà conscience – avec la critique catholique de la société contemporaine. [*]

Selon Le Goff : << Des représentants du gauchisme sociétal appellent les lycéens à reprendre la lutte, multiplient les leçons de morale envers le gouvernement et un peuple considéré comme des "beaufs" fascisants. Par un paradoxe historique et la grâce électorale du PS, certains, toujours prompts à jouer la société contre l'Etat, à considérer l'idée de nation comme xénophobe et ringarde, se retrouvent ministres et représentants de la nation. De nouveaux moralistes au pouvoir entendent éradiquer les mauvaises pensées et comportements en changeant les mentalités par la loi. Ils sont relayés par des militants et des associations qui pratiquent la délation, le lynchage médiatique et multiplient les plaintes en justice. La France vit dans un climat délétère où l'on n'en finit pas de remettre en scène les schémas du passé. [...] La confiance dans les rapports sociaux, la liberté d'opinion et le débat intellectuel s'en trouvent profondément altérés. Le chômage de masse, l'érosion des anciennes solidarités collectives et les déstructurations identitaires qui touchent particulièrement les couches populaires paraissent hors champ de ce combat idéologique entre le camp du progrès revisité et l'éternelle réaction. Des pans entiers d'adhérents, de sympathisants ou d'ex-militants ne se reconnaissent pas dans les camps ainsi tracés, tandis que le désespoir social gagne chaque jour du terrain. Ils désertent et s'abstiennent, quand ils ne sont pas tentés par les extrêmes pour exprimer leur protestation. >>

Selon Laïdi, plume de Manuel Valls : << c'est dans ce contexte qu'il faut analyser l'affaire Leonarda. [La gauche] a révélé de manière terrible son impréparation politique à s'emparer de la question migratoire. Dans cette affaire, deux erreurs ont été commises. La première a été d'avoir entrouvert la porte à un possible retour de la famille en cas de découverte d'une faute administrative. Cela révulsa l'opinion publique car elle voyait déjà l'Etat abdiquer. [...] S'il avait été simplement dit que "la famille ne reviendra pas sauf si une erreur a été commise", le propos aurait pris une tonalité radicalement différente. [...] Cette erreur fut doublée d'une faute politique gravissime. Celle qui consista à rechercher un imaginaire point d'équilibre entre les principes de la République et les valeurs de la gauche. Si l'objectif était de délégitimer la gauche au sein de l'opinion, en opposant la gauche à la République, le résultat a été atteint au-delà de toute espérance... >>

Laïdi a raison de souligner que l'opinion française refuse l'abdication de l'Etat. (C'est ce que les libéraux ne veulent pas voir : cécité qui les rend étrangers à la réalité française et les enferme dans les beaux quartiers). Mais le fait d'être lucide ne l'empêche pas d'être l'homme de Valls, qui est un héritier de Delors sous ses mines de Bonaparte...

Le Goff, pour sa part, a raison de mettre lui aussi le doigt sur le problème de l'Etat. (« La question n'est pas de maintenir à tous prix une majorité divisée sur des questions essentielles, mais de la crédibilité de la puissance publique et de l'unité du pays »). Reste à savoir sous l'emprise de quelles forces la Cinquième est entrée en décomposition. Ne s'en prendre qu'à la gauche (ou qu'à la droite) indiquerait un état d'esprit dépassé ; ce dont il s'agit est une crise de système, dont il faut comprendre qu'elle met en cause l'économique et le financier plus que les débris du politique.

_________

[*] alors que les « libéraux conservateurs » (conservateurs du libéralisme qui interdit de conserver) refusent de voir une moitié décisive de la réalit

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Re: Point de situation politique

28 Mars 2014, 10:30 Message

Eric Zemmour : François le retors est devenu Hollande sans issue (News360x)

Ça fait un moment que nous le disons...
Et force louvoiements n'ont fait que retarder un peu les échéances, comme il est de règle.
Tortiller du c... pour se planter plus grave encore, voilà toute la "politique" hollandaise.

