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Alerte submersion

Sur l'immigration de peuplement et ses conséquences
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Re: Alerte submersion

18 Juillet 2017, 19:39 Message

Belle intervention dont je vous remercie, Monsieur.

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Re: Alerte submersion

19 Juillet 2017, 00:11 Message

Ah Non, Rogemi, notre conduite dans cette épreuve ne fut jamais aussi indigne. Nous étions minoritaires, nous étions trahis par la patrie, mais nous ne baissions pas les yeux devant eux et nous n'avons jamais rasé les murs de nos quartiers. Sachez que s'il est encore des Français susceptibles de se battre pour sauver le pays de la catastrophe, les Pieds-Noirs en seront, même si les plus jeunes d'entre eux sont aujourd'hui sexagénaires.

Cher Alain,

Vous savez ma famille est pied-noire du côté maternel et croyez-moi je n'avais pas l'intention de calomnier cette population qui a été si honteusement maltraitée par la France.

Non les européens d'Algérie n'ont pas vraiment défendus leur patrie comme ils auraient dû le faire et l'OAS arriva de toute facon trop tard. Ce fut un baroud d'honneur sans bénéfices réels pour les francais d'Algérie. Au contraire l'OAS permit à de Gaulle de brader ces départements sans remords et cela d'autant plus facilement que l'opinion internationale le soutenait à fond.

De nombreux auteurs pied-noirs ont parlé de cette paralysie étrange de la population européenne, de son ignorance ou de sa bonhommie, pire de sa candeur face à la catastrophe qui s'annoncait. Louis Martinez dans son livre LE TEMPS DU SILURE en fait une fresque historique poignante.

C'est pour cela que je crois que ce rapprochement entre l'attitude des francais d'Agérie entre 1956 et 1962 et celle de nos compatriotes d'aujourd'hui me semble assez pertinente.

Lisez si ne l'avez pas encore fait le livre terrible d'Antoine Argoud La décadence, l'imposture et la tragédie.

En outre je vous propose de lire une lettre adressée par Louis Martinez au rédacteur en chef de la revue Catholica [n° 78, Hiver 2002-03].

*************************************************************************

Au moins l’honneur d’un tombeau

Le 16 novembre 2002, Louis Martinez est venu à Paris nous présenter son livre Le Temps du silure (Fayard, août 2002). Il expliqua les raisons qui l’avaient poussé à écrire ce roman: l’envi de comprendre le malheur des francais d’Algérie à la double lumière de sa sensibilité de témoin direct et de son expérience russe, qui lui avait montré qu’il y avait eu beaucoup d’autres oubliés de l’histoire, de gens qui meurent en silence et disparaissent de la mémoire comme les Matriochkas, ces poupées gigognes toujours plus petites au point qu’on finit par ne les plus voir…

De par leur ampleur et leur aspect irréparable, les catastrophes du XX siècle appellent un respect religieux. Louis Martinez y insiste: „Il n’y a pas d’expiation sans faute. Notre malheur a une couleur de faute, qu’on le veuille ou non“. Nul n’est innocent devant Dieu, et il est dans l’odre providentiel que les uns puissent expier les fautes des autres plutôt que les leurs, ou en surcroît de celles-ci. Comme le faisait remarquer l’un des participants, c’est l’une des vertus de l’oeuvre littéraire que de pouvoir faire appréhender des vérités de cette nature par le biais émotionnel et esthétique, et c’est peut-être ainsi seulement, dans le contexte de damnatio memoroiae qui frappe le sort collectif des expatriés d’Algérie, que pourra passer la redécouverte de ce qu’il fut. Sur ce point on est renvoyé à la justice rendue au vaincu dans l’épopée d’Homère. „C’est tout ce que je demande: qu’au moins on nous accorde l’honneur d’un tombeau, puisque jusqu’ici notre cadavre a été escamoté“.

A la suite de cette rencontre et des discussions qu’elle a nourries, Louis Martinez a eu la gentillesse d’exprimer dans une lettre les réflexions qu’elle lui avait inspirées. Nous la reproduisons intégralement ci-dessous.

Cher Bernard Dumont,

J’ai été comme vous frappé, lors de notre réunion du 16 novembre dernier, par ce qui s’imposait avec l’obstination d’une plainte chez la plupart des participants: nos destins particuliers, comme l’oeuvre de nos parents ou de nos proches, sont entachés d’inexistence radicale par l’opinion dominante du pays dans lequel nous vivons. Ce constat d’inexistence, si l’on peut dire, porte à la fois sur un destin historique qu’on se plait à ignorer ou à déformer et sur un présent vidé de tout contenu puisque notre communauté passe pour s’être adaptée, parfois avec bonheur, et ne pas „faire problème“. Ne plus être. Enfin!

