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Le suicide Français

Ce qu'il en est, et la volonté de demeurer dans cet être
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Re: Le suicide Français

28 Mai 2015, 18:28 Message

Peut-être faudrait-il commencer par créer un mouvement Ouvrez les yeux...

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Re: Le suicide Français

23 Juin 2015, 21:37 Message

Valéry Giscard d'Estaing aurait projeté de renvoyer 35.000 immigrés algériens
(BFMTV)


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Re: Le suicide Français

23 Juin 2015, 21:48 Message

Pauvre Patrick Weil,
Ce nigaud a été un jour rossé par Zemmour dans une émission de Serge Moatti.

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Re: Le suicide Français

25 Juin 2015, 09:05 Message

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Re: Le suicide Français

26 Juin 2015, 17:30 Message

Et dire que nous sommes le pays où le ridicule tuait...

Rhône : un Malien fait croire qu’il est mineur, il prend deux mois ferme (Lyon Mag)

« L’homme a pourtant obtenu une aide pour mineur isolé, accordée par l’aide sociale à l’enfance du Rhône, et a perçu 11 873 euros au total. Une enquête et une expertise médico-légale ont révélé un âge de 21 ans. Et même 35 ans selon des radios des os. »

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Re: Le suicide Français

27 Juin 2015, 08:14 Message

Entre ici, Charles Péguy, par Eric Zemmour

Deux textes de Péguy parmi les plus connus, pour évoquer la République entre mystique et politique, ressortent. Une réflexion iconoclaste qui n'a pas pris une ride. Eric Zemmour les a commentés pour Le Figaro.


D'abord, il y a le style. Impétueux et tempétueux, un fleuve de montagne qui se déverse sans souci de ce qu'il charrie, formules en rafale, répétées autant de fois que nécessaire, sans respect de la bienséance littéraire. Et puis, il y a les mots, les mots employés à jet continu, les mots interdits aujourd'hui, banals hier : « race », « peuple » ou « famille française ». Comme un voyage dans le temps et dans l'espace. Les Cahiers de l'Herne ont eu la bonne idée de publier les textes parmi les plus connus de Charles Péguy. On y retrouve ses formules les plus célèbres, celles qui ont fait sa gloire, citées à tort et à travers : « Tout commence en mystique et finit en politique…» ; ou encore: « Pour la première fois dans l'histoire du monde l'argent est seul face à l'esprit ».

Péguy nous parle d'un temps que les moins de cent ans ne peuvent pas connaître. Entre l'affaire Dreyfus et 1914-1918 ; entre « la guerre des deux France » et l'union sacrée. Il a assumé celle-là et prophétisé celle-ci. Vécu intensément l'une et perdu la vie dans l'autre, mais dans les deux cas glorieusement. Il a fait le pont entre les deux. Ni sectaire, ni politicard, il a tendu la main à ses adversaires - les antidreyfusards - de la manière la plus élégante qui soit : « Il faut comparer les mystiques entre elles et les politiques entre elles. Il ne faut pas comparer une mystique à une politique ; ni une politique à une mystique… Nos adversaires parlaient le très respectable langage de la continuité, de la continuation temporelle du peuple et de la race, du salut temporel du peuple et de la race. »

Il n'était pas monarchiste mais sa République était « notre royaume de France ». On pourrait croire que cent ans plus tard, l'extinction de la contestation antirépublicaine l'aurait réjoui ; à le lire, on comprend très vite que c'est la République d'aujourd'hui et les républicains de tous bords qui le désoleraient. Lui qui reprochait déjà à la IIIe République de s'abîmer dans la gestion d'un idéal falsifié, il supporterait encore moins le prêchi-prêcha de la « culture de gouvernement » couvert des oripeaux des « valeurs républicains ». On a parfois l'impression qu'il se moque de notre Ve République quand il brocarde la IIIe : « la preuve que ça dure, la preuve que ça tient, c'est que ça dure déjà depuis quarante ans. Il y en a pour quarante siècles. C'est les premiers quarante ans qui sont les plus durs… Ils se trompent. Ces politiciens se trompent. Du haut de cette République, quarante siècles (d'avenir) ne les contemplent pas.»

À son époque, la République exaltait la France et se croyait la mieux à même de la défendre contre ses ennemis ; aujourd'hui, la République a remplacé la France ; on dit la République parce qu'on a honte de dire la France ; on dit « valeurs de la République » parce qu'on refuse de rappeler les « valeurs » de la France. On dit République pour consacrer l'exact contraire de ce que fut la République. Péguy, c'est comme un rappel à l'ordre. Au vrai sens des mots. Avant le grand dévoiement. Grand reniement. Grand remplacement : « On prouve, on démontre aujourd'hui la République. Quand elle était vivante on ne la prouvait pas. On la vivait. Quand un régime se démontre, aisément, commodément, victorieusement, c'est qu'il est creux, c'est qu'il est par terre… Le mouvement de dérépublicanisation de la France est profondément le même mouvement de sa déchristianisation. C'est ensemble, un même, un seul mouvement profond de démystification… C'est la même stérilité moderne.»

