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Sarkozisme

Sur la politique du pays, et sur l'actualité
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Re: Sarkosisme

24 Septembre 2014, 22:15 Message

Sarkozy a fait savoir à des journalistes qu'il avait appelé les parents de H. Gourdel. Cet histrion est à vomir. Il finira par me faire regretter de ne pas avoir voté Hollande.

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Re: Sarkosisme

25 Septembre 2014, 07:34 Message

Je m'étonne toujours de l'obséquiosité des hommes politiques vis à vis des médias et NS est un représentant particulièrement remarquable de cette flagornerie servile. C'est à vomir mais son concurrent aurait fait la même chose.

Je m'étonne également de la naiveté des européens qui vont passer leurs vacances dans un pays musulman. Le nombre de touristes assassinés depuis des années aussi bien en Egypte qu'en Tunisie est énorme. J'attends le moment où au Maroc, destination de millions de francais et d'européens un attentat bien sanglant raméne tout le monde à la raison.

Le refus des occidentaux de prendre en considération les conditions réelles dans les pays arabo-musulmans ressemble beaucoup à de la schizophrénie.

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Re: Sarkosisme

25 Septembre 2014, 09:02 Message

« Le référendum, rideau de fumée de Sarkozy »



Image (Sur la même ligne = Buisson...)


Jamais la France n’a été aussi à droite… et jamais Sarkozy ne l’a été aussi peu !

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Re: Sarkosisme

26 Septembre 2014, 07:25 Message

Question subsidiaire:
Entre NS et MLP n'y aurait-il pas la place pour un troisième candidat de centre-droit moins disqualifié aux yeux des francais que NS ?

Pour ma part je ne peux pas m'imaginer que MLP puisse obtenir dans le contexte actuel une majorité absolue au deuxième-tour, le contre-courant étant beaucoup trop fort. Pour qu'elle réussisse il faudrait au moins un éffondrement économique dans le deux années à venir ...

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Re: Sarkosisme

26 Septembre 2014, 10:42 Message

Une telle "place" n'existe pas, à mon sens, car :

- c'est celle que veut occuper NS, tout en faisant des œillades au "populisme" ici ou là pour tenter de ne pas trop se couper à droite, celle qu'il dispute déjà à Juppé-Bayrou, et c'est aussi celle de Valls, à peu de choses près : trop de monde sur l'affaire, dans la confusion et la répétition usée malgré les tentatives de ravalements de façade ;

-2 et 2 font 4, les Français commencent à l'intégrer, et "tout se tient" : ces positionnements ne peuvent déboucher que sur une impuissance prolongée au regard des "vrais problèmes" — et de fait, il n'y a plus d'autre choix que de "renverser la table", pour tout reprendre ;

- qui pis est, toute l'histoire électorale de France démontre que ce "lieu" politique, c'est, comme je le qualifie depuis un moment, le "triangle des Bermudes".

La ligne de fracture est entre nation politique et européisme gestionnaire idéologique d'une mondialisation rêvée qui se révèle cauchemardesque, entre reprise française déclinée sur tous les plans et délitement terminal (à plus ou moins court terme chaotique) ; elle nous soumet au défi d'un changement de paradigme.

Il y a, en revanche, une place pour une formation qui sache traduire le nécessaire virage politique à 180° qu'attendent confusément une partie croissante de nos compatriotes ; et qui sache trouver un passage tactique dans ce contexte. Le "chainon manquant" entre FN, droite classique revenue au moins partiellement de l'européisme, peuple et élites issues de ce dernier, pays et destin, enfin.

C'est ce que je m'escrime à tenter de définir...