C’est évidemment faire bon marché des morts de désespoir, des suicidés, des traumatisés à vie ou des enfants accablés par un héritage incompréhensible dont personne jusqu’ici n’a dressé la statistique. Ce sont là des déchets dispersés sur la face du territoire et au fil des années qui ne sauraient compter que pour ceux, dispersés eux aussi, qui les ont vus sombrer dans l’oubli de tous.

Il faudra bien qu’un jour on décrive et chiffre l’ensemble de nos épreuves, mais il importe avant tout d’en comprendre la vraie nature. L’autre soir, comme d’autres fois, comme bien d’autres fois, j’ai percu chez nous tous un embarras conceptuel et une gêne psychologique qui tiennent sans doute au fait que le coup de grâce et l’ensevelissement à la sauvette nous ont été dispensés par nos compatriotes. Il nous est difficile de nous défaire d’un sentiment confus de tristesse amére, colére, de rancoeur, mais aussi, hélas, de cette sorte de honte qui poursuit les faillis, les déclassés, les muets ou les calomniés et peut se transformer en une gloriole d’autant plus pitoyable qu’elle n’attendrit que nos proches et demeure au dehors sans écho. Convaincus de n’être pas ou peu coupables, nous souffrons d’un châtiment démesuré, d’autant plus cruel que nous le devons à ceux qui auraient pu être nos avocats.

Il est évidemment malsain de se complaire dans cette aigreur. C’est bien pour en sortir que j’ai écrit presque coup sur coup deux romans. Je ne prétends pas y avoir exprimé tout ce qu’il y avait à dire sur le destin de l’Algérie francaise. C’est à chacun d’entre nous, dans la mesure de ses moyens, d’essayer de faire le jour sur les réalités concrètes de l’histoire de notre colonie, sur ses grandeurs et ses faiblesses, et de réfléchir sur les raisons de l’éffondrement final sans nécessairement s’absoudre de toute faute, aussi radicalement que le font certains, sous prétexte que nous avons injustement souffert.

Sans remettre en cause le moins du monde la vaillance des pionniers et des soldats, la probité des uns ou des autres, nous devons prendre conscience de l’évidente ambiguité et bien souvent de l’inopportunité du dessein colonisateur de la France, assez mal engagé à la veille d’une révolution moins bénigne que sa légende. Ce n’est pas sans raison que Vigny voyait dans le sac de l’Archevêché de Paris le signe avant-coureur d’une ère nouvelle . Ce que la France a importé en Algérie, comme par défaut, pour se débarrasser du legs d’une histoire inavouable. C’est, aussitôt après le simple prestige des soldats vainqueurs , celui d’une idéologie qu’on pensait à jamais triomphante, celle des lumiéres, encore un peu réduite et corsetée par le positivisme : mise en valeur de la terre, scolarisation, hygiéne, pathos républicain, maintien de l’éffort missionnaire chrétien dans les limites de la simple raison, laicité, donc, et tolérance – un peu dédaigneuse, un poil craintive – envers l’islam si goûté des Romantiques à cause de son hédonisme paisible et sa pittoresque cruauté.

Les fourriers de cette idéologie supposaient que les valeurs qu’elle promouvait étaient universelles et s’imposeraient partout sur terre, pour le bonheur de tous. Ils estimaient de ce fait qu’elles étaient éternelles et n’exigeaient pour s’établir dans tous les esprits que ce qui convient de temps et de patience. Or, comme l’histoire du siècle l’a démontré de bien des facons, ces valeurs sont loin d’être universelles. Dans le cas de l’Algérie elles se sont bizarrement mariées – jusqu’au tout récent divorce – avec un islamisme qui les réfutait presque toutes par principe. Quant au temps nécessaire pour les imposer, il a fait cruellement défaút dès lors que des appétits assez puissants – l’hégémonie économique américaine, le reveil du monde arabe, la propagande communiste – sont venus disputer à une France affaiblie une Algérie à laquelle elle n’avait jamais sérieusement pensé et qui pouvait retourner contre elle la devise trinitaire dont l’application se faisait attendre.

