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Chronique d'une crise annoncée

Sur l'économie, la finance et le travail à l'époque du virtuel et de la décroissance à venir.
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Re: Chronique d'une crise annoncée

19 Mars 2020, 09:57 Message

La CGT l'a rêvé, le coronavirus l'a fait ! (et Macron, et ses prédécesseurs en liquidation nationale).

La plus totale des grèves générales est entamée : l'économie est à l'arrêt presque complet, ce qui n'est pas tenable bien longtemps. Les taux remontent déjà, qui vont rapidement asphyxier notre système de préemption d'un avenir fantasmé, et rendre impossible un "redémarrage" à coups de milliards d'euros (si ce dernier survit à tout cela, ce dont on peut douter), façon plan Marshall "auto-financé". Du reste, les Pieds Nickelés sévissent à tous les niveaux : on laisse ainsi les marchés ouverts en pareille situation, leur permettant de dégringoler jusqu'à la remise à zéro de tous les compteurs. A moins que cela ne soit le véritable objectif de la séquence ?


P.S. Coronavirus: des policiers menacent de faire usage de leur droit de retrait (BFMTV)

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Re: Chronique d'une crise annoncée

19 Mars 2020, 10:28 Message

A moins que cela ne soit le véritable objectif de la séquence ?

J'en suis convaincu. C'est vieux comme le capitalisme. L'économie financiarisée était devenue hors sol, gonflée à l'hélium. Une bonne guerre, un petit virus, tout est à plat et hop! ça repart pour un tour. Attention, exactement le même tour : le petits saignés et les actionnaires gonflés et tout le toutim. Enfin, vous connaissez la chanson.

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Re: Chronique d'une crise annoncée

27 Mars 2020, 09:55 Message

"Chronique d'une crise annoncée". On s'est fait ici l'écho régulier des thèses annonçant l'inévitable prochaine crise financière du capitalisme, appelée à être la pire de toutes (en notant toutefois que ces crises financières cycliques ne sont pas univoquement corrélées au dit capitalisme). Avec bon sens : l'argent fictif, accumulé de façon astronomique depuis un peu plus d'une décennie en particulier (en réponse, déjà, à une crise financière mondialisée), dans le cadre d'un système largement corrompu sous ses dehors "libéraux" (comme le sont tous les systèmes, pour cause de "nature humaine"), voilà qui, en toute logique, ne peut que conduire à une purge sévère, dans des proportions et avec des conséquences encore jamais vues. Au moment où une circonstance provoque un arrêt partiel de toute la machinerie, on s'attend donc à ce que cette crise des crises s'ensuive, tôt ou tard, voire soit empirée par les océans de liquidité avec lesquels on va essayer de l'endiguer dans un premier temps.

Voire.
Le bon sens courant ne vaut que pour autant que rien n'ait muté dans l'ordre des choses.
Or, l'ordre des choses mute, de loin en loin.
Il y a des époques.

Qu'il y ait une façon de purge à un moment donné, qu'on en profite pour rétablir un minimum de cohérence, qu'on liquide quelques situations trop aberrantes, que les "petits épargnants" soient les dindons de la farce, cela ne faire guère de doute. Que le système se purge tout à fait et revienne à des bases "classiques", ce qu'attendent les économistes scolaires (et ils le sont tous, cela fait belle lurette dans ce domaine comme dans d'autres qu'on ronronne paisiblement), c'est plus douteux, AMHA.

Pourquoi ?

Parce que, tout simplement, le "capitalisme" repose sur une fiction, est une fiction, qu'il est un mouvement perpétuel fondé sur un déséquilibre dynamique, bref : qu'il est un mensonge en acte qui s'auto-alimente sans fin. Que le monde soit essentiellement fini n'y pourra mais : car ce monde, c'est toujours d'abord celui de l'être humain. Et l'humain en son hybris foncière, progressivement déchaînée depuis la "Renaissance", ne veut pas subir la limite. Le capitalisme n'est pas seulement "révolutionnaire" comme le précise si bien Marx himself, corrupteur de toutes les permanences, mouvement pour le mouvement que nos abrutis camés à l'idéologie baptisent "émancipation", "libération", "progrès", "développement", il n'est pas que la permanence de la computation du réel pour et par le fric, seule permanence au sein de l'impermanence généralisée, il est le moteur de la Caverne ; hors, la Caverne a bien aussi bel et bien lieu. Elle prospère même comme jamais.

Il me semble que nos "économistes" devraient repenser de fond en comble l'économisme qui a cours dans des conditions désormais totalement nouvelles (ce moment où la quantité bascule en qualité). Ce n'est pas que le système dispose encore de gigantesques ressources pour se proroger envers et contre tout : c'est qu'il est désormais entré dans un domaine de réalité où tous les cadres anciens sont devenus inopérants.

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Re: Chronique d'une crise annoncée

24 Juin 2020, 08:36 Message

Pour faire face, les banques devraient fusionner, estime le superviseur de la BCE (La Tribune)

« Le président du conseil de surveillance de la Banque centrale européenne (BCE), Andrea Enria, a estimé mardi que des fusions entre banques pourraient être utiles alors que l'épidémie de coronavirus rogne leur profitabilité.

"La pandémie mettra encore plus sous pression la profitabilité des banques, qui est déjà insuffisante. L'aggravation de cette faiblesse structurelle pourrait rendre utile l'évaluation d'opérations de fusion, même si ce n'est pas à nous, en tant qu'autorité de vigilance, d'intervenir directement", a souligné M. Enria dans un entretien au quotidien économique italien "Il Sole 24 Ore".

Le secteur est dans une "situation de faiblesse structurelle parce qu'il brûle du capital depuis dix ans", a-t-il dit, en déplorant "un manque de restructurations". »

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Re: Chronique d'une crise annoncée

18 Août 2020, 09:47 Message

Société Générale.

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