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USA : la présidence Trump

Sur les événements internationaux, par temps de "globalisation"
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Re: USA : la présidence Trump

17 Mai 2017, 15:27 Message

Philippe Versini a écrit:
Didier Bourjon a écrit:Sans doute, sauf qu'ils ne sont eux-mêmes que des instruments.


Que voulez-vous dire ?


.... J'allais le dire ! :!: ;)

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Re: USA : la présidence Trump

22 Mai 2017, 14:14 Message

Trump, ce Tsipras américain...

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Re: USA : la présidence Trump

22 Mai 2017, 16:21 Message

Didier Bourjon a écrit:Trump, ce Tsipras américain...

Attendons encore un peu mais Trump semble ces dernières semaines avoir renoncé à tenir même la plus anodine de ses promesses.

Le combat de titans que la ploutocratie washingtonienne a engagé contre lui a été efficace et il ne reste presque rien de ses velléités d'appliquer son programme.

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Re: USA : la présidence Trump

22 Mai 2017, 17:46 Message

Ils sont tous des Tsipras allemands.

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Re: USA : la présidence Trump

22 Mai 2017, 19:37 Message

Ça a l'air de bien se passer en Israël aujourd'hui. A savoir quels seront les commentaires.

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Re: USA : la présidence Trump

23 Mai 2017, 08:40 Message

Le discours de Trump en Arabie Saoudite (Dreuz)


Trump s’est adressé au monde musulman comme s’il parlait à des enfants, de façon ferme mais respectueuse.

Il a donné aux dirigeants musulmans réunis une leçon de morale, tout en insistant sur le fait que « l’Amérique ne cherchera pas à imposer son mode de vie sur les autres, mais à tendre la main dans un esprit de coopération et de confiance ». En expliquant qu’il n’entend pas que les Etats-Unis leur dictent ou tentent de réformer leur façon de vivre – un virage à 180° par rapport aux néo-conservateurs qui voulaient démocratiser l’Irak, ou à celui d’Obama qui voulait incliner l’Amérique en direction de l’islam, Trump a habilement malaxé le cuir des leaders pour les préparer à entendre ce qu’il est venu leur dire…

Les dépêches ont été très oublieuses des parties les plus importantes de son discours : l’évocation du christianisme, du judaïsme, d’Israël et de Jérusalem, du terrorisme islamique

Avec élégance et fermeté, le Président américain a fait ce qu’aucun homme politique occidental n’avait jamais fait ni même songé à faire : il a remis à leur place 50 leaders musulmans, y compris le roi d’Arabie saoudite, médusés, subjugués par autant de force et de résolution, alors que son prédécesseur leur faisait des courbettes.

Pour des raisons évidentes – éviter la désinformation extrême qui entoure tout ce qui touche au Président Trump, j’ai préféré regarder son discours plutôt que me fier aux retranscriptions et commentaires politiques. Grand bien m’en fit, puisque les dépêches ont été très oublieuses des parties les plus importantes de son discours : l’évocation du christianisme, du judaïsme, d’Israël et de Jérusalem, du terrorisme islamique, et semblent n’avoir retenu que la partie où Trump pointe son doigt vers l’Iran.

Après le narratif banal du roi Salman (Islam religion de paix et de tolérance bla bla bla), Trump a consacré la première partie de son discours à – littéralement – passer la brosse à reluire au roi d’Arabie pour ses « mots extraordinaires », l’accueil fabuleux que le « magnifique royaume d’Arabie » lui a réservé, et dont « les mots ne rendent pas justice de la grandeur de ce remarquable lieu et l’incroyable hospitalité qui lui a été offerte ».



Puis Trump est passé à la partie la plus intéressante – et réjouissante – au plan géopolitique, dont voici les extraits les plus significatifs :

« Notre but est de former une coalition de nations qui partagent le désir d’écraser l’extrémisme et d’apporter à nos enfants un futur d’espoir qui honore Dieu.

