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Alerte submersion

Sur l'immigration de peuplement et ses conséquences
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Re: Alerte submersion

9 Décembre 2016, 20:02 Message

L'utilisateur a supprimé cette vidéo.
Opération impossible

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Re: Alerte submersion

11 Décembre 2016, 23:03 Message

Méditerranée: 1.164 personnes secourues (Le Figaro)

Pour la seule journée d'aujourd'hui.
Pendant le cirque, l'invasion organisée continue.

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Re: Alerte submersion

19 Décembre 2016, 09:30 Message

Principalement originaire du Mali et du Sénégal, environ 30.000 parents polygames élèvent 240.000 enfants sur le sol français (CPIF)



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Re: Alerte submersion

28 Décembre 2016, 09:25 Message

« Afghans, Soudanais, Haïtiens, Albanais, Syriens, Congolais… La pression migratoire est loin de retomber en France. Elle se lit dans la dernière statistique sur le droit d'asile à laquelle Le Figaro a eu accès. Avec près de 90.000 dossiers déposés en 2016, l'augmentation officielle des demandes a atteint 10 % cette année.

Cette hausse peut sembler contenue, mais elle masque une inflation encore plus forte des flux. Car derrière ces chiffres se cache une "pratique administrative" de plus en plus répandue: "25 % des demandeurs d'asile qui se présentent en préfecture sont aujourd'hui orientés vers la procédure de renvoi dans le pays de premier accueil, dite procédure Dublin ; le pourcentage a même tendance à augmenter ces derniers mois", confie un haut fonctionnaire. » (Le Figaro)

Et l'on sait bien ce qu'il advient des "déboutés"... comme de tous les autres qui passent en maille.


***

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Re: Alerte submersion

31 Décembre 2016, 14:53 Message

L'Italie a accueilli 181'000 migrants en 2016, un record (Romandie)

Cela représente une hausse de 18% par rapport à 2015 ; sur les trois dernières années, le nombre de migrants et réfugiés arrivés dans la péninsule dépasse le demi-million.
Les 3 pays les plus représentés sont le Nigeria, l'Érythrée, et la Guinée...

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Re: Alerte submersion

31 Décembre 2016, 19:18 Message

Quand la Mairie de Paris débaptise minutieusement ses rues pour qu’elles soient en “écho avec l’histoire des migrations”

La mairie de Paris a tendance à vouloir réécrire l'histoire par le biais des noms de rue.
Depuis plus d’une dizaine d’années, la Mairie de Paris s’est fait une spécialité : réviser les noms de rue,
plaques et autres noms d’établissement selon les critères de la bien-pensance et du politiquement correct.
Dernière victime en date : le compositeur Henri Dutilleux.
Avec Dimitri Casali


La bêtise, le dogmatisme et surtout l’ignorance de nos édiles parisiens n'ont pas de limite. Deux de ses élus
socialistes, Monsieur Christophe Girard, maire du IVe arrondissement, et Madame Karen Taïeb, conseillère de
Paris, se sont récemment couverts de honte avec l’affaire de la plaque commémorative du compositeur Henri
Dutilleux. Ce triste épisode est révélateur de la guerre des mémoires et du révisionnisme qui ronge la société
française.

Depuis plus d’une dizaine d’années, la Mairie de Paris s’est fait une spécialité : réviser les noms de rue,
plaques et autres noms d’établissement selon les critères de la bien-pensance et du politiquement
correct. Cette « chasse aux sorcières » traduit les obsessions, les phobies dont souffre la société et explique la
grave crise d’identité que nous traversons actuellement. Ce nouveau révisionnisme s’inscrit dans la lignée du
rapport du conseiller d’Etat, Thierry Tuot, commandé par le gouvernement Ayrault qui demandait que l’on
débaptise les rues et les places de nos villages pour les renommer « en écho avec l'histoire des migrations».

