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Syrie

Sur les événements internationaux, par temps de "globalisation"
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Re: Syrie

8 Août 2016, 09:15 Message

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Inutile d'entourer le brassard...

L'Assemblée Nationale a refusé toute commission d'enquête sur ce sujet.

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Re: Syrie

20 Août 2016, 07:49 Message

Le JT 15 a eu le nez creux : on apprend aujourd'hui que le photographe du "petit Omran" riait sur une photo où il était avec les gentils rebelles ayant décapité le jeune palestinien de 12 ans après l'avoir tiré de l'hôpital, comme nous l'évoquions... Pas une surprise, mais une inférence logique.

Syrie : la face obscure du photographe qui a immortalisé l'enfant blessé (Le Parisien)

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Re: Syrie

28 Août 2016, 11:14 Message

À l’occasion de la rencontre du secrétaire d’État américain, John Kerry, avec son homologue russe, Sergueï Lavrov, pour discuter de la Syrie, Benjamin Blanchard, cofondateur de SOS Chrétiens d’Orient, fait un point de situation d’un pays qu’il connaît très bien. Il décrit, notamment, ce qui se passe actuellement à Alep.


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Re: Syrie

2 Septembre 2016, 10:42 Message

Une chronique de Pat Buchanan sur la compléte folie de l'attaque des forces kurdes par la Turquie aidée en cela par les forces spéciales américaines.

Les kurdes étant les adversaires les plus efficaces contre ISIS on n'y comprend plus rien ou plutôt on prend conscience que les américains sous l'administration Obama ne savent plus où donner de la tête et agissent à vue à la petite semaine.

On est saisi d'effroi devant de tels agissements car nous sommes veritablement dirigés par des fous...

Syria: Their War, Not Ours View all posts from this blog

By:Pat Buchanan | August 30, 2016

The debacle that is U.S. Syria policy is today on naked display.

NATO ally Turkey and U.S.-backed Arab rebels this weekend attacked our most effective allies against ISIS, the Syrian Kurds.

Earlier in August, U.S. planes threatened to shoot down Syrian planes over Hasakeh, and our Iraq-Syria war commander, Lt. Gen. Stephen Townsend, issued a warning to Syria and Russia against any further air strikes around the city.

Who authorized Gen. Townsend to threaten to shoot down Syrian or Russian planes—in Syria?

When did Congress authorize an American war in Syria? Is the Constitution now inoperative?

That we are sinking into a civil war where we sometimes seem to be fighting both sides is a tribute to the fecklessness of the Barack Obama-John Kerry foreign policy and the abdication of a Congress that refuses to either name our real enemy or authorize our deepening involvement.

Our Congress appears again to have abdicated its war powers.

Consider the forces that have turned Syria into a charnel house with 400,000 dead and millions injured, maimed and uprooted.

On the one side there is the regime of Bashar Assad and its allies—Hezbollah, Iran and Russia. Damascus buys its weapons from Moscow and has granted Russia its sole naval base in the Mediterranean. And Vladimir Putin protects his interests and stands by his friends.

To Iran, the Alawite regime of Assad is a strategic link in the Shia crescent that runs from Tehran to Baghdad to Damascus to South Beirut and Lebanon's border with Israel.

If Syria falls to Sunni rebels, Islamist or democratic, that would mean a strategic loss for Russia, Iran and Hezbollah, which is why all have invested so much time, blood and treasure in this war.

If they are going to lose Syria, Assad, Iran, Hezbollah and the Russians are probably going to go down fighting. And should we decide to fight a war to take them down, we would find ourselves with such de facto allies as ISIS and the al-Nusra Front, an affiliate of al-Qaida.

Have the hawks who want us to target Assad considered this?

The American people would never sustain such a war in the company of such allies, with its risks of escalation, to remove Assad, who, whatever we think of him, never terrorized Americans or threatened U.S. vital interests.