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Re: Point de situation politique

26 Mai 2014, 07:20 Message

Le résultat du troisième tour des municipales (et sur Maastricht-Lisbonne...) confirme nos analyses. Le pire : rien ne va changer — ne parlons même pas de l'U.E. ! — à part le délitement accéléré des "partis de gouvernement".

Hollande une nouvelle fois dépassé par les événements et par... Valls qui entame sa campagne présidentielle (!) avec un "clip" halluciné, Juppé-Bayrou qui "montent au créneau" (alors qu'ils ne représentent qu'eux-même, et tout ce qui est rejeté par les français) tandis que s'aiguisent les couteaux à l'UMP et que Sarko est dans les choux, on n'en finirait pas de décrire le spectacle produit par la bombe lancée une nouvelle fois par les électeurs français, dans une remarquable et croissante cohésion territoriale et socio-ethnique.

Il semble plus que jamais impossible que Hollande se maintienne ainsi pendant presque trois ans ; la colère accumulée dans le peuple est considérable et n'est nullement purgée avec ces votes ; la situation reste bloquée de tous côtés ; la question de l'immigration de submersion et de l'identité française est le non-dit énorme de ce scrutin, en France comme partout en Europe, or elle va devenir critique dans les mois à venir — bref : un premier coup d’œil sur l'after montre l'étendue des problèmes qui nous pressent.

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Re: Point de situation politique

26 Mai 2014, 08:44 Message

Lille, Florange et Carmaux ont voté Marine Le Pen ! (Le Point)

« Le bastion de Martine Aubry a basculé dans l'escarcelle de Marine Le Pen. Celle-ci obtient 18,85 %, et la liste de Gilles Pargneaux (PS), 18,16 %. Suivent les Verts avec 16,32 % et l'UMP Jérome Lavrilleux, qui n'obtient que 14,6 % des voix... »

« Selon Ipsos, dimanche, 38 % des employés et 43 % des ouvriers ont apporté leur suffrage à Marine Le Pen et ses troupes. La gauche, sur ce qui constitue historiquement son coeur de cible, est laminée : seulement 8 % des ouvriers et 16 % des employés ont voté PS aux européennes. Le Front de gauche ne bénéficie pas de la déception suscitée au sein de cet électorat par la gauche de gouvernement : 5 % des employés et 8 % des ouvriers seulement ont voté, dimanche, pour le mouvement de Jean-Luc Mélenchon. »

J'insiste : il leur manque encore, à ces analystes politiques, une lecture attentive et avisée des travaux de M. Guilluy.

***

Dans le département de l'Aisne, le FN fait 40.02 % des voix !

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Re: Point de situation politique

26 Mai 2014, 11:10 Message

La preuve (le non-dit) :

Image


(Source Ifop)

Sondage CSA :

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Re: Point de situation politique

26 Mai 2014, 12:43 Message

Un résumé et des graphiques bien faits ici : (Nouvel Obs)

De même leur carte, vraiment pratique pour une analyse efficace : (Nouvel Obs)

Les surprises ne manquent pas.

Ouest-PravdaFrance, qui pourtant s'efforce de minimiser la situation :

« L'abstention a pesé sur les résultats du scrutin de dimanche mais à quel point ? Selon une enquête Ifop, réalisée le 5 mai et citée par Le Monde, 24 % des abstentionnistes auraient donné leur voix au FN, contre 22 % pour l'UMP et 14 % pour le PS. Une tendance très proche des résultats.

Et selon une enquête Ipsos-Steria réalisée à la sortie des urnes, 50 % des électeurs de Marine Le Pen à la présidentielle 2012 sont resté chez eux dimanche [NDLR : c'est 54%]. Contre 48 % des électeurs de Nicolas Sarkozy et 58 % de ceux qui avaient voté pour François Hollande. »

***

P.S. Pourquoi les jeunes de - de 35 ans votent FN, ou"Plus belle, la vie" : (fdesouche)

[message complété au fil de l'eau, comme ceux supra]

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Re: Point de situation politique

