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A bas la domination !

Sur notre déréliction civilisationnelle et sur les manifestations du délire contemporain.
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Re: A bas la domination !

19 Décembre 2019, 10:10 Message

Résurgence du féminisme radical : Brigitte Fontaine veut « qu’on empale tous les mâles » ! (Bd Voltaire)

« Les femmes, victimes un jour, victimes toujours. En vrac. En tas. Sans distinction. Car, comme l’écrivait Noëlle Lenoir dans sa préface au livre de l’illustre Catharine A. MacKinnon : « Avoir à parer l’éventualité d’un viol est une caractéristique du genre féminin dans la vie courante. Il y a des facteurs aggravants, être Noire par exemple. On ne peut pas vivre sa vie en essayant de ne pas être Noire et femme. » Ces lignes datent de 2004 et permettent de mesurer le chemin parcouru jusqu’à MeToo et autres BalanceTonPorc.

En effet, si j’évoque cette éminente juriste issue de la bonne société américaine (fille de représentants au Congrès), avocat, professeur d’université, c’est parce qu’elle se définit « féministe radicale ». Et le féminisme radical de ces femmes qui avaient 20 ans dans les années soixante ne fait pas dans la dentelle. MacKinnon, nous dit sa bio, propose « une critique radicale de la domination masculine et de l’organisation patriarcale. Elle refuse la distinction entre le sexe biologique et le genre défini comme la construction des identités des individus. Pour elle, le biologique et le social sont indissociables et sont des constructions. »

On voit que ses idées ont pénétré les têtes en profondeur et façonné nos sociétés contemporaines.

Pour une MacKinnon très policée, chignonnée, portant collier de perles et tailleurs stricts, nous avons de ce côté de l’Atlantique nos pétroleuses déjantées. Des septua- et octogénaires jamais revenues de Woodstock, toujours le cheveu sale, les guenilles mauves en bandoulière, sentant le patchouli de leur jeunesse. Les joyeuses partouzes et les rêves de vie en communauté ont cédé devant le confort bourgeois ; on est resté d’extrême gauche avec des comptes en Suisse pour certaines ou, comme Catherine Millet, on est devenue grande prêtresse de l’art conceptuel.

Et puis il y a Brigitte Fontaine, “foldingue” théâtrale et théâtreuse que le grand âge n’a pas guérie et dont la radicalité est si extrême qu’on se demande si elle n’est pas davantage l’expression du dépit que celle de la fureur anti-mecs. Voilà en effet les paroles de son dernier opus, « Vendetta » :

Masculin assassin (bis)
La vendetta du con
C’est la mort du couillon.
Qu’on empale tous les mâles

Ni pardon, ni manif’
Assez parlementé
Vive la lutte armée

Abats le sexe fort.
À mort, à mort, à mort (bis)
Assez parlementé
Vive la lutte armée. »

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Re: A bas la domination !

19 Décembre 2019, 13:58 Message

Il y aurait beaucoup à commenter sur ce retour en force du "féminisme" faut-leur-couper-les-couilles-à-tous : la conjoncture historique où se trouvait l'Occident lors de sa première offensive dans le tournant des années 70 (époque où Brigitte Fontaine commençait à se faire connaître dans le monde du music-hall) était celle de la Guerre Froide, soit un moment de Krisis de l'Occident, à la fois confronté à une menace majeure (celle de l'Urss) et souffrant d'une division interne (entre deux camps, l'un agissant en sympathie avec le mouvement communiste) qui le minait et le conduisait à la paralysie;