Years ago, Assad dismissed Obama's demand that he surrender power, then defied Obama's "red line" against the use of chemical weapons. He is not going to depart because some U.S. president tells him he must go.

As for the Syrian Kurds, the YPG, they have sealed much of the border with Turkey and fought their way ever closer to Raqqa, the capital of the ISIS caliphate. But what has elated the Americans has alarmed the Turks.

For the YPG not only drove ISIS out of the border towns all the way to the Euphrates; this summer, with U.S. backing, they crossed the river and seized Manbij.

Turkey's fear is that the Syrian Kurds will link their cantons east of the Euphrates with their canton west of the river and create a statelet that could give Turkey's Kurds a privileged sanctuary from which to pursue their 30-year struggle for independence.

If, when the war ends in Syria, the YPG is occupying all the borderlands, Ankara faces a long-term existential threat of dismemberment.

After recent terrorist attacks on his country, Turkish President Recep Tayyip Erdogan recognizes that ISIS is a monster with which he cannot live. Thus, this weekend, he sent tanks and Arab troops to drive ISIS out of the Syrian border town of Jarablus.

Now Turkish troops and their Arab allies are moving further south into Syria to expel the Kurds from Manbij. Joe Biden, visiting Turkey, told the Kurds to get out of Manbij and back across the river.

How does the U.S. protect its interests while avoiding a deeper involvement in this war?

First, recognize that ISIS and the al-Nusra Front are our primary enemies in Syria, not Assad or Russia. Geostrategists may be appalled, but the Donald may have gotten it right. If the Russians are willing to fight to crush ISIS, to save Assad, be our guest.

Second, oppose any removal of Assad unless and until we are certain he will not be replaced by an Islamist regime.

Third, we should assure the Turks we will keep the Kurds east of the Euphrates and not support any Kurdish nation-state that involves any secession from Turkey.

America's best and wisest course is to stop this slaughter that is killing a thousand Syrians a week, use our forces in concert with any and all allies to annihilate the Nusra Front and ISIS, keep the Kurds and Turks apart, effect a truce if we can, and then get out. It's not our war.

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Re: Syrie

2 Septembre 2016, 11:01 Message

Communiqué de la Mena qui corrobore les vues de Pat Buchanan !!!

Jarabulus ou les dessous d’un cessez-le-feu précaire
(info # 010109/16) [Analyse]
Par Stéphane Juffa © Metula News Agency
 
Avec le reporter de la Ména dans le Rojava, Perwer Emmal
 
Le reporter de la Ména, Perwer Emmal, confirme qu’un cessez-le-feu entre l’Armée turque et ses supplétifs islamistes, d’une part, et les forces kurdes et leurs supplétifs du Conseil Militaire de Jarabulus, de l’autre, est respecté depuis mardi.
 
Depuis mardi, le front entre les deux camps s’est stabilisé sur la rivière al Sajour (voir la carte) et l’on ne note pas d’échanges de feu majeurs entre les belligérants. Le retour des Kurdes et de leurs alliés au sud de cette rivière était la condition posée par Ankara pour qu’elle accepte une trêve temporaire.
 
Le Conseil Militaire de Jarabulus a annoncé justifier ce retrait par les massacres perpétrés par des chasseurs-bombardiers turcs contre des civils syriens – arabes pour la plupart -, et pour enlever aux Turcs et à leurs auxiliaires toute "justification pour continuer le bombardement de villages et de civils".
 
La Ména est en mesure d’attester, avec d’autres observateurs sur le terrain, que deux villages du sud de Jarabulus, Job al Kosa et Maghr Sarisat ont en effet été les cibles de bombardements sans discrimination de la part de l’Aviation turque, causant la mort d’au moins 53 civils et en blessant 80 autres.
 
D’autre part, lors des combats au sud de Jarabulus entre les deux protagonistes, les Turcs se sont emparés de 23 villages ; certains d’entre eux ont été conquis après de durs combats, alors que le plus grand nombre a été abandonné par les forces kurdes parce qu’ils étaient indéfendables ou suite à l’ordre qu’elles avaient reçu de retraverser la rivière Sajour.
 
