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Union européenne ou union soviétoïde ?

Sur les événements internationaux, par temps de "globalisation"
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Re: Union européenne ou union soviétoïde ?

15 Novembre 2016, 09:30 Message

Capacité opérationnelle de la gendarmerie : une directive européenne en cause (Bd Voltaire)

« Les solutions envisageables ? Soit cette directive devra figurer dans le lot des traités et directives à renégocier avec l’Union européenne et la disponibilité du gendarme et du militaire en général mieux reconnue et affermie, soit les effectifs de la gendarmerie devront être, à terme, mécaniquement augmentés de plusieurs milliers, pour simplement conserver la capacité opérationnelle actuelle, déjà considérée comme insuffisante. Je ne suis pas sûr que les moyens budgétaires de l’État le permettent. En tout état de cause, l’application de cette directive européenne remet en cause le modèle de fonctionnement de la gendarmerie et sa disponibilité séculaire due à son statut militaire, ce qui n’est pas acceptable de mon point de vue. »

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Re: Union européenne ou union soviétoïde ?

4 Décembre 2016, 06:14 Message

Les méthodes anti-démocratiques des dirigeants européens...

Le Parlement européen organise la chasse aux sorcières eurosceptiques



Par Laure Ferrari
Publié le 18/11/2016 à 18h01

FIGAROVOX/TRIBUNE - Alors que les référendums se multiplient contre certaines actions de l'Union Européenne, Laure Ferrari reproche au Parlement européen de tenter de réduire au silence la voix des eurosceptiques au sein de l'instance «démocratique» européenne.

Laure Ferrari est directrice exécutive de l'Institut pour la Démocratie Directe en Europe (IDDE).

Le référendum néerlandais du 8 avril 2016, et celui du 24 juin au Royaume-Uni, ont incité le Parlement européen à déclarer la guerre aux partis et fondations pan-européens jugés coupables d'euroscepticisme et de subversion démocratique.

Au Parlement européen, l'association entre des eurodéputés de 7 pays différents permet la création d'un groupe parlementaire. Ces groupes réunissent les partis nationaux auxquels appartiennent ces eurodéputés. Une fois formé, il devient possible pour un groupe de créer un parti politique et une fondation. On emploie le qualificatif «pan-européen» pour désigner leur nature plurinationale.

Ces entités sont financées par l'organe «démocratique» de ces mêmes institutions, à savoir le Parlement européen.

Ayant été portées au sein des institutions européennes par le suffrage populaire, ces entités sont financées par l'organe «démocratique» de ces mêmes institutions, à savoir le Parlement européen, établi entre Bruxelles et Strasbourg.

J'ai l'honneur de diriger une de ces fondations pan-européennes. L'Institut pour la Démocratie Directe en Europe (IDDE) est né de l'Alliance pour la Démocratie Directe en Europe (ADDE) en 2014. Dans cette alliance siègent notamment UKIP pour le Royaume-Uni, et Debout la France pour notre pays.

L'activité d'une fondation européenne consiste essentiellement à promouvoir les idées qu'elle entend représenter. De par son origine, l'IDDE s'inscrit dans l'euroscepticisme, c'est-à-dire dans la vision d'une Europe remodelée sur les bases de la démocratie nationale. Dans cette optique, nous promouvons un retour du politique vers le peuple, et nous soutenons activement les initiatives liées à la démocratie directe.

Nous promouvons un retour du politique vers le peuple, et nous soutenons activement les initiatives liées à la démocratie directe.

Dans son programme politique de l'année 2015, soumis au Parlement européen, la fondation a fait état de sa velléité à promouvoir la démocratie directe. Ainsi, l'IDDE a financé une publicité visant à collecter des signatures nécessaires à la tenue d'un référendum aux Pays-Bas, à propos de l'accord de partenariat entre l'UE et l'Ukraine.

L'initiative a recueilli les signatures nécessaires, le référendum a eu lieu, et l'accord a été rejeté par les citoyens néerlandais. Dans les deux mois qui suivirent ce camouflet infligé à Bruxelles, le tremblement de terre du Brexit survint.

