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Pourquoi l'école est foutue

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Re: Pourquoi l'école est foutue

29 Mars 2018, 08:18 Message

Voici le texte d'un professeur de français.
Édifiant.

"J’aimerais qu’on m’explique. Qu’on m’explique vraiment. Parce qu’enseigner dans de telles conditions, je ne vois pas comment c’est possible.
Je suis prof de français en REP (pas en REP + hein). Parmi mes 4 classes, j’en ai une qui est considérée comme « bonne » au regard des autres. Celle dans laquelle les élèves ne posent pas de gros problèmes de comportement, et où quelques-uns ont un bon niveau.
Dans cette classe composée de 23 élèves, l’un est en ULIS (section spécialisée pour élèves handicapés) et il ne participe pas au cours de français car il ne sait pas écrire une phrase. Mais chez lui, au moins, c’est reconnu. Une enseignante spécialisée le prend en charge (avec 12 autres, qui sont aussi dans cette section ULIS).
Pourtant, sur mes 22 élèves restants, j’en ai 8 qui ne savent pas ce qu’est une phrase. Ils sont pourtant en 4e. Ils ont eu des cours sur le verbe, le sujet, le complément, la majuscule et le point depuis le CP. Mais ils ne savent toujours pas ce qu’est une phrase. Parce qu’ils « ont des difficultés », terme générique qui veut tout et rien dire. Aucun diagnostic précis.
Trimestre après trimestre, année après année, les enseignants de ces 8 gamins ont dit aux parents que « les résultats étaient insuffisants », que leur enfant devait davantage se concentrer, mieux apprendre ses leçons, essayer de comprendre, poser des questions, cesser de s’amuser en cours, réfléchir davantage aux consignes, etc. Mais à part leur passer un savon (et encore, pas toujours), les parents n’ont rien fait de plus.
L’Institution est venue en aide à ces élèves. Ils ont eu des APC à l’école primaire, c’est-à-dire du soutien, tous les jours, pour les aider à assimiler les notions. Ils ont eu des supports adaptés et des évaluations adaptées, pour les encourager, pour leur donner confiance en eux, pour les laisser aller à leur rythme. Et ceci pendant 5 ans. Ils ont eu, en 6e, de la remédiation ciblée, sur ordinateur, en français et maths, à raison de deux heures par semaine. En 5e et en 4e, ils bénéficient encore de remédiation, d’encouragements, d’activités ciblées et adaptées, lors des séances d’AP (accompagnement personnalisé), à raison d’une heure en français et une heure en maths chaque semaine. Si l’on fait le total de toutes ces heures de cours quasiment particuliers, depuis le CP, on arrive à quelque chose de vertigineux, de l’ordre de 68 heures par an, soit près de 480 heures depuis le début de l’école élémentaire. Soit près de trois mois (à raison de 6 heures par jour) de scolarité en plus pour ces élèves « en difficulté ». Pour rien, ou presque.
Parce que non seulement ils ne savent pas écrire une phrase correcte, mais ils ne savent pas non plus écrire tout court. La plupart du temps, ils ne parviennent pas à se relire. Et quand ils y arrivent, ils déchiffrent et ne se rendent même pas compte de l’absence de sens de leur production, tant l’acte de lire se limite pour eux à déchiffrer.
Ces 8 élèves-là (dont 7 sont des Français « pure souche », je tiens à le préciser) iront vers la voie professionnelle. Ils en sont satisfaits, pour la plupart. Réfléchir, ce n’est pas leur truc. Apprendre des choses abstraites non plus. Pourtant, pour obtenir un bac pro ou un CAP, ils vont quand même être obligés de réfléchir et d’apprendre un minimum… Je veux bien qu’il y ait des « intelligences multiples », qu’on soit plus doué de ses mains que de son cerveau, mais ne pas être capable de comprendre un texte simple ou d’écrire une phrase correcte sera tout de même préjudiciable quel que soit le type d’études.