Lors des combats qui ont impliqué, côté turc, une centaine de chars Patton M60 modernisés, une dizaine de combattants du camp kurde ont été tués et une vingtaine blessés ; de plus, six d’entre eux ont été faits prisonniers, exhibés et maltraités par les militaires ottomans, en parfaite transgression des conventions internationales régissant le sort des prisonniers.
 
Le camp turc a quant à lui perdu six soldats et/ou miliciens islamistes, eu une douzaine de blessés, dont au moins cinq sont dans un état sérieux, et compte cinq chars endommagés par leurs adversaires, dont trois sont dans un état irrécupérable.
 
De plus, l’Armée de Recep Erdogan annonce avoir provoqué la mort de plus de cent miliciens de DAESH-Etat Islamique en Irak et en Syrie. Elle est la seule à mentionner ces pertes ; selon la Ména, depuis le début de l’offensive "Bouclier de l’Euphrate", le 24 août dernier, moins de 15 membres de cette organisation sont effectivement morts, alors qu’ils s’en trouvaient plus d’un millier à Jarabulus avant l’attaque. Aux termes d’un accord secret avec Ankara, ces miliciens ont pu rejoindre sans encombres leur position d’al Bab, à 100 km par la route au sud-ouest de Jarabulus, alors qu’ils étaient exposés sans défense aux attaques des avions turcs et coalisés, qui participaient de concert à l’opération "Bouclier de l’Euphrate". D’autre part, Ankara n’a présenté aucune arme prise à DAESH, ce qui semble indiquer que ses membres ont été autorisés à quitter les lieux avec armes et bagages.
 
On rappelle, pour aider à comprendre la portée extraordinaire de ce qui précède, qu’Erdogan a justifié l’invasion partielle de la Syrie par le besoin d’éradiquer les terroristes de DAESH. Et que l’Amérique et l’Europe, notamment la France, le Royaume Uni et l’Allemagne, ont envoyé des avions et des troupes en Syrie et en Irak dans l’unique but déclaré de neutraliser l’Etat Islamique. Or s’ils ont eu l’opportunité de coincer un millier de miliciens islamistes, entièrement encerclés dans la poche de Jarabulus et qu’ils ne l’ont pas fait, il y a urgemment lieu de se demander ce qu’ils sont venu faire dans cette région du monde.
 
Les trois officiers commandant l’opération contre les FDS (Forces Démocratiques Syriennes) font partie de l’Armée turque, s’agissant du Lieutenant-Général Zekai Askakalli (commandant en chef de l’opération), de son second, le Lieutenant-Général Metin Temel, et du commandant de la division Sultan Murad, le Colonel Ahmed Othman.
 
L’existence du cessez-le-feu est confirmée par diverses sources militaires américaines. En revanche, et bien qu’elle le respecte de facto, la Turquie nie avoir accepté une cessation des hostilités avec les Kurdes.
 
En fait, et on le constate à la lecture de la carte, l’armada turque, depuis le début de son incursion en Syrie, n’a livré bataille qu’aux forces kurdes et à leurs alliés. La totalité de ses blindés s’est déployée au sud de Jarabulus, là où se trouve l’Armée Démocratique Syrienne, à laquelle les Ottomans ont enlevé 23 villages, alors qu’aucune initiative militaire n’a été prise en direction de l’Ouest, où se situent les positions du Califat Islamique.
 
Plus symptomatique encore de l’existence d’une authentique coalition turco-DAESH, les miliciens expulsés de Jarabulus et autorisés à se rendre à al Bab sont allés immédiatement renforcer les défenses des djihado-islamistes face aux FDS et notamment à leur "conseillers" occidentaux. Ainsi, les opérations anti-Daesh dans le secteur d’Arima n’ont pas progressé d’un seul kilomètre depuis le 24 août, les Kurdes ayant besoin de recourir à l’ensemble de leurs forces stationnées outre-Euphrate pour tenter de contenir les Turcs.
 