Que nous soyons pour une bonne part les enfants de cette idéologie progressiste en contradiction patente avec le fatalisme du monde indigène ambiant ne devrait pas nous empêcher de la penser et d’en voir les limites très précisément dans le pays que nous considérions comme notre patrie.
L’effort de lucidité ne doit pas s’arrêter là et nous devons bien convenir que nous étions à notre facon aliénés dans la mesure où les principes, les valeurs comme les décisions politiques nous étaient imposées par une métropole constamment, religieusement idéalisée. Nous nous imaginions que les sang versé par les nôtres pour la défense d’une patrie lointaine nous donnait une créance suffisante qui nous dispenserait à jamais de toute réflexion sur notre vrai statut, sur nos droits et devoirs civiques, sans parler d’une identité vigoureuse, mais assez floue pour que nous nous soyons contentés d’adopter, faute de mieux, le sobriquet dont on nous a gratifié. L’infantilisme politique de la plupart d’entre nous et le cynisme inopportun de beaucoup de nos représentants sont, qu’on le veuille ou non, un reflet de la nécessaire «réfraction » coloniale dont nous ne sommes pas les seuls exemples, la colonie offrant le miroir amplifiant, déformant d’une « polis » mithridatisée contre le mensonge. Lorsque le gouvernement francais a décidé de nous abandonner, une révolte tardive et hasardeuse nous a valu un surcroît de sévérité de sa part en même temps qu’elle scellait l’unité de notre communauté à la veille de sa dispersion.

C’est encore à notre «aliénation» - à notre assurance d’appartenir à une communauté nécessairement solitaire de nous comme nous l’étions d’elle-même – que j’impute notre ignorance des mouvements qui travaillaient la société indigène et que le désastre de 1940 n’avait fait qu’ampfifier. Sûrs de n’avoir rien bien de grave à nous reprocher, parfois fiers de l’ouvrage accompli par les nôtres dans un pays arriéré, nous n’imaginions simplement pas que notre être même encombrait l’horizon d’hommes qui se persuadaient – ou qu’on persuadait - que notre éviction était la condition de leur bonheur. Nous n’avons pas d’autre faute à nous reprocher que d’avoir parfois encouragé cette fable, par action ou par omission.

Notre péché d’ignorance ou de paresse n’excuse aucunement les crimes du terrorisme ni les manœuvres sournoises et finalement sanglantes de l’abandon, mais il explique une bonne part, sinon de nos malheurs, du moins de la surprise qu’ils nous ont causée. Nous croyions l’Algérie à jamais pacifiée, la France à jamais maternelle, nous avons eu à affronter l’une et l’autre dans une guerre sans exemple. Nous avons eu le tort de nous croire à la fois Français et Algériens sans connaître vraiment ni l’Algérie, impatiente depuis la dernière guerre de notre domination, ni la France, vaincue, discréditée et pour longtemps divisée par la même guerre. La conjoncture de mai 1958 nous proposa une sorte de miracle, mais un destin méchant a voulu que notre enthousiasme puéril investît l’homme de France le plus décidé à en finir avec notre incommode bâtardise.

Se connaître dans ses limites historiques est le commencement de la sagesse et en tout cas de la liberté. Les châtiments souvent incompréhensibles de l’histoire n’ont décidement rien à voir avec les palmarès de fin d’année ni avec le bonnet d’âne du bon vieux temps, ni avec rien de ce qui rappelle ou singe la justice. Les innombrables victimes des catastrophes du XXe siècle sont là pour en témoigner avec nous, le plus souvent avec des raisons plus graves.

Reste que notre malheur a ceci de particulier qu’il été consommé par nos concitoyens et éffacé par eux. Il est vrai que la victoire du général De Gaulle sur les factieux que bous étions devenus par juste rage, sa seule victoire au fond, ne mérite pas qu’on la célébre à grand fracas, non plus qu’il ne convient de s’extasier sur l’enfantement, au prix de tant de mensonges et de meurtres, de l’Algérie telle qu’elle est.

Tout cela serait un affreux gachis si nos épreuves, et plus particuliérement notre déréliction, ne portaient en elles la marque d’une élection dont il ne tient qu’à nous de nous montrer dignes. Si nous savons voir qu’être vendu par ses fréres est à la fois la plus amère des épreuves et la condition possible du salut, si la vérité nous est plus chére que la pitié légitime que nous avons pour nous-mêmes, peut-être saurons-nous donner à notre exil le sens d’un Exode et saurons de ce fait nous affranchir du mal qui nous maintient asservis. Pour ma part je ne vois pas d’autre sens à un destin commun aussi misérablement mutilé.

