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Justice Taubiresque & al

Sur la vie en société, par temps de liquidation du pays, de propagande incessante et de déculturation
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Re: Justice Taubiresque & al

30 Avril 2020, 13:49 Message

Et encore :

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Re: Justice Taubiresque & al

1 Mai 2020, 08:56 Message

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L’agresseur de Marin bientôt remis en liberté ? Sa famille dans «l’incompréhension» (Le Parisien)

« Le jeune homme, qui a fait l'objet d'une quinzaine de sanctions disciplinaires depuis le début de son incarcération, en novembre 2016, se trouve actuellement au centre de détention de Roanne (Loire). Cet adolescent à la dérive, aux addictions au cannabis et à l'alcool et au casier judiciaire déjà bien fourni, avait asséné trois coups de béquilles à la tête de Marin, jeune étudiant en sciences politiques, aujourd'hui âgé de 23 ans, lorsque ce dernier s'était interposé face à la scène de violence à laquelle il assistait.

Quatre ans plus tard, Marin, qui a passé plusieurs jours dans le coma et s e débat toujours avec des séquelles physiques, poursuit sa rééducation, nous indique sa mère. En 2019, son fils, qui estimait dans un message posté un jour sur Facebook qu'il avait "abandonné tout espoir de redevenir le Marin d'avant", a reçu la Légion d'honneur des mains d'Emmanuel Macron.»


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Re: Justice Taubiresque & al

1 Mai 2020, 14:38 Message

Sept ans et demi ce n'était déjà pas cher payé pour une jeune vie ruinée pour le restant de ses jours.

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Re: Justice Taubiresque & al

4 Mai 2020, 08:18 Message

Prisons: les quatre impostures de Madame Belloubet (Causeur)

« Difficile d’y échapper : depuis quelques jours une communication appuyée de la garde des Sceaux s’enorgueillit d’une "régulation" de la population carcérale en ce temps de crise sanitaire. Avec 61 100 détenus pour 61 109 places, le taux d’occupation moyen des prisons s’établit tout juste à un taux de 100%. Brandi comme un trophée, encore récemment dans un entretien au Monde le 30 avril, ce triomphalisme de la chancellerie ne peut manquer d’étonner les différents acteurs de la sécurité intérieure, et au-delà tous ceux qui sont attachés de manière légitime aux droits et libertés, dont personne n’a le monopole. Car la réalité est bien différente des communications de Madame Belloubet : la libération de plus de 10 000 détenus depuis l’entrée en état d’urgence sanitaire, est le résultat d’une quadruple imposture. »

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Re: Justice Taubiresque & al

5 Mai 2020, 18:39 Message

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Re: Justice Taubiresque & al

10 Mai 2020, 08:07 Message


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Re: Justice Taubiresque & al

14 Mai 2020, 16:41 Message

La CEDH condamne la France dans l'évacuation d'un campement rom (Le Figaro)

« La Cour souligne en effet que «l'appartenance des requérants à un groupe socialement défavorisé et leurs besoins particuliers doivent être pris en compte dans l'examen de proportionnalité que les autorités nationales sont tenues d'effectuer», ce qui n'a pas été le cas dans cette affaire. La France est condamnée par la CEDH à verser 7000 euros à chaque requérant pour dommage moral. »

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Re: Justice Taubiresque & al

14 Mai 2020, 17:07 Message

Entre autres qualités propres à l'Euroland soviétoïde, il y a ce talent à savoir se faire aimer des autochtones.

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Re: Justice Taubiresque & al

14 Mai 2020, 23:20 Message

L'"examen de proportionnalité ". La machine à détruire le droit.

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Re: Justice Taubiresque & al

20 Mai 2020, 11:42 Message

Goldnadel: «La relaxe de Cédric Herrou révèle les dangers d’un gouvernement des juges» (Le Figaro)

« Les deux décisions sont hautement discutables.

Commençons par le Conseil constitutionnel: non seulement il donne une portée constitutionnelle précise aux principes flous inscrits sur le fronton de nos mairies, mais encore il se fonde textuellement sur le préambule de la Constitution qui édicte: «Le peuple français proclame solennellement son attachement aux droits de l’homme et au principe de la souveraineté nationale tels qu’ils ont été définis par la déclaration de 1789, confirmée et complétée par la constitution de 1946…»

Impossible de ne pas voir l’antinomie flagrante entre les droits de l’homme aux contours abstraits et une souveraineté nationale qui commence concrètement par la souveraineté des frontières du territoire et les lois républicaines de régulation des flux migratoires qui précisent leur utilité.