Et comme si cela ne suffisait pas pour dénoncer l’alliance discrète entre Ankara et Raqqa, les miliciens de DAESH mènent ces jours des multitudes d’attaques contre les positions dégarnies de la coalition censée les combattre. Tout cela, de la faute des Turcs et du feu vert que leur ont accordé les Américains et les Européens pour entrer en Syrie.
 
Constatant les mêmes choses que nous, mais avec surprise en ce qui les concerne, à savoir qu’il existait une entente entre Erdogan et DAESH et que "Bouclier de l’Euphrate" ne constitue qu’un rideau de fumée pour aider le califat à combattre la coalition venue l’éradiquer, l’Establishment de la Défense U.S a réagi. Avec les alliés européens, ce sont les Américains qui ont fait pression sur Ankara pour qu’elle interrompe la guerre qu’elle livre aux Kurdes.
 
C’est ainsi le porte-parole de l’état-major U.S [le Central Command], le Colonel John Thomas, qui a informé "avoir reçu les assurances de toutes les parties impliquées  qu’elle allaient cesser de tirer l’une sur l’autre afin de se concentrer sur la menace constituée par l’Etat Islamique".
 
Lundi dernier, le Secrétaire américain (ministre) à la Défense, Ash Carter, avait appelé la Turquie "à rester concentrée sur le combat contre l’Etat Islamique et à ne pas engager les FDS".
 
Quelques heures plus tard, le Secrétaire chargé de la presse du Pentagone, Peter Cook, renchérissait, en qualifiant d’ "inacceptables ces affrontements [entre Turcs et Kurdes], affirmant qu’ils représentaient un sujet de vive préoccupation".
 
Mardi, le chef d’état-major U.S, le Général Joseph Votel, admettait implicitement, à l’occasion d’une conférence de presse, que son pays avait été floué par Erdogan par ces propos : "Au début, lorsque la Turquie identifia une opportunité de combattre l’Etat Islamique à Jarabulus, les forces américaines soutinrent cette offensive, mais lorsqu’ils ont commencé à se concentrer sur quelque chose d’autre que DAESH, nous fûmes contraints de retirer notre concours à cela".
 
Ce qui a retenu l’attention des analystes de la Ména est que tous les responsables U.S à avoir exprimé leur surprise et à avoir œuvré pour l’instauration d’un cessez-le-feu – le Central Command, le Pentagone et le Secrétariat à la Défense – appartiennent à l’Establishment de la Défense. En revanche, aucun membre de l’appareil politique du gouvernement qui a octroyé à Erdogan le feu vert pour "Bouclier de l’Euphrate" – le Secrétaire d’Etat John Kerry, le Vice-Président Joe Biden et le Président Obama – n’a pipé mot sur ces deux sujets.
 
Cette dichotomie est sans aucun doute à l’origine d’un profond malaise, à croire que l’Army a choisi les Kurdes et la neutralisation de DAESH, tandis que la Maison Blanche a opté pour leurs ennemis turcs et la préservation de DAESH. Or si l’offensive d’Ankara contre les FDS s’était poursuivie, ou si elle reprenait, la coalition pro-turque à laquelle participe l’Air Force, se retrouverait à combattre la coalition anti-Daesh des FDS, qui compte les commandos américains des Special Operations Forces (SOF) dans ses rangs.
 
Perwer Emmal a vu des SOF à Manbij pas plus tard qu’avant-hier. Ils se trouvaient à moins de 10 km de l’avant-garde de l’Armée turque, et largement à portée de son artillerie.
 