Pardonnez-moi ma franchise et mes longueurs et croyez bien à mon dévouement.

Louis Martinez

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Re: Alerte submersion

19 Juillet 2017, 08:26 Message

Merci, cher Rogemi, pour m'avoir fait découvrir cette très remarquable lettre.

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Re: Alerte submersion

19 Juillet 2017, 08:42 Message

En effet.

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Re: Alerte submersion

19 Juillet 2017, 12:33 Message

Rogemi a écrit: [...] aujourd'hui les francais de France ne bougent en aucune manière pour arrêter la submersion incessante de leur patrie.



Demeure quand même cette réflexion, qui pour ma part ne cesse de me hanter.

Merci aussi à Rogemi de la remettre en tête.

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Re: Alerte submersion

19 Juillet 2017, 16:33 Message

Très belle lettre, en effet qui expose avec pertinence les ressorts de la "tragédie" des Pieds-Noirs. Leur douloureux destin peut assurément être expliqué par la conjonction fatale d'un infantilisme politique pétri, comme l'a bien vu Martinez, d’ignorance, de paresse intellectuelle (nous étions le nez sur l'évènement, sans aucun recul) et de "naïve confiance en une patrie religieusement idéalisée", et un mouvement historique planétaire (auquel nous pensions échapper en raison de la nature de notre occupation de cette terre) qui emportait tous les empires coloniaux bâtis au siècle précédent.
Rien dans cette analyse ne vient toutefois soutenir le reproche que vous faites aux Pieds-Noirs d'avoir eu, devant ce qui survenait, l'attitude que la majeure partie de la population française a aujourd'hui face à l'invasion de son pays. Je puis témoigner et il doit être facile d'en apporter mille preuves, qu'on ne trouvait pas chez eux ce mélange de lâcheté, de faiblesse, de renoncement à son identité nationale et d'égoïsme individualiste qui fait le fond du caractère du Français moyen d'aujourd'hui. Il y a, entre ces PN et le gros de la population française actuelle (et sans doute déjà celle des années cinquantes et soixantes, ce qui explique son comportement, son refus de la guerre et l'accueil effroyable qui fut fait aux rapatriés), un fossé anthropologique profond.
Si les PN ne se sont pas battus assez tôt (Martinez a raison de parler de révolte tardive et hasardeuse), c'est par manque de lucidité, non de courage (Et d'ailleurs quand aurait-il fallu commencer à se battre, de quelle façon et avec quels objectifs? Les seules colonies qui ont préservé l'implantation des colons européens sont celles qui ont rompu très tôt avec leur métropole et qui ont réglé de façon radicale les problèmes induits par la présence d'une population autochtone).
La volonté de se battre ne leur donc a pas manqué, ni celle de résister à tous risques au rouleau de l'histoire qui les écrasait. Combien d'individus seraient-ils prêts maintenant à entrer dans une révolte qui les désignerait comme cibles autant à l'armée et à la police de leur pays qu'à l'ennemi. Ils furent des milliers dans l'Algérie de 1961 et 1962.
Eux se sont battus et il est bien plus difficile, moralement et matériellement, de le faire en paria de sa patrie qu'en soldat régulier. Rendons leur cette justice de le reconnaitre.
Mais il me semble que l'on n'appréhende pas dans son sens historique l'affaire algérienne si l'on se contente d'y percevoir la défaite d'un million de colons mal arrimés à leur patrie. L'abandon de l'Algérie n'a été qu'une étape du recul généralisé des peuples européens face aux peuples auxquels ils s'étaient imposés (les décolonisations) et plus particulièrement dans ce cas, de la France face à l'islam (Que la rébellion algérienne ne se soit pas donnée comme un mouvement islamique ne tient qu'aux modes de l'époque). Cet affrontement pluriséculaire qui depuis les origines oppose l'Islam aux peuples européens a connu là un nouveau point de basculement. Comme l'écrit Venner, l'Algérie française était l'avant poste de l'Europe chrétienne en terre musulmane. L'avant poste est tombé, non par la faute des combattants qui le tenaient mais du fait de la trahison de l'arrière. Les mêmes raisons qui ont conduit à cette trahison et qui tiennent au métal dont est fait un peuple, se retrouvent aujourd'hui : l'ennemi de toujours poursuit donc son avance, dans les formes et selon les modalités les plus adaptées aux défauts et aux faiblesses de son adversaire.
S'il fallait suivre Martinez quand il évoque les châtiments de l'histoire, je dirais plutôt que ce qui se passe aujourd'hui, dans la quasi totalité de nos villes et bientôt jusqu'au fond de nos campagnes n'est que la sanction méritée pour des décennies de lâcheté et de renoncement d'un peuple qui n'a plus la volonté d'exister en tant que tel et qui refuse d'en payer le prix, en efforts et en sacrifices, comme le firent pourtant toutes les générations précédentes..