Le Conseil constitutionnel a néanmoins considéré qu’«une aide désintéressée au migrant, qu’elle soit individuelle ou militante et organisée, ne doit pas être poursuivie, sans considération de la régularité de son séjour sur le territoire national.»

Passons à présent à la décision de relaxe prise par la Cour d’appel de Lyon.

On ne peut reprocher à ses juges d’avoir cru devoir tirer les conséquences de la décision du Conseil constitutionnel.

Encore que la notion de «militance désintéressée» laisse à désirer s’agissant d’un Cédric Herrou dont les convictions internationalistes ne sont pas dissimulées. On peut donc considérer qu’une telle militance est intéressée par l’abolition des frontières nationales.

On rencontre le même intérêt politique et idéologique dans les ONG sans-frontiéristes, notamment celles financées par l’Open Society de Georges Soros, qui sous couvert de sauvetage en mer faisant objectivement le jeu des passeurs intéressés, contribuent à leur désir d’édification d’une société ouverte, affranchie de toutes bornes nationales.


(...)

Quoi qu’il en soit, le juriste comme le citoyen pétri de principes républicains ne peut qu’être dépité par le gouvernement des juges.

Dedans, le Conseil constitutionnel et son étrange et périlleuse décision.

Dehors, la Cour européenne des droits de l’homme, dont on sait à présent qu’elle fait l’objet d’un entrisme inquiétant de membres d’ONG financées par l’Open Society et qui, il n’y a pas si longtemps, condamna la France pour avoir expulsé avec célérité vers l’Algérie un terroriste djihadiste précisément algérien. »

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Re: Justice Taubiresque & al

26 Mai 2020, 08:48 Message

Christophe Castaner annonce un « plan d’action » contre les rodéos urbains. Trop tard pour un Nîmois de 72 ans, tué par un “jeune”.



Le parquet avait requis son placement en détention provisoire après sa mise en examen pour homicide involontaire aggravé (délit de fuite, conduite sous stupéfiants, mise en danger de la vie d’autrui).

Cet adolescent déjà condamné à deux reprises et sous un précédent contrôle judiciaire…conduisant sans permis, avait pris un sens interdit au moment du drame.

Vendredi soir, il a été placé sous un nouveau contrôle judiciaire avec l’interdiction de conduire ! Il est donc sorti libre du tribunal… Vive la Justice de mon pays ! (par Lettre Patriote)

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Re: Justice Taubiresque & al

26 Mai 2020, 14:43 Message

Et pendant ce temps...

Tweet de Camus : « Tiens, quelle bonne surprise, visite des gendarmes, une fois de plus ! On peut dire qu’ils n’auront pas perdu de temps, ceux-là : je suis rentré de l’hôpital il y a trois jours et me tiens à peine sur mes jambes. Outrage à magistrat, il paraît. Oh, moi qui suis toujours si poli… »

Probablement en raison de la publication dans son journal du compte rendu de son procès à Auch où procureur et président (tout cela féminisé, comme de juste) ont été particulièrement acharné.e.s.

Voici le compte rendu sans doute coupable, lequel est si bien fait qu'on s'y croirait, que l'on voit parfaitement ce qui s'est passé. C'est donc interdit.

« Plieux, jeudi 28 novembre 2019, minuit. Il n’a été question que de ma haine, et de mes incitations à la haine, cette après-midi, au tribunal d’Auch — moyennant quoi toute la magistrature débordait de la sienne, en avait les visages affreusement déformés, rivalisait de véhémence pour l’exprimer.

Je m’efforçais de répondre aussi précisément que possible à toutes les questions de la présidente, mais chaque fois elle disait d’un air impatient, en agitant son abondante chevelure blonde et bouclée et en faisant une menaçante grimace :
« Ce n’est pas ma question ! Répondez à ma question ! Ou ne répondez pas du tout, vous avez le droit de ne pas répondre…
— Mais, Madame la Présidente…
— Vous pouvez m’appeler Madame, ça suffira… »