Si les conséquences de ces événements sont encore difficiles à prévoir, il est très clair que les fondements de l'UE ont été ébranlés. Redoutant une onde de choc, les responsables politiques s'activent à mettre un terme à cette épidémie démocratique qui semble secouer les pays-membres de l'UE. Las, le peuple hongrois vient à son tour de s'exprimer souverainement sur la politique voulue par Bruxelles, dans le cadre du référendum organisé sur l'accueil des migrants.

Las, le peuple hongrois vient à son tour de s'exprimer souverainement sur la politique voulue par Bruxelles.

Un choix vertement critiqué par Martin Schulz, président du Parlement européen, qui a estimé que cette consultation représentait un «jeu dangereux», tandis que Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne, a pointé le fait que l'organisation de référendums nationaux sur les décisions européennes «mettait en danger l'autorité de la loi».

Notons tout de même que l'entrée de la Hongrie au sein de l'Union européenne a eu lieu suite à un référendum où les électeurs répondirent «oui» à 86,73% … mais avec un taux de participation de 45,6%. La légitimité du peuple semble donc être à géométrie variable.

Une fondation européenne ne peut pas faire campagne dans le cadre d'un référendum.

Une fondation européenne ne peut pas faire campagne dans le cadre d'un référendum. La chose est stipulée par le paragraphe 4 de l'article 8 du règlement européen, relatif au statut et au financement des partis politiques au niveau européen. Or, le bureau du Parlement européen entend démontrer que l'IDDE a fait campagne dans le cadre du référendum néerlandais, ce qui n'est pourtant pas le cas. Son action visait l'organisation d'un référendum qui, évidemment, n'existait pas à l'époque. Elle ne contrevenait donc pas aux règles fixées. Mais les récents événements aux Pays-Bas, au Royaume-Uni, et en Hongrie, incitent les responsables politiques à en finir avec les différents corps eurosceptiques. Ainsi, les activités de l'IDDE en 2015 sont passées à la loupe. Comment? Par deux moyens.

Le premier consiste à imposer à la fondation une succession d'audits, afin de sonder la moindre dépense effectuée. Le second, bien plus grave, consiste à réinterpréter les lois du Parlement afin de rendre l'initiative de l'IDDE rétroactivement illégale.

Le Parlement européen débat de la possibilité d'interdire aux structures comme la nôtre toute forme d'initiative visant à favoriser la consultation populaire.

Souhaitant aller plus loin, le bureau du Parlement européen débat en ce moment même de la possibilité d'interdire aux structures comme la nôtre toute forme d'initiative visant à favoriser la consultation populaire.

Il s'agit donc de manœuvres hautement liberticides qui, par ailleurs, proviennent d'un organisme supposé être une représentation démocratique. Ces calculs s'opèrent dans le secret du bureau du Parlement européen dans lequel il n'existe aucune voix représentative des groupes eurosceptiques présents au Parlement.

Derrière ces procédés se cache une volonté politique des responsables européens de mettre un terme au Printemps démocratique qui agite le continent. Jugeant l'action des partis et fondations pan-européens néfaste à la réalisation d'une Europe intégrée, leur objectif est de les neutraliser pour enrayer la dynamique contestataire.

Nous serions tous dans l'ignorance de ces manœuvres s'il n'y avait pas, au sein de ce même bureau, des fuites provenant de technocrates indignés par la méthode employée. Bien qu'ils soient partisans et ouvriers d'une Europe fédérale, et de ce fait nos adversaires politiques, ces personnes-là souhaitent bâtir leur projet européen par l'adhésion, et non pas par le calcul, par la ruse, ou par la force.

Martin Schulz demandait même à ce qu'il n'y ait pas d'argent pour «les ennemis de l'Europe».

Je ne suis cependant pas surprise par la tournure des évènements. Déjà en 2014, la création du groupe ELDD avait été entravée. Martin Schulz demandait même à ce qu'il n'y ait pas d'argent pour «les ennemis de l'Europe».