Et cette réunion historique et sans précédent de leaders—unique dans l’histoire des nations —est un symbole envoyé au monde de notre respect mutuel et de notre commune volonté.

[…]

Hier, nous avons signé des accords par lesquels le royaume va investir près de 400 milliards de dollars dans nos deux pays et créer plusieurs milliers d’emplois en Amérique et en Arabie saoudite.

[…]

Plus tard aujourd’hui, nous allons à nouveau marquer l’Histoire en ouvrant un nouveau Centre destiné à combattre l’idéologie extrémiste — situé ici, dans la partie centrale du monde islamique. Ce nouveau centre, unique en son genre, représente une déclaration claire que les pays à majorité musulmane doivent être à l’avant-scène du combat contre la radicalisation, et je veux exprimer ma gratitude au roi Salman pour sa puissante démonstration de leader.

[…]

Nous ne sommes pas ici en donneur des leçons—nous ne sommes pas ici pour dire aux autres peuple comment ils doivent vivre, ce qu’ils doivent faire, ce qu’ils doivent être, ou qui ils doivent vénérer. Au lieu de ça, nous sommes ici pour offrir un partenariat — basé sur nos intérêts et nos valeurs communs — la poursuite d’un meilleur futur pour chacun de nous.

[…]

Les jeunes garçons et filles musulmans devraient être libérés de la peur, être à l’abri de la violence, et les innocents protégés de la haine. Et les jeunes hommes et femmes musulmans devraient avoir la possibilité de construire une nouvelle ère de prospérité pour eux-mêmes et les leurs.

Avec l’aide de Dieu, ce sommet marquera le début de la fin pour ceux qui pratiquent la terreur et répandent leur vile croyance. Et par la même occasion, nous prions pour que cette rencontre unique puisse un jour être évoquée comme le début de la paix au Moyen-Orient—et peut-être, même partout dans le monde.

Mais ce futur ne peut être atteint que si l’on vainc le terrorisme et l’idéologie qui le pousse.

[…]

Le vrai coût de l’Etat islamique, d’Al Qaeda, du Hezbollah, du Hamas, et de tant d’autres, ne doit pas seulement être compté en nombre de morts. Il doit aussi être compté en générations de rêves disparus.

Chaque fois qu’un terroriste tue un innocent, et invoque fallacieusement le nom de Dieu, c devrait être une insulte envers tout croyant.

Les terroristes ne vénèrent pas Dieu mais la mort.

Ceci n’est pas une bataille entre différentes fois, entre différentes sectes ou différentes civilisations.

C’est une bataille entre des barbares criminels qui cherchent à éliminer la vie humaine, et des personnes décentes, de toutes les religions, qui cherchent à la protéger.

Ceci est une bataille entre le bien et le mal.

Quand nous découvrons les scènes de destruction après un attentat terroriste, nous ne voyons pas les signes que ceux qui ont été tués étaient juifs ou chrétiens, chiites ou sunnites. Quand nous voyons le flot de sang innocent pénétrer cette terre ancienne, nous ne pouvons pas voir la croyance ou la secte ou la tribu des victimes —nous ne voyons qu’une chose : ils étaient des enfants de Dieu dont la mort est une insulte à tout ce qui est saint.

Mais nous ne pourrons vaincre ces forces du mal que si les gens de bien sont unis et forts — et si tout le monde dans cette salle remplit une part équitable des responsabilité qui lui incombe et assume sa part du fardeau.

Le terrorisme s’est étendu dans le monde. Mais le chemin de la paix commence exactement ici, sur cette terre ancienne, cette terre sacré.

L’Amérique est prête à vous assister dans la poursuite de nos intérêts communs et de notre sécurité commune.

Mais les nations du Moyen-Orient ne doivent pas attendre que l’Amérique écrase cet ennemi pour eux. Les nations du Moyen-Orient devront décider quel genre de futur ils veulent pour eux-même, pour leurs pays, et pour leurs enfants.