Exemple des questions auxquelles je ne répondais pas avec suffisamment de clarté au gré de la magistrate, comme si je fuyais mes responsabilités, celle-ci :
« Mais qu’est-ce que c’est, les Européens d’origine ? Vous pouvez nous dire exactement ce que vous entendez par là ? Moi les Européens d’origine, j’avoue, je connais pas. Il va falloir m’expliquer ».
On sentait bien qu’aucune réponse n’eût convenu, ni d’ailleurs ne convint, bien entendu. Mais comme la cour n’avait pas grand-chose à se mettre sous la dent pour établir ma haine et mes incitations à la haine, elle a fini par se concentrer sur ce tweet-ci, ou ce passage d’un mes discours :
« S’il n’y a d’alternative que la soumission ou la guerre, la guerre, cent fois ».
Incitation à la violence, désir de guerre. Non, disais-je, il s’agit d’une formule conditionnelle : S’il n’y a pas… Ce n’est en rien ce que je souhaite — au contraire.
« Ce n’est pas du tout conditionnel, disait la présidente. Le verbe est à l’indicatif. Si vous vouliez marquer le conditionnel il aurait fallu dire : s’il n’y avait d’alternative…
— Mais le verbe ne serait pas davantage au conditionnel, Madame la Présidente. Il serait à l’imparfait de l’indicatif. Ce ne serait qu’un changement de temps, qui ne changerait absolument rien au sens. Il ne peut pas y avoir en français de conditionnel après si… »
Au demeurant, par chance pour moi, et pour la bonne mesure, la même phrase apparaît deux fois, parmi les passages incriminés ; et la seconde fois c’est :
« Cela dit, si par malheur il se trouvait que la seule alternative soit la soumission ou la guerre, la guerre, alors, cent fois. Elle s’inscrirait dans la grande tradition [des conflits ( ?) — la transcription gendarmique de mes discours est un peu approximative] pour le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, pour la libération du territoire et pour la décolonisation… »
Toujours pas de conditionnel dans la subordonnée commençant par si, néanmoins. J’aurais dû dire à cette dame que ce qu’elle voulait obtenir de moi, en somme, c’était que je m’exprimasse sur le mode si j’aurais su j’aurais pas venu. Cela aurait achevé de la rendre hargneuse ; mais elle ne pouvait guère l’être plus qu’elle ne l’était. Elle a dit que j’avais mes règles de grammaire et qu’elle avait les siennes. Je me suis permis de faire remarquer qu’il en allait de la syntaxe comme de la loi, que chacun ne pouvait pas l’adapter à ses désirs ou à ses besoins, et que non seulement il ne fallait pas de conditionnel après si mais que ce serait une faute d’en mettre. Cet échange n’a pas semblé me rendre plus populaire auprès du siège.

Sur le fond j’ai pris la liberté de faire observer que « entre la soumission et la guerre, la guerre », c’était exactement ce qu’avaient dit tous les hommes et les femmes dont on a donné le nom à nos rues et à nos avenues, et dont les statues ornent nos places et nos carrefours. Mais cette remarque-là non plus ne parut pas accroître ma faveur. Je soupçonne d’ailleurs le patrimoine statuaire de n’être pas très bien en cour, lui non plus.

M. le préfet Potier, président de la Dilcrah, qui au lieu de se porter partie civile avait été cité comme témoin par la Licra et SOSRacisme, théorise à merveille le deux-poids-deux-mesures qui est la règle devant la justice, entre les occupants et les occupés. De son témoignage il ressortait en substance que si un individu qui est “suivi” par trente-cinq mille personnes (sur les réseaux sociaux) dit : « Il m’arrive d’avoir des doutes sur l’immigration », c’est beaucoup plus criminel que si un autre, qui est suivi par six, déclare : « J’encule la France cette salope ». On sent bien que plus on s’exprime dans un langage châtié plus on est immédiatement suspect, et plus on risque de lourdes condamnations. Parmi celles que réclament pour moi les associations, outre d’importantes sommes d’argent, il en est une qui ne m’effraie pas du tout et que j’étais même tenté de devancer, mais j’en suis dissuadé par Me Rimokh. C’est celle qui devrait me contraindre, dès le verdict, et sous peine de cinq cents euros d’astreinte par jour de délai, à publier sur Twitter et Facebook ma condamnation sans en changer un mot, en précisant bien qu’elle a été obtenue sur dénonciation des officines en question. Sur ce point, j’aurais grande fierté à m’exécuter. Ces sinistres caveaux de l’hypercollaboration et de la délation n’ont pas l’air de bien se rendre compte que pour une grande partie de la population, qui les méprise pour leur avidité encore plus pour qu’elle ne les hait pour leur trahison, être dénoncé par eux est un brevet d’honorabilité, et presque un titre de gloire. Je suis très impatient de pouvoir m’en parer officiellement.