Pour eux, parce qu’ils représentent tout de même un tiers de la classe (je reviendrai sur les 14 autres), je multiplie les projets. Des jeux sur l’orthographe et la conjugaison pour rendre les choses moins académiques, aux reportages vidéo pour que l’écrit soit abordé de manière moins formelle, en passant par l’étude de films comme « Sur les chemins de l’école » pour leur montrer la chance qu’ils ont de pouvoir aller facilement à l’école, ou encore l’écriture de chansons (rap, bien sûr) pour établir un pont entre leur univers et celui de l’école, je jongle avec le programme pour tenter de leur enseigner quelque chose, qu’il reste quelque chose des heures qu’ils auront passées dans mon cours. En vain. Du point de vue humain, émotionnel, ils en retirent certes de la joie, de jolis souvenirs, quelques moments de motivation. Mais sur le plan purement scolaire, rien. Le ludique leur rend les choses moins pénibles, mais pas plus profitables.
Ils sont en 4e et sont incapables de formuler une pensée claire parce qu’ils n’ont pas les outils pour (vocabulaire, syntaxe, logique argumentative), et ce n’est pourtant pas faute de les leur avoir enseignés depuis des années. Leurs capacités de réflexion sont à l’image de leurs compétences en expression écrite : quasiment nulles. Car de la maitrise du langage nait la pensée élaborée. L’un ne va pas sans l’autre.
Mais on leur a toujours laissé penser que ça allait s’arranger, qu’ils allaient finir par engranger ces connaissances et compétences « du socle commun », à force de répétition. Si ladite répétition avait eu lieu de manière continue, c’est-à-dire jour après jour jusqu’à ce que la notion soit maitrisée, alors sans doute auraient-ils pu la mémoriser. Mais on n’a pas le temps : il y a un programme, dense et fourni, à faire. Alors on avance, et même si des dispositifs de remédiation ont lieu, ils sont dans tous les cas insuffisants, voire inefficaces (comme je l’ai dit plus haut).
Voyons maintenant les 14 autres élèves de la classe. Parmi eux, une fille brillante, qui devrait déjà être en seconde tant elle a de « facilités », comme on dit. En guise de facilités, elle fait simplement très correctement son boulot d’élève, avec rigueur et enthousiasme. Quatre autres filles s’en sortent bien, malgré quelques lacunes hallucinantes en orthographe et conjugaison, et certaines difficultés en ponctuation. Je reviens pourtant à chaque fois, sur chaque copie, sur ces erreurs que je corrige inlassablement. En vain : pour progresser en ces domaines, il faudrait que ces filles s’astreignent à revenir sur leurs copies et à faire l’effort de passer du temps à mémoriser les bonnes graphies, les bonnes terminaisons, les règles simples de la ponctuation forte. Cela leur prendrait du temps. Et entre les devoirs des 7 ou 8 autres matières qui nécessitent de la réflexion et/ou de la mémorisation, plus leur cours de danse et d’équitation, plus les weekends festifs avec les parents, plus les réseaux sociaux et la télé, c’est clair, elles n’ont pas le temps. Ces 4 filles, comme les 8 dont j’ai parlé précédemment, permettent de faire le constat suivant : tout ce qui est mal assimilé le restera à jamais.
Hormis ces cinq filles, dont les bulletins font la fierté des parents, les neuf élèves restants ont un profil que l’on qualifie de « médiocre ». Cela signifie qu’ils comprennent, sur le moment, ce qu’on leur explique. Mais qu’ils l’oublient très vite. Ils peuvent à la rigueur réussir une évaluation simple, s’il s’agit de ressortir par cœur le cours. Mais ils ne pourront pas s’appuyer sur leurs connaissances pour aborder des notions plus complexes, puisque ces connaissances se seront volatilisées sitôt l’évaluation terminée. Ce sont des élèves intelligents, mais qui ne travaillent que pour la bonne note, pas du tout pour s’enrichir intellectuellement. Avec eux, il faut toujours tout recommencer, comme avec les 8 premiers, à ce détail près qu’ils n’ont pas de « difficultés ». Leurs lacunes sont donc immenses, et s’ils frôlent le 10 de moyenne, c’est bien parce que l’Institution se montre extrêmement bienveillante à leur égard, en baissant constamment le niveau d’exigence.