Certains, aux Etats-Unis, croient que le tandem Obama-Kerry n’éprouve que du mépris pour l’Armée américaine et pour la sauvegarde des intérêts stratégiques américains à l’extérieur des frontières des USA. A la Ména, nous ne tranchons pas dans cette polémique, mais nous jugeons tout de même particulièrement étrange – et là, c’est clairement un euphémisme – que le 31 mai, le Pentagone lance les Kurdes à la conquête de Manbij, en les assurant de son appui aérien et au sol, dans le but unique d’isoler DAESH de la Turquie, et que le 24 août suivant, le Président Obama autorise Recep Erdogan à employer la force pour empêcher la réalisation de cet objectif.
 
Dans Manbij, ce furent des armes et des munitions turques qui ont tiré sur la coalition anti-DAESH, et, contrairement à Jarabulus, ces équipements ont été largement présentés à la presse internationale. Et ce n’est pas tout : dans Manbij libérée, le Renseignement U.S a mis la main sur des milliers de dossiers – qui prendront encore des mois à disséquer – démontrant, au-delà de tout doute possible, la collusion, la coopération, l’envoi de renforts à l’Etat Islamique [avec des noms, des origines et des dates d’arrivée], les traces du commerce et de l’identité d’intérêt entre le Califat Islamique et le régime de M. Erdogan. Mais pourquoi ne s’entendraient-ils pas, les deux sont islamistes, sunnites et nourrissent la plus grande détestation pour l’Occident et ses valeurs ? Or l’Amérique ne peut pas ignorer ces faits, puisque c’est elle qui s’est chargée de la saisie et de l’étude des documents en question.
 
Certes, DAESH a commis des attentats meurtriers en Turquie, mais ceux-ci n’avaient rien à voir avec des différends idéologiques : ils avaient trait à des disputes de caractère maffieux concernant des paiements en retard, des délais dans l’acheminement des armes et des volontaires, ainsi que des pressions et des contre-pressions. De plus, personne n’a jamais évoqué une quelconque "amitié" entre les deux entités, car il n’existe pas d’amitiés dans cette partie du monde, mais uniquement des intérêts communs menant à des collusions.
 
Pour accepter de pérenniser le fragile cessez-le-feu, Erdogan exige désormais que toutes les forces kurdes – que les militaires américains avaient transportées à l’ouest de l’Euphrate – retraversent ce fleuve en sens inverse. Or il existe une équation fort simple dans la Guerre de Syrie : la seule force au sol capable de défaire DAESH est constituée par les YPG, les Unités de Protection du Peuple kurde ; si les YPG regagnent l’est de l’Euphrate et se trouvent confinés dans un rôle défensif face à l’agressivité d’Erdogan, il n’y aura plus personne de crédible pour anéantir le Califat Islamique, dont l’emprise au Moyen-Orient et dans le reste du monde recommencera à s’affirmer.
 
Dans les autres media, on attribue la plupart du temps à Barack Obama des décisions allant dans le sens de la Realpolitik, mais depuis quand la Realpolitik consiste-elle à protéger ses ennemis au détriment de ses propres intérêts, de sa propre armée et de ses amis ? Qu’est-ce que l’Amérique a gagné en permettant à DAESH de continuer à s’approvisionner en Turquie pour tout ce qui lui manque ? Quel intérêt ont les Etats-Unis à aider le dictateur Recep Erdogan à affermir son emprise islamiste et manifestement antidémocratique sur la Turquie, tout en empêchant les Kurdes, démocrates et laïcs, de réaliser leur émancipation politique ?
 
Visiblement, outre le Pentagone, le General Command et la Ména, les alliés européens ne voient pas de Realpolitik dans la démarche d’Obama, mais uniquement quelqu’un qui se tire une balle dans le pied. A commencer par l’Allemagne, qui s’est distanciée du grand n’importe quoi obamien, suivie par la Grande Bretagne qui exprime sa gêne, et même par le Président Hollande, qui, dans le vocabulaire abscons qui le caractérise a tout de même balbutié que la guerre contre les FDS ne se justifiait pas, et mis en garde contre l’éventualité d’un élargissement du conflit syrien.
 