Rappelons brièvement l’affaire du grand compositeur Henri Dutilleux, mort en 2013 dans le 4e arrondissement de
Paris. Il était question d’apposer une plaque commémorative sur son ancien domicile. Le Comité d’histoire de la
Ville de Paris s’y est opposé pour « faits de collaboration avec le régime de Vichy ». Dutilleux, collabo avec les
Nazis, il ne manquait plus que cela ! Sous le prétexte d’avoir écrit la musique d’un film obscur, Forces sur le stade,
réalisé par Marcel Martin en 1942 en direction des patrons d'usines pour les inciter à construire des terrains de
sport près des lieux de travail des ouvriers, le voici voué aux gémonies. Alors que la vérité historique est l’exacte
opposée. Henri Dutilleux s’est engagé dès 1942 dans un réseau actif de résistance. Membre du Front National
des musiciens, il a mis en musique de nombreux textes clandestins en 1944. Puis aux côtés de Lucie et Raymond
Aubrac, il a été membre du comité d'honneur du musée de la Résistance nationale (MRN). Mais le voilà banni
parce qu’il a osé faire son métier durant les années sombres de l’Occupation. Christophe Girard, le maire
mondain du 4ème arrondissement de Paris, approuve le verdict de son comité et « tient à noter des faits de
collaboration avec le régime de Vichy ». Son dernier tweet (bien peu courageux et retiré le 17 mars…) enfonce le
clou en comparant la position de Dutilleux à celle de Céline …«Je ne fais que suivre les recommandations du
Comité d’histoire de la Ville. L-F Céline est un grand écrivain mais…». Les points d’exclamations du responsable
de l’ignominie sont éloquents…Anne Hidalgo renchérit en affirmant que « le temps n'est pas opportun… »
Le lynchage de la mémoire du grand compositeur soulève un tollé général. Jack Lang lui-même, déclare: «On est
abasourdi par ce mélange d’incompétence et de veulerie ! ». Le coup de grâce étant asséné quand l’adjointe au
maire en charge de la mémoire, Catherine Vieu-Charlier, publie un communiqué expliquant qu’après expertise, la
mairie de Paris fait son mea culpa et reconnait le « caractère disproportionné et inadéquat de son avis initial qui
mentionnait de supposés faits de collaboration » et rectifie « de premières indications hâtives ayant jeté le trouble
de manière injustifiée ». Son communiqué se conclut en annonçant que la plaque commémorative devrait
finalement être posée prochainement sur un immeuble de l'Ile Saint-Louis dans lequel vécut Dutilleux. Mais le mal
est fait…

Triste équipe que celle de Madame Hidalgo et de ces personnes sensées représenter la «culture» à Paris,
mais qui, au fond, la méprisent. On savait déjà qu'elle n'aimait pas la musique classique avec la remise en cause
récemment d'une partie du financement des conservatoires de musique jugés trop élitistes. Christophe Girard, tout
puissant adjoint de Bertrand Delanoë de 2001 à 2012, conseiller régional d'Île-de-France depuis 2010, a passé dix
ans aux affaires culturelles tout en cumulant, parallèlement à ses fonctions municipales, celle de directeur de la
stratégie mode du groupe LVMH. Dix années qui sonnent creux. « Autant nommer Rika Zaraï ministre de la Santé
», avait ricané son protecteur, Pierre Bergé. Dix années où l’on préfère subventionner l'opération Paris-Plage
- 600 000 euros de crédits culture engloutis - les Nuits Blanches ou la Techno parade… plutôt que la culture
dite « classique ». Mais voilà pas grand monde n'ose contester, l’important n'est-il pas que les électeurs bobos
soient satisfaits.

L'attitude de Monsieur Girard comme de Madame Taïeb, dénotent autant la bêtise de l’inculture qu’une ignorance
sectaire et idéologique. Le compositeur Henri Dutilleux comparable à Olivier Messiaen et Pierre Boulez, héritier de
Ravel et de Debussy a fait rayonner la musique française. Ses oeuvres sont joués dans le monde entier, c'est ce qui
rend ridicule la décision de la Mairie. Refuser d'accrocher sa plaque commémorative, alors que Pablo Picasso,
Jean-Paul Sartre ont, avec l’avec l’aval des Nazis, abondamment exposé, publié et fait jouer des pièces de
théâtre dans le Paris occupé de 1940 à 1944. Alors que nous trouvons des plaques et des rues Maurice
Thorez (secrétaire général du PCF qui a déserté en 1940), et des rues Staline (à Essômes-sur-Marne), et
des avenues Lénine à Nanterre ou à Arcueil, toutes ces icônes de la supposée « gauche » intellectuelle ?