Je ne partage pas ces informations pour me plaindre, mais pour appeler à la vigilance. Dans un système démocratique et parlementaire, il y a une majorité et une opposition. Ici, la majorité est constituée par les groupes en faveur d'une Europe plus intégrée. Les eurosceptiques représentent donc l'opposition.

Il serait scandaleux qu'en France, le bureau de l'Assemblée Nationale veuille éliminer l'opposition représentée par Les Républicains, la gauche radicale, et les non-inscrits. Pourtant, ce scandale se joue en ce moment à Bruxelles. À défaut de pouvoir interdire purement et simplement la présence de députés eurosceptiques, on tente de les museler.

À défaut de pouvoir interdire purement et simplement la présence de députés eurosceptiques, on tente de les museler.

En ligne de mire il y a un objectif très simple: faire en sorte qu'il n'y ait pas d'autre Brexit. D'ailleurs, Pierre Moscovici, commissaire aux affaires économiques, déclarait même en septembre dernier «qu'un référendum sur l'Europe est une très mauvaise méthode».

L'hostilité de l'Union européenne aux processus démocratiques vient encore d'être démontrée dans le cadre du Ceta. Menaces, ultimatums, et pistolet sur la tempe sont les moyens de négociation privilégiés d'une technocratie qui ne supporte plus aucune forme de contestation. Fort heureusement pour les peuples d'Europe, chaque tyrannie finit toujours par rencontrer son écueil.

Vouloir empêcher le peuple de s'exprimer est un crime contre la démocratie. Et lorsque l'on constate que le peuple, lorsqu'il s'exprime, marque son insatisfaction et son ras-le-bol, la gravité de ce crime s'en trouve amplifiée.

J'invite donc les citoyens favorables à la consultation populaire sur l'Europe à se manifester auprès du bureau du Parlement européen, en lui écrivant. Il est indispensable que les responsables politiques et les bureaucrates bruxellois sentent sur eux le regard attentif de peuples qui ne comptent pas abdiquer leur liberté d'expression et leur droit à la démocratie.

http://premium.lefigaro.fr/vox/politique/2016/11/18/31001-20161118ARTFIG00289-le-parlement-europeenorganise-la-chasse-aux-sorcieres-eurosceptiques.php

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Re: Union européenne ou union soviétoïde ?

2 Janvier 2017, 11:49 Message

Pour compléter le titre : avec Mme Merkel en Brejnev ?

Ici, c'est le commentaire d'un lecteur du Figaro qui m'intéresse.
Comme quoi, le bon sens est mieux partagé qu'on pourrait le croire.
Quant à savoir s'il finira par l'emporter à temps, avant la cata : je ne parierai pas un kopek là-dessus, foi de Fillon.

L'article : Le président de l'Ifo évoque la sortie de l'Italie de la zone euro (Le Figaro)

« Un Brexit à l'italienne? C'est le scénario craint par Clemens Fuest, dans une interview accordée au quotidien Tagesspiegel . "Le niveau de vie, en Italie, est le même qu'en 2000, explique le président de l'institut économique allemand Ifo. Si cela ne change pas, les Italiens finiront par dire: 'Nous ne voulons plus de la zone euro' ”. »

Le commentaire :
« Le SME est une machine à subventionner l'industrie allemande", disait Otto Lambsdorf, ministre de l'Economie de la RFA de 1977 à 1984. L'Euro n'étant rien d'autre qu'un super SME (en encore plus rigide), il est une super-machine à subventionner l'industrie allemande et à détruire celles de ses rivales italienne et française, laminées par un taux de change implicite trop élevé d'une part, et non ajustable d'autre part, face à la monnaie allemande.

Tous les économistes compétents l'admettent - des plus libéraux aux keynésiens, notamment Sen, Krugman, Stiglitz - mais nos élites politiques, qui ont créé cette absurdité par ignorance, refusent d'admettre l'évidence et abandonnent ce thème au Front National, ce qui est un comble. Les partis de gouvernement soi-disant sérieux soutiennent en matière politique une mesure parmi les plus loufoques et délirantes : un système de parité des changes fixe pour l'éternité. C'est l'une des pires sottises qu'il se puisse imaginer. Il est vrai que ce ne sont pas lesdits politiques qui en paient le prix, seulement les ouvriers. »

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Re: Union européenne ou union soviétoïde ?