Le vaillant Me Rimokh n’était pas beaucoup mieux traité que moi, dans l’ensemble. Sa première intervention, très technique, sembla ne faire qu’impatienter. Mme le procureur, en particulier, consultait incessamment sa montre. Des avocats auscitains, venus là assister au procès, nous l’avaient dépeinte comme volontiers hystérique. De fait elle était fort véhémente, durant sa propre intervention, qui semblait un collage enthousiaste et assez exhaustif de toutes les platitudes les plus répandues de la bonne doctrine rempla, éloge du vivre ensemble compris et grand usage de nauséabond, quoique cet adjectif ne fasse plus que rire, à présent, comme emblème du sabir suranné de la collaboration remplaciste et néo-négationniste. La grande envolée lyrique du Parquet se conclut sur l’assertion que pour moi les peines pécuniaires n’étaient pas assez dissuasives (comme si j’étais riche à millions), et qu’il ne me fallait rien de moins que trois mois de prison, avec sursis.

Lorsqu’il me fut donné la parole une dernière fois, in fine, j’exprimai mon admiration pour l’éloquence déferlante de Mme le Procureur, notai que ses propos étaient un clair concentré de tout ce contre quoi je me battais et qui m’inspirait le plus d’horreur, que d’évidence il en allait de même de mes propos à moi aux yeux et aux oreilles de l’oratrice, et qu’il était bien normal, dans ces conditions, qu’elle réclamât pour moi la prison — tout juste eussé-je souhaité qu’elle n’assortît pas sa requête d’une demande de sursis, la prison ferme me semblant dans ce contexte plus élégante, plus noble, plus significative, plus nette, plus littéraire, plus artistique, plus belle.

Entre temps avait plaidé Me Rimokh, brillamment. Lui est assez optimiste, contre toute attente. Il pense qu’il n’y a rien dans le dossier des parties adverses et que juridiquement notre affaire est beaucoup plus solide que la leur. Il a peut-être raison, mais il raisonne en juriste, il me semble, et nous sommes dans un procès purement politique, et même par excellence. De toute façon la décision reviendra bien à la présidente, et l’on imagine mal cette femme dont pas une expression ne reflétait autre chose que l’hostilité haineuse rendre un arrêt qui me soit favorable, ou pas trop défavorable.

L’évidence est que le bloc remplaciste, dont les juges sont le bras armé, est tout à fait résolu à ne plus tolérer la moindre opposition au génocide par substitution, ou même à l’immigration de masse, ou à l’immigration tout court, et bien sûr à l’islam. Le destruction des Européens d’Europe doit être menée à terme en silence. La davocratie macro-remplaciste, ses journalistes et ses juges entendent faire taire les dissidents par tous les moyens. Ils veulent en finir une bonne fois avec la liberté d’expression. Or il n’est à peu près rien de ce que j’écris qui ne tombe sous le coup des lois qui imposent le Grand Remplacement, surtout dans l’interprétation qu’en donne la collaboration. Combien de temps pourrai-je continuer, si chaque phrase doit me coûter quinze ou vingt mille euros ? Combien de lutteurs déjà se sont tus, épuisés, ruinés, écœurés, minés ou tout cela à la fois ? Nous voyons l’abîme qui s’ouvre devant nous, et nous le laissons nous engouffrer, sans voix, incapables de conjurer son appel. » (Journal 2020)

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Re: Justice Taubiresque & al

26 Mai 2020, 15:40 Message

Merci d'avoir fait état de la chose, cher Didier. (Je n'osais pas le faire, voyez comme je suis sot)
Comment ne pas rapprocher l'attitude si courageuse de Camus et le harcèlement sordide qu'elle lui vaut, de celle de Finkielkraut ? Tout ceci est bien triste et révoltant.

