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Chronique d'une crise annoncée

Sur l'économie, la finance et le travail à l'époque du virtuel et de la décroissance à venir.
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Re: Chronique d'une crise annoncée

11 Octobre 2018, 12:13 Message

Tiens ?!
Trump critique la Fed, les Bourses dégringolent
Le Figaro.fr le 11/10/2018 à 11h56

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Re: Chronique d'une crise annoncée

21 Novembre 2018, 12:25 Message


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Re: Chronique d'une crise annoncée

26 Mars 2019, 08:29 Message

Très intéressant, à plus d'un titre. Et surprenant.


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Re: Chronique d'une crise annoncée

27 Mars 2019, 12:07 Message

Merci, vraiment très intéressant en effet ! Et très clair. J'ai appris beaucoup en écoutant cette interview.

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Re: Chronique d'une crise annoncée

24 Avril 2019, 11:53 Message

C'est un peu répétitif, mais c'est que l'on n'en sort pas : "encore un instant, M. le bourreau".


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Re: Chronique d'une crise annoncée

20 Juin 2019, 21:48 Message



Le JT2, lui, trouve ça formidable, et donne même en exemple un allemand qui investit les sommes qu'il gagne en empruntant à taux négatifs (c'est possible en Allemagne pour un particulier...).

On n'a jamais mieux vu comme nous marchions sur la tête.
Et si ce n'était qu'en matière de finances... le mal est général, absolument général. l'Absolu est devenu définitivement frapadingue. Ça le guettait depuis l'origine...

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Re: Chronique d'une crise annoncée

9 Juillet 2019, 08:26 Message

Depuis le temps qu'on l'annonce, cette crise, serions-nous de simples collapsologues obstinés, des sectaires illuminés, des millénaristes maraboutisés, sur ce plan comme sur d'autres ?

Ou bien des spectateurs lucides, logiques...


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Re: Chronique d'une crise annoncée

22 Juillet 2019, 08:49 Message

Les clients institutionnels retirent 1 milliard de dollars par jour de la Deutsche Bank (Express Business)


« La Deutsche Bank, en difficulté, a annoncé au début de ce mois qu’elle licencierait 18 000 de ses 91 500 employés et transférerait 74 milliards d’emprunts douteux à une « bad bank ». La banque est en difficulté depuis des années. Le fait que l’entreprise ait épuisé cinq PDG différents depuis 2012 en dit long. Outre ses résultats financiers décevants, la Deutsche Bank s’est surtout fait remarquer ces dernières années par les amendes fréquentes qui lui ont été infligées et les nombreux scandales dans lesquels elle a été impliquée….

Au cours de la dernière décennie, le cours des actions de la Deutsche Bank est passé de 90 à 7 euros. Si d’autres banques ont pu se redresser raisonnablement bien après la crise financière de 2008, cela n’a jamais été le cas à la Deutsche Bank. Le graphique ci-dessous montre également l’effrayante similitude des évolutions de cours entre la Deutsche Bank et la Lehman Brothers Bank. »

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Re: Chronique d'une crise annoncée

24 Juillet 2019, 14:55 Message

Les banques centrales sont gorgés d’actifs sur les marchés. En conséquences elles n’ont plus d’autres choix que de les soutenir jusqu’à détruire la valeur même de la monnaie.


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Re: Chronique d'une crise annoncée

21 Décembre 2019, 18:11 Message

Taux négatifs : Bercy cède aux demandes des assureurs-vie (Les Echos)

Assurance-vie : nouvel avatar des emprunts russes.

"Décryptage" : Assurances-vie : on fait les poches ? (Bd Voltaire)

« Selon un projet d’arrêté ministériel, la provision pour participation aux bénéfices (PPB) sera désormais comptée dans les fonds propres des assureurs. Il s’agit des fonds systématiquement mis de côté par les assureurs, des bénéfices anciens non distribués et économisés dans une cagnotte en prévision d’une période économique difficile. Cet argent appartient sans conteste aux assurés.

Si les banques ou les compagnies d’assurances se retrouvent au bord de la faillite, elles pourront utiliser ces PPB comme fonds propres, en clair les confisquer pour payer leurs créanciers. Bien sûr, des garde-fous seront établis ; s’ils sont utilisés par les assureurs pour leur éviter la banqueroute, les PPB devront être remboursés dès que la conjoncture le permettra. Mais cette promesse risque d’être écrite sur du sable, car rien ne dit que les assureurs après avoir frôlé la faillite, puissent se remettre suffisamment pour rembourser leurs emprunts forcés.