1 Février 2016, 14:26 Message

"Attendez vous à savoir" comme le disait la regrettée Geneviève Tabouis. La restauration programmatique d'un courant d'extrême gauche en France entre dans une nouvelle étape :

Cette nouvelle donne politique est toute scandée par la littérature pompeuse :

-La rentrée "littéraire" de Stéphane Hessel "Indignez-vous" (1ère étape) en 2010
-La rentrée "littéraire" de la poétesse Christiane Taubira (aujourd'hui) : "Murmures à la jeunesse"

A noter que les deux auteurs l'un décédé il y a peu à un âge avancé, l'autre, qui joue la sagesse des anciens, visait (Hessel) et vise (Taubira) spécifiquement la jeunesse chargée par eux de nous délivrer du mal.

Ceci n'augure pas d'une meilleure compréhension de la situation, mais plutôt d'un dévoiement prévisible avec les "frondeurs" vers le panneau sans issue et vers une situation de moins en moins maîtrisable.

(Ceci est d'autant plus facile à prédire si l'on s'en remet à l'adage : "la fonction crée l'organe"... :idea: )

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Re: Point de situation politique

1 Février 2016, 18:39 Message

Grain de sable : il se trouve que la jeunesse française (et pas seulement la française) renâcle manifestement à courir après ce lièvre-là, malgré son décervelage-formatage intensif depuis le biberon ou presque...

***

"la fonction crée l'organe" : une clef décisive en vue d'un renversement copernicien, indispensable si l'on veut avoir la plus petite chance de passer à travers le Désastre.

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Re: Point de situation politique

1 Février 2016, 19:25 Message

J'espère bien, Didier, que vous avez raison, ou plutôt que votre diagnostic est le bon dans la durée. Mais il fallait peut-être le rendez-vous des Frondeurs et de Taubira pour enclencher le processus que je crains.
L'organe devrait cependant en effet se révéler très insuffisant par le soutien qu'il apporte et apportera à l'immigration, le contexte s'étant beaucoup aggravé depuis les expériences en Grèce et en Espagne.

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Re: Point de situation politique

8 Mars 2016, 14:28 Message

BILLET DE GILLES-WILLIAM GOLDNADEL [un nouveau concept bien trouvé : "le popélite"]
http://premium.lefigaro.fr/vox/politiqu ... blancs.php


Une nouvelle thématique agite le microcosme médiatique: comment se fait-il que certaines élites, aux États-Unis comme en Europe, regardent désormais le «populisme» avec moins d'appréhension qu'autrefois?

Pour répondre à cette question orientée, il suffit de regarder l'état de discrédit dans lequel se trouve aujourd'hui le «système».
Non pas seulement le système politique, comme voudraient le faire croire certains médias, mais plutôt le système politico-médiatique qui inspire à ceux que je propose d'appeler désormais les «popélites» une désespérance irritée encore plus grande que tous les tribuns aux manières trop rustres.

Tout d'abord, nos popélites, ne s'en laissent plus compter: ils savent que tous les mots médiatiques sont piégés. Ayant repéré, la place du curseur sur la carte politique, les mots «populistes, extrême droite, droitier, islamophobes…» ne sont plus pris sans barguigner.

Ils ont remarqué que les gens qualifiés d'extrême droite étaient souvent ceux qui combattaient extrêmement une extrême gauche nommée plus aimablement «gauche de la gauche».
Ils ont remarqué que l'islamophobie était le moyen le plus sûr pour les islamistes, les antiracistes professionnels sélectifs et autres islamo-gauchistes d'empêcher toute critique de l'islam ou de l'immigration islamique incontrôlée.
Ils ont remarqué que si la lexicologie médiatique connaissait le droitier, elle serait contrariée d'épingler un gaucher.
Bref, le popélite n'est pas un mélomane entiché de cette petite musique jouée depuis quelques décennies par une certaine clique politico-médiatique.

La semaine passée fournit un bel exemple de ce que l'Europe politique apporte de désespérance à notre popélite.
L'idée communautaire de s'en remettre au sultan ottoman pour régler la question des migrants lui inspire la même confiance que de confier à Al Capone la gestion de son portefeuille.

