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De l'effondrement

Sur notre déréliction civilisationnelle et sur les manifestations du délire contemporain.
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Re: De l'effondrement

19 Août 2019, 09:29 Message

Des médecins hospitaliers s’inquiètent des pénuries de médicaments et appellent à relocaliser la production en Europe (JDD)

Il est plus que temps de s'alarmer...
Las, nous avons, je le crains, perdu quasiment tous les moyens de retourner la situation ; et ne parlons pas de la volonté, même aux marges du Désastre, et pour des questions vitales comme celle-ci pour des millions de nos concitoyens.

« Le professeur Jean-Paul Vernant et un collectif de médecins hospitaliers appellent à rapatrier en Europe la production des principes actifs pour lutter contre les pénuries de médicaments qui se multiplient.

Très rares il y a une dizaine d’années, les pénuries de médicaments se multiplient. En 2018, selon l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), on a noté 868 signalements de tensions ou de ruptures d’approvisionnement dont les malades sont les premières victimes lorsque cela concerne des médicaments d’intérêt thérapeutique majeurs (MITM) pour lesquels il n’y a, le plus souvent, pas d’alternative efficace disponible. C’est 20 fois plus qu’en 2008 (44 signalements). Les malades ont ainsi subi de multiples pénuries concernant des médicaments du cancer, des antibiotiques, des corticoïdes, des vaccins, des traitements de l’hypertension, des maladies cardiaques, du système nerveux…
Ces pénuries ne touchent pas les très chères innovations thérapeutiques mais des médicaments peu couteux qui, bien qu’anciens et tombés dans le domaine public, constituent toujours l’essentiel de la pharmacopée.

La production des principes actifs de 80% des médicaments passés dans le domaine public a été délocalisée en Inde et en Chine. […]

Afin de prévenir les pénuries, nous soutenons l’idée que :

soient imposées dans l’urgence, aux laboratoires pharmaceutiques titulaires de l’autorisation de mise sur le marché, la constitution et la gestion de stocks de MITM sous forme de produits finis. […]
soit rapatriée en Europe la production des principes actifs – ils y étaient encore fabriqués il y a une quinzaine d’années. […]
soit créé un établissement pharmaceutique à but non lucratif, si possible européen, sinon français, comme aux Etats –Unis. […] »

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Re: De l'effondrement

11 Septembre 2019, 14:58 Message

C'est bien ici que l'on peut mettre ces extrait vidéo.

Des larmes dans la voix — normal, vu l'émotion pavlovienne que charrie un tel discours —, voici le niveau d'argumentation, de "raisonnement", et de perméabilité à la propagande la plus désastreuse qui soit, d'un représentant du peuple.


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Re: De l'effondrement

17 Septembre 2019, 08:59 Message

Texte qui a plus sa place ici que sur le fil "Pourquoi l'école est foutue".
En effet, les conséquences du fait évoqué vont bien au-delà.

Article en rien surprenant, mais qui, comme toujours avec les "détails" fournis, éclaire assez bien où nous en sommes.

Nos enfants ne savent plus écrire : il paraît que ça leur fait mal aux doigts ! (Bd Voltaire)

« La faute à qui ? À l’air du temps, c’est évident, et, pour commencer, la faute à l’école qui ne juge plus utile (possible ?) d’enseigner la graphie aux enfants. Et puis ils souffrent, ces pauvres chéris : "C’est une catastrophe, on ne peut pas leur faire écrire plus de trois ou quatre lignes. C’est pénible pour leurs doigts, car le geste ne fait plus partie de la routine", se désespère le proviseur-adjoint dans un lycée de Seine-Saint-Denis.

« Dans les années 1960, un instituteur de CP y consacrait dix heures hebdomadaires. Aujourd’hui, si on arrive à deux heures, c’est la fête ! », ajoute une dame qui a exercé ce beau métier pendant vingt ans avant de se reconvertir dans une nouvelle profession appelée à un bel avenir : graphopédagogue.

C’est formidable, non ? En effet, comme la méthode globale et les inepties y afférentes ont entraîné l’explosion des orthophonistes pour tenter de réparer les dégâts, l’abandon de l’apprentissage de l’écriture voit maintenant fleurir les graphopédagogues. Coût de la "rééducation" : de 45 à 60 euros la séance d’une heure.

Et les professeurs des écoles, qu’en disent-ils ? Ils se plaignent. Des enfants, bien sûr, mais aussi du fait qu’ils "ont été de moins en moins initiés à l’enseignement des 'gestes'". Ainsi, un instit’ de Toulouse qui déplore : "On ne m’a jamais appris à tracer les lettres. On est jeté dans la fosse aux lions, pour ça comme pour tout le reste d’ailleurs !" Pauvre petit bonhomme qui ne sait pas tenir un crayon. Besoin d’un soutien psy, peut-être ?

Comme me le faisait remarquer, ce matin, un ami : après la mise en place de cours obligatoires au respect de l’environnement, il semble qu’il soit maintenant indispensable d’initier les profs à l’écriture, alors "à quand les cours de maîtrise de la marche à pied, du lever de fourchette et du déroulé de PQ ?" »

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