La seconde de ses offensives, usant parfois des mêmes actrices (Fontaine, etc.) intervient dans une configuration géopolitique où son existence future est elle-même mise au défi : l'islam, qui veut sa peau, et qui par ailleurs n'a rien d'autre en commun avec l'Urss de jadis que cette volonté déterminée de faire un sort à la civilisation occidentale. L'attaque contre le patriarcat, comme de juste, est présente au rendez-vous quand l'islam vient frapper l'Occident à la tête et au coeur comme elle s'était manifestée du temps de la guerre froide: ce féminisme destructeur, totalitaire (tous les hommes sont coupables) choisit pour frapper de toutes ses forces toujours le moment précis où l'Occident est frappé, miné, très sérieusement menacé par une civilisation concurrente qui oeuvre à l'exclure du théâtre de l'histoire. C'est la stratégie classique des minorités, vieille comme le monde : les ennemis de mes ennemis sont mes amis, qui fait aboyer ce débris lamentable de Fontaine (grande adepte de musique arabo-musulmane et mariée à un Berbère) dans ce moment critique de notre histoire et manifester Clémentine Autain et Caroline Hass avec les Frères musulmans.

Et puis la question subsidiaire qui se pose aujourd'hui est bien celle-ci : quoi de plus sûr au monde pour abattre un père (le "patriarcat") qu'un Grand Frère ? L'islam politique est autant anti-père (comme tous les vrais fascismes, Adolf Hitler était l'anti-père par excellence, lui dont le premier geste politique d'importance décisive fut de supprimer la frontière austro-allemande que son père avait gardée comme garde-frontières) que pro-frères. La surrection de la phratrie contre le patriarcat, voilà ce que fut l'hitlérisme (d'abord et avant tout en guerre contre ses pères qui avaient perdu la Première guerre), et ce qu'est l'islam politique: la révolte, l'offensive de la horde des frères pour gagner la mainmise sur les soeurs. Point n'est besoin de relire Freud pour le comprendre. Nos féministes enragées adorent les Frères, misent à fond sur eux pour parvenir à leurs fins contre la figure du père et la dimension patrimoniale de l'existence. La Collaboration ("ennemis de mes amis..." etc.) dans ses manifestations les plus haineuses et destructrices n'a jamais eu d'autre ligne d'action que celle-là.

Nos féministes actuelles, suivant le même principe opportuniste qu'elles ont en commun avec les hyènes et les chacals, entendent bien chevaucher l'islam politique comme leurs prédécesseuses des années 70 le marxisme et le trotskysme.

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Re: A bas la domination !

7 Février 2020, 09:53 Message

Ce récent contributeur à Bd Voltaire dénote quelque peu et est intéressant à plus d'un titre, en particulier au regard de son statut social.

Une nouvelle colonisation, idéologique, est en marche en Afrique (Bd Voltaire)

« Au forum de Davos, du 22 au 25 janvier, le psychodrame de média-réalité autour de la photo recadrée de Greta Thunberg n’en a pas fini de faire parler de lui et se répand en Afrique.

Une jeune Ougandaise, présente aux côtés de l’activiste "adonaissante", avait été retirée au montage par l’agence Associated Press. Cette pauvre victime d’effacement mémoriel, frustrée d’un selfie exceptionnel, a opportunément dégainé un tweet tueur contre cet acte supposé de racisme, motif de condamnation à mort sociale en procès expéditif d’intention. Car à notre époque pétrifiée de moralisme idéologique, l’accusé est préjugé coupable. Qu’on se rassure, la victime s’est, depuis, bien rattrapée, sa notoriété est assurée et la cause idéo-climato-logique progresse en Afrique au côté d’autres diktats comme la théorie du genre et d’autres révolutions de mœurs.

Car, pour les lobbies progressistes en quête de milieux de propagation, l’Afrique représente un gigantesque réservoir potentiel de militants jeunes, peu éduqués, pauvres et (donc) très manipulables. Parmi leurs soutiens internationaux, George Soros, ancien financier milliardaire repenti, y est très actif depuis quarante ans. Son Open Society Foundations (OSF) finance des bourses universitaires, des médias et des partis d’opposition à des régimes jugés "mal-pensants". Faiseur de présidents, il a déjà favorisé l’accès au pouvoir de technocrates internationaux au Liberia, en Côte d’Ivoire, au Nigeria, au Ghana.

C’est ainsi que deux formes de colonisation se télescopent dans l’actualité africaine.