Ainsi, dans une dictée, on ne compte désormais plus 1 point par faute d’accord grammatical, mais seulement 0,5. Il faut donc réussir à comptabiliser plus de 40 erreurs de ce type pour avoir un zéro. Quant à l’orthographe lexicale, on doit là aussi se montrer indulgent : 0,25 points en moins par erreur. Il faut donc 80 erreurs de ce type pour avoir un zéro. Sachant que les dictées contiennent, en moyenne, 150 mots, on voit que même avec 20 erreurs d’orthographe grammaticale et 20 erreurs d’orthographe lexicale (ce qui est déjà énorme), on a quand même 5/20. Et tout est à l’avenant…
Ainsi, dans cette « bonne classe » de 4e, sur 23 élèves, j’en ai 5 qui tiennent la route, et 18 qui ne vont pas, de facto, être capables d’assimiler le programme de ce niveau. Soit parce qu’ils n’ont pas acquis les compétences de base (les 8 premiers), soit parce que leurs connaissances et compétences sont tellement superficielles et lacunaires qu’une bonne partie des savoirs et savoir-faire à mobiliser leur sont inaccessibles.
Mais je dois faire le programme, parce que mon inspecteur l’exige, et parce que les 5 qui « tiennent la route » ne doivent pas être pénalisés à cause des 18 autres. Alors bien sûr je différencie, j’adapte, je fais des grands écarts en permanence et je reformule sans arrêt. J’explicite pour les 18 et j’ironise pour les 5. Je parle de la subordonnée circonstancielle et je réexplique, pour la 8e fois de l’année, comment on reconnait un verbe conjugué. Je donne des textes à étudier qui correspondent au programme, mais je ne demande pas à tout le monde de savoir répondre aux questions : je n’humilie pas. Je privilégie le travail en petits groupes, en variant les démarches : tutorat des plus forts envers les plus faibles, ou groupes de niveau avec types d’exercices adaptés. Je jongle, je me contorsionne, je passe des heures à chercher des stratégies, à préparer des projets et des évaluations différenciées, à faire intervenir l’interdisciplinarité. Je rencontre les parents, je mets en garde, j’explique le fonctionnement du système scolaire, j’invite à aller à la « classe ouverte » du midi ou à l’aide aux devoirs du soir. Je fais des séances de coaching, je mets en place des calendriers et des protocoles de micro-objectifs à atteindre (personnalisés), j’encourage à n’en plus finir, je lis les articles des chercheurs en sciences de l’éducation, je fais le clown, j’explique le fonctionnement du cerveau, je prends le temps de diagnostiquer le type de mémoire (visuelle, auditive ou kinesthésique) de chaque élève, je fournis un protocole de mémorisation personnalisé. Je choisis avec soin l’ordre dans lequel j’aborde chaque notion, le relie à ce qui a été vu avant, pratique la didactique spiralaire, utilise les nouvelles technologies dans mon cours. Je prends des plantes pour garder mon calme en toutes circonstances, je néglige ma famille pour travailler encore et encore, je subis avec dignité les quolibets et véhémentes diatribes de l’opinion publique, qui me croit au club Med.
Et tout ça pour quoi ? Pour rien.
Les 5 filles n’ont pas besoin de moi pour progresser, un ordinateur ferait aussi bien l’affaire. Et les 18 autres, malgré mes efforts dantesques, resteront exactement là où ils en sont aujourd’hui, à très peu de choses près. Et ces 23 élèves-là, ce sont d’une « bonne classe ». Je vous laisse imaginer ce que sont les autres classes…
Je pourrais m’en moquer, devenir cynique. Profiter de mes fameuses vacances, cesser de faire des efforts et laisser les élèves dans leur ignorance crasse. Mais, bien que beaucoup de gens me conseillent de faire ainsi, je ne peux m’y résoudre. Quand on fait ce métier, c’est parce qu’on sait, intimement, que la maitrise du langage est fondamentale dans une vie. Lire et écrire, à un niveau décent s’entend, c’est la seule porte de sortie vers la liberté. Je devrais accepter que ces ados, si attachants par ailleurs, soient le jouet, dans quelques années, de toutes les manipulations possibles et imaginables ? Non, je ne peux m’y résoudre.
Alors j’aimerais qu’on m’explique, qu’on m’explique vraiment, comment je peux mener à bien ma mission dans un tel contexte. Pour que les Yann Moix et autres détracteurs de l’Education Nationale cessent de dire que les profs sont des feignasses incompétentes, d’une part, et que nos élèves accèdent enfin à un niveau correct. Par exemple, celui de fin de 3e. J’attends."