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Re: Alerte submersion

20 Juillet 2017, 12:30 Message

Addendum.
Quoique n'étant pas d'accord avec votre jugement sur les carences des uns et des autres dans cette affaire algérienne, j'en tire toutefois la même leçon que vous (assurément) : Quand une population juge que le pouvoir légal ne défend plus ses intérêts vitaux (voire contribue à y porter atteinte), elle doit les prendre en charge elle même et, sans son accord et même contre ce lui, s'armer et se battre pour les défendre. C'est bien votre avis?

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Re: Alerte submersion

23 Juillet 2017, 05:39 Message

Alain Georges a écrit:Rien dans cette analyse ne vient toutefois soutenir le reproche que vous faites aux Pieds-Noirs d'avoir eu, devant ce qui survenait, l'attitude que la majeure partie de la population française a aujourd'hui face à l'invasion de son pays. Je puis témoigner et il doit être facile d'en apporter mille preuves, qu'on ne trouvait pas chez eux ce mélange de lâcheté, de faiblesse, de renoncement à son identité nationale et d'égoïsme individualiste qui fait le fond du caractère du Français moyen d'aujourd'hui.


Bien sûr, les Pieds-Noirs n'ont pas la même mentalité que les Français d'aujourd'hui, mais je me rappelle avoir vu un documentaire sur l'OAS, dans lequel un des responsables de cette organisation expliquait leur défaite par le fait qu'aux moments cruciaux, les Pieds-Noirs ne se sont pas mobilisés pour défendre leur terre !
D'autre part, je suis un peu étonné par le silence des Pieds-Noirs sur les dangers de l'invasion algérienne et islamique depuis 55 ans : ils n'ont pas de terre de repli cette fois-ci...Et nous non plus d'ailleurs...
Mais ce silence, malheureusement je le comprends car tous les jours je ressens cette chape de plomb qui nous empêche de dire certaines vérités, de prendre conscience et de nous révolter.
Et chaque fois que j'essaie de la soulever, je sens une gêne et une désapprobation...

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Re: Alerte submersion

23 Juillet 2017, 09:17 Message

Addendum.
Quoique n'étant pas d'accord avec votre jugement sur les carences des uns et des autres dans cette affaire algérienne, j'en tire toutefois la même leçon que vous (assurément) : Quand une population juge que le pouvoir légal ne défend plus ses intérêts vitaux (voire contribue à y porter atteinte), elle doit les prendre en charge elle même et, sans son accord et même contre ce lui, s'armer et se battre pour les défendre. C'est bien votre avis?


Je reconnais que la chape de plomb idéologique de l'anticolonialisme, on pourrait même parler de l'opinion mondiale (Weltmeinung) contre le maintien des colonies européennes, était un obstacle presque insurmontable puisque quelques années plus tard même l'Afrique du sud céda à la pression.

Je vous donne cependant un extrait du livre du colonel Argoud dont j'ai parlé plus haut:

"Combien combattirent vraiment ? Quelques centaines, quelques milliers, peut-être. Pour un peuple d'un million d'hommes qui joue son sol natal et son existence, c'est peu. Si les européens d'Algérie avaient témoigné la même virilité que les israéliens, ou que les juifs de Varsovie, nul doute que De Gaulle n'aurait pas pu perpétrer son forfait."

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Re: Alerte submersion

23 Juillet 2017, 09:24 Message

D'autre part, je suis un peu étonné par le silence des Pieds-Noirs sur les dangers de l'invasion algérienne et islamique depuis 55 ans


En visionnant les dernières vidéos tournées dans les rues de Paris il devient évident que l'invasion est devenue essentiellement subsaharienne. Le nombre des noirs dépasse largement celui des nord-africains.