Faudra-t-il bientôt débaptiser les rues et les lycées aux noms de révolutionnaires : Robespierre, Danton et Carnot ?
Après tout, le premier est responsable de la Terreur -mais aussi un des rares hommes de l’histoire de France qui
n’ait jamais été corrompu…-, le deuxième ferma les yeux sur les massacres de Septembre 1792, et le troisième,
membre du Comité de Salut Public, joua un grand rôle dans la répression des Vendéens. Sans doute ont-ils eu
des torts ; mais qui sommes-nous pour les juger ? Le problème de Dutilleux est probablement qu'il n'était ni
socialiste, ni communiste... Qu’auraient fait Girard, Delanoë et Hidalgo sous l'occupation ? Tous ces politiciens
ignorants oublient que la majorité de la population n'était ni résistante, ni «collabo» mais « attentiste ». Voilà où
nous conduit le quasi abandon des grands enseignements de l’Histoire, la baisse générale du niveau de culture de
nos hommes politiques. Car la damnatio memoriae de Dutilleux en rappelle d'autres...

On connaissait déjà les rues parisiennes rebaptisées au nom de personnages issus des minorités, sans même
consulter ni commerçants ni habitants. En décembre 2001, Bertrand Delanoë avait débaptisé en présence de
Christiane Taubira, la rue Richepance devenue rue du Chevalier-de-Saint-Georges, musicien noir du XVIII
siècle. Richepance, général de la Révolution, un des plus braves de la République et qui a son nom gravé sous
l’Arc de triomphe de l’Étoile, se serait rendu coupable d’exactions pendant le soulèvement d’Haïti en 1802. Outre
l’anachronisme, le jugement a posteriori, sans replacer dans le contexte de l’époque, est une impasse
intellectuelle. Les technocrates ignorants de l’Hôtel de Ville débaptisent les noms de rues, enlèvent les plaques
commémoratives avec une seule obsession : réviser le passé, le purger de tout ce qui pourrait choquer leur bienpensance.

Plus le temps nous éloigne des faits, plus leur vision qu'ils s'en font, devient manichéenne. On aurait pu
penser que la connaissance historique aurait pu permettre une approche tempérée, subtile - c'est tout le contraire
qui se passe.

Dans le 2e arrondissement, lors de la campagne municipale de 2001, le groupe des « Verts » locaux du maire
Jacques Boutault avait exprimé dans une de leurs dix propositions leur souhait de débaptiser la rue Saint-Denis… !!!
Faut-t-il effacer toute trace de Jules Ferry à cause de son éloge de la mission civilisatrice de la
colonisation ? Alors, il faut faire de même pour Léon Blum, qui affirmait « le devoir des races supérieures d’attirer
à elles celles qui ne sont pas parvenues au même degré de culture. » À ce rythme-là, la liste des bannis sera
longue. « Ces noms, vous ne vouliez plus les voir, ils n'y sont plus », avait ajouté M. Delanoë en 2001. Mais réécriton
l’Histoire ?

L’Histoire, une fois écrite, ne s’efface pas. L’Histoire, on doit l’assumer. C’est autant glorieux qu’honteux. C’est
l’Histoire ! Plutôt que de débaptiser : instruire et éduquer sont de meilleures options. Pour pouvoir assumer
sereinement et lucidement le passé et tout le passé, laissons donc nos plaques, nos enseignes, nos noms de rues,
nos pierres qui sont nos héritages. « De Clovis au Comité de salut public, j’assume tout », disait
Napoléon. Lui qui a beau être le Français le plus populaire au monde et n’a pas la moindre place, avenue ou
même impasse à son nom d’empereur dans Paris…

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Re: Alerte submersion

2 Janvier 2017, 10:51 Message

A Ceuta, la frontière Maroc-Espagne forcée par près d’un millier de migrants (Le Monde)

« Un millier de migrants ont pris d’assaut, dimanche 1er janvier, la double clôture séparant le Maroc de l’enclave espagnole de Ceuta. Un groupe de 1 100 personnes originaires d’Afrique subsaharienne qui voulaient gagner l’Europe s’est précipité sur la clôture haute de 6 mètres, vers 4 heures.