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Re: Justice Taubiresque & al

27 Mai 2020, 09:04 Message

Prisons: cette circulaire qui entend brider les incarcérations (Le Figaro)

« "À la Chancellerie, c’est l’administration pénitentiaire qui fait la loi. Désormais, il faut tout faire pour sortir les gens de prison, ne pas les y faire entrer et même alléger le suivi des mesures à l’extérieur des murs." Il n’a pas fallu longtemps à ce procureur de juridiction moyenne, las et amer, pour décortiquer la circulaire diffusée le 20 mai et dédiée à la "régulation carcérale": "la plus laxiste que n’ait jamais diffusée la Chancellerie", soupire ce magistrat. »


***

Que ce soit ce fil, celui sur l'école, "Sécession", "Prémices de la guerre qui vient", "Vivrensemble", "Conquête islamique", et j'en passe : nous sommes les spectateurs atterrés, désespérés, mais passifs de notre effondrement, de notre liquidation, et l'on peut se demander dans quelle mesure recenser tout ce qui le montre ne participe pas aussi de l'habituation attendue. C'est sans doute le cas — dans l'exacte mesure de l'impossibilité de construire la moindre esquisse d'une réponse politique face au Désastre.

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Re: Justice Taubiresque & al

27 Mai 2020, 10:06 Message

Didier, peut-être devrions nous tenter de suivre Sidoine Apollinaire et en appeler à nos évêques voire même au souverain pontife quoique celui qui est aujourd'hui sur le trône de Saint Pierre me semble avoir plutôt pris le parti des Goths.

SIDONIUS AU SEIGNEUR PAPE MAMERTUS, SALUT.
Rumor est Gothos in Romanum solum castra movisse.
ON DIT que les Goths sont entrés sur le territoire romain: nous autres, malheureux Arvernes, nous sommes toujours exposés les premiers à de telles irruptions. Ce qui nous rend l’objet spécial de leur haine, c’est que, brûlant du désir d’étendre leurs frontières depuis l’Océan jusques au Rhône et à la Loire, ils trouvent en nous le seul obstacle qui, par l’assistance du Christ, retarde encore leurs conquêtes. Voilà déjà longtemps que les attaques importunes d’une royauté menaçante ont dévoré toutes les régions limitrophes. Mais, si quelque chose doit seconder en nous un courage aussi téméraire, aussi dangereux, ce ne sera ni l’aspect de ces murs consumés par les flammes, ni ces palissades ruinées, ni ces remparts toujours couverts de nos sentinelles; notre seule espérance est dans les Rogations que tu as instituées; le peuple Arverne vient de les adopter, sinon avec autant de succès, du moins avec un zèle égal à celui de tes peuples, et c’est ce qui le rassure contre les terreurs dont il est environné. Nous savons, nous avons appris quels effrayants prodiges, dans les premiers temps où furent établies ces prières publiques, dépeuplaient la cité confiée par le ciel à tes soins. Tantôt de fréquents tremblements de terre ébranlaient les édifices publics; tantôt des flammes dévorantes couvraient de monceaux de cendres le faîte des maisons prêtes à crouler; tantôt des troupes effrayées de cerfs, animaux timides mais audacieux alors, cherchaient une retraite dans la ville étonnée de les voir. Au milieu de ces désastres, lorsque les grands et le peuple abandonnaient la cité, tu as suivi avec ardeur l’exemple des Ninivites, de peur que ton désespoir n’insultât aussi aux avertissements du ciel. Et certes, après avoir éprouvé tant de fois la divine puissance, tu ne pouvais sans crime te défier de Dieu. Un jour, les flammes commençaient à dévorer ta cité; dans cet embrasement, ta foi devint plus ardente; lorsque devant une foule éperdue, le feu, chassé en arrière par l’opposition seule de ton corps, se repliait en globes fugitifs, ce fut un miracle étonnant, inouï, extraordinaire de voir la flamme, insensible de sa nature, reculer pleine de respect."
Certes, s'il nous faut compter sur l'ardeur de leur foi....!

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Re: Justice Taubiresque & al

27 Mai 2020, 10:48 Message

Je me permets de reproduire ici en intégralité l’entrée du Journal de Camus en date de lundi dernier. Je ne le ferai plus (en intégralité) ne fût-ce qu’en regard du copyright. Après tout, ceux qui apprécient peuvent s’abonner, ce qui apporterait un modeste soutien financier à celui que l’on pourchasse de partout. Si je me suis décidé précisément pour cette entrée, c’est qu’elle présente, en situation, une mine d’informations (ou de confirmations) sur l’état de notre pays et de nos contemporains (pour ne pas dire compatriotes) Ceux qui sont passés par l’hôpital comprendront la véritable torture que représentent la promiscuité et surtout la TV imposées.