C’est un choix entre deux futurs — et c’est un choix que l’Amérique ne PEUT PAS faire à votre place.

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Et cela veut dire aussi se dresser ensemble contre le meurtre d’innocents musulmans, l’oppression des femmes, la persécution des juifs, et le massacre des chrétiens

Un meilleur futur n’est possible que si vos nations se débarrassent du terrorisme et des extrémistes. JETEZ – LES – DEHORS.

JETEZ LES HORS de vos lieux de culte.

JETEZ LES HORS de vos communautés.

JETEZ LES HORS de vos terres saintes, et

JETEZ LES HORS DE CETTE TERRE.

Les pays musulmans doivent être prêts à assumer leurs responsabilités, s’ils veulent que nous vainquions le terrorisme et que nous envoyions cette idéologie perverse dans l’obscurité.

Chaque pays de cette région a un devoir absolu de s’assurer que les terroristes ne trouvent aucun abri sur leur sol.

[…]

Cela veut dire affronter honnêtement la crise de l’extrémisme islamique et les groupes terroristes islamiques qu’il inspire. Et cela veut dire aussi se dresser ensemble contre le meurtre d’innocents musulmans, l’oppression des femmes, la persécution des juifs, et le massacre des chrétiens.

[…]

Du Liban à l’Irak et au Yémen, l’Iran finance, arme et entraîne des terroristes, des milices, et d’autres groupes extrémistes qui sème la destruction et le chaos partout dans la région. Pendant des décennies, l’Iran a jeté de l’huile sur le feu des conflit sectaires et sur la terreur.

L’Iran est un gouvernement qui parle ouvertement de meurtre de masse, qui promet de détruire Israël, qui hurle mort à l’Amérique, et apporte la ruine de nombreux leaders et nations présents dans cette salle.

Tant que le régime iranien ne sera pas d’accord pour être un partenaire pour la paix, toutes les nations doivent travailler pour isoler l’Iran, refuser son financement du terrorisme, et prier pour le jour où le peuple iranien aura le gouvernement juste et droit qu’il mérite.

[…]

Les leaders religieux doivent être très clairs là dessus : la barbarie n’apportera aucune gloire – l’adoration du mal ne vous apportera aucune dignité. Si vous choisissez le chemin de la terreur, votre vie sera vide, votre vie sera courte, et VOTRE ÂME SERA CONDAMNÉE. [Ici, je dois faire une parenthèse importante : peu de gens savent que le musulman très pratiquant ne craint pas la mort, contrairement à l’Occidental, il craint l’enfer. Et c’est exactement à cette crainte cauchemardesque que le Président Trump fait référence ici]

Pendant des siècles, le Moyen-Orient a été le lieu où vivaient côte à côte les Chrétiens, les musulmans et les juifs. Nous devons pratiquer la tolérance et nous respecter les uns les autres à nouveau — et faire de cette région un endroit ou chaque homme ou femme, quelque soit sa foi et son ethnie, puisse vivre dans la dignité et l’espoir. [Songez que Trump dit cela devant le roi d’Arabie saoudite et de 50 pays musulmans qui ont chassés les juifs et les chrétiens et traitent les femmes comme des êtres de seconde zone]

Dans cet esprit, après avoir conclu ma visite à Riyad, je me rendrais à Jérusalem et Bethlehem, puis au Vatican—pour visiter de nombreux lieux saints des trois religions Abrahamiques.

Si ces trois religions peuvent se joindre et coopérer, alors la paix dans ce monde est une chose possible – y compris la paix entre les Israéliens et les Palestiniens. Je rencontrerai le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le président palestinien Mahmoud Abbas.

[…]

Mais aucune discussion pour écraser cette menace terroriste ne serait complète sans mentionner le gouvernement qui donne aux terroristes — un lieu protégé, un soutien financier, et la stature sociale dont ils ont besoin pour recruter. C’est un régime qui est responsable pour beaucoup d’instabilité dans la région. Je parle évidemment de l’Iran.