On peut tout en effet reprocher à Monsieur Erdogan: l'intolérance à l'égard de la presse, la brutalité à l'égard des kurdes, la mégalomanie à l'égard de lui-même, tout, sauf le manque de conviction islamiste. C'est par conviction islamiste, qu'il a armé l'État islamique au détriment des états arabes laïques, c'est par conviction islamiste qu'il verrait bien un califat européen. Autrement dit, le cauchemar d'une immigration islamique incontrôlée au sein d'une Europe désemparée correspond tout à fait à son rêve éveillé.
Et c'est à cet homme convaincu, que l'Europe vaincue confie désormais son funeste destin. Elle le prend pour se perdre, elle le paye pour se pendre.

Car le pire habite ailleurs: il demeure dans le fait que les convictions d'Erdogan coïncident avec celles des commissaires européens:
C'est ainsi que le calife, lors de son meeting électoral de décembre 2015, que la presse hexagonale a curieusement passé sous silence, dans une salle bondée, où les hommes avaient été séparés des femmes, et au cours duquel il a exhorté ses coreligionnaires à ne pas s'assimiler, a décrit l'Europe démocratique honnie infectée par «la xénophobie, l'islamophobie et le racisme» (cité dans l'excellent La guerre civile qui vient d'Ivan Rioufol. Éditions Pierre Guillaume de Roux).
C'est exactement dans les mêmes termes que cette semaine un rapport du Conseil de l'Europe déplore la «banalisation» du racisme en France (Le Figaro). Pour illustrer l'ignominie nationale, nos brillants «experts» stigmatisent notamment la chocolatine de Jean-François Copé ou des décisions prises «au nom d'une conception restrictive de la laïcité et pouvant être perçues comme sources de discrimination» comme la réglementation concernant l'accompagnement de sorties scolaires par des mères d'élèves portant le voile…

Peu avant, la Commission Juncker expliquait sur son site que «la migration est une des dix priorités politiques de la commission».
En 2010, un rapport publié évaluait même à 100 millions le nombre idéal d'immigrés nécessaires à l'Europe «à l'horizon 2050»…
En définitive, on comprend pourquoi l'Europe suicidaire s'en remet à la Sublime Porte pour sceller définitivement son final destin.
Pour bien des popélites, la guerre déclarée contre le système en bout de course revient finalement à démasquer toutes ses impostures.

À dénoncer ce carnaval idéologique qui fait défiler des pétitionnaires conservateurs déguisés en rebelles, des intermittents assistés déguisés en artistes bohèmes et des artistes narcissiques grimés sous le fard de la générosité.

Enfin et peut-être surtout des racistes anti blanc déguisés en antiracistes flamboyants.

Un article du Monde du 4 mars nous en donne encore un exemple étincelant: intitulé: «le dernier chic du Web américain? Se moquer des blancs». Il est expliqué sans recul excessif et avec engouement qu'aux États-Unis, l'humour en ligne participe du débat de société sur les stéréotypes et les privilèges des blancs. À aucun moment, la journaliste extatique ne se pose la question de savoir si l'on pourrait moquer aussi impunément d'autres communautés. La conclusion est donnée par une maîtresse de conférences en sciences de l'information à Paris III: «s'il y a une forme de stéréotypisation (sic) des blancs, est-ce du racisme pour autant? Nous ne sommes pas sur une même forme d'exclusion. Les blancs ne sont pas exclus de la société, dit-elle. Il s'agit davantage, selon moi, d'une stratégie minoritaire de mise en abyme des positions de pouvoir».

Et le coup de massue est donné par un certain comédien musulman nommé Rahman: «pour pouvoir être accusé de racisme contre les blancs, il faudrait remonter le temps, coloniser les blancs, voler leurs terres, faire un commerce fondé sur l'esclavagisme…». Curieusement, la journaliste n'a pas songé à l'entreprendre sur la traite esclavagiste arabo-islamique et le droit de moquer qu'elle devrait conférer …
Osons une explication osée: et si, au fond, en creux, très profondément enfoui, la montée du «populisme» et du «popélitisme» ne s'inscrivaient pas dans la désormais claire perception de la méchante sottise de ce racisme anti blanc là? Ou plus encore dans le tarissement des sanglots d'une communauté occidentale -pour ne pas écrire blanche, ou plutôt pour l'écrire- qui n'a plus honte d'elle-même?