9 Mai 2017, 09:35 Message

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Re: Union européenne ou union soviétoïde ?

19 Mai 2017, 14:49 Message

Ils veulent l'impôt ULTIME... et votre bénédiction !

Chère lectrice, cher lecteur,
La Commission Européenne lance une grande consultation sur l’argent liquide : les pièces et les billets.
Si vous avez 4 minutes à y consacrer, merci de répondre à cette consultation grâce au lien au bas de ce message. Il est URGENT de peser de tout notre poids sur ce sujet beaucoup bien moins anodin qu’ils ne voudraient vous faire croire.
Car derrière la guerre aux paiements en liquide se cache l'impôt ULTIME... Le dernier, celui qu'ils n'avaient jamais osé lever.
L’objectif officiel de la Commission Européenne est de lutter contre le terrorisme en limitant les paiements en espèces et ces messieurs de la Commission voudraient votre avis.
Il est inhabituel que les commissaires européens vous demandent votre avis.
L’Union foule du pied depuis 10 ans tous les grands référendums qui la remettent en cause et qui lui demandent de se réformer en France, Italie, Grèce, au Royaume-Uni… Deviendrait-elle démocratique ?
Non bien sûr, le parlement et la commission se sont déjà mis d’accord et un rapide coup d’oeil à la consultation permet d’en saisir rapidement les objectifs réels :
• OBJECTIF n°1 : Vous convaincre du bien-fondé de la guerre à l’argent liquide sous couvert de vous demander votre avis.
C’est un grand classique de manipulation : ils vous font croire que vous vous formez votre propre avis alors que toute la consultation est orientée pour que vous répondiez exactement ce qu’ils attendent de vous.
Ils détournent le sens de la question, subtilement. La question n’est pas « pour ou contre l’argent liquide » mais « pour ou contre le financement du terrorisme »… Question à laquelle il est difficile de répondre « pour ».
En tout état de cause, il faudrait pour le moins une analyse contradictoire.
Face à cette lacune, je me propose d’apporter ci-dessous cette contradiction qu’ils auront oublié de porter à votre attention.
• OBJECTIF n°2 : Brandir les résultats comme une preuve de leur légitimité.
Une fois que vous avez confirmez que bien sûr vous êtes pour la lutte contre le financement du terrorisme, ils pourront alors brandir de beaux résultats affirmant que tout le monde est pour l’encadrement strict des paiements en espèces : regardez notre belle consultation, tous les européens sont d’accord.
• OBJECTIF n°3 : Masquer les mesures qui seraient réellement efficaces contre le terrorisme.
Il n’existe qu’un moyen véritablement efficace pour lutter contre les financement illégaux, qu’ils soient liés au terrorisme ou au grand banditisme : s’attaquer à la source de l’argent. Or, vous allez voir dans la suite de ce message…L’UE fait exactement le contraire.
Cette consultation est une manoeuvre de propagande afin de vous imposer leur projet : la fin des pièces et des billets.
Là-dessus, le doute n’est pas permis comme vous allez le voir et il est URGENT que nous empêchions cette machine à propagande.
Plus c’est gros plus ça passe
Tout commence par la publication d’un plan d’action que la Commission Européenne a soumis au Parlement et qui stipule :
«Les paiements en espèces sont très répandus dans le cadre du financement d’activités terroristes. (...) Dans ce contexte, l’utilité de soumettre les paiements en espèces à des plafonds pourrait être étudiée.»
L’idée est donc de lutter contre le financement du terrorisme en interdisant les dépenses en liquide au-delà d’un certain montant (qui n’est pas précisé).
Imaginez la scène : un terroriste arrive à dans une de ces citées où la police n’a plus le droit d’entrer depuis bien longtemps, un territoire perdu de la République. Il vient acheter des armes, ou des explosifs ou encore payer un artificier ou un indicateur… Voyez-vous ces fous de dieu obligés de tout abandonner parce que payer en liquide… C’est illégal ??
C’est comme si vous espériez que les terroristes arrêtent de commettre des attentats parce que commettre un attentat, c’est interdit.
Cela serait risible si ce n’était si grave.