La colonisation historique, limitée à une période courte et révolue, est contrefaite et diabolisée par une bien-pensance négationniste. Par déformation anachronique et manichéenne de l’Histoire, des courants idéologiques s’acharnent à "démanteler" toute forme de conservatisme.

Or, "l’époque coloniale, malgré les dégâts causés, a transmis à l’Afrique, à travers la culture technicienne et scientifique, les germes du changement. Et surtout, une ouverture à d’autres cultures", nous dit Marcel Zadi Kessy, ancien président du Conseil économique et social de Côte d’Ivoire. De son côté, le Pr Aza, du Bénin, estime que "l’honnêteté morale nous fait obligation de reconnaître que la colonisation nous a permis d’accéder plus rapidement à cette qualité de civilisation grâce à laquelle nous avons élargi notre champ de compréhension, de connaissance et de prise de conscience à des horizons très étendus qui couvrent tous les aspects de la vie et des réalités universelles. Mais le colonisateur n’a pas détruit pour autant nos cultes et notre culture."

La colonisation idéologique, en remplacement, envahit le quotidien par médias dominants et lois oppressives interposés sur divers thèmes comme l’écologie, le progrès, les identités de genre.

Or, le jeunisme offre un terreau fertile à la manipulation des esprits, comme le montre la campagne d’écolo-marketing de Greta Thunberg qui dispose désormais de relais en Afrique. Ses crises de nerfs et ses amalgames entre la crise climatique et la colonisation, par exemple, nous inquiètent davantage sur son avenir personnel que sur celui de notre planète. Car l’enfant-roi devient plus surement un tyran égotiste qu’un adulte altruiste. On aurait tort de se plier à ce totalitarisme juvénile. Car, comme le prédit André Suarès des attentes des "enfants et jeunes gens" : "Nos Pères, nous vous apprendrons à maudire aussi le jour où vous nous fîtes naître : nous sommes votre juste châtiment ; nous vous fouetterons à mort, pour chaque coup de fouet que nous aurions dû recevoir et que vous nous avez épargné. Il ne faut jamais faire grâce."

Enfin, cette colonisation idéologique passe aussi, discrètement et sournoisement, par la conditionnalité inavouée de financements par les organisations internationales, dont l’Union européenne, à l’acceptation déclarée des dogmes progressistes. La force s’exprime désormais par la norme légale. »


***


Soros est la caricature du revanchard haineux et pervers.

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Re: A bas la domination !

11 Février 2020, 09:59 Message

Parité artistique : trop d’œuvres d’hommes au musée, faut que ça change ! (Bd Voltaire)

« On aurait pu s’y attendre, mais c’est fait : au Maryland (bien nommé en la circonstance), le Baltimore Museum of Art prévoit, cette année, de faire exclusivement l’acquisition d’œuvres de femmes, pour plus de 2,5 millions de dollars, et s’engage, en 2020, à promouvoir uniquement des artistes féminines par une vingtaine d’expositions.

Surtout, n’allez pas croire à une forme de discrimination : dans sa grande mansuétude, le BMA s’ouvrira quand même à des œuvres d’hommes, mais seulement sous forme de dons.

Effectivement, et comme le dit franceinfo, "loin d’être une particularité du BMA, la disproportion flagrante entre hommes et femmes dans les collections muséales est la norme". Un peu comme sur les monuments aux morts, en somme…

(...)

Et comme chaque fois que l’on veut faire plaisir à un groupe de pression, ce désir de parité artistique ne suffit pas à certain(e)s : Teri Henderson, organisatrice d’expositions basée à Baltimore, constate ainsi "qu’une année d’acquisitions […] ne peut pas rectifier le déséquilibre dans le monde des arts et des musées". Cela "pourrait être un premier pas, mais c’est un pas minuscule", ajoute-t-elle. Surtout si, l’année prochaine, le musée décide de n’acheter que des œuvres d’artistes transgenres…

Avant d’en arriver là, elle recommande seulement d’arrêter "d’acheter de l’art qui n’est pas bon juste parce qu’il est fait par des artistes blancs connus. Commencez à prendre des risques et à investir dans des artistes noirs et de couleur vivants." Voilà, c’est dit, elle a coché presque toutes les cases. »


***


On objectera que tout cela n'a plus aucune importance, et c'est juste.
Sauf lorsque, et c'est déjà le cas, il s'agira de reconsidérer le "patrimoine", cette ruine en cours d'évanouissement qui n'en est pas moins le peu qui nous relie encore à notre être.

