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Europe, cabri, falaise

Sur les événements internationaux, par temps de "globalisation"
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Re: Europe, cabri, falaise

2 Juin 2015, 09:44 Message

L’Europe est le rêve de grandeur des nations vaincues (Bd Voltaire)

Un bon article de C. Sevran.

« Interrogé au lendemain de la guerre sur l’idée d’une Europe unie, Claude Pierre-Brossolette avait répondu : « Pour l’Italie, comme pour l’Allemagne et pour la France, pour tous les vrais vaincus de la Seconde Guerre mondiale, je crois indispensable une novation qui nous fasse sortir de la honte de la IIIe République, de la honte de la défaite de 40 et de la honte de Vichy ». Par ailleurs, comparez le niveau d’adhésion à l’Europe des Anglais ou des Néerlandais (62 % de Non au Traité de Lisbonne) avec ceux des Croates, des Slovènes ou des Slovaques. Une conclusion s’impose, l’Europe n’est pas un projet rationnellement pensé, c’est un rêve de grandeur, celui des nations vaincues, honteuses ou trop petites pour exister sur la scène internationale. »

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Re: Europe, cabri, falaise

2 Juin 2015, 10:51 Message

Une conclusion s’impose, l’Europe n’est pas un projet rationnellement pensé, c’est un rêve de grandeur, celui des nations vaincues, honteuses ou trop petites pour exister sur la scène internationale.

C'est séduisant mais est-ce-vrai ?

Pour l'habitant de l'Afrique, de l'Amérique du sud ou de l'Asie sommes-nous vraiment des nations vaincues ?
Il y a dans quelques jours une réunion du G7 à côté de Munich avec la France, l'Italie, l'Allemagne et le Royaume-Uni cad 4 pays européens.

Je vis depuis 40 ans en Germanie et pour les Allemands comme pour les Francais l'Europe était un projet raisonnable et c'était certainement la vision gaullienne d'une Europe des nations qui fut celle que les peuples du continent affectionnaient et cela contrairement aux élites qui nous ont imposé en fin de compte un projet de caractère fédéral.

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Re: Europe, cabri, falaise

3 Décembre 2015, 23:24 Message

Les Danois disent «nej» à l'Europe (Tribune de Genève)

Y a de l'eau dans le gaz...

« Cinq partis dont les libéraux du Premier ministre Lars Lokke Rasmussen et les sociaux-démocrates, la principale formation de l'opposition, s'étaient mobilisés en faveur du oui tandis que les eurosceptiques du Parti populaire danois (DF) étaient contre. »

Encore un coup des populistes !

Avec cela, on nous annonce que les frontières intra-europeéennes, c'est pour au moins deux ans. Et la BCE qui arrive au bout du bout de son petit jeu...

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Re: Europe, cabri, falaise

17 Janvier 2016, 20:27 Message

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(Gallup International)

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Re: Europe, cabri, falaise

21 Janvier 2016, 13:48 Message

N.B. Côté Brexit, le Oui progresse régulièrement et devance maintenant plus nettement le Non (le PDG de Bridgestone estime que la sortie de l'UE est viable et promet de conserver les usines au RU) ; selon Sapir, en Italie la majorité est pour sortir de l'euro ; etc.

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Re: Europe, cabri, falaise

12 Février 2016, 19:09 Message

L’U.E. pour les peuples d’Europe : l’effondrement de leur prospérité, de leur sécurité et de leur identité, leur remplacement par submersion migratoire, avec le détournement de leur liberté démocratique par des instances non élues au service de l’oligarchie mondialiste. Fermez le ban.

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Re: Europe, cabri, falaise

12 Février 2016, 20:14 Message

Tout à fait d'accord. C'est aussi clair et simple que cela.

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Re: Europe, cabri, falaise

21 Février 2016, 11:40 Message

L'éditorial un peu fracassant de Philippe Gélie dans Figaro Vox :"Le baiser de la mort" :


Les optimistes se réjouiront de l'accord conclu à Bruxelles entre David Cameron et les vingt-sept autres dirigeants de l'Union européenne. En principe, il donne au premier ministre britannique les arguments nécessaires pour s'engager dans la campagne du référendum en faveur du maintien de son pays dans l'UE. Les nouvelles concessions accordées au Royaume-Uni, au terme d'un marchandage dont la dramaturgie peut rehausser la valeur, justifient que les sujets de Sa Très Gracieuse Majesté, focalisés sur la compétitivité du marché unique et la domination de la City sur la finance européenne, renoncent à la tentation d'un Brexit dans lequel ils auraient arithmétiquement plus à perdre qu'à gagner.