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Re: Pourquoi l'école est foutue

29 Mars 2018, 09:28 Message

À mon sens le problème réside dans l’incapacité à la réflexion soulignée dans le texte. Réfléchir est une torture ou une activité franchement obscène. J’ai observé ce phénomène à l’Université : les étudiants estiment que le professeur doit leur donner des connaissances qu’ils récitent le jour de l’examen. Ils sont complètement affolés et s’estiment trahis quand on leur demande une réflexion à l’aide de ces connaissances.

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Re: Pourquoi l'école est foutue

29 Mars 2018, 09:33 Message

Jean-F Chassaing a écrit:les étudiants estiment que le professeur doit leur donner des connaissances qu’ils récitent le jour de l’examen. Ils sont complètement affolés et s’estiment trahis quand on leur demande une réflexion à l’aide de ces connaissances.


Il en ainsi de toute la "vie sociale", désormais. Nous n'avons plus à faire qu'à des machines déblatérantes, même plus "désirantes", des ventriloques du salmigondis qui tient lieu de discours universel, qu'à des zombies de leur existence, des automates "dirigés par les données" (comme on disait en informatique quant à la conception des programmes) — qu'à des abrutis finis. L'abrutissement, voilà bien la seule chose qui soit "finie" chez nos contemporains béats devant leur abyssale nullité ; la régression amibienne, voilà bien leur ataraxie.

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Re: Pourquoi l'école est foutue

29 Mars 2018, 10:23 Message

Et en prime, d'un professeur de philosophie :

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Re: Pourquoi l'école est foutue

1 Avril 2018, 09:03 Message

À Tolbiac comme à Toulouse, les étudiants bloqueurs demandent d'obtenir 10/20 minimum à tous leurs partiels pour valider automatiquement leur année...



Ce n'est pas très nouveau, mais tout de même...

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Re: Pourquoi l'école est foutue

1 Avril 2018, 09:11 Message

Qui monterait dans un avion, subirait une intervention chirurgicale si les pilotes et les médecins étaient recrutés par cette "méthode". Surement pas eux.

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Re: Pourquoi l'école est foutue

5 Avril 2018, 09:11 Message

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Re: Pourquoi l'école est foutue

5 Avril 2018, 12:39 Message

Pour prendre des notes il faut écouter et comprendre. Si les étudiants ne savent plus prendre des notes c’est à cause de leur habitude qui les fait ingurgiter des choses qu’ils ne comprennent pas. Face à un cours magistral ils ne peuvent tout noter, mais pour noter l’essentiel il faut faire l’effort de comprendre et l’habitude, si elle a jamais existé, en est perdue. Donc certains notent n’importe quoi, y compris les plaisanteries et se retrouvent devant un galimatias qu’ils apprennent pour le recracher à l’examen. À aucun moment la question du sens n'a été abordée.
Dernière édition par Jean-F Chassaing le 6 Avril 2018, 08:43, édité 1 fois.

