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Commémorations

Sur l'ethnomasochisme, la repentance et le suicide du pays.
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Re: Commémorations

16 Août 2019, 07:51 Message

En Provence, Macron célèbre « la part d’Afrique » de la France et appelle les maires à baptiser des rues au nom d’anciens combattants africains (Lettre Patriote)

« Nous pensions avoir tout vu, tout entendu, mais non. L’occupant de l’Élysée est plein de ressources, et nous ne sommes vraisemblablement pas au bout de nos surprises.

Cette fois-ci, c’est en célébrant le débarquement en Provence du 15 août 1944 – auquel ont participé nombre de soldats de nos belles colonies – que le Président Macron a fait par de sa nouvelle idée lumineuse et jupitérienne.

"La France a une part d’Afrique en elle, commence Emmanuel Macron dans son discours prononcé devant les présidents ivoirien et guinéen.

Sur ce sol de Provence, cette part fut celle du sang versé. Nous devons être fiers et ne jamais l’oublier."

“La très grande majorité des soldats de la plus grande force de l’armée française de la libération venaient d’Afrique: Français d’Afrique du Nord, pieds noirs, tirailleurs algériens, marocains, tunisiens, zouaves, spahis, goumiers, tirailleurs que l’on appelait sénégalais mais qui venaient en fait de toute l’Afrique subsaharienne, et parmi eux des Guinéens, des Ivoiriens. Et pourtant qui d’entre nous se souvient aujourd’hui de leur nom, de leur visage?”

C’est alors que survint L’IDÉE ! Le président de la République lance "un appel aux maires de France pour qu’ils fassent vivre par le nom de nos rues et de nos places la mémoire de ces hommes". "Notre gratitude doit être impérissable. Nous n’oublierons rien ni personne", poursuit-il.

On imagine d’ici la scène : – Qui fut ce soldat qui a sa rue ici ? – Un troufion. – Ah, et qu’a-t-il fait de spécial pour avoir cet honneur ? – Il était sénégalais.

Le ridicule ne tue plus. »




***

La France et sa "part d'Afrique" : c'est sans doute pourquoi il convient qu'elle s'africanise à outrance. A vrai dire, la chose est déjà plus qu'engagée, tandis qu'il "convient", depuis un bon moment déjà, d'oublier tout de ceux qui étaient l'essentiel, après les avoir déconstruits, et systématiquement calomniés.


***


Napoléon n’est pas mort à Sainte-Hélène… (Bd Voltaire)


« C’est, de mémoire, à la Noël 1969 que sa marraine [NDLR : de l'auteur] lui offrit un magnifique Napoléon raconté à tous les enfants. Il le possède encore. Sur la couverture, un Napoléon dans son uniforme vert de colonel des chasseurs à cheval de la Garde, monté sur son cheval blanc, entouré de ses maréchaux, assiste au défilé, en contrebas dans la plaine, de ses grenadiers, son armée, sa Grande Armée. Comment a-t-on pu offrir un tel livre à un enfant de dix ans ! Et le livre racontait tout : la naissance dans la cité d’Ajaccio, les batailles de boules de neige dans la cour de l’école militaire de Brienne, Arcole, le Sacre. Ah oui, le Sacre : une double page, carrément, inspirée du tableau de David, évidemment. Austerlitz, le roi de Rome que Napoléon présente, le jour du baptême, à bout de bras au peuple de Paris. Mais aussi l’assassinat du duc d’Enghien, Waterloo, Sainte-Hélène… J’ai la curiosité malsaine de me demander si un gamin de dix ans d’aujourd’hui, allant à cette fameuse école de la République, connaît tout cela… Les années passèrent et, le moment venu, comme on inculquait encore en ces temps lointains l’esprit critique, celui qui n’était plus un gamin comprit aussi que Napoléon épuisa la France, qu’il aurait pu dire, comme l’aurait soupiré Louis XIV sur son lit de mort, "J’ai trop aimé la guerre" et… que les rois n’avaient pas été si mal que ça.

Il n’empêche que la France de 1969 commémora dignement cette naissance de l’empereur des Français. Le 15 août, Georges Pompidou, entouré de ministres, accompagné du prince Napoléon, présida à Ajaccio les cérémonies commémoratives : défilé militaire, patrouille de France, visite de la casa Buonaparte… Citons un extrait du discours de Pompidou à l’hôtel de ville : « Un homme de ce génie, de cette taille, vient anoblir par sa naissance et par son action toute une ville, toute une île, toute une race et toute une nation… » Dites ça aujourd’hui. Et messe du 15 août où l’on voit un Georges Pompidou agenouillé. Faites ça aujourd’hui.

En 2019, c’est donc service minimum. Il est vrai qu’en 2005, pour le bicentenaire d’Austerlitz, grâce à Chirac, la France avait rasé les murs. On est donc dans la continuité. Napoléon ne serait pas mort en 1821 à Sainte-Hélène mais entre 1969 et 2019, quelque part en France, dans une localité qui s’appelle Repentance. »

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