A ce sujet, je crois que deux approches sont envisageables :

- tenter de créer la structure fédératrice qui permettrait d'intervenir directement dans le débat politique tout en apportant le cadre pour une élaboration collective "programmatique", en vue du jeu des partis et d'une participation, fut-elle minime, à un nouveau pouvoir ; bref, ce que j'ai évoqué jusqu'ici (et qui, s'il est généralement plutôt bien accueilli, notamment par ceux qui ne peuvent se résoudre au FN "as is", reste lettre morte...), et ce que suggérait déjà l'idée de Manifeste en tête de ce site, dès sa création — cette place existe bel et bien, comme dit et rappelé, mais les moyens pour atteindre au résultat visé... ;

- tenter de peser sur le débat politique indirectement, à la façon LMPT, en rédigeant un Manifeste sous un autre angle, listant un ensemble de points "non négociables" portant sur les thèmes essentiels, les points clefs de rupture ou de virage indispensables, avec une cohérence d'ensemble, et en créant un mouvement de type "réseau", très libre et ouvert, basé sur l'accord autour de ces axes, afin d'agir à la façon d'un groupe de pression, en soumettant ces exigences aux partis en lice. Si le problème majeur dans notre situation politique est qu'une parole nécessaire ne trouve pas son chemin, bloquée qu'elle est de toutes part, et pourtant qu'elle est non seulement nécessaire mais au fond attendue, alors faisons-là surgir, amorçons-là au moins, et pesons de tout le poids qu'il aura été possible d'atteindre dans un mouvement large par-delà les "clivages" et étiquettes pour obtenir qu'elles soit prise en compte dans toute la mesure du possible. La campagne de 2017 à d'ores et déjà commencé : inscrivons-nous dans ce cadre pour y influer, à défaut de pouvoir être partie prenante du "système".

Les deux choses ne sont peut-être pas incompatibles, ou peuvent sans doute s'envisager dans le cadre d'un work in progress, à la grâce de Dieu, et des événements...

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Re: Sarkosisme

4 Octobre 2014, 00:45 Message

Une telle "place" n'existe pas, à mon sens

Cher Didier,
Hier soir sur Itélé Zemmour a fait dans l'émission "Ca se dispute" amende honorable et m'a rejoint dans mon intuition puisqu'il vient d'avouer qui'il se voit obliger de changer d'opinion et qu'avec la montée inexorable du FN et l'éclatement du PS les chances d'un candidat de centre-droit comme Juppé sont maintenant pour 2017 à prendre sérieusement en considération. Allez sur Itélé visionner les vidéos de cette émission.

Bien sûr au-delà de votre solide optimisme que je ne partage pas je dois reconnaitre que vos analyses sont le plus souvent très fines et d'une grande pertinence.

François Hystérésis

Re: Sarkosisme

4 Octobre 2014, 13:09 Message

Il me semble qu'il convient de distinguer deux plans comme le fait Didier, celui de la politique politicienne ou tacticienne, conduite par les hommes politiques, qui vise à peser et en même temps "surfer" sur l'opinion, et les mouvements "structurels" de l'opinion.

Sur le plan politicien la première remarque est que cette campagne commence extraordinairement tôt, en tout cas à droite, droite qui règle ses problématiques de leadership. L'opinion évoluera immanquablement en deux ans et demi, les événements peuvent y contribuer fortement. Deuxième remarque il n'est pas question dans le débat de "Ca se dispute" de l'électorat qui fut le nouvel électorat de gauche lors des dernières élections présidentielles et que l'on pourrait qualifier d'électorat "Terra Nova". Cet électorat particulièrement maltraité depuis l'élection de François Hollande, mariage homosexuel, guerre contre l'EI très soutenue par cette partie de la population, pourrait-t-il être séduit par le candidat UMP? C'est vraisemblablement le pari d'Alain Juppé qui n'a de cesse d'aller à sa rencontre depuis plusieurs années.

Sur le plan des grands mouvements qui forment l'opinion ; le raz-le-bol social, fiscal, économique et surtout la gestion du pays, systématiquement pratiquée par nos dirigeants, à rebours des intérêts du peuple ; ne cesse d'enfler. Une part de plus en plus importante de la population ne croit plus dans les hommes et les femmes politiques de ce pays, ou si peu. Mais ce mouvement d'opinion(s) n'est pas fédéré, son efficacité est sans doute loin de ce qu'elle pourrait être, et sans doute une grande partie de cette aspiration bien légitime, à simplement "perdurer", s'enlise dans le désespoir de l'abstention. L'idée de tenter de dégager une base commune qui pourrait emporter l'adhésion de tous ceux qui s'y reconnaitraient, me semble une bonne idée.
Dernière édition par François Hystérésis le 4 Octobre 2014, 20:41, édité 2 fois.