A Manbij sitôt libérée, les femmes se sont débarrassées des niqab que l’Etat Islamique les obligeait à porter sous peine de mort. A Istanbul, où le corps des femmes se couvre de plus en plus, on ne parle pas, dans les rares journaux encore autorisés à paraître par le sultan, de libérer Manbij mais de la "reconquérir", ce qui représente plus qu’un simple symbole.
 
Et si Erdogan, qui n’a aucune intention de faire la guerre à DAESH, se remet à marcher sur Manbij, que les Kurdes, privés d’aviation, de blindés et d’artillerie n’ont aucune chance de pouvoir tenir seuls, comment réagira la coalition anti-DAESH ?
 
Ou, dans d’autres termes et vu sous un autre angle : pourquoi à la place du Sultan ne pas essayer pour voir ? Ou pour démontrer l’extrême inconsistance des nations les plus puissantes de la planète, qu’il n’a de cesse de tancer.   

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Re: Syrie

2 Septembre 2016, 11:10 Message

Sur le même sujet une interview du rédacteur de chef de la Mena. A écouter d'urgence ...


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Re: Syrie

14 Septembre 2016, 13:20 Message

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Re: Syrie

24 Septembre 2016, 08:56 Message

ASIE/SYRIE - Déclaration du Vicaire apostolique d’Alep pour les catholiques de rite latin sur le massacre de militaires syriens dû à un bombardement américain (agenzia fides)

« "La trêve, qui a débuté lundi dernier, semble sur le point d’échouer. Cette nuit aussi, nous avons entendu les incursions de l’aviation gouvernementale sur les quartiers tenus par le rebelles et il est certain qu’ici personne ne croit que le massacre de militaires syriens provoqué par le bombardement américain d’une caserne ait constitué une erreur". C’est ce qu’indique à l’Agence Fides S.Exc. Mgr George Abu Khazen OFM, Vicaire apostolique d’Alep pour les catholiques de rite latin, reportant les impressions majoritaires au sein de la population vivant dans les quartiers centraux de la ville. "Ce raid aérien, qui a tué au moins 90 militaires – indique l’Evêque franciscain – semble confirmer l’ambiguïté des choix des Etats-Unis dans le cadre du scénario syrien ainsi que les soupçons de ceux qui disent que les Etats-Unis ont créé le prétendu 'Etat islamique' et qu’ils l’utilisent actuellement. Avec tous les instruments et les armes intelligentes dont ils disposent, ce raid aérien ne peut avoir été un accident, vu que cette caserne n’existait pas d’hier la veille. »

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Re: Syrie

30 Septembre 2016, 17:43 Message


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Re: Syrie

5 Octobre 2016, 16:39 Message

Malgré la guerre, un migrant syrien rentre au pays (Investig'action)

La parole d'un syrien, cela change de nos journalistes...

« Comment expliquez-vous un tel nombre de Syriens radicalisés dans le djihad?

Le manque de culture, la bigoterie, l’ignorance, la corruption financière venant des pays du Golfe, les fatwas édictées par les chefs religieux.
En Europe, on ne s’en rend pas toujours bien compte mais les discours hyper-médiatisés des propagandistes sectaires comme Adnan Arour, Al Arifi, Al Qaradawi, Ahmad Assir, Al Mouhaysni ont causé des ravages dans les sociétés arabes et musulmanes. La haine envers les minorités non musulmanes, surtout envers les chiites et les alaouites, a été complètement banalisée par de grandes chaînes télévisées comme Al Jazeera.
Les cheikhs wahhabites exploitent autant la pauvreté financière que la pauvreté intellectuelle de notre peuple. Ils promettent la gloire éternelle à tous les volontaires prêts à répandre le sang des « impies ».
On leur promet de déjeuner avec le prophète ou de coucher avec les vierges du paradis s’ils tuent et s’ils meurent dans le sentier d’Allah. Ces promesses sont viles et absurdes et pourtant ça marche avec les faibles d’esprit.



