Afficher le sujet - No comment

No comment

Sur notre déréliction civilisationnelle et sur les manifestations du délire contemporain.
Administrateur
Avatar de l’utilisateur
Messages: 20405

Re: No comment

2 Février 2020, 10:21 Message

Image

Administrateur
Avatar de l’utilisateur
Messages: 20405

Re: No comment

9 Février 2020, 12:07 Message

Je crois qu'il vaut la peine d'aller jusqu'au bout.


Avatar de l’utilisateur
Messages: 127

Re: No comment

9 Février 2020, 19:37 Message

La situation était donc déjà si critique....

L'homme ordinaire de l'époque disposait de capacités réflexives pour analyser son malheur, mais il lui manquait le recul suffisant pour mieux appréhender l'ampleur de l'horreur.

Près de quatre décennies plus tard, le recul s'avère stérile puisque le lambda, est, presque toujours, soit transi par la propagande régnante, soit un avorton intellectuel....soit les deux.
"Où le secret commence, commence aussi le pouvoir réel" H. Arendt, Le système totalitaire

Messages: 383

Re: No comment

9 Février 2020, 19:52 Message

C'est aussi la réflexion que je me suis faite: on est surpris de voir ces hommes articuler, argumenter leur point de vue, analyser en direct une problématique complexe et douloureuse, et synthétiser leurs idées pour les livrer dans un discours pleinement intelligible. Ce ne sont évidemment pas des intellectuels, mais des cadres moyens ou supérieurs du tertiaire ou de petits entrepreneurs (agent de voyage, etc.).

Que s'est-il passé en moins de quarante ans? un effondrement général, peut-être d'origine neurologique, en sus d'être culturel, de la simple capacité des citoyens à articuler leurs pensées, leurs sentiments personnels dans une langue claire et intelligible, avec des phrases complètes, des périodes construites, dans une forme de dialogue suivi.

Je crois que cette perte, en France, est immense. Elle n'est pas encore mesurée.

Administrateur
Avatar de l’utilisateur
Messages: 20405

Re: No comment

10 Février 2020, 18:09 Message

Messieurs, j'ai le regret de vous dire que vous êtes complètement à côté de la plaque ! Voyez cette dernière "production" de l'usine à délirer, dont la conclusion qui se veut "centriste", voire légèrement réactionnaire, est le comble du n'importe quoi érigé en système, que nous voyons tous les jours s'esbaudir de se trouver si beau dans son miroir aux alouettes.

L’hétérosexualité, c’est terminé ? (Le Monde)

« "Sortir de l’hétérosexualité" : le programme de la seconde édition du festival Des sexes et des femmes, en septembre dernier à Paris, pouvait difficilement passer inaperçu. De fait, la polémique ne s’est pas fait attendre ! Les conservateurs ont immédiatement dégoupillé le spectre du séparatisme, de l’hystérie et de l’effondrement de la civilisation, de manière plus ou moins caricaturale (l’interrogation chez Valeurs actuelles, l’outrage chez Marianne). Et pourtant. Virginie Despentes le déclarait elle-même au Monde en 2017 : "Sortir de l’hétérosexualité a été un énorme soulagement."

Si l’icône du féminisme français a franchi le pas, pourquoi pas vous, pourquoi pas moi ? L’idée de se passer des hommes fait son chemin : sous la plume de Juliet Drouar pour Mediapart, dans les pages du Globe and Mail, dans la vie privée de militantes. Certaines femmes renoncent carrément au sexe. Elles expriment leur ras-le-bol dans le magazine Slate, dans le Guardian, dans l’essai Les Corps abstinents, d’Emmanuelle Richard (Flammarion, 288 p., 19 €, parution la semaine prochaine).

Cette médiatisation est d’autant plus remarquable qu’elle s’effectue à l’approche d’une Saint-Valentin aux codes un chouïa embarrassants, reposant sur un folklore romantique manifestement coincé dans les années 1950 (monsieur se fend d’un cadeau calorique ou de couleur rouge, madame joue les gigots d’agneau dans sa guêpière made in China).