En outre, les PPB ne seront plus distribués comme ils l’étaient jusqu’à présent. Les assureurs puisaient dans ce fonds pour améliorer le rendement anémique des fonds euros afin de faire mieux que la concurrence et attirer le maximum de clients. Les compagnies d’assurances risquent désormais de garder jalousement ce trésor qui garantit leur solvabilité. Pire, elles pourront diminuer drastiquement les rendements qu’ils pourraient éventuellement verser pour faire grossir cette cagnotte. »

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Re: Chronique d'une crise annoncée

13 Mars 2020, 09:32 Message

Big one du CAC 40 : le match Sarkozy/Macron sur la meilleure réaction face à l’effondrement (courrier stratèges)

Le titre est débile, le reste nettement moins.

« Le Big One du CAC 40 était impressionnant aujourd’hui. Après une journée noire lundi, le -12% du jour laisse pantois : en moins d’une semaine, l’indice est revenu à son état de 1998, c’est-à-dire 20 ans plus tôt. Mais quelle sera la réaction présidentielle, la seule qu’on attend aujourd’hui, face à ce désastre ?
Le Big One du CAC 40 était prévisible

Il serait extrêmement malhonnête de la part d’Emmanuel Macron d’expliquer que ce Big One du CAC 40 est une surprise. Dès juin 2019, l’économiste qui avait annoncé le krach de 2007 annonçait un krach pour 2020. Il n’était pas seul. Nous-mêmes avions considéré dès septembre 2019 que les annonces sur l’assurance-vie et sa baisse de rendement préfiguraient un krach généralisé.

Faire semblant d’être pris au dépourvu relèverait donc de la parfaite tartufferie.

Le prétexte du coronavirus

Certains prétexteront que la crise boursière n’est pas le produit d’une faiblesse sous-jacente de l’économie, mais de la crise épidémique du coronavirus. Ce n’est que très partiellement vrai. Le coronavirus est incontestablement, avec la Grande Peur, et la rupture de confiance qu’il ouvre, un détonateur du krach. Mais les fondamentaux étaient bien présents auparavant, notamment la guerre du pétrole qui est la réelle cause du krach. Parce que la Russie et l’Arabie Saoudite, dans la foulée folle du prince Ben Salmane qui vit sous perfusion d’argent occidental, mènent une guerre des prix sur le pétrole, la confiance dans l’avenir s’effondre.

Dans cette affaire, l’épidémie du coronavirus est un prétexte, rien de plus.

La réaction anticipée de Sarkozy

L’intelligence de Nicolas Sarkozy, en 2007, fut d’anticiper très largement la crise et de jouer d’emblée la carte de la coopération internationale pour y répondre. Dès le 16 août de cette année-là, c’est-à-dire avant l’effondrement boursier, Nicolas Sarkozy avait clairement alerté ses partenaires et avait exigé que les membres du G7 prennent des mesures par anticipation.

Par la suite, le président français a pris le leadership pour une réponse concertée et coordonnée non seulement aux difficultés boursières, mais aussi aux difficultés économiques. En particulier, il fut l’élément moteur qui permit d’éviter des faillites bancaires en chaîne.

On peut penser beaucoup de mal de cette stratégie à l’époque, il n’en reste pas moins qu’elle a évité un effondrement généralisé.

Le manque de vision de Macron

Face à ce précédent qui mit la France en tête de proue de la coordination internationale dans un monde multipolaire, le calme plat d’Emmanuel Macron laisse perplexe. Alors que la rumeur d’un grand krach court depuis septembre, aucune initiative française n’a cherché à le prévenir. Et aucune initiative d’ampleur aujourd’hui ne laisse présager une réaction forte qui projetterait la France en tête du peloton des nations.

Pire : alors que la crise du coronavirus a montré l’exemple du désastre en Chine, la France continue à temporiser et à tortiller face à la difficulté de l’exercice. Pourtant, même la prude Angela Merkel a pris acte du fait que 70% des habitants seraient contaminés, et qu’il fallait donc faire avec.