On accuse l’Etat syrien d’être confessionnel. Quel votre avis?

Pas du tout. Jamais.
Avant la guerre de Syrie, nous ne savions même pas qui est qui. Nous vivions heureux.
Les mariages inter-communautaires étaient légion.
Nos enfants fréquentent les mêmes écoles. Nous travaillons dans les mêmes usines, les mêmes commerces, les mêmes ateliers. Nous servons la même armée.
Nous respirons le même air. Nous cultivons la même terre.
Nos enfants grandissent ensemble.
Ceux qui nous combattent haïssent le vivre-ensemble. Ils veulent exterminer toute personne qui ne pense pas ou ne prie pas comme eux.



Vous êtes alaouite. Quel est votre rapport avec les sunnites?

Avant 2011, je n’ai jamais ressenti la moindre hostilité de la part de mes frères sunnites.
Nous avons grandi et étudié ensemble. Nous étions et sommes amis et voisins.
La plupart des sunnites syriens ne veulent ni vivre dans un émirat, ni dans un califat.
Beaucoup de sunnites qui ont été trompés par les régimes wahhabites regrettent les temps où nous vivions tous heureux.


Y a-t-il une oppression anti-sunnite en Syrie?

Absolument pas. C’est absurde. Les grandes familles sunnites détiennent les clés de l’économie.
Les patrons des grandes entreprises, les milliardaires syriens sont quasi tous sunnites. Les plus grands diplomates syriens, Walid el Mouallem et Bachar al Jaafari sont sunnites, l’un de Damas, l’autre de Deraa.
Des chefs militaires sunnites donnent des ordres à des soldats alaouites et nous sommes fiers de cette unité.
Le plus important est que nous défendions la même patrie.
L’épouse du président Assad est de la famille sunnite des Akhras, l’une des familles les plus riches de Homs.
L’épouse de son frère Maher est issue de la famille des Jadaan, une famille sunnite influente à Deir Ez-Zor.
Sunnites et alaouites, chrétiens et druzes, Arabes ou Kurdes, Arméniens ou Assyriens, nous formons une seule nation.
Si la Syrie avait été alaouite, comment se fait-il que 2/3 des alaouites vivent dans la misère ?
Avez-vous été à Ash al Warwar (Nid du guêpier) dans la banlieue de Damas ? La pauvreté hante les rues.



Quel est votre espoir pour la Syrie?

La paix. La paix entre tous les Syriens. Nous en rêvons jour et nuit. Une fois la paix revenue, j’espère que mes compatriotes exilés reviendront. Car nous aurons besoin de tout le monde pour reconstruire le pays. »

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Re: Syrie

5 Octobre 2016, 21:26 Message

Moscou et Washington, bientôt adversaires en Syrie ? (Le courrier de Russie)

« Mais c’est le ministère de la défense qui s’est exprimé de la façon la plus sévère. Pour son représentant, Igor Konachenkov, « les déclarations de John Kirby constituent l’aveu le plus explicite que toute la prétendue opposition qui mène une guerre civile en Syrie est en réalité une internationale terroriste contrôlée par les États-Unis ».

« Nous savons très bien combien de spécialistes se trouvent actuellement incognito sur le territoire syrien, notamment dans la province d’Alep, occupés à planifier et diriger les opérations des combattants », a prévenu M. Konachenkov.

Le secrétaire d’État américain John Kerry, considéré jusque récemment comme le principal partisan du dialogue avec la Russie au sein de l’administration Obama, a également participé à cette confrontation verbale. S’exprimant lors du Conseil de l’Atlantique nord, à Washington, jeudi 29 septembre, il a déclaré ne pas croire au « sérieux des intentions de Moscou » et qualifié d’« irrationnelle » la poursuite de la coopération russo-américaine en Syrie « quand des avions russes et syriens bombardent Alep ».