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Re: Sarkosisme

4 Octobre 2014, 14:14 Message

Il existe bien des raisons de se révolter, mais nous sommes tant divisés !
Cependant, tout porte à croire que la situation économique (et si l'on ne peut plus communier chaque jour en consommant alors...) n’ira pas en s’arrangeant et que la confiance des Français à l’égard de leurs dirigeants ne s’améliore guère non plus.

Qu’avons-nous encore en commun ? Sur quelles lignes de force sommes-nous susceptibles de nous rassembler dans un très large consensus ? Mis à part le plan économique (je parle du ras-le-bol général), je n’en vois aucun…Malheureusement.

Mais là, je parle d’un point de vue « quantitatif », je suis moi-même piégé par l’ère du temps qui ne juge que par la quantité….

J’ai envie de croire en l’avènement prochain d’un grand changement venant « d’en bas », lorsque je dis cela, j’intègre quelques poignées d’esprits brillants affranchis du conformisme conjoncturel.

Nous avons tant de puissants outils techniques de communication à notre disposition et pourtant j’ai l’impression que nous n’avons jamais été autant « atomisés », séparés, loin des uns des autres, impuissants. Le fait d’avoir relégué le Bien Commun hors de notre horizon de pensée, le troquant pour la recherche de son propre intérêt, n’y est certainement pas étranger.

Pour commencer, il faudrait se rassembler, se rencontrer, se parler dans le monde réel, à petite échelle, localement pour démarrer. De multiples structures fleurissent, elles ont du mal, mais l’envie est bien présente au cœur de nombreux français, revenons au réel, pour commencer.
"Où le secret commence, commence aussi le pouvoir réel" H. Arendt, Le système totalitaire

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Re: Sarkosisme

4 Octobre 2014, 14:38 Message

Entre diverses occupations, je suis un peu débordé aujourd'hui, d'où une réponse provisoire et très rapide.

Tout à fait d'accord avec François Hystérésis, il y a une voie "différente" à creuser, et des modalités nouvelles à inventer, j'y reviendrai.

S'agissant de Zemmour, pour une fois je l'ai suivi en direct, hier soir. J'ai surtout noté sa très pertinente analyse de l'échec prévisible de Sarkozy : le "bonapartisme" (en l'espèce : de pacotille, dévoyé et tragi-comique comme il se doit) sans le soutien populaire pour faire plier la bourgeoisie est chose impossible, or il prend une direction toute boboïste et centro-compatible, s'interdisant ce qui seul l'avait fait réussir ou rebondir — la "ligne Buisson", pour faire court. Quant à Juppé, j'ai noté "l'évolution" de l'analyse de Zemmour, mais elle est relative : il a bien précisé qu'il pourrait être in fine le candidat de « toutes les gauches, y compris la droite », et qu'à ce titre seulement il pourrait éventuellement échapper au "Triangle des Bermudes" vers lequel, avec tous les autres, il tend sinon naturellement (cf. analyses précédentes). C'est un peu l'effet "Des paroles et des actes", et une façon pour Zemmour, peut-être, d'être impressionné par le choix du clergé médiatique que cette émisison a permis de rendre manifeste (trop impressionné : réussir une émission télé et remporter une élection sont deux choses très différentes ; de plus tous les dés ne sont pas jetés pour l'heure et cette cléricature est volatile).

Le lancement de la campagne 2017 dès cette rentrée, comme s'il n'y avait plus de gouvernement, ni de Hollande, ni de problèmes urgents à gérer, ni de situations qui se développent tous les jours catastrophiquement, tout cela est totalement déraisonnable et participe de l'illusion démentielle dans laquelle nous pataugeons : attention au retour du refoulé... J'y reviens (cf. supra) : on ne prend guère de risque aujourd'hui à prévoir que rien ne se passera comme prévu. Et c'est crucial : il y aura donc des opportunités à saisir, une indécision sur les scénarios et des accrocs dans leur "gestion" qui valent ouverture(s).