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Re: Pourquoi l'école est foutue

6 Avril 2018, 08:32 Message

Réquisitoire implacable, et indiscutable, cher Jean-François...

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Re: Pourquoi l'école est foutue

6 Avril 2018, 10:52 Message

P.S. :



Mai 68 pour les Nuls.

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Re: Pourquoi l'école est foutue

6 Avril 2018, 10:59 Message

Le pauvre chien se demande ce qu’il fait avec cette bande de débiles.

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Re: Pourquoi l'école est foutue

6 Avril 2018, 12:05 Message

Sans vouloir vous offenser, cher Jean-François, je crois que vous êtes totalement à côté de la plaque. La vidéo que nous propose l’ami Didier est une représentation, par un living theatre de banlieue, dans une mise en scène un peu osée, des Précieuses Ridicules de Molière.

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Re: Pourquoi l'école est foutue

8 Avril 2018, 11:56 Message

Information du jour : une école dans la campagne de Didier a remporté un prix à ce concours...

https://www.concoursnousautres.fr/

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Re: Pourquoi l'école est foutue

8 Avril 2018, 12:04 Message

Ah, j'imagine assez bien laquelle a été primée (quoique la concurrence locale soit rude, en la matière...) ; l'essentiel est donc assuré, on respire — pour le reste (l'instruction, la formation intellectuelle, les connaissances, la culture, bref toutes ces vieilleries obsolètes, ennuyeuses, et suspectes de tous les maux idéologiques possibles), on repassera, et allègrement. C'est qu'il faut préparer surtout les mentalités à l'accomplissement de notre disparition comme peuple, pays, culture et civilisation dans le néantogène mélangisme universaliste. Tout va donc très bien.

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Re: Pourquoi l'école est foutue

9 Avril 2018, 12:54 Message

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Re: Pourquoi l'école est foutue

9 Avril 2018, 21:23 Message

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On peut comprendre l'effarement de ce professeur de philosophie, dont les tweets sont généralement de qualité ; on peut aussi s'étonner qu'il veuille sauver l'ultime monument (du moins ce qu'il en reste, très délabré, miné de toutes parts, à peine reconnaissable) encore vaguement debout au milieu d'une ruine en effet aussi totale.

L'école n'est pas "foutue", elle est morte, sans appel. Elle ne peut plus se relever : tout souvenir même de ce qu'elle a pu être, et comment, a été balayé de toutes les têtes, génération après génération. La "fabrique des crétins", analphabètes, ignares, au QI d'amibe, cette fabrique tourne à plein régime, de concert avec celle des têtes bien enrégimentées façon Orwell.

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Re: Pourquoi l'école est foutue

9 Avril 2018, 22:10 Message

Pour être foutue, elle est foutue. C'est terminé, enterré. C'est même une machine à broyer quiconque tenterait de nager hors courant.
Je n'imaginais pas l'état du Désastre...c'est plein de déséquilibrés mentaux, déjà, et pour le reste ils s'en foutent et gare à celui qui le leur reprocherait ou s'aviserait de tenter quoi que ce soit, d'instaurer quelques règles, par exemple....

Vous passeriez rapidement pour un facho, une personne menaçante envers les élèves, qui donne des exercices trop difficiles "que même les adultes et autres personnels de l'établissement ne comprennent pas....".

Il s'agit avant tout de satisfaire les élèves, tout faire pour récolter mépris et crachats.

L'EN est à l'image du reste...en pire, peut-être.
"Où le secret commence, commence aussi le pouvoir réel" H. Arendt, Le système totalitaire

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Re: Pourquoi l'école est foutue

16 Avril 2018, 17:07 Message

Quand je disais que l'on n'avait pas fini de rigoler...

Florilège :

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Vous noterez la motion pour l'abolition des grandes écoles...

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