Serons nous indifférents à la présence du mal? Serons-nous là pour protéger nos citoyens de cette violente idéologie ? Laisserons nous son venin se déverser sur nos sociétés ? Le laisserons nous détruire les lieux les plus saints de la terre ? Si nous ne confrontons pas cette terreur mortelle, nous savons quel futur nous aurons — plus de souffrance et de désespoir. Mais si nous agissons — si nous quittons cette magnifique salle unifiés et déterminés à faire ce qui est nécessaire pour détruire cette terreur qui menace le monde — alors il n’existera aucune limite pour notre futur et nos citoyens.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

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Re: USA : la présidence Trump

23 Mai 2017, 09:08 Message

C’est un régime qui est responsable pour beaucoup d’instabilité dans la région. Je parle évidemment de l’Iran.

Les américains font le grand écart et ne pourrons en aucun cas réparer l'énorme erreur stratégique qu'a été le renversement de la dictature de Sadam Hussein qui a permis la constitution d'un axe chiite de l'Iran au Liban.

C'est là où le bât blesse.

L'Iran, l'irak, la Syrie et le Liban sont passés dans la sphère d'influence iranienne et cela rend Washington et ses alliés sunnites fous. L'apothéose de cette évolution est le ralliement de la Russie à cette alliance abhorrée par l'amérique et ses alliés sunnites.

Eradiquer le terrorisme sunnite alors que celui-ci est soutenu bec et ongles par les puissances sunnites cad la l'Arabie saoudite, le Quatar, etc... ressemble à la quadrature du cercle cad à une mission impossible à réaliser.

Sans parler du jeu glauque qu'Israel joue dans cet imbroglio presque impossible à démêler.

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Re: USA : la présidence Trump

23 Mai 2017, 09:53 Message

Rogemi a écrit:Sans parler du jeu glauque qu'Israel joue dans cet imbroglio presque impossible à démêler.
Israël commet à mon sens une énorme erreur en préférant les ennemis auxquels il est habitué depuis des lustres à ceux qui le méritent bien mieux. Son choix délibéré me semble inspiré par une peur étonnante et un aveuglement qui n'est pas conforme à l'intelligence de cet État, et de ce peuple.

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Re: USA : la présidence Trump

23 Mai 2017, 10:07 Message

Son choix délibéré me semble inspiré par une peur étonnante et un aveuglement qui n'est pas conforme à l'intelligence de cet État, et de ce peuple.


Très juste mais est-ce que l'actuel gouvernement israélien et son armée ont vraiment réalisé ce qui se passe dans leur voisinage ?

J'en doute car ils continuent d'agir comme si la Syrie représentait une menace militaire pour eux. L'aviation israélienne fait journellement des vols de reconnaissance au-dessus du Liban et de la Syrie et de temps en temps prend des mesures de représailles pour des peccadilles.

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Re: USA : la présidence Trump

24 Mai 2017, 08:25 Message

Attentat à Manchester, danse du ventre à Riyad (Bd Voltaire)

Enfin, comble du cynisme, sa fille Ivanka est repartie d’Arabie saoudite avec une promesse de don de 100 millions de dollars pour sa future fondation. Cela alors que Donald Trump n’a cessé, durant sa campagne, de dénoncer "le mélange des genres" de la fondation Clinton, déclarant même : "L’Arabie saoudite et de nombreux autres pays qui ont donné de grosses sommes d’argent à la fondation Clinton veulent que les femmes soient des esclaves et tuer les homosexuels. Hillary doit rendre tout l’argent provenant de ces pays !" »

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Re: USA : la présidence Trump

24 Mai 2017, 08:35 Message

Voici un extrait d'une interview de Pascal Bruckner dans Le Figaro.
Le discours de Donald Trump à Riyad, le 20 mai dernier, est, en ce sens, préoccupant. Il a exonéré l'Arabie saoudite de toute responsabilité dans la genèse de Daech alors que Riyad est le centre mondial de production du terrorisme. Ce discours est aussi erroné que le discours, angélique, de main tendue à l'islam, prononcé par Obama le 4 juin 2009 au Caire.