Subsistent cependant deux raisons, au moins, de douter du succès de l'opération. La première tient au fait que l'habillage confectionné à Bruxelles relève de la dentelle technocratique, censée accommoder les intérêts de camps opposés, mais généralement indéchiffrable par le commun des mortels. Les europhobes d'outre-Manche n'y trouveront aucune raison de changer d'avis. Et les électeurs nourris depuis trente ans au biberon de l'eurobashing se prononceront sur une question philosophique - la compatibilité de leur insularité avec l'appartenance au bloc continental - plutôt que sur un changement de décimale dans l'octroi des prestations sociales aux futurs migrants intra-européens.

D'où l'autre raison de se montrer réservé, plus fondamentale. En se lançant dans cette course éperdue au référendum pour apaiser l'aile eurosceptique de son parti conservateur, David Cameron n'a-t-il pas déjà donné le baiser de la mort à l'Europe unie? Si la Grande-Bretagne reste dans l'UE aux conditions qui lui sont faites, elle la tue ; si elle s'en va, elle la tue aussi. En cas de Brexit, le revers politique et économique serait brutal. Mais si l'accord tout juste scellé permet d'éviter le divorce, il n'en ouvrira pas moins un lent processus de démantèlement. Faute d'être assorti d'un projet collectif de relance, le compromis de Bruxelles met le ver dans le fruit: nul n'a plus de raison de se plier aux règles communes, puisqu'on peut s'y soustraire moyennant un peu de chantage.

Philippe Gélie http://premium.lefigaro.fr/vox/economie/2016/02/20/31007-20160220ARTFIG00001-le-baiser-de-la-mort.php

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Re: Europe, cabri, falaise

21 Février 2016, 12:27 Message

Oui, on retrouve ce type d'analyse de tous les côtés. Par exemple :
La dislocation de l’Europe ?
(Vanneste, Nouvelles de France).

Je suis plus sceptique (hélas).

Les européistes geignent comme à l'accoutumée à la ruine possible de leur mirifique idéal, alors qu'il n'est menacé que par lui-même, et les anti-européistes espèrent cette issue qu'ils n'ont pas les moyens politiques de provoquer par eux-mêmes — par défaut de pensée réellement alternative, notamment. Les uns sont les cabris du "Europe !, Europe !", les autres les cabris de "l'Europe des Nations", sans plus de définition ou d'actualisation de cette perspective.

En vérité, s'il existe toujours un risque avec un référendum, Cameron a bien (sur)joué, et les Anglais, une nouvelle fois, tirent leur épingle du jeu et peuvent persévérer dans leur tradition politique négative au regard de l'Europe ; cyniques et pragmatiques, ils auraient tort de prendre plus les devants, et les quelques points d'avance du "Non" sur le "Oui" devraient fondre avec cet "accord".

Il y aura donc deux culs-de-sac en Europe : la Grèce, et Calais. Et les "migrants", européens ou pas, ne viendront pas plomber le libéralisme anglais, tandis que la finance londonienne pourra continuer à faire ses choux gras du démantèlement économique européen.

Quant au ver dans le fruit, il y en déjà tant qui grenouillent, et n'empêchent en rien le système bureaucratico-totalitaire de suivre sa route...

Grèce, Royaume-Uni... Il ne faut compter que sur nous-mêmes, qui sommes au cœur de ce projet initialement Français.

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Re: Europe, cabri, falaise

21 Février 2016, 13:53 Message

Une fois de plus, tout à fait sur la même ligne. L'analyse de Didier me semble plus lucide et plus subtile que ce que j'entends sur les ondes et lis sur les lignes. [...]Cameron a bien (sur)joué[...] Mais surtout, l'Euroland s'est montrée minable, as usual, en lui servant la soupe et le président français, faux comme il sait l'être, dans la présentation de cet accord.

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Re: Europe, cabri, falaise

21 Février 2016, 13:59 Message

Il faudrait mener à bien plusieurs départages, une bonne fois.