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Re: Alerte submersion

24 Juillet 2017, 09:59 Message

Hier dimanche après un baptême, au cours du repas qui s'ensuivit j'ai pu une fois de plus prendre le pouls des élites (banquiers, architectes, médecins, juristes, etc ...) qui soutiennent rabiquement le régime en place.
Tous se réjouissaient de l'élection de Macron et de la défaite de MLP. Comme en France le populisme est l'ennemi absolu et tout doit être entrepris pour stopper les partis dit d'extrème-droite. On ne peut en aucun cas attendre quoique ce soit de cette classe sociale pour stopper la subversion en cours.

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Re: Alerte submersion

27 Juillet 2017, 07:51 Message

Les 54 immigrants prévus ne viendront pas à Domrémy-la-Pucelle ! [url](Bd Voltaire)[/url]

« La lâcheté de nombre d’élus associée à leur incompétence (due, pour une bonne part, à l’inculture consécutive d’une déstructuration des intelligences planifiée par un système scolaire à la dérive depuis quarante ans) apparaît, ici, comme la pire des politiques. Quand l’état de submersion migratoire aura rendu nos sociétés invivables pour ses autochtones, aucun ne pourra affirmer qu’il ne savait pas. Certains seraient bien inspirés de consulter les documents de l’ONU. [PDF] Ils s’y apercevraient que l’oligarchie travaille depuis longtemps à promouvoir les « migrations de remplacement (sic !) qui s’avéreraient nécessaires pour compenser le déclin des populations ».

Domrémy n’est qu’un sursis. Saint-Denis est déjà une réalité. Voire un cauchemar. »

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Re: Alerte submersion

27 Juillet 2017, 11:58 Message

La population de l'UE augmente de 1,5 million d'habitants grâce à l'immigration (Libération)

« A force de regarder l’immigration comme un problème à résoudre, on perd la perspective qu’avec une bonne politique publique c’est une opportunité. »

Comme c'est fâcheux...

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Re: Alerte submersion

27 Juillet 2017, 12:14 Message

Qu'est-ce qu'une croissance naturelle en berne ?
Qu'est-ce qu'une bonne politique publique ?

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Re: Alerte submersion

27 Juillet 2017, 14:11 Message

La France va créer en Libye des «hotspots» pour demandeurs d'asile Le Figaro.fr
Un pont (aérien ou du BTP) eût été plus simple.

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Re: Alerte submersion

28 Juillet 2017, 07:36 Message

Emmanuel Macron ne veut plus de migrants dans les rues « d’ici à la fin de l’année » (Le Monde)

« Pour les primo-arrivants, place donc au logement, qu’il souhaite voir "partout en France" et "dès la première minute". Pour l’heure, deux pistes sont à l’étude à l’Elysée : soit la création de camps de transit, hypothèse que porte la maire de Paris, Anne Hidalgo, soit la mobilisation de logements vides sur le territoire, option qui semble avoir pour l’heure la préférence de l’Elysée.

L’idée du chef de l’Etat est d’étudier très rapidement la demande d’asile, afin de protéger très vite les réfugiés et de renvoyer aussi vite les déboutés. "Je veux partout, dès la première minute, un traitement administratif qui permette de déterminer si on peut aller vers une demande d’asile ou non, et derrière une vraie politique de reconduite aux frontières", a poursuivi le président de la République.

Emmanuel Macron a au passage fustigé "ceux qui construisent des murs", faisant une allusion directe au refus d’une partie des habitants d’une ville de la banlieue de Tarbes d’accueillir des migrants – habitants qui ont érigé 18 mètres de parpaings pour bloquer l’accès au futur centre d’accueil. Mais il a aussi reconnu la nécessité de faire de la pédagogie sur ce sujet. L’opposition nette entre demandeurs d’asile et migrants économiques est à ses yeux "une grammaire qu’il nous faut expliquer à nos concitoyens". »

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Re: Alerte submersion

29 Juillet 2017, 10:47 Message

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Selon Eurostat, le bras statistique de l’UE, des 46 995 migrants arrivés en Italie au cours des quatre premiers mois de cette année, seuls 635 étaient des Syriens et 170 étaient des Libyens. En revanche, 10 000 provenaient du Nigéria, 4 135 du Bangladesh, 3 865 de la Gambie, 3 625 du Pakistan et 3 460 du Sénégal. (par Fdesouche)

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Re: Alerte submersion

31 Juillet 2017, 15:17 Message

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(par Karim Ouchikh)

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