Dans l'élémentaire courage conquis de pouvoir écrire sans trembler, que puisqu'on peut évoquer sans rougir une «Afrique Noire» et une «terre d'Islam», il ne devrait plus être totalement interdit d'évoquer une «Europe judéo-chrétienne». Et pourquoi pas, espérer la sauver.

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Re: Point de situation politique

13 Juillet 2016, 12:55 Message

Mouvement de grande ampleur dans la justice à Marseille.

La Provence titre : Marseille : fort mistral sur le tribunal de grande instance



Alors qu'on annonce un fort mistral pour mercredi sur Marseille, c'est un autre vent fort qui souffle sur le tribunal de grande instance de Marseille. Un vent de mutations promotions de pré-vacances qui annonce pour septembre des changements d'importance au sein de la congrégation judiciaire.

Le procureur en titre Brice Robin quitte ses fonctions pour une promotion comme procureur général de la cour d'appel de Chambéry. Il chasse du même coup celui qui le précédait ici à Marseille, le très médiatique Jacques Dallest, qui tombe de son rocher chambérien et s'en va croquer le délinquant grenoblois. Grenoble où il est lui aussi nommé procureur général.Le procureur adjoint de Marseille Jean-Jacques Fagni, qui supervisait ici les grands dossiers de crime organisé, est promu à Perpignan où il sera procureur en titre. Celui qu'il évince du même coup, Achille Kiriakidès, naguère à la communication de la cour d'appel d'Aix, revient dans la région comme procureur en titre d'Aix, et bouscule dans le même temps Dominique Moyal, nommée à la cour d'appel de Poitiers, qui avait en horreur les conférences de presse au point d'en organiser le moins possible. À Poitiers, cela sera moins pesant...

Les affaires Guérini et Air Cocaïne sont orphelines

L'arrivée la plus singulière à Marseille est la nomination d'Henri Pons, conseiller à la cour d'appel de Montpellier, qui devient premier vice-président chargé des fonctions de juge d'instruction. Il est surtout connu pour avoir été l'un des magistrats instructeurs de l'affaire Clearstream 2 ou "affaire du Corbeau", survenue en marge de l'affaire des frégates de Taïwan. Il a aussi instruit à Paris le volet Rhodia, l'affaire Vivendi et celle du "comité d'entreprise" d'EDF.

On notera aussi le retour de Patrice Ollivier-Maurel, ex-vice-procureur à Marseille, parti entre-temps comme magistrat de liaison en Espagne, puis comme procureur à Chartres.

La juge Christine Saunier-Ruellan quitte aussi ses fonctions. Elle laisse l'affaire Air Cocaïne et le dossier Guérini, qui ne demandaient qu'un coup d'accélérateur. Quinze autres magistrats seront installés dans leurs fonctions le 1er septembre. Pourvu que le mistral judiciaire cesse de souffler...

Certains dossiers feraient peur ? On serait trop indépendants à Marseille ? C'est sans doute pour rendre la justice plus efficace et le suivi des dossiers meilleur ?

Mais aucun commentaire dans la presse, aucune analyse, la démocratie va donc on ne peut mieux et le journalisme d'investigation fait des étincelles.

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Re: Point de situation politique

9 Novembre 2016, 18:24 Message

Contribution de Boris Le Lay qui anticipe les conséquences et difficultés aux Etats Unis, en Europe et en particulier en France après avoir dressé le tableau de la situation. Ce me semble bien vu.


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Re: Point de situation politique

9 Novembre 2016, 18:46 Message

Oui excellente contribution de Boris Le Lay !

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Re: Point de situation politique

12 Novembre 2016, 11:33 Message


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