Plieux, lundi 25 mai 2020, onze heures du soir. Lors de mon troisième séjour à l’hôpital depuis le début du printemps, le plus long, le plus récent, tout entier à Auch, j’ai eu successivement trois compagnons de chambre, pour une petite semaine chacun : tous assez nettement plus âgés que moi, et tous passablement durs d’oreille — ce point a son importance.
Le premier devait avoir au moins quatre-vingt-dix ans, et peut-être bien davantage, car il disait être marié depuis soixante-dix ans. C’était un Français de France, et même un Gascon de Gascogne, sans doute ; mais j’ai oublié où il demeurait habituellement, si tant est que j’aie eu l’occasion de l’apprendre. Nous n’eûmes pas d’échanges très intenses.
Le deuxième, qui ne devait pas être beaucoup plus jeune que le précédent, est celui avec lequel j’ai entretenu les meilleures relations. C’était un ancien harki, je crois bien, quoique le mot n’ait jamais été prononcé : mais il était très fier d’être entré dans les parachutistes en 1957 — pas un très bon moment pourtant, à première vue, pour servir dans l’armée française, surtout pour un arabe (ou kabyle ?) d’Algérie. Son prénom était Toufi, si j’ai bien compris (pas Toufik). Il me tutoyait et m’appelait chef, dans la meilleure tradition. Lui habitait Fleurance et avait été camionneur.
C’est avec le troisième que mes rapports furent les plus tendus, au contraire. Nous en sommes presque venus à des mots, en une ou deux occasions — ce qui ne manquait pas de saveur, objectivement, si l’on veut bien se représenter côte à côte, mais ne pouvant se regarder faute de souplesse des articulations, deux vieillards grabataires, en aussi piteux état l’un que l’autre : des deux j’étais celui qui souffrais le plus, manifestement ; mais son cas, à moins court terme, était sans doute plus grave que le mien. Je le soupçonne, arabe, de s’être beaucoup plaint de moi en arabe à ses filles, au téléphone, et à tous ses correspondants. Il me reprochait de l’empêcher de dormir, par mes gémissements nocturnes et mes appels au secours ; et surtout d’avoir quelque prétention à choisir le programme de télévision, le soir, pour une heure ou deux, après que j’avais supporté ses propres choix dix ou douze heures par jour, jour après jour, entre huit heures du matin et huit heures du soir. Il est vrai que je lui imposai une fois Portrait de la jeune fille en feu, de Céline Sciamma, ce qu’il ne me pardonna jamais, on le conçoit. J’avoue que le coup était un peu rude. Ses propres goûts le portaient plutôt sur “Questions pour un champion”, “N’oubliez pas les paroles”, “Les Douze coups de midi”, “Les Reines du Shopping” ou “Pawn Stars”, dont je lui dois la découverte. Ses prédécesseurs, à la vérité, n’avaient pas affiché de préférences très différentes.
Déjà je trouve assez éprouvant de n’avoir pas une chambre à soi, à l’hôpital ou n’importe où (sauf à la maison). Mais c’est la télévision qui fait de cette épreuve un enfer. Disons qu’elle redouble celui qu’on vit déjà. Je souffrais abominablement, je l’ai dit, dans tout le quart sud-ouest de mon corps (et un peu ailleurs, notamment dans le ventre, et du côté de l’épigastre). J’hésiterais beaucoup avant d’écrire que “Les Douze Coups de Midi” sont aussi durs à supporter que le nerf sciatique quand il est au meilleur de ses inventions sadiques. Non, je n’irais sans doute pas tout à fait jusque là. J’en suis pourtant sérieusement tenté, tant j’ai souvenir d’un long cauchemar éveillé, torture et endoctrinement mêlés. Au demeurant ce n’est pas tant telle ou telle émission, qui rend fou. C’est leur enchaînement inexorable, depuis la prise de sang prépandiale, à l’aube, jusqu’au renouvellement du cocktail de perfusions, après dîner. De lire pas question, bien entendu, alors que c’était la seule activité qui vous aidât un peu à raccourcir le temps, quand la douleur se relâchait vaguement.