On ne lutte pas contre le terrorisme en interdisant les transactions en liquide.
De la poudre aux yeux
Il existe deux sources majeures du financement du terrorisme dans le monde : l’État islamique et les pays du Golfe, en particulier le Qatar.
Selon les journalistes Christian Chesnot et Georges Malbrunot : « On dénombre au Qatar une demi-douzaine de financiers du terrorisme, connus et réclamés par les Etats-Unis. Ces gens-là sont en liberté. Nous avons même pu en rencontrer un. » [1]
Mais que font la France et l’Union Européenne contre le Qatar ? Prennent-ils des mesures aussi drastiques que celles qu’ils s’apprêtent à prendre sur l’argent liquide ? Certainement pas. En France, les Qataris sont mêmes exonérés d’impôts, on leur déroule le tapis rouge ! [2]
Quant à l’État Islamique, on évalue à 2 milliards de dollars le budget de cette organisation terroriste.
Près de la moitié viendrait de la vente illégale de leur pétrole à des trafiquants turcs… Et dont une partie est achetée par des États membres de l’Union Européenne comme s’en est plaint, dépitée, une diplomate tchèque devant le parlement européen. [3]
Daech impose également un prélèvement forfaitaire de 50% du salaire des fonctionnaires irakiens qui vivent dans les territoires occupé et sont… payés par la gouvernement irakien !
Enfin, Daech gagne aussi plusieurs dizaines de millions de dollars tous les mois en spéculant sur les marchés financiers et notamment les cours de change des monnaies arabes ! [4]
Vous avez bien lu, les terroristes de Daech gagnent de l’argent en faisant de la spéculation financière grâce à la complicité de banques jordaniennes…
Non, ce n’est vraiment pas en interdisant les paiements en liquide qu’ils vont lutter contre le financement du terrorisme.
La véritable raison de la guerre aux pièces et aux billets
Limiter les paiements en espèce n’aura aucun effet sur le terrorisme.
En revanche, il en aura de très nombreux pour vous et toutes les honnêtes gens qui utilisent encore l’argent liquide pour plus de la moitié de leur transactions au sein de la Zone Euro.
Une transaction sur 2 se fait en liquide au sein de la Zone Euro.
Comprenez bien que le plafonnement de ces transactions n’est qu’une bataille dans le projet européen d'interdiction de l’argent liquide.
Les études d’impact d’une interdiction totale de l’argent liquide ont déjà été menées. Pour les technocrates de l’Union Européenne, la question n’est pas de savoir si c’est une bonne idée mais comment l’appliquer et à quelle échéance.
Ont-ils seulement pensé à ce qui se passera quand un virus comme celui du week-end dernier s'attaquera aux banques et aux systèmes de paiement ? Nous reviendrons au troc ?
Le processus est pourtant largement entamé au Danemark et en Suède où vous trouvez maintenant dans les magasins de petits panneaux avec un billet barré : La maison ne prend pas l’argent liquide.
Bien sûr la suppression de l’argent liquide présente de nombreux avantages :
• Contrôle et taxation automatiques de toutes les transactions ;
• Économies sur les coûts de production des pièces et billets, de mise en circulation, de lutte contre les faux-monnayeurs;
• Économies sur le prélèvement de l’impôt : celui-ci est automatisé et surtout prélevé à priori, sans que vous ayez à remplir une déclaration ou vous rendre compte de quoi que ce soit.
Ces raisons sont suffisantes pour vous opposer à cette mesure qui donne encore plus de pouvoir à un État pourtant en crise profonde.
Mais ce n’est rien à côté de la véritable raison de la guerre faite aux paiements en liquide.
Le préalable indispensable à l’impôt ultime
Cette fois, ils ont décidé de se servir directement dans votre compte en banque.
Et pour cela, il doivent s’assurer que vous n’avez aucun moyen d ‘échapper à l’impôt en retirant votre argent des banques.
• Steen Jakobsen, économiste en chef de la banque d'investissement en ligne SaxoBank et membre du collectif d'économistes non-alignés "les Éconoclastes", estime qu'une taxe sur l'épargne de 10% est nécessaire pour renflouer le système.