Désastreux court-termisme français

On comprend bien ce qui inquiète Emmanuel Macron les élections municipales et sa gouverne personnelle. Pour des calculs idiots, liés à la participation au premier tour des municipales, le Président n’a pas voulu prendre des mesures fortes de confinement, et attend la semaine prochaine (probablement mardi, si l’urgence ou les sondages ne s’imposent pas à lui d’ici là) pour les prendre. Pendant que le Président français regarde le bout de son index, il ne se préoccupe guère du vrai problème : la réponse internationale concertée au cataclysle qui s’annonce. Comme Sarkozy le fit en son temps.

L’individualisme international est une catastrophe

Alors que nous vivons dans des économies de libre-échange, chaque pays réagit individuellement à la crise qui vient, y compris en Europe. La Russie et l’Arabie Saoudite s’affrontent sur le terrain des prix pétroliers. Les États-Unis interrompent unilatéralement et sans préavis les relations aériennes avec l’Europe. L’Allemagne prend des mesures dans son coin. L’Italie appelle la Chine à l’aide, faute d’intervention européenne.

Tout le monde marche sur la tête. Un Sarkozy avait pris les choses en main et secouaient ses alliés. Macron est aux abonnés absents.

En 2008, la France était première de cordée. Elle est désormais à la traîne.

Le désastreux calcul Christine Lagarde à la BCE

L’une des clés de la situation repose sur Christine Lagarde, qui pourrait prendre des mesures d’urgence pour sauver la situation. Certes, après des années d’épuisante politique interventionniste, la BCE a globalement épuisé ses munitions pour répondre à la crise. Mais quand même…

Pour des raisons de facilité budgétaire, la France ajoué des pieds et des mains pour imposer Christine Lagarde à la tête de la BCE, alors qu’elle ne connaît rien à la banque. Le maillon faible de l’équipe appelé Lagarde va devenir très embarrassant : faute de savoir faire, la BCE va se condamner au rôle d’observateur qui explique aux États comment mieux se fracasser sur la falaise.
La fin d’un monde auquel chacun doit se préparer

À l’évidence, les mesures de confinement imposées par le coronavirus au nom de la protection des individus qui incomberait à l’État vont durcir les difficultés économiques pourtant épouvantables. L’ensemble de l’économie, tous secteurs confondus, sera dans les semaines à venir entraîné dans une chute vertigineuse qui rebattra les cartes. Il est très probable que l’Europe endormie sur ses lauriers de la protection en sorte groggy, pendant que la Chine renforcera sa domination politico-économique.

Rien n’exclut un "recovery" européen dans les dix ans à venir. Mais les trois prochaines années seront redoutables. Macron aura, à cette occasion montrer les limites majeures qu’un mari d’eau douce choisi par l’aristocratie parisienne présente en cas de tempête en haute mer.

Sachons-le, et préparons-nous y. »


***


A noter également ce commentaire : « Ce que ne dit pas Macron et encore moins la presse subventionnée particulièrement taisante sur le crash en cours, c’est que les citoyens vont devoir mettre la main à la poche pour éponger les dérives de la finance et les mesures au sujet du Covid-19.

Il s’agit de sommes astronomiques que les Etats n’ont pas, ni les banques, pas même les banques (qu’il faudra sauver encore et encore) centrales, ni personne, sauf… les comptes courants des citoyens.

Il faut bien comprendre que lorsque Macron dit qu’il ne lésinera pas sur les moyens, ce sont en fait les contribuables qui passeront à la caisse avec des mesures similaires à la Grèce ou Chypre. Pays qui comme chacun le sait sont en pleine forme financière. Lire à ce sujet le dernier Varoufakis Conversations entre adultes, un peu « ma vie mon oeuvre » mais éclairant pour les bisounours. »

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Re: Chronique d'une crise annoncée

13 Mars 2020, 10:11 Message


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Re: Chronique d'une crise annoncée

19 Mars 2020, 09:57 Message

La CGT l'a rêvé, le coronavirus l'a fait ! (et Macron, et ses prédécesseurs en liquidation nationale).