Il faut se rappeler que tous mes centenaires étaient à demi-sourds, d’où la nécessité d’un son très fort, s’ils voulaient entendre quelque chose : et ils le voulaient fort. Dans le lourd dossier contre moi du troisième il y avait qu’une ou deux fois, n’y tenant plus au beau milieu des fantaisies du nerf crural, j’avais demandé à l’aide-soignante, bien timidement, s’il ne serait pas possible de baisser un peu le son, malgré tout, c’est-à-dire, je m’en rends bien compte, de rendre inaudibles, horreur, les aménités vachardes qu’échangent les Reines du Shopping à propos de leurs toilettes, de leur distinction respective ou de leurs maquillages. Ce sont des crimes qui ne se pardonnent pas. On s’étonnera mal après cela que ce troisième voisin, le plus irascible et vindicatif, ait tenu à m’offrir, en guise de cadeau de départ, un épisode entier, en arabe, d’une série de Télé-Algérie sur les Croisades — Louis VII, faut-il le dire, n’y avait pas le beau rôle.
Les habitués d’Arte ou des chaînes câblées ont accoutumé de déplorer, sur les autres chaînes, la présence, qu’ils jugent intolérable, ou à tout le moins exagérée, de la publicité et des coupures publicitaires. Mais on s’avise quand on les regarde, ces autres chaînes, qu’elles ne sont que publicité, même quand elles ne le sont pas. La matinée s’écoule ainsi en émissions qui vous présentent, avec un beau détachement, des matelas pour un sommeil parfait ou des légumes inédits. Et de fait on finit par trouver, quand arrivent “Les Douze Coups de Midi”, que ce doit n’être pas mal en effet, un fauteuil de bureau qui s’adapte aux inadéquations de notre colonne vertébrale, qu’on nous a bien fait sentir ; ou bien un grill en forme de soufflet, qui permet de cuire la viande en même temps des deux côtés, comme dit Giscard d’Estaing de sa descendance de Louis XV, et pareillement de sa descendance de Pascal (voir trente cinq mille pages en amont, à Chanonat).
De toute façon il ne s’agit jamais que de connaître, à défaut de leur valeur, le prix des choses, leur coût. Le mot qui revient le plus est euro. Quand par extraordinaire on ne l’entend pas on le voit écrit partout, tous les doigts tendus le désignent, comme la main du festin de Balthazar, sur le mur de la malédiction : en étiquette sur les objets eux-mêmes, en placard sur les plus gros d’entre eux, en chiffres et en lettres sur le chèque en contreplaqué, plus grand que lui, qui est présenté au candidat heureux, pour l’émerveillement des familles de victimes. Je comprends les civilisations et les milieux qui voulaient que jamais on ne parlât d’argent ou ne mentionnât de chiffres, en société. Le remplacisme global ne fait que ça. C’est un économisme qui ne ferme pas l’œil, un publicitarisme sans relâche.
J’imagine que les jeux ne sont pas sans quelque prétention ou excuse culturelles, néanmoins. On y apprend des choses, disent sans doute aux gardiens du cahier des charges ceux qui les copient de l’Amérique et les traduisent de l’anglais, sans les traduire. Et, de fait, une question sur dix, ou peut-être plutôt une sur vingt, relève tellement-quellement de ce qui s’appelait jadis la culture, en effet. Cependant un individu cultivé, toujours au sens désuet de ce terme, n’aurait pas la moindre chance de remporter la mise. La culture, en ce temps-là, c’était aussi ce qu’on ne savait pas, ce qu’on eût rougi de connaître, ce qu’on ne songeait pas une seconde à apprendre. Et les dix-neuf autres questions relèvent invariablement de cette connaissance-là : paroles de chanson qu’on n’a pas oubliées, résultats de match de football, de tennis, de courses automobiles ou de boxe, exs de starlettes pipeules, dues garanties d’inculture toutes — il ne faudrait pas que des usurpateurs puissent parvenir à se glisser dans le cercle enchanté de l’imbécilisation de masse.
Il est vrai qu’on disposerait toujours, si ce drame se produisait par accident, de la ressource éternelle, l’arme absolue de langage pour éliminer malgré tout, au dernier moment, les faussaires introduits dans la place, les incultes de composition : mépris de classe.
Copyright © Renaud Camus ( www.renaud-camus.net ) - Reproduction interdite sans l'accord de l'auteur - Cet exemplaire numérique appartient à Éric Véron


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Re: Justice Taubiresque & al

27 Mai 2020, 14:44 Message

Conclusion : pour que la santé mentale puisse survivre à l'hôpital, il faut se munir d'un casque anti-bruit (et de boules Quies.)

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Re: Justice Taubiresque & al

9 Juin 2020, 14:11 Message

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