La préfecture de Ceuta a rapporté que les faits s’étaient déroulés d’une manière « extrêmement violente et organisée ». Cinquante policiers ont été blessés, dont six gravement, notamment un policier qui a perdu un œil dans les heurts qui ont suivi, ont indiqué les autorités locales. »

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Re: Alerte submersion

10 Janvier 2017, 12:00 Message

Le nombre de migrants tentant de traverser la Méditerranée atteint des records (RFI)

« Ce qui a changé, c'est que le nombre de migrants venant d'Afrique de l'Ouest a augmenté, la majorité des gens viennent du Nigeria, puis le deuxième groupe le plus important est les Erythréens et ensuite des citoyens de Guinée, de Cote d'Ivoire et de Gambie. Les années précédentes, les passeurs mettaient 90 migrants sur des bateaux de 8 mètres.. Maintenant, dans le même type de bateaux ils mettent 140, 160 personnes. Ca explique en partie l'augmentation de 20% du nombre de migrants qui traversent la Méditerranée depuis le continent africain. L'autre facteur c'est qu'avant, les migrants arrivaient entre le printemps et la fin août, et puis l'hiver, quand le temps se gâtait, les départs s'arrêtaient. Maintenant, c'est un flux continu, les passeurs mettent des gens sur les bateaux en plein hiver! »


***


Calvados : elle croyait avoir rencontré l'amour, ils l'utilisaient pour régulariser leur séjour en France (La Manche libre)

« Par crainte de la solitude et par besoin d'amour, une jeune femme âgée de 33 ans a hébergé à son domicile, de 2013 à 2016, plusieurs étrangers en situation irrégulière, n'hésitant à devenir leur compagne. Elle a dû répondre de ces agissements devant le tribunal de grande instance de Caen (Calvados), jeudi 5 janvier 2017, rapporte Tendance Ouest. »

Légère déficiente mentale, elle était sous curatelle ; il faudrait y songer pour tous nos bobos humanistes qui ne manifestent pas moins de débilité.


***

Le phénomène des harragas, les migrants algériens, ne faiblit pas (France 24)

« Mais elle masque en partie un autre phénomène qui prend de l’ampleur, selon la presse algérienne : le départ clandestin de ses propres citoyens. L’Algérie est classée, en 2015, au 9e rang des pays d’origine de migrants clandestins arrivés aux frontières extérieures de l’Union européenne (UE), selon un rapport de l’ONG "Algeria Watch".

En Algérie, on appelle ces migrants les "harragas", en arabe les "brûleurs". En l’occurrence, des "brûleurs" de frontières. En quête d’un meilleur avenir et faute de visas, plusieurs milliers d’Algériens décident chaque année de quitter clandestinement le pays sur des embarcations légères, et de traverser la Méditerranée en direction de l’Italie ou de l’Espagne, le plus souvent au péril de leur vie. »

« Ainsi, en 2016, selon un décompte publié par la LADDH, plus de 1 200 harragas ont été empêchés de quitter le pays par les gardes-côtes algériens. L’année 2017 semble suivre la même tendance, avec l’arrestation de 85 harragas, pour la seule nuit du 3 janvier, notamment dans la ville d’Oran. Depuis 2005, près de 10 000 harragas ont été "secourus" par la marine algérienne. »


Combien sont passés, en sus de tous les autres ?

***

Il avait agressé sexuellement une fillette de huit ans et demi (Le Dauphiné)

« Autant à cause de son débit, que par ses affirmations formulées à la barre, le tribunal a du mal à le suivre. Voilà le prévenu, un Turripinois de 41 ans, tour à tour victime d’insultes racistes, de harcèlement, puis révélant qu’il a été agressé sexuellement à l’adolescence. « Festival d’explications les plus surprenantes, sinon fantaisistes, les unes que les autres », tranche le procureur Dietlind Baudoin, en correctionnelle, hier à Bourgoin-Jallieu.

Slimane Rezig a été condamné à un an de prison ferme, et deux ans avec sursis avec mise à l’épreuve. »

Peut-être était-il Français, allez savoir... Quelle différence ?