• Le Boston Consulting Group, prestigieux cabinet de conseil indépendant, est plus réaliste : la ponction devrait s'élever à 30% en prenant en compte toutes les dettes publiques et privées.
• Le "Canard enchaîné de la finance" le site américain zeroedge.com traite le sujet de manière extensive depuis... 2011, date à laquelle il affirme que la seule solution réelle à la crise en Europe est la confiscation de l'épargne des particuliers.
Ce ne sont bien sûr QUE des analyses, des avis qui n'engagent que leurs auteurs.
Elles ont la particularité de provenir d'insiders de la finance et de sociétés peu connues du grand public mais reconnues des investisseurs professionnels. De ceux qui agissent tous les jours pour protéger et faire fructifier leur épargne.
Et il y a encore beaucoup plus inquiétant.
En octobre 2013, le Fonds Monétaire International a publié un long rapport sur le problème des dettes en Europe, analysant tous les scénarios envisageables et les écartant avant de finalement n'en retenir qu'un, le seul possible. Voici les dernières phrases du rapport :
La détérioration rapide des finances publiques dans de nombreux pays ravive l'intérêt d'un prélèvement sur capital — une taxe exceptionnelle sur la richesse privée — afin de restaurer un niveau d'endettement acceptable. [...] Le taux de taxation pour ramener la dette publique à son niveau d'avant crise est d'ailleurs calculable : réduire la dette à son niveau de la fin 2007 exigerait, pour les 15 pays de la zone Euro, un taux d'environ 10% sur les ménages bénéficiant d'une richesse nette positive.
Ce que le FMI préconise, c'est une taxe unique de 10% dès le premier euro.
Mais bien sûr, la dette a encore augmenté depuis 2013 et c'est 15% qu'il faudrait prélever aujourd'hui pour revenir au niveau d'avant crise :
Si vous avez 1000€ sur un compte en banque, on vous en prélèverait 150€.
Pour 10 000€, le montant confisqué s'élèverait à 1500€.
Et comme il s'agit d'une "taxe", il n'y a pas de garantie de dépôt. Le FMI est d'ailleurs très clair, toute le monde est concerné. D’ailleurs, la fortune toute entière des 1% les plus riches n'y suffirait pas : Vous serez bien prélevé dès le premier euro.
Bien sûr, si vous effacez d’un coup des milliers d’euros de tous les comptes bancaires de particuliers de France, vous allez avoir un beau bazar.
Il vaudrait mieux taxer quelques euros tous les mois.
Mais si l’État commence à taxer l’argent sur vos comptes en banque… Vous et moi allons rapidement préférer retirer notre argent en liquide et le conserver chez nous où l’État ne peut pas le taxer…
Mais s’il n’y a plus d’argent liquide ?
Alors vous ne pouvez plus vous opposer à ce que l’État prélève régulièrement quelques euros sur votre compte.
L’État n’a plus besoin de faire son travail ou de rendre des comptes
C’est l’impôt ultime parce qu’à partir du moment où l’État peut imposer l’argent qui dort sur vos comptes alors il n’a plus à se soucier de votre consommation. Il n’a plus à vérifier que vous achetez bien tous les mois votre quotas de n’importe quoi sur lequel il prélève la TVA et une ribambelle d’impôts et taxes sur les sociétés qui vous auront vendu des machins.
Vous êtes automatiquement incités à le faire car si vous ne dépensez pas votre argent, l’État vous le prend.
Cet impôt sur l’argent de vos comptes bancaires permet à l’État de gagner en toute circonstance : peu importe qu’il n’y ait ni croissance, ni consommation, ni investissements.
Peu importe qu’ils fassent n’importe quoi.
Et aujourd’hui la Commission Européenne vous demande un blanc-seing pour rendre cet impôt possible !
La consultation de la Commission Européenne n'est ouverte que jusqu’au 31 mai.
Prenez quelques minutes tout de suite pour remplir leur questionnaire et leur dire que NON à l’encadrement des paiements en liquide.
Faites suivre ce message à tous vos proches et PARTAGEZ-le sur facebook : plus nous serons nombreux, plus nous pèserons sur la Commission.
Cliquez ici pour participer à la consultation de la Commission et dire NON à la fin des paiements en liquide.
https://ec.europa.eu/eusurvey/runner/CashPayments?surveylanguage=FR
Je vous remercie de votre aide,
Olivier Perrin,
Le Vaillant petit économiste