Et d'une : le souverainisme n'est ni une exigence économique, ni même une exigence civilisationnelle, et moins encore une nécessité "ethnique" ; il est une nécessité politique, étant le seul cadre, à ce jour hérité et donc à repenser, qui permette le déploiement de cette dimension existentielle et de nature non idéologique ; partant, il est une affaire de destin. Tout universalisme qui n'est pas l'expression d'une singularité se limitant à sa part de vérité hic et nunc est fatalement totalitaire, mortifère, et faux. Il n'y a aucune singularité dans le monde technique et marchand, n'y règne que l'uniformité vide — emplie par compensation de fantasmes régressifs — d'une pure poursuite du néant.

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Re: Europe, cabri, falaise

21 Février 2016, 19:35 Message

Histoire de relancer les paris dont sont si friands les Anglais ?

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Re: Europe, cabri, falaise

22 Février 2016, 16:45 Message

A cette heure, le FTSE 100 ne s'affole pas, c'est le moins que l'on puisse dire !
On nous aurait menti ?
It's time for us to leave ?

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Re: Europe, cabri, falaise

26 Février 2016, 12:35 Message

Migrants: la Grèce refuse d'accueillir la ministre autrichienne de l'Intérieur (rss)

« Athènes avait rappelé jeudi son ambassadrice à Vienne pour consultations, en signe de protestation contre la tenue par Vienne d'une réunion des pays des Balkans consacrée à la crise migratoire et dont la Grèce a été exclue.

Les vives tensions entre la Grèce et l'Autriche ont empoisonné la rencontre jeudi à Bruxelles des pays de l'UE censée mettre fin à la cacophonie face à l'afflux de migrants qui risque de déclencher une crise humanitaire de grande ampleur. »

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Re: Europe, cabri, falaise

26 Février 2016, 17:49 Message

Les Anglais, eux, osent la liberté ! (Tribune du Figaro par l'Observatoire de l'Europe)

« La psychologie française contemporaine est fascinée autant qu’irritée par le souverainisme anglais. Il ose ce à quoi nous avons renoncé : le retour du Politique. »

« La logique de l’intégration régionale est depuis longtemps périmée par la fin des blocs est-ouest, la chute des coûts de transports et internet. Il n’y a plus de rapport nécessaire entre la masse et la puissance, pour les entreprises comme pour les nations. Vingt-huit fois zéro font toujours zéro. Et la puce ne craint plus le mastodonte. La puissance repose davantage sur un réseau, une influence, une identité, une réactivité. Telle entreprise anglaise commerce plus facilement en Inde qu’en Slovénie : même langue, même méthode comptable, même culture juridique.

Aux Britanniques de dire si ce compromis leur convient ou s’ils préfèrent reprendre leur liberté. On eût espéré que la France, qui n’a pas moins d’atouts inemployés, profitât de cette brèche pour fonder un nouveau Pacte européen, à partir de la vision gaullienne : une confédération des nations de l’Atlantique à l’Oural. Les Anglais traitent l’Europe par le débat. Nous la traitons par l’omerta. Nos dirigeants auraient-ils l’Europe honteuse ? Sentant le vide ronger la nation de l’intérieur, ils n’imaginent plus depuis longtemps pour elle de destin propre. Plutôt qu’une Europe tirant sa force des souverainetés, des démocraties et des frontières, nos pays se sont collés les uns aux autres sous égide administrative bruxelloise, comme des poules malades au coin du poulailler.

Si les Anglais s’en vont, nous perdrons leur regard extérieur et leur empirisme. Dans l'hypothèse du "Brexit", une "feuille de route" infernale est déjà prête à Bruxelles pour pousser, sans référendum, à un nouveau saut dans le vide supranational. Ou comment prescrire à l’Europe toujours "more of the same poison", comme disent les Britanniques. A moins que d’autres ne leur emboîtent le pas. »

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Re: Europe, cabri, falaise

3 Mars 2016, 10:19 Message

"En cas de Brexit, la France ne retiendrait plus les migrants à Calais", dixit Macron (on croirait du Khadafi...).
Chiche !

(Il se prend pour Erdogan ?)

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Re: Europe, cabri, falaise

5 Mars 2016, 10:21 Message

Calais (Dailymail).

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Coûts : au bas maot 225 M€/an (Le Figaro).
On ne compte bien entendu pas toutes les conséquences pour le Calaisis et ses habitants, économie, etc. Cela n'a aucune importance.

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Re: Europe, cabri, falaise

10 Mars 2016, 09:00 Message

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And the winner is... Erdogan !

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