***


Enfin, une bonne nouvelle pour Eric, ami de la culture et de la musique :

Saint-Malo : le rappeur Alla Edine Yacoubi va pouvoir obtenir son titre de séjour (Francetvinfo)

« Le rappeur Alla Edine Yacoubi se dit "soulagé" de la décision de la Cour d'appel de Nantes. Le rappeur Tunisien, aussi connu sous le nom de Weld El 15, va pouvoir obtenir son visa "talent et compétences".

Ce titre de séjour d'une durée de 4 ans lui avait été refusé par la Préfecture d'Ille-et-Vilaine lors de son arrivée à Saint-Malo en 2015 car il représentait selon la Préfecture "une menace pour l'ordre public". »

« Après deux ans de procédures judiciaires, il va enfin pouvoir se consacrer à son prochain album et travailler dans les meilleures conditions »

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Re: Alerte submersion

10 Janvier 2017, 12:42 Message

C'est bien gentil à vous, Didier.


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Re: Alerte submersion

11 Janvier 2017, 15:35 Message

“Dans certaines zones, les islamistes assurent les missions régaliennes de l’Etat”
Entretien avec le sociologue Tarik Yildiz

Posté par Daoud Boughezala le 11 Janvier 2017 à 11:00 Dans Société


Tarik Yildiz est sociologue et directeur de l'Institut de recherche sur les populations et pays arabo-musulmans (Irpam), notamment auteur de "Le Racisme anti-blanc. Ne pas en parler : un déni de réalité" (éditions du Puits du Roulle, 2010). Il vient de publier "Qui sont-ils ? Enquête sur les jeunes musulmans de France" aux éditions du Toucan.


Propos recueillis par Daoud Boughezala. Le Causeur Janvier

Causeur. Dans votre enquête sur les musulmans de France [2], quelle définition du musulman avez-vous retenue ?

Tarik Yildiz. J’ai considéré qu’étaient musulmanes les personnes qui se définissent comme telles. Étant donné la réalité du terrain, la grande majorité des gens interrogés sont des enfants de l’immigration maghrébine, subsaharienne ou turque.

Dans l’échantillon de musulmans que vous avez choisi, vous avez délibérément surreprésenté les repris de justice et autres délinquants. Pourquoi ?

J’ai fait ce choix parce que j’ai constaté que ce qui attisait beaucoup le débat public, c’est la perception de la figure du musulman comme délinquant potentiel. C’est quelque chose que j’ai voulu creuser pour essayer de déconstruire les parcours, de voir quelles étaient les différentes étapes dans la construction personnelle de ces individus. D’où le choix assumé, dans mon échantillon, d’avoir une bonne moitié de personnes qui, si elles n’ont pas forcément été condamnées, ont commis des actes délictueux.

Au terme de votre enquête, vous distinguez quatre grands groupes de musulmans que vous nommez « superficiels », « exclusifs », « communautaristes », « discrets ». Qu’est-ce qu’un musulman « superficiel » ?

J’ai appelé le premier groupe musulman « superficiel » car ses membres se caractérisent par une fracture forte entre leur pratique, très superficielle, et leur vision ultra-ritualiste de l’islam. Pour ces jeunes, ex- ou actuels délinquants, la religion est une espèce de liste de cases à cocher pour aller au paradis et une contre-liste pour aller en enfer, un tout extrêmement contraignant… qu’ils ne respectent cependant pas eux-mêmes ! Cela leur pose des cas de conscience qui les prédisposent à considérer ceux qui appliquent ces règles comme des modèles.

Il s’agit là de ceux qui joignent les actes à la parole, autrement dit les « musulmans exclusifs », plutôt salafistes [3]…

Oui. Fréquemment issus du premier groupe, les « exclusifs », effectivement souvent salafistes, ont changé de manière très spectaculaire, parfois en quelques semaines ou en quelques mois. Ceux-là appliquent très strictement les rites et les préconisations de certains cheikhs sunnites, tiennent les discours les plus radicaux et aspirent à former une véritable contre-société.

À côté de ce noyau dur, on trouve un troisième groupe, que vous appelez « communautariste ». Comment se caractérise-t-il ?