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Re: Union européenne ou union soviétoïde ?

7 Juillet 2017, 18:54 Message


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Re: Union européenne ou union soviétoïde ?

7 Juillet 2017, 21:19 Message

Vodka ou bourbon ?

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Re: Union européenne ou union soviétoïde ?

2 Avril 2018, 15:17 Message

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Jacob Burckhardt, Fragments historiques

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Re: Union européenne ou union soviétoïde ?

2 Avril 2018, 15:59 Message

Bien intéressant, merci Didier. Étonnant de lire une défense et illustration de la diversité, de la différence, de la nouveauté dans une époque et un esprit tout autres que les nôtres. Mais aussi, ceci, qui cadre si bien avec notre aujourd’hui : Avant tout, l’Europe est sauvée par ceux qui la préservent de l’unification et du nivellement qu’on voudrait lui imposer dans les domaines politique, religieux et social et qui menacent son caractère spécifique, la riche diversité de son esprit.
Où l'on voit que ce qui nous corrompt et sape les fondations de notre civilisation vient de loin. Il nous faudrait bien de la clairvoyance et une superbe intrépidité pour remonter le cours fangeux de notre histoire jusqu'aux eaux limpides.

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Re: Union européenne ou union soviétoïde ?

3 Mai 2018, 09:07 Message

Etat de droit : Bruxelles veut toucher Varsovie et Budapest au portefeuille (Les Echos)

« Puisque les traités ne disposent pas d'instrument permettant de forcer un Etat à rentrer dans le droit chemin en matière d'Etat de droit, les Européens s'apprêtent à utiliser une arme plus informelle, et potentiellement plus efficace, dans leur bataille avec la Pologne et la Hongrie : le chantage au porte-monnaie.

(...)

Mais en plus de cela, les fonds de cohésion , une manne pour ces Etats, vont très certainement être revus à la baisse en volume. Surtout, les règles présidant à leur allocation vont être affinées. En particulier, il est question de ne plus se contenter du PIB par habitant pour décider des régions à soutenir financièrement. Pourraient également intervenir des critères relatifs à la diversité socio-économique dans une région ou encore au coût d'accueil des migrants - ce qui peut également être interprété comme une sanction à l'égard de ces Etats. Avant même le début des hostilités, Varsovie et Budapest savent que l'ère de la grande générosité européenne touche à sa fin. »

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Re: Union européenne ou union soviétoïde ?

3 Mai 2018, 09:21 Message

Pareil traitement déclenchera surement une vague d’affection envers l'Euroland.

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Re: Union européenne ou union soviétoïde ?

29 Mai 2018, 14:54 Message

Un commissaire européen : “Les marchés vont apprendre aux Italiens à bien voter” (Valeurs Actuelles)

« La phrase a été prononcée par le commissaire européen au Budget et aux Ressources humaines, l’Allemand Günther Oettinger, au cours d’une interview, qui sera diffusée ce mardi soir sur la chaîne allemande DW, a révélé dans un tweet, supprimé depuis, son journaliste Bernd Thomas Riegert. »

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Re: Union européenne ou union soviétoïde ?

31 Mai 2018, 17:26 Message

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Deutschland über alles

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Re: Union européenne ou union soviétoïde ?

1 Juin 2018, 12:34 Message

La marche arrière est enclenchée.