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Re: A bas la domination !

16 Février 2020, 23:22 Message

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Re: A bas la domination !

18 Février 2020, 09:59 Message

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« Oui, le déneigement peut être sexiste ! » (Le Point)

Un commentaire à signaler : « Rassurez-vous : je crois que ces excitées sont une minorité, agissante certes, et qui a la faveur des médias, peut-être parce que ça fait vendre, mais une minorité quand même et je suis quasiment certaine que la majorité des femmes sont aussi agacées que vous devant ce déversement de haine, de stupidité et de vulgarité. »

Problème : cette dame, comme les homosexuels anti-LGBT++, comme toutes les majorités "silencieuses" au sein des minorités ou "communautés", sont exactement dans la situation qui a toujours été celles des "modérés" dans l'islam. Ils ont toujours perdu en raison de leur passivité, et ont été finalement embarqués dans la soumission aux délires totalitaires de leurs acolytes haineux et revanchards, de leurs coreligionnaires hystériques à force de ressentiment recuit et de passion du nihil. Il faut dire que ce dernier attire tout et tout le monde, tel un trou noir — ce qu'il est, c'est sa meilleure définition.

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Re: A bas la domination !

18 Février 2020, 10:16 Message

Il faut appeler ça par son nom, mon cher Didier : le néo-bovarysme.

Jadis, la bourgeoise savait se plaindre pour se faire payer par le mari toutes ses fantaisies de femme frustrée, elle pratiquait le harcèlement passif-agressif pour obtenir des attentions. Les plaintes et récriminations, et l'usure générale appliquées au mari les amenaient généralement à leurs fins : être veuve enfin, et comblée.

Aujourd'hui qu'il n'y a plus de mari, celui-ci ayant été remplacé par les pouvoirs publics qui leur financent tout (leurs gosses et leurs non-gosses par l'IVG), les allocations en tous genres et qui tend une oreille complaisante à leurs caprices victimaires, la stratégie est la même mais appliquée à la sphère publique. L'Etat étant le nouveau mari, c'est l'Etat qui morfle, et c'est la sphère publique qui doit subir leurs récriminations.

Dans les sociétés pré-industrielles (hors Islam), les femmes, contrairement à ce que pensait Beauvoir se promenant en Afrique, occupent une place respectable dans la société de par leur utilité dans les travaux et les jours (ramasser du bois en forêt et cuisiner pour douze personne, c'est tuant mais vous gratifie d'une véritable considération universelle) et du reste cette place des femmes dans les sociétés traditionnelles, en Afrique comme en Asie, leur vaut dans l'industrialisation actuelle une place qu'elles n'ont pas en Europe et aux Etats-Unis.

Le développement de la société industrielle en Occident a condamné les femmes à deux rôles qui les privent de toute reconnaissance sociale ou humaine : femme entretenue (mariée ou non) d'une part, grisette ou ouvrière d'autre part. Soit, dans l'un et l'autre cas, aucune considération de la part de qui que ce soit (le patron se fiche de l'ouvrière, qu'il ne veut même pas connaître, si ce n'est, à la rigueur et si l'occasion s'en présente, la trousser) et le mari bourgeois, harcelé et ponctionné par sa bourgeoise, la trompe allègrement et ne la vénère en rien (il n'y a, chez la consommatrice des richesses qu'on lui sert, rien à vénérer).

Le féminisme beauvoirien ou le néo-féminisme actuel sont bien cela : un avatar du bovarysme pleurnichard et récriminant.

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