Les musulmans « communautaristes », à la différence des deux groupes précédents, ne s’inscrivent pas en opposition frontale avec la société française. Ils essaient de développer une pratique collective de l’islam et ne tiennent pas un discours aussi sectaire que les deux précédents groupes mais réclament l’obtention de droits en tant que musulmans. C’est une revendication conforme à l’idée qu’ils se font de la société britannique, qui constitue leur modèle de société occidentale idéale : fonctionnaires voilées, femmes traitées par des médecins femmes, horaires séparés dans les piscines… Par exemple, beaucoup voudraient que les employés musulmans disposent d’une plage horaire le vendredi dans leur entreprise pour pouvoir prier tranquillement.

Mais les « exclusifs » salafistes sont finalement assez peu nombreux. Comment se fait-il qu’ils deviennent hégémoniques dans certains espaces où l’un de vos témoins perçoit « une identité forte musulmane » et « une forme de contrôle social » qui rencontrent l’assentiment de nombreux musulmans (Hassane, habitant de Villiers-le-Bel, voir notre article sur la RATP [4]) ?

Globalement, la prime du prestige va aux plus radicaux dans les paroles et dans l’affichage de leur religion : les littéralistes. Un des musulmans du panel m’a raconté que, plus jeune, il rompait le jeûne en pleine classe avec ses camarades. Au début, seules quelques personnes osaient le faire puis, par mimétisme, dans sa classe majoritairement musulmane, tout le monde s’y est mis. Non seulement parce que les élèves y trouvaient un côté sympathique mais aussi car ils craignaient d’être considérés comme de mauvais musulmans s’ils ne le faisaient pas.

C’est l’un des traits saillants de votre enquête : les salafistes apparaissent comme le surmoi des musulmans français ! Pourquoi et comment cette petite minorité exerce-t-elle une telle emprise sur la communauté ?

Leur puissance est notamment due à la force de leurs discours manichéens et sans nuances. Leur doctrine affirme « ça, c’est bien ; ça, c’est mal. Il n’y a pas d’entre-deux ». Ceux que j’ai interrogés (notamment les « communautaires » et les « superficiels »), majoritairement jeunes, sont souvent très perméables à ce simplisme. Je nuancerai néanmoins le tableau. Dans la vie du quartier, les salafistes/radicaux sont auréolés d’un certain prestige et jouent globalement le rôle d’une avant-garde mais ce ne sont pas eux qui donnent le la. Les « communautaristes » vont parfois montrer une influence plus prégnante parce qu’ils portent une dimension assez festive et moins culpabilisante. Ils permettent de se regrouper entre musulmans, mais en critiquant beaucoup moins celui qui pratique différemment sa religion. Pour les salafistes, c’est simple : soit on est avec eux, soit on est contre eux. Cette intransigeance peut les isoler, notamment des plus âgés, dont l’islam du bled est parfois considéré comme déviant et « harki » par les salafistes.

Des salafs qui quadrillent de plus en plus l’espace avec leur code de l’honneur et leur quête de pureté. Ils empêchent les femmes d’aller au café ou de se promener dévoilée, les non-pratiquants de manger pendant le ramadan… La « hallalisation » (Gilles Kepel [5]) des rues prépare-t-elle un projet de conquête ?

Plus qu’un plan de conquête, il s’agit d’une installation de fait. Car les salafistes que j’ai interrogés ne voient aucun salut en France et disent vouloir quitter le pays, peut-être parce qu’aujourd’hui le rapport de forces n’est pas en leur faveur. Mais l’absence de stratégie de conquête globale ne les empêche pas d’exercer un pouvoir sur les consciences. Par exemple, l’idée que ceux qui ne prient pas cinq fois par jour sont des vendus se propage. Il en va de même de l’ensemble du contrôle social islamique : on remarque qui va prier et dans quelle mosquée – puisqu’elles sont marquées politiquement –, qui rapporte de l’alcool chez soi, etc. Ainsi se déclenche un mécanisme assez classique auquel se superpose une dimension beaucoup plus violente, avec l’idée que « non seulement c’est un mauvais musulman, mais il salit le quartier, il salit la place ». Loin d’être l’apanage des seuls radicaux ou des communautaristes, ce jugement se révèle largement partagé. Le noyau radical progresse, pas forcément en nombre, mais au niveau de l’influence qu’il peut avoir sur les autres musulmans.