Qui plus est, il a osé désigner l'Iran comme l'ennemi numéro 1 : quel mensonge !

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Re: USA : la présidence Trump

24 Mai 2017, 09:31 Message

Qui plus est, il a osé désigner l'Iran comme l'ennemi numéro 1 : quel mensonge !


Je l'ai déjà dit plus haut la guerre d'anéantissement médiatique menée contre Trump par le complexe militaro-industriel et l'oligarchie washingtonienne a été efficace et il a préféré céder sur presque tout pour pouvoir rester en place.

J'avais déjà été un peu irrité par la désinvolture dont il fit montre avant son élection mais je ne pouvais pas imaginer que Trump renoncerait à appliquer en tant que président l'intégralité de son programme et de ses promesses mais surtout qu'il trahirait de manière aussi cynique les espoirs que ses électeurs avaient mis dans son élection.

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Re: USA : la présidence Trump

25 Mai 2017, 09:07 Message

Pour revenir sur le discours de Trump tenu en Arabie Saoudite devant 50 chefs d'état musulmans il faut quand même dire, qu'au-delà des contradictions de la géostratégie américaine, celui-ci n'était pas piqué des hannetons.

Car même si on s'emmêle les pattes en essayant de comprendre les contradictions dans lesquelles l'Europe et l'Amérique agissent vis à vis du monde musulman jamais un homme d'état occidental n'avait tenu des propos aussi forts et aussi réalistes devant un tel aéropage de chefs d'état musulmans.

Pour s'en convaincre il suffit de relire plus haut le texte du discours. On pourra dire plus tard que si Trump n'a pas tenu ses promesses il aura au moins fait rêver les gens avec ses belles "homélies".

Ce n'est pas rien alors chapeau l'artiste !

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Re: USA : la présidence Trump

25 Mai 2017, 19:00 Message

Dreuz : Article de Millière qui juge très positive la visite de Trump au Moyen-Orient :

Une doctrine Trump pour le Proche Orient est en train de prendre forme

(Dreuz)

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Re: USA : la présidence Trump

25 Mai 2017, 20:14 Message

Très intéressant article qui envisage 2 hypothèses : la première, celle d'une soumission à la politique américaine précédente, ou bien l'autre hypothèse qui serait celle de l'application de la politique étrangère qu'il avait annoncée. Pour cette seconde hypothèse donne une explication qui serait très évidente.

http://reinformation.tv/trump-proche-orient-medias-mille-70291-2/

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Re: USA : la présidence Trump

1 Juin 2017, 14:15 Message

États-Unis : le très secret groupe de puissants Bilderberg se réunit pour discuter de Donald Trump
07h11, le 01 juin 2017, modifié à 07h45, le 01 juin 2017

États-Unis : le très secret groupe de puissants Bilderberg se réunit pour discuter de Donald Trump
Henry Kissinger fera partie des invités du sommet des puissants.

Avenir de l'Union européenne, politique de Donald Trump, prolifération nucléaire... autant de sujets qui sont au menu de la réunion annuelle du groupe.

Le groupe Bilderberg, confidentiel club constitué d'environ 130 puissants de ce monde, se retrouve jeudi dans l'Est américain pour sa réunion annuelle à huis clos, avec pour sujet central cette année la présidence de Donald Trump.

Un groupe très secret. Les 131 responsables politiques, têtes couronnées et personnalités du monde des affaires ou des médias évoqueront également pendant quatre jours l'avenir de l'Union européenne ou encore les rapports transatlantiques, selon un communiqué émis par le très discret groupe.