Les modèles peinent à s’adapter aux avancées féministes

Le constat est amère [NDLR : c'est moi qui souligne...] : mouvement #metoo ou pas, le modèle amoureux comme le modèle sexuel peinent à s’adapter aux avancées féministes. La penseuse Peggy Sastre portait d’ailleurs cette critique dès 2018, dans un essai au titre lapidaire : Comment l’amour empoisonne les femmes (éditions Anne Carrière). Quelques mois plus tard, la philosophe Manon Garcia en remettait une couche dans son ouvrage On ne naît pas soumise, on le devient (Flammarion).

Les enjeux sont considérables, et bousculent des consensus auparavant inamovibles. Résumons : 1) le lesbianisme politique et le féminisme séparatiste, qui incarnaient le repoussoir absolu, gagnent progressivement en respectabilité. 2) L’orientation sexuelle, considérée comme une donnée impossible à déconstruire, est désormais sujette à des reconstructions.

Que s’est-il passé, ces cinq dernières années, qui ait favorisé un tel retournement ? Eh bien, non seulement les études de genre ont conquis une solide assise médiatique (impossible de comprendre le mouvement #metoo sans disposer de cette grille de lecture), mais cette évolution s’est produite précisément quand les marges ont commencé à interroger les normes (la masculinité, la blanchité, la complémentarité hommes-femmes).

L’hétérosexualité, une simple option

Autrefois perçue comme naturelle, l’hétérosexualité se voit renvoyée à une simple option. Ces thèses sont soutenues par l’histoire et l’anthropologie (comme l’Antiquité grecque l’a démontré, on peut bâtir une civilisation brillante sans norme hétérosexuelle), par la décorrélation du biologique et du social (prétendre qu’il faille se marier et vivre ensemble pour qu’un spermatozoïde soit absorbé par un ovule serait aberrant, l’espèce n’a donc pas besoin de système hétérosexuel), et par une critique du « dressage » hétérosexuel (si la majorité d’entre nous sont attirés par le sexe "opposé", c’est parce que, des contes de fées aux films hollywoodiens, des clubs sportifs aux maisons de retraite, des parents aux copains, tout nous y engage de manière implicite).

Venons-en donc aux actes d’accusation : que reproche-t-on au couple homme-femme ? Les charges sont abordées avec une grande clarté dans le podcast "Adieu, monde hétéro", qui donne la parole à des dissidentes. Je vous recommande notamment les témoignages de Sarah et Roxane. La première évoque une hétérosexualité du "michetonnage" constant, où chaque geste de tendresse se monnaie à coups de rapports pas toujours désirés. Le couple n’existe alors que pour fournir de la gratification sexuelle aux hommes. La seconde décrit une triple oppression économique, domestique et sexuelle. »


***


J'aime beaucoup la très prévisible référence à la Grèce antique ! Le nombre de demi-portion (en étant charitable) à qui elle sert de cache misère...

Administrateur
Avatar de l’utilisateur
Messages: 20405

Re: No comment

12 Février 2020, 19:43 Message


Administrateur
Avatar de l’utilisateur
Messages: 20405

Re: No comment

17 Février 2020, 13:39 Message


Administrateur
Avatar de l’utilisateur
Messages: 20405

Re: No comment

18 Février 2020, 09:48 Message

Image

Administrateur
Avatar de l’utilisateur
Messages: 20405

Re: No comment

19 Février 2020, 12:07 Message

Image

Administrateur
Avatar de l’utilisateur
Messages: 20405

Re: No comment

19 Février 2020, 18:30 Message


Administrateur
Avatar de l’utilisateur
Messages: 20405

Re: No comment

23 Février 2020, 10:15 Message

Image

Précédente

Retourner vers Modernité modernante