Chez beaucoup de musulmans français, d’après les résultats de votre enquête, le ritualisme prend le pas sur l’éthique. Avec l’idée que s’il coche toutes les cases pour aller au paradis musulman, un terroriste qui fait ses prières ne peut pas être un mauvais bougre !

Pour une partie de la communauté, le fait d’être un bon musulman consiste en effet à respecter le rituel. Bien qu’ils ne le disent jamais directement, les plus radicaux considèrent avec une certaine bienveillance les violences perpétrées au nom de l’islam. Beaucoup d’autres, des radicaux aux communautaristes, adhèrent aux théories du complot. Ils répètent un discours entendu ailleurs (« ça n’a rien à voir avec l’islam… ») et tirent ce fil encore plus loin, voyant dans le terrorisme une grande conspiration ourdie par des non-musulmans pour salir l’islam. Cet imaginaire « complotiste » surfe sur une distinction fondamentale entre un « nous » et « les autres ».

Avec dans les esprits une telle division entre « nous » et « eux », quelle légitimité l’État conserve-t-il ?

Dans certains territoires, très peu…. Forts de leur légitimité et de leur force physique, les barbus sont les seuls à intervenir pour résoudre les cas de délinquance. Si un gamin vous vole votre portable dans une cité, personne ne bougera… sauf peut-être un barbu qui va lui courir après pour essayer de le récupérer. Lui aura la légitimité pour agir sans se faire tabasser.

En l’absence de l’État, les islamistes comblent le vide en s’appropriant une puissance symbolique forte, ce qui leur permet d’alphabétiser en français et en arabe des gens parfois quasiment illettrés … Bref, dans certaines zones, les islamistes, et pas seulement les plus radicaux, assument les missions régaliennes de l’État. C’est un mouvement en progrès qui séduit parfois les plus fragiles.

Cette rue musulmane a-t-elle quelque réticence à se métisser ? En vous lisant, on prend conscience de la difficulté des mariages mixtes…

Dans les discussions avec nombre de musulmans, on sent que l’évolution des mœurs ne va pas vers la mixité ou la négation du fait religieux dans le mariage. Même si certains n’y sont pas forcément opposés par principe, ils concluent : « En fait, ce serait impossible… »

Il y a encore 25 ans, les démographes croyaient l’assimilation culturelle des enfants d’immigrés musulmans inéluctable. Pourquoi a-t-on tant reculé ?

Plusieurs facteurs jouent. Ce qui se dégage de mon travail, c’est que l’État n’a pas rempli son rôle. Non qu’il n’ait pas suffisamment aidé les citoyens ou repeint la cage d’escalier quand il le fallait, comme on l’entend dans les médias. Mais l’État n’a pas su imposer les règles, notamment dans la justice, qui auraient été nécessaires pour donner une direction à la société.

Nombre de musulmans paraissent désarçonnés par le manque d’autorité de l’État…

Si tous constatent la mollesse de l’État, ils n’en tirent pas les mêmes conclusions. D’aucuns aimeraient remettre de l’ordre ; d’autres se disent : « L’État est faible. En face de nous, il n’y a rien de respectable. Et on va d’autant moins le respecter qu’on veut prendre sa place. »

Symptomatique, la rengaine victimaire que l’on entend chez certains musulmans interrogés qui confient par ailleurs… ne jamais avoir été victimes de racisme !

Exactement. Au cours des entretiens, certains se plaignaient des discriminations contre les musulmans, mais j’avais parfois l’impression que ces discours n’étaient pas spontanés. Et pour cause : ils ne faisaient que répéter des généralités qu’ils avaient entendues tout au long de leur vie, de l’école aux associations antiracistes. À part une ou deux anecdotes en préfecture, aucun n’avait d’exemple concret de discrimination à me citer. Cette posture victimaire légitime a posteriori un certain nombre de comportements, comme le fait de tomber dans la délinquance.

Pour conclure, parlons des trains qui arrivent à l’heure : les musulmans « discrets » farouchement républicains. Sont-ils vraiment pratiquants ?