Le club Bilderberg, dont le secret des réunions a généré toutes sortes de théories conspirationnistes depuis des décennies, se réunira à Chantilly, ville de l'État de Virginie située à une cinquantaine de kilomètres de la capitale Washington, avec notamment l'ancien diplomate Henry Kissinger ou encore le secrétaire général de l'Otan Jens Stoltenberg.

Un débat autour de Donald Trump. Cette année, le rassemblement permettra à plusieurs appuis de Donald Trump, notamment son ministre du Commerce Wilbur Ross ou son conseiller à la Sécurité nationale, le général H.R. McMaster, de débattre avec des détracteurs du milliardaire devenu président, au premier rang desquels Eric Schmidt, président d'Alphabet, la maison mère de Google.

Une communication verrouillée. "Aucune issue n'est souhaitée, aucun compte-rendu ni aucun rapport n'est rédigé", a toutefois prévenu le groupe qui se réunit tous les ans depuis sa création en 1954. "De plus, aucune résolution n'est proposée, aucun vote n'est effectué et aucun communiqué politique n'est publié". Russie, Chine, prolifération nucléaire, mondialisation et "guerre contre la désinformation" font également partie des sujets qui doivent être évoqués, en présence du roi des Pays-Bas, Willem-Alexander, ou encore de l'ancien chef de la CIA, John Brennan.

http://www.europe1.fr/international/etats-unis-le-tres-secret-groupe-de-puissants-bilderberg-se-reunit-pour-discuter-de-donald-trump-3347774

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Re: USA : la présidence Trump

4 Juin 2017, 23:46 Message

Ça alors, Trump fait ce qu’il dit !

2 juin 2017
Cyriaque de Castelnau

Les médias français et une partie de l’opinion publique entretiennent avec l’image de Donald Trump une relation qui frise la pathologie. Clown, guignol, parvenu, abruti, inculte étaient les qualificatifs dont il était gratifié avant même l’élection. Leur a succédé une propagande bizarre, où l’on nous affirme à peu près tous les matins qu’il va être « empêché » par le congrès le lendemain et que la planète en sera débarrassée. Le sommet de l’OTAN, suivi du G7 a permis de battre des records dans l’adoration stupide d’Emmanuel Macron présenté comme le David qui avait pulvérisé le Goliath à brushing. L’annonce par la Maison-Blanche du retrait des États-Unis de « l’Accord du climat » a permis de le transformer en véritable Satan, qui ne mange pas les petits enfants, mais fait tout pour les noyer avec la montée des eaux. Est-il possible de redevenir rationnel ?

L’élection de Donald Trump à la Maison-Blanche a provoqué la stupéfaction dans le monde entier. Comment celui que tous les médias nous ont présenté comme un aventurier semi-débile a-t-il pu battre Sainte Hillary Clinton ? Le traumatisme a obscurci les esprits et il était très difficile, sans un travail assez fastidieux de recherche, de savoir ce qui nous attendait avec l’arrivée au pouvoir de cet homme politique atypique et des équipes qui l’entourent depuis déjà un bon moment. Pour appréhender les enjeux de cette élection, il faut faire l’effort d’échapper aux considérations morales et à l’impasse cognitive dans laquelle nous plongent des médias inconsolables du départ de Barack Obama. Et lorsque l’on fait cet effort, on constate une chose extraordinaire c’est que Donald Trump fait ce qu’il avait dit respecte ses engagements devant les électeurs américains.

Dissidents “made in” Goldman Sachs

Dans l’histoire récente des Etats-Unis, la conquête du pouvoir par les Républicains a toujours marqué une volonté de changement de l’ordre mondial. L’abandon des accords de Bretton-Woods par Nixon pour financer la guerre du Vietnam, la mondialisation néolibérale de Reagan pour financer la course aux armements contre l’URSS, les croisades de George W. Bush pour confirmer l’hégémonie mondiale des Etats-Unis, sont autant d’illustrations de cette vision des choses. L’alternance démocrate ne faisant que poursuivre le nouveau dispositif mis en place quitte à l’amender à la marge. Les déceptions des mandats Obama trouvent leur origine dans ce constat : Guantanamo est toujours ouvert, en Afghanistan rien n’est réglé, le

Moyen-Orient est à feu et à sang.