Péguy dénonçait les modernes ; nous subissons le joug des post-modernes. Il ne connaissait pas sa chance ; nous reconnaissons bien nos maîtres : « Aussitôt après nous commence le monde que nous avons nommé, que nous ne cesserons pas de nommer le monde moderne. Le monde qui fait le malin. Le monde des intelligents, des avancés, de ceux qui savent, de ceux à qui on n'en remontre pas, de ceux à qui on n'en fait pas accroire. Le monde de ceux à qui on n'a plus rien à apprendre. Le monde de ceux qui font le malin. Le monde de ceux qui ne sont pas dupes, des imbéciles. Comme nous. C'est-à-dire : le monde de ceux qui ne croient à rien, pas même à l'athéisme, qui ne se dévouent, qui ne se sacrifient à rien. Exactement: le monde de ceux qui n'ont pas de mystique.»

Karl Marx avait annoncé que le capitalisme détruirait toutes les structures traditionnelles (aristocratie, église, nation, État, famille) pour plonger chacun d'entre nous dans « les eaux glacées du calcul égoïste ». Péguy a bien compris que le socialisme finirait le travail, que ce couple moderniste, soi-disant antagoniste, en réalité complice car de concert progressiste, annihilerait les valeurs traditionnelles des classes populaires, sans lesquelles pourtant ni l'un ni l'autre n'auraient pu prospérer : « Le foyer se confondait encore très souvent avec l'atelier et l'honneur du foyer et l'honneur de l'atelier étaient le même honneur. C'était l'honneur du même lieu… respect des vieillards ; des parents, de la parenté. Un admirable respect des enfants. Naturellement un respect de la femme. Un respect de la famille, un respect du foyer… Un respect de l'outil et de la main, ce suprême outil… Et au fond ils se dégoûtent d'eux-mêmes, d'abîmer les outils. Mais voilà, des messieurs très bien, des savants, des bourgeois, leur ont expliqué que c'était ça le socialisme, et que c'était ça la révolution.»

Le rapprochement de ces deux textes nous fait toucher du doigt ce qu'un Jean-Claude Michéa ne cesse de rappeler dans chacun de ses livres : l'affaire Dreyfus fut un basculement historique et idéologique. À partir de la défense légitime d'un innocent, les socialistes se sont ralliés à la défense exclusive de la « République » où ils n'ont plus cessé de privilégier l'épanouissement de l'individu, donnant ainsi au marché, au capitalisme - Péguy dit « l'argent » - l'arme absolue pour régner totalement sur la société. D'instinct, Péguy l'a compris. D'où le regard sévère qu'il porte sur les dreyfusards, le respect qu'il manifeste à ses adversaires, et la violence de son désespoir face à l'étiolement de la République. D'où son déchirement intérieur qui explique peut-être qu'il se soit jeté ainsi étourdiment au-devant des mitrailleuses allemandes dès les premiers jours de la guerre… •

Péguy, La mystique républicaine. L'Herne. 71 p., 7,50 €

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Re: Le suicide Français

15 Janvier 2016, 10:04 Message

Un coup de gueule qui se défend...

Cochons de paysans : après les Bonnets rouges, les Bonnets roses… (Bd Voltaire)

« Il était une fois des éleveurs de porcs se réveillant avec gueule de bois d’anthologie, après cuite historique. Les pauvres, depuis des décennies, ont cru à ce que leur promettaient hommes et femmes politiques. Ainsi, durant les années 70 du siècle dernier, il fallait « remembrer », se « restructurer », se « moderniser » et, surtout, s’endetter auprès d’un Crédit agricole soutenant alors nos agriculteurs et éleveurs, telle la corde le pendu.

Tout épatés qu’ils étaient d’entrer dans la modernité, nos chers paysans ont mordu à l’hameçon. Il fallait une moissonneuse-batteuse plus performante que celle du voisin, un tracteur à six vitesses, alors que celui du péquenaud d’à côté n’en alignait que quatre.

Il fallait encore égaler les records de productivité et de compétitivité de leurs homologues américains et capitalistes ; sans compter les autres, russes et socialistes. Et c’est ainsi que la terre nourricière se trouva infestée de produits chimiques, d’insecticides. Autrefois, en France, il y avait près d’une quarantaine d’espèces de blés ; il n’en reste plus que deux ou trois aujourd’hui.

