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Déréliction

Sur notre déréliction civilisationnelle et sur les manifestations du délire contemporain.
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Re: Déréliction

12 Novembre 2019, 10:10 Message

Collector.


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Re: Déréliction

10 Décembre 2019, 09:49 Message

Le sel de la Terre.


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Re: Déréliction

7 Janvier 2020, 12:53 Message

Ce qu'est devenu Télérama...

Et ta sœur, elle est « genderfluid »? (Causeur)

« Il faut se hâter de sauver l’homme, parce que demain il ne sera plus susceptible de l’être, pour la raison qu’il ne voudra plus être sauvé. Car si cette civilisation est folle, elle fait aussi des fous. » Georges Bernanos.

Si vous voulez mon avis, c'est malbar...

« Dans un article du dernier Télérama (n°3651), la journaliste Emmanuelle Skyvington s’interroge : "Et si, à l’aube de la décennie 2020, la société patriarcale et hétéronormée (sic) telle qu’on la connaît était en train de tomber ?" C’est Judith Butler (auteur de Trouble dans le genre, ouvrage dispensable mais qui fait les beaux jours d’une certaine sociologie française et de ses "études de genre") qui doit jubiler.

Maintenant, je vous prie d’être extrêmement attentifs, s’il vous plaît. Dans le même article de Télérama, Youssef se définit comme une "meuf trans, non-binaire" (“personne assignée garçon à la naissance mais qui se définit comme femme, tout en excluant les normes de genre traditionnelles”, fait bien de préciser Télérama). Comme les combats intersectionnels sont à la mode, Youssef, qui utilise le pronom "elle", décline opportunément toutes les discriminations « qu’elle » subit (en plus de la transphobie, bien entendu) : "Ayant une vie déjà compliquée car je suis pauvre, racisée et extra-européenne, cela n’a pas été facile !" Et apparemment Youssef n’est pas parti(e) pour se la simplifier, la vie.

Lucas a des cheveux mauves "retenus par un chouchou bleu" et se pose des questions sur son genre, tandis que Sof – qui a "troqué son deadname (?) qui finissait en 'a' pour un pseudo moins marqué" – se dit "gender fluid". Comme Sof a décidé de perdre tout le monde en cours de route et de se démarquer fermement encore de tous ceux qui se distinguent pourtant en se genrant à l’opposé de leurs chromosomes et de leur code génétique (qui ne sont jamais qu’une « construction sociale »), elle précise qu’elle est en réalité "FtX", c’est-à-dire « femme à genre inconnu ». En allant sur le site de l’Observatoire des Transidentités (si, si, ça existe) j’apprends qu’il existe une “Journée mondiale de la visibilité trans” (le 31 mars), et qu’en plus de pouvoir être "FtX" chacun peut devenir "FtM" ou "MtF" ou, plus mystérieux encore, "Ft". Décidément, on n’arrête pas le progrès !

Vous êtes encore là ? Bien, continuons alors la lecture édifiante de Télérama :

Tom a réussi son "cispassing" et est très heureux d’être considéré maintenant comme un garçon. Mais tout peut changer demain matin. C’est d’ailleurs l’intérêt de la théorie butlérienne. Assez fier de lui et se prenant pour le Derrida du genre, Tom avoue donc être en réalité "gender fuck", c’est-à-dire "favorable à la déconstruction du genre en général". Tom s’amuse avec les codes. Tom met du vernis, ou pas. Tom porte des talons, ou pas. Tom fait "un tour de table" à chaque fois qu’il se retrouve avec ses amis car leurs "noms peuvent changer", ou pas. Bref, Tom a l’air totalement paumé. »

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