Donald Trump a surpris avec la nomination prématurée de son équipe destinée à gouverner. Celle-ci laisse apparaître une vraie rupture avec les idées jusqu’alors dominantes dans les sphères militaires, financières, énergétiques et même religieuses. Le dénominateur commun de ces nominations hétérodoxes est tout d’abord une proximité ancienne avec le nouveau président, et l’originalité dissidente de ces personnages dans leur sphère d’influence habituelle.

Avec l’avènement du capitalisme financier au début du mandat Reagan, toutes les administrations successives ont eu recours à des figures de Wall Street. Obama n’a pas fait exception en nommant Hank Paulson pour sauver le système lors de la crise des subprimes. Sous les quolibets des commentateurs français ignares, Donald Trump a donné l’impression de poursuivre cette tradition en s’entourant d’anciens de Goldman Sachs tels que Gary Cohn, Steven Mnuchin, ou encore Steve Bannon. Sauf que, Goldman Sachs, contrairement à ce que l’on pourrait penser, ne représente pas l’archétype de l’élite financière américaine. Celle-ci est incarnée par les banques de dépôts traditionnelles (Merrill Lynch, Morgan Stanley, Bank of America) et non par la banque de financement et d’investissement qu’est Goldman. Ce groupe d’intellectuels (car ils le sont tous) veut promouvoir un capitalisme ultralibéral au niveau national, un marché du travail non régulé, l’abandon de l’Obamacare, l’annulation du Dodd Franck Act qui prévoyait la régulation du système financier.

Dans le domaine international, ce sera en revanche un dirigisme éventuellement coercitif. A priori, la nouvelle administration n’a pas l’intention de réduire la dette publique, dont l’ampleur équivaut à l’épargne mondiale soit vingt mille milliards de dollars. Sa stratégie semble s’orienter vers une augmentation nominale de la dette avec une inflation supérieure à l’augmentation des taux et des salaires.

Quant à la dette externe, d’environ huit mille milliards de dollars, l’objectif est de la convertir en dette interne en rapatriant les capitaux de l’étranger, dont le tiers est détenu par les firmes transnationales américaines. Il n’est pas sûr que cela leur soit demandé gentiment.

Une haine assumée de l’islam

Autre particularité de cette nouvelle administration, la présence de nombreux hauts gradés de l’armée pour le moins atypiques. Tous sont des dissidents très politisés de l’establishment militaire. On les a connus exaspérés par les frustrations générées par la présidence Obama.

Passons brièvement en revue les profils de ceux qui viennent d’arriver aux commandes : James Mattis, secrétaire général de la Défense, surnommé le « chien fou » ou encore le « moine soldat », en raison de sa rigueur morale, de son célibat sacerdotal et de son mépris pour le Pentagone et sa bureaucratie. Michael Flynn, contraint de démissionner de l’armée en raison de critique émises à l’encontre de ses supérieurs, qui réclamait de mettre Hillary Clinton en prison et dont la préoccupation principale est la guerre contre l’islam. John Kelly qui refuse de fermer Guantanamo ; Mike Pompeo, niveau directeur de la CIA, favorable à la collecte massive des données de communications des citoyens ; sans oublier le retour en grâce de David Petraeus, ex-patron de la CIA (en désaccord total avec la stratégie d’Obama) dont la carrière s’était brutalement interrompue à cause d’un scandale en partie sexuel.