Dans ce désastre libéral et technocratique programmé, il fallait aussi faire du ménage. D’où la disparition planifiée de toutes ces bestioles plus ou moins ragoûtantes : lombrics, papillons, abeilles, mulots, etc. Mais qui, toutes, à leur humble rang, participaient à la bonne ordonnance de ce jardin divin servant, entre autres finalités, à embellir nos paysages et à emplir nos estomacs.
Aujourd’hui, nos amis les cochons, hier défendus par des "Bonnets rouges" et désormais par des "Bonnets roses"… La belle affaire ! Après la tristement célèbre "Ferme des mille vaches, à quand celle du "Mouroir aux trois mille porcs" ? »

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Re: Le suicide Français

16 Janvier 2016, 11:51 Message

Nous sommes en guerre nous répète-t-on. Comment faire la guerre avec une armée que les politiques ont saignée depuis tant d'années ? Qu'est-ce qu'une diplomatie sans armée à la mesure des enjeux ? J'ai trouvé que, dans cet entretien, le général Vincent Desportes faisait le tour de la question de façon claire et argumentée.
Général Desportes : «Les intérêts politiciens désorganisent l'armée française» Le Figaro.fr le 15/01/2016 à 19:45

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Re: Le suicide Français

8 Mars 2016, 19:31 Message

L'armée de l'air ne peut pas déployer plus de vingt avions de combat (Le Point)

« Le général Lanata, chef d'état-major de l'armée de l'air, s'inquiète : sur la durée, la surchauffe guette les aviateurs français. »

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Re: Le suicide Français

10 Mars 2016, 08:56 Message

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Il faut aussi se poser la question de notre responsabilité, qui est écrasante.

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Re: Le suicide Français

28 Septembre 2017, 15:40 Message

...et européen.



Que la lucidité ni la vérité ne suffisent.

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Re: Le suicide Français

1 Octobre 2017, 08:38 Message

L’aide médicale d’Etat va augmenter de 108 millions d’euros en 2018 (Capital)

Pendant que le forfait hospitalier augmente, etc.
Ce n'est plus du suicide, c'est une exécution en règle, celle d'un plan mis en œuvre sans faille et sans merci, organisé de longue date, et l'assassinat, décidé, prémédité, d'un pays.

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Re: Le suicide Français

9 Janvier 2020, 12:45 Message

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Re: Le suicide Français

10 Janvier 2020, 08:44 Message

C'est du petit nègre, ce qui, vu l'évolution de la société, le mouvement (je ne sais pas s'il ne faudrait pas parler de "mercato" plutôt que de Grand Remplacement) de ses composantes sociologiques et ethniques, et l'emprise des cultures qui les accompagnent, est parfaitement logique.

Cette logique d'événement a quelque chose de rassurant : l'inversion des causes ne peut que produire des effets tout aussi rigoureusement inverses. La rémigration s'en trouve fondée en logique.

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Re: Le suicide Français

10 Janvier 2020, 17:12 Message

Cela s'est tellement généralisé !
C'en est même devenu presque banal...Nos moindres démarches "administratives" de toutes sortes deviennent compliquées puisque tous ces gens sont devenus très limités dans leur capacité de compréhension et d'action...
La décadence est désormais pleinement visible, palpable.
"Où le secret commence, commence aussi le pouvoir réel" H. Arendt, Le système totalitaire

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Re: Le suicide Français

10 Janvier 2020, 17:50 Message

Ah parlez-m'en tiens! La langue désarticulée (à l'oral, plus seulement à l'écrit) des employés d'administration, qui essaime les qui pro quo avec l'usager, en dit long sur l'effondrement général, non plus seulement de la langue mais bien du fonctionnement social le plus élémentaire dès qu'une forme de communication langagière est requise. Le pays ne fonctionne plus parce que plus personne, plus aucun "représentant de l'Etat", quel que soit son grade, ne maîtrise l'expression orale la plus élémentaire. Tous parlent et n'entendent que leur patois sans syntaxe, sans rien qui tiennent debout hormis le "je me comprends" généralisé. Du coup, voilà. Voilà, du coup. Non mais y'a pas d'souci. Je vous le fais. Ah merci monsieur je vais donc attendre. Ah mais non, je vous le fais je veux dire dans un mois ! Faut pas pousser non plus. Ah mais je n'entends pas vous pousser je... Oh eh! je vous vois venir vous ! etc. etc..

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Re: Le suicide Français

12 Janvier 2020, 09:49 Message

Sur les ruines pitoyables de l’Église catholique, apostolique, et romaine :

La Seine-Saint-Denis est en première ligne dans la progression constante de l’évangélisme en France. Un temple ouvrirait tous les dix jours dans le pays. Une centaine est répertoriée dans le « 93 », mais les spécialistes estiment à presque autant le nombre de lieux de culte qui ne sont affiliés à aucune organisation. À titre de comparaison, le département compte 117 églises catholiques et plus de 160 salles de prière musulmanes. L’évangélisme devient ainsi, sans faire de bruit, un courant majeur en France, particulièrement en banlieue.

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