L'Italie a un gouvernement. Un ministre de l'Économie, Giovanni Tria, résolument en faveur du maintien de l'Italie dans l'euro. Aux Affaires étrangères le très européen Enzo Moavero Milanesi, qui a travaillé pendant 20 ans à Bruxelles. Pour le ressort comique de la comedia dell’ arte, Paolo Savona, l'économiste de 81 ans qui faisait peur à l'Union européenne, deviendra ministre des Affaires européennes. Le bal masqués des faux-culs ne durera que jusqu’aux prochaines élections qui ne sauraient tarder et que chacun va préparer en distribuant tout ce qu’il peut à ses électeurs. L’économie italienne se prépare au grand plongeon, le FMI et les mafieux de Bruxelles se marrent de toutes leurs dents cariées.

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Re: Union européenne ou union soviétoïde ?

21 Juin 2018, 11:14 Message

Les européistes rabiques ont raison sur le fond : seul un fédéralisme purement formel, de facto a-politique et a-démocratique, seule une superstructure technique, gestionnaire éventuellement avisée des problèmes généraux d'un bloc parmi d'autres du mondialisme, est logique ; et l'euro n'a lui-même de sens qu'à la condition de l'accomplissement de cette évaporation historique.

Le hic : l'histoire regimbe un peu devant les diktats de l'imperium technico-indifférentialiste.

Ergo.
(pour les niaiseux qui pensent encore que l'on peut garder l'euro, voire l'U.E. (!!!) et changer le cours actuel des choses, qui est bien prêt de réaliser notre liquidation pure et simple (pour rester optimiste))

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Re: Union européenne ou union soviétoïde ?

30 Août 2018, 09:01 Message

Le Drian et Ouest-Torchon : une belle paire...

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Re: Union européenne ou union soviétoïde ?

15 Septembre 2018, 08:24 Message

Viktor Orbán à Strasbourg : c’était la mémoire de l’Europe qui se heurtait au Parlement de l’oubli (Bd Voltaire)

« Le Parlement européen, emmené par des Verts (l’auteur du rapport) et des centristes d’un autre âge (M. Lamassoure, 74 ans), pour des raisons idéologiques ou de basse politique politicienne (quels postes à la Commission ou au PPE en échange du lâchage de la Hongrie ?), s’est discrédité, mercredi, dans l’un de ces événements historiques où le discours du perdant sera lu et étudié durant des décennies comme prophétique.

Gabrielle Cluzel a immédiatement saisi la force et l’authenticité de l’homme Orbán, ce bloc de vérité historique, ce bout de terre et de peuple hongrois tombé comme une météorite dans le monde glacé des Eva Joly qui, de l’extrême gauche à l’extrême centre, ont décidé de reconstruire un mur contre les anciens pays de l’Est.


(...)

Ensuite, la voix de Viktor Orbán retentissait dans cet hémicycle comme celle de la mémoire oubliée : la Hongrie ? « 1000 ans de christianisme », une lutte héroïque contre le stalinisme et puis, aussi, cette solidarité avec les Allemands de l’Est, durant l’été 1989. Ce détour par la Hongrie sans lequel la chute du mur n’aurait pas eu lieu. Nos Eva Joly et nos Alain Lamassoure de service, avant de lancer leurs accusations outrancières et de dresser un nouveau mur au cœur de l’Europe, auraient dû témoigner un peu plus de respect pour cette mémoire de l’Europe, qu’ils n’ont même pas oubliée, car ils ne l’ont jamais eue.

Ou relire le roman de l’écrivain d’un autre petit pays ayant connu le même sort que la Hongrie : Le Livre du rire et de l’oubli, de Milan Kundera, écrit en 1975. Kundera fait parler un universitaire, chassé de l’université par les communistes après le printemps de Prague et "condamné à de longues années de prison" :

"Pour liquider les peuples, disait Hübl, on commence par leur enlever la mémoire. On détruit leurs livres, leur culture, leur histoire. Et quelqu’un d’autre leur écrit d’autres livres, leur donne une autre culture et leur invente une autre Histoire."

Kundera explique que le président installé par les Soviétiques après 1968 et chargé de réaliser ce programme, Gustáv Husák, était appelé "le président de l’oubli".

Le Parlement européen de 2018 refusant d’entendre la mémoire hongroise, c’était le Parlement de l’oubli. »

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Re: Union européenne ou union soviétoïde ?

26 Septembre 2018, 09:40 Message


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