La plus totale des grèves générales est entamée : l'économie est à l'arrêt presque complet, ce qui n'est pas tenable bien longtemps. Les taux remontent déjà, qui vont rapidement asphyxier notre système de préemption d'un avenir fantasmé, et rendre impossible un "redémarrage" à coups de milliards d'euros (si ce dernier survit à tout cela, ce dont on peut douter), façon plan Marshall "auto-financé". Du reste, les Pieds Nickelés sévissent à tous les niveaux : on laisse ainsi les marchés ouverts en pareille situation, leur permettant de dégringoler jusqu'à la remise à zéro de tous les compteurs. A moins que cela ne soit le véritable objectif de la séquence ?


P.S. Coronavirus: des policiers menacent de faire usage de leur droit de retrait (BFMTV)

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Re: Chronique d'une crise annoncée

19 Mars 2020, 10:28 Message

A moins que cela ne soit le véritable objectif de la séquence ?

J'en suis convaincu. C'est vieux comme le capitalisme. L'économie financiarisée était devenue hors sol, gonflée à l'hélium. Une bonne guerre, un petit virus, tout est à plat et hop! ça repart pour un tour. Attention, exactement le même tour : le petits saignés et les actionnaires gonflés et tout le toutim. Enfin, vous connaissez la chanson.

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Re: Chronique d'une crise annoncée

27 Mars 2020, 09:55 Message

"Chronique d'une crise annoncée". On s'est fait ici l'écho régulier des thèses annonçant l'inévitable prochaine crise financière du capitalisme, appelée à être la pire de toutes (en notant toutefois que ces crises financières cycliques ne sont pas univoquement corrélées au dit capitalisme). Avec bon sens : l'argent fictif, accumulé de façon astronomique depuis un peu plus d'une décennie en particulier (en réponse, déjà, à une crise financière mondialisée), dans le cadre d'un système largement corrompu sous ses dehors "libéraux" (comme le sont tous les systèmes, pour cause de "nature humaine"), voilà qui, en toute logique, ne peut que conduire à une purge sévère, dans des proportions et avec des conséquences encore jamais vues. Au moment où une circonstance provoque un arrêt partiel de toute la machinerie, on s'attend donc à ce que cette crise des crises s'ensuive, tôt ou tard, voire soit empirée par les océans de liquidité avec lesquels on va essayer de l'endiguer dans un premier temps.

Voire.
Le bon sens courant ne vaut que pour autant que rien n'ait muté dans l'ordre des choses.
Or, l'ordre des choses mute, de loin en loin.
Il y a des époques.

Qu'il y ait une façon de purge à un moment donné, qu'on en profite pour rétablir un minimum de cohérence, qu'on liquide quelques situations trop aberrantes, que les "petits épargnants" soient les dindons de la farce, cela ne faire guère de doute. Que le système se purge tout à fait et revienne à des bases "classiques", ce qu'attendent les économistes scolaires (et ils le sont tous, cela fait belle lurette dans ce domaine comme dans d'autres qu'on ronronne paisiblement), c'est plus douteux, AMHA.

Pourquoi ?

Parce que, tout simplement, le "capitalisme" repose sur une fiction, est une fiction, qu'il est un mouvement perpétuel fondé sur un déséquilibre dynamique, bref : qu'il est un mensonge en acte qui s'auto-alimente sans fin. Que le monde soit essentiellement fini n'y pourra mais : car ce monde, c'est toujours d'abord celui de l'être humain. Et l'humain en son hybris foncière, progressivement déchaînée depuis la "Renaissance", ne veut pas subir la limite. Le capitalisme n'est pas seulement "révolutionnaire" comme le précise si bien Marx himself, corrupteur de toutes les permanences, mouvement pour le mouvement que nos abrutis camés à l'idéologie baptisent "émancipation", "libération", "progrès", "développement", il n'est pas que la permanence de la computation du réel pour et par le fric, seule permanence au sein de l'impermanence généralisée, il est le moteur de la Caverne ; hors, la Caverne a bien aussi bel et bien lieu. Elle prospère même comme jamais.

Il me semble que nos "économistes" devraient repenser de fond en comble l'économisme qui a cours dans des conditions désormais totalement nouvelles (ce moment où la quantité bascule en qualité). Ce n'est pas que le système dispose encore de gigantesques ressources pour se proroger envers et contre tout : c'est qu'il est désormais entré dans un domaine de réalité où tous les cadres anciens sont devenus inopérants.

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