Notez que j’ai choisi cette appellation bien avant la polémique déclenchée par Jean-Pierre Chevènement [6] cet été. Les musulmans « discrets » peuvent être parfois très pratiquants, seulement ils cantonnent la religion à la sphère privée et refusent tout intermédiaire communautaire entre l’État et le citoyen, dans le droit fil de la tradition républicaine française. Fondus dans la culture nationale, ces musulmans appliquent les rites mais s’adaptent en société lorsqu’il y a un choix à faire. Chez eux, la morale personnelle est prépondérante et les pousse à un certain nombre d’accommodements dans l’espace public.

Représentent-ils une avant-garde en expansion ou une minorité en danger ?

Difficile à dire. Si les plus radicaux progressent en nombre, j’ai l’impression que les plus républicains également, bien qu’ils n’aient pas du tout la même force d’influence. Les musulmans « discrets » se situent dans des trajectoires individuelles, ce qui diminue leur effet de résonance car ils refusent de s’exprimer au nom de l’ensemble des musulmans. Au nom d’une certaine idée de la France, ils répètent : « On en a assez que des gens parlent en notre nom ! Qui sont ces zouaves ? »

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Re: Alerte submersion

15 Janvier 2017, 14:29 Message

Encore un cadeau de Mme Merkel...

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Re: Alerte submersion

16 Janvier 2017, 10:08 Message



J'aurais plutôt vue un cargo, mais, bon...

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Re: Alerte submersion

16 Janvier 2017, 22:50 Message

Clandestins: expulsions en chute de 16 % (Le Figaro)

« Pour le député LR des Alpes-Maritimes Éric Ciotti, le bilan Valls-Cazeneuve se lit ici en filigrane, "un héritage calamiteux", selon lui. Et l'élu de déplorer les "120.000 clandestins régularisés sur la base de la circulaire Valls de 2012, mais aussi moins de 10% des déboutés du droit d'asile reconduits à la frontière, sans parler de la gestion de la jungle de Calais et de l'appel d'air permanent suscité par cette politique."

À l'entendre, la chute des éloignements s'explique largement par "le quasi-abandon du placement en centre de rétention administratif des clandestins". "Privilégier l'assignation à résidence des illégaux, c'est avoir la naïveté de faire reposer l'éloignement sur la seule bonne volonté de la personne indésirable sur notre sol", ajoute-t-il.

"Rien n'est maîtrisé, tout est hors de contrôle", renchérit son collègue LR de l'Yonne Guillaume Larrivé.

Même constat sévère pour le sénateur LR du Rhône François-Noël Buffet, qui dit redouter que "les recalés de l'asile outre-Rhin s'installent désormais en France". La Direction des étrangers constate d'ailleurs une augmentation des «mouvements secondaires» en provenance d'Allemagne. Le dossier migratoire est une bombe à retardement pour la prochaine majorité. »

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Re: Alerte submersion

17 Janvier 2017, 09:37 Message


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Re: Alerte submersion

18 Janvier 2017, 10:54 Message

Paris, France.


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Re: Alerte submersion

18 Janvier 2017, 12:09 Message

Jean-Paul Gourévitch : « Les demandeurs d’asile les plus nombreux sont les Albanais, pas les Syriens ! » (BV). Et un point sur "les chiffres".


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Re: Alerte submersion

18 Janvier 2017, 14:09 Message

Il est remarquable que personne ne relève le fait que plus de la moitié des migrants sont issue des pays Balkaniques cad Kosovo, Albanie, Macédoine, Bosnie, etc...

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Re: Alerte submersion

20 Janvier 2017, 09:56 Message

De la "remigration"...

Les réfugiés de Mutti Merkel ont traversé le Rhin : ils marchent sur Paris (Bd Voltaire)

« En 2016, Berlin a enregistré quelque 280.000 nouvelles demandes d’asile sur un total de 745.545 en cours de traitement, parmi lesquelles 162.510 ont été déposées par des Syriens et 127.892 par des Afghans… Or, si les premiers obtiennent un titre de protection dans près de 100 % des cas – lorsqu’ils réussissent à prouver leur identité –, ce n’est pas le cas des seconds. L’Allemagne refuse une demande afghane sur deux. Et la plupart de ces derniers atterrissent donc à Paris. »


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