Le directeur du Centre Carnegie de Moscou, Dmitri Trenine, cité par le quotidien Kommersant, estime que les relations entre la Russie et les États-Unis pourraient se compliquer encore lors des semaines et des mois à venir. « On peut déjà oublier toute coopération, prédit l’expert. Ces récentes accusations et menaces mutuelles ont tiré un trait dessus. Aujourd’hui, le risque existe non seulement de revenir à la case départ, mais même de descendre dans le négatif. »

« Après l’interruption désormais inévitable de leur coopération en Syrie, Moscou et Washington pourraient en arriver à des frappes respectives contre les forces soutenues par la partie adverse », a confié Dmitri Trenine, rappelant que ces « guerres par procuration » dans des pays tiers étaient monnaie courante à l’époque de la guerre froide. »

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Re: Syrie

10 Octobre 2016, 21:58 Message

Merci à l'ami Philippe pour le signalement !

Archevêque Jeanbart : Voici ce qui nous arrive à Alep… (Observatoire de la christianophobie)

« Le plus dur pour les chrétiens présents actuellement à Alep serait de devoir vivre, matin et soir, dans l’anxiété d’une situation d’insécurité déstabilisante et d’incertitude troublante. Ils ont peur du lendemain, l’avenir de leurs enfants les préoccupe énormément. Imaginer qu’un jour un État d’obédience musulmane fondamentaliste leur serait imposé est pour eux un cauchemar insupportable. C’est la raison pour laquelle nous nous tournons vers nos frères en France et partout en Occident et nous les supplions de nous aider en faisant en sorte que cela n’advienne point. Nous ne leur demandons pas de faire la guerre pour nous, mais tout simplement de mettre un terme aux prétentions injustes de leurs alliés qui veulent nous imposer des lois vétustes, insupportables pour un homme du XXIe siècle qui veut être libre de choisir sa culture, son mode de vie et sa foi.

Nous faisons appel à nos frères en France pour prier pour nous et que toutes les femmes et tous les hommes Français soucieux de la dignité de l’être humain et épris de liberté, viennent à notre secours pour sortir notre pays chéri du gouffre du régime fondamentaliste dans lequel on cherche à nous plonger. De grâce, aidez-nous à continuer à vivre dignement sur cette terre bénie qui nous a vu naître et grandir ! »

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Re: Syrie

10 Octobre 2016, 23:24 Message

De grâce, aidez-nous à continuer à vivre dignement sur cette terre bénie qui nous a vu naître et grandir !

Les malheureux ils pensent que les francais sont épris de liberté. Quelle grosse rigolade. L'écrasante majorité des francais pensent au week-end de la Toussaint, aux prochaines vacances de neige ou aux cadeaux de Noel resp. le réveillon de la Saint-Sylvestre.

Sincèrement je ne vois pas comment nous pourrions nous porter au secours de ce peuple martyrisé avec une classe politique complétement vampirisée par l'argent du pétrole. Nous ne pouvons rien attendre d'un Juppé, d'un Sarkozy ou de Hollande et même les députés élus à l'assemblée nationale sont largement stipendiés par les émirats sunnites du Golfe.

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Re: Syrie

22 Octobre 2016, 16:08 Message

Erdogan, aujourd'hui, lors de l'inauguration d'une école professionnelle à Bursa : "Mossoul est à nous" , "je dis l'histoire" ; "Après l'expulsion de Daech, seuls les Arabes sunnites,Turkmènes et Kurdes sunnites devront rester à Mossoul".

On n'a pas fini de rigoler...

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Re: Syrie

24 Octobre 2016, 16:33 Message


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Re: Syrie

25 Octobre 2016, 17:25 Message

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Re: Syrie

3 Novembre 2016, 17:24 Message

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Re: Syrie

28 Novembre 2016, 14:21 Message

La bataille d'Alep semble sur le point de se terminer, avec la débandade des "rebelles".

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