Le dénominateur commun de ces militaires est une haine assumée de l’islam. Ils ne sont pas interventionnistes et il est probable que leur volonté de domination se dispensera d’interventions militaires directes, chat échaudé craignant l’eau froide. Cela laisse présager l’utilisation de dissuasions par intimidation, et de rodomontades à connotation nucléaire. Comme l’a déjà fait Donald Trump pendant sa campagne. Et comme l’ont démontré le bombardement de la base syrienne, et les moulinets contre la Corée du Nord.

Le réchauffement? Quel réchauffement?

En matière énergétique, la nouvelle administration basera sa politique sur un concept simple : être autosuffisant en quelques années. Ce qui signifie produire 12 ou 13 millions de barils par jour. Pour ce faire, elle vise trois objectifs :

a) Poursuivre l’extraction du gaz de schiste en faisant table rase des normes antipollution de l’air et de l’eau (d’où la présence de climato-sceptiques dans cette Administration).

b) Laisser passer le pipeline Keystone de l’Alberta vers le sud des Etats-Unis.

c) Subventionner les producteurs pétroliers aux dépens des autres énergies.

Un retour à l’esprit originel du capitalisme

À moins que la Russie ne fasse du dumping, cette stratégie devra s’accompagner d’une hausse du prix du baril à 70 dollars ou plus. La volonté d’intimidation de Trump ne pourra se faire qu’en réalisant cet objectif d’indépendance énergétique car depuis la guerre du Vietnam, les Etats-Unis savent qu’ils dépendent des autres pays producteurs. L’expérience cuisante du Moyen-Orient leur a fait mesurer encore un peu plus cette faiblesse.

Le désordre et la confusion que provoqueront ces changements, notamment la très probable baisse des salaires des plus modestes, dont la partie blanche a massivement voté pour Trump, devront être compensés par un retour du discours religieux, moyen d’assurer la cohésion sociale.

La religion et le conservatisme sont des éléments structurant du discours républicain (et même parfois démocrate) aux Etats-Unis. Cette dynamique fut poussée à l’extrême sous George W. Bush qui revendiquait un conservatisme moral. Cependant, jamais cette rhétorique n’a désigné d’autres religions. Or, le discours de cette nouvelle administration, mis en musique par Steve Bannon a des accents mystiques, une liturgie médiévale à peine voilée et prône une guerre des civilisations judéochrétiennes contre les autres. Autrement dit, chrétiens capitalistes contre islam fascisant.

Un retour aux fondements de l’éthique protestante et de l’esprit originel du capitalisme est donc à prévoir aux USA dans les années à venir, délaissant les opérations militaires à l’extérieur pour se concentrer dans une guerre interne contre l’islam et les athées.

Le nouveau pouvoir qui a pris les rênes de la Maison blanche possède incontestablement des traits claniques : il est familial (tous se connaissent et partagent la même « dissidence »), religieux et puissant dans un pays très endetté. Misant sur la coercition, pas nécessairement militaire, de l’ensemble du monde, cette administration laisse présager des années de pressions psychologiques afin qu’elle puisse assurer l’hégémonie américaine en imposant un nouvel ordre mondial sans intervenir. Jouant sur son imprévisibilité, Trump et ses hommes pensent gagner cette partie à moindre coût. La phase de la mondialisation néolibérale lancée dans les années 80 avec la présidence de Ronald Reagan est bel et bien terminée. La démondialisation que veulent initier Donald Trump et ses amis risque d’être assez rock ‘n’ roll.


Source: http://www.vududroit.com/2017/06/ca-trump-quil-dit

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Re: USA : la présidence Trump

5 Juin 2017, 09:19 Message

Un site d'un organisme scientifique dont l'objet est l'étude du climat duquel il ressort que le réchauffement climatique est affaire de science et non de lobby. Intéressant, cité dans un article de Guy Millière au sujet de la décision de Trump.
http://www.dreuz.info/2017/06/04/limposture-climatique-2/
http://www.pensee-unique.fr/indicateurs.html

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