En fait, ce "nouveau" Juppé, cette carte "œcuménique" de second tour face à MLP, ne modifie pas profondément la donne politique à mon sens. A droite : Sarkosy ne coulera pas sans torpiller tout ce qui bouge, on oublie un peu vite Fillon (qui vient de remporter deux victoires au Sénat), tandis que Juppé n'a rien dit, et qu'il ne pourra en rester là d'ici l'élection, chaque précision qu'il apportera sur son "programme" et son projet contribuant à dégonfler la baudruche et à ressusciter un débat politique le ramenant à sa juste position : évanescente. A gauche : Sainte Martine poursuit son patient travail de récupération de la "vraie gauche", laquelle (Montebourg et autres — par exemple, tout de même, le pouvoir en place…) n'est pour autant pas au bout de sa phase de décomposition, loin de là.

Surtout : le fondement de cette "évolution" Zemmourienne c'est qu'il semble bien (cf. article du Point affiché ici), selon les sondages, que MLP ne soit plus à 20-25% mais à 30%++, ce qui constitue un véritable problème : non seulement elle écrase tout le monde, mais elle passe le seuil qui, normalement, garantit presque d'office la victoire au second tour — à condition d'être en mesure de passer des alliances… Cette logique ne saurait être "automatique", tout spécialement dans son cas, bien entendu, et il semble qu'elle fasse l'erreur de croire (et de vouloir faire croire) qu'elle peut y arriver seule (et à n'importe quel prix...), ce qui rend la chose plus improbable encore — même si ce n'est plus tout à fait impossible, surtout du train où vont les choses (comme déjà évoqué ici). Juppé ou pas en face.

Bref, c'est pas gagné, pour personne, ce n'est perdu que pour la France.

Sens politique quant à la situation réelle du pays, conscience des impérieuses nécessités qui doivent prévaloir pour assurer sa survie, traduction efficiente des attentes profondes mais bloquées ou interdites de son peuple historique, dans ses diverses composantes, à travers une synthèse constructive, porteuse d'avenir : cela reste à faire, et la révolte des français, réelle, comme les suites inéluctablement désastreuses et insupportables de la situation actuelle confortent l'idée qu'il est possible d'intervenir sur ce pataquès. À charge d'en trouver les voies et moyens.

En tout état de cause, c'est de ce possible qu'il faut se préoccuper ! Vous le voyez, Cher Rogemi, ce n'est pas que je sois "optimiste", mais que je suis volontaire et désireux d'agir, au moins de ne pas rater l'ombre d'une occasion de tenter de le faire… en vrai "pessimiste actif" !

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Re: Sarkosisme

4 Octobre 2014, 19:01 Message

Pour Jonathan :

« Qu’avons-nous encore en commun ? Sur quelles lignes de force sommes-nous susceptibles de nous rassembler dans un très large consensus ? »

Pour le savoir, et peut-être le découvrir, il faut s'atteler à une rédaction commune, première étape indispensable. En se focalisant sur l'essentiel, dans une formulation simple et directe, "ouverte" autant que possible. Peu importe que l'on nomme cela "Manifeste" ou autre ! Ce qui en sortira pourrait devenir un texte de référence, un point d'appui, un point de ralliement, la base d'un engagement liant tout ceux qui s'y retrouveront assez, et qui souhaiteraient à partir de là sortir de l'isolement, de l'impuissance, de la passivité.

Des idées en vrac (en réfléchissant tout haut, et pour amorcer la pompe, soumettre à discussion) :
- un slogan : Stop ! (et ses multiples déclinaisons)
- un intitulé : À contre-courant (Seuls les poissons morts vont toujours dans le sens du courant...) ; il faut remonter une longue, très longue pente, dévalée depuis si longtemps...
- un mode de fonctionnement : le réseau, et un esprit : la solidarité ; une somme d'engagements personnels et la formation d'un "corps" ; pas un parti de plus, pas de "ligne" et de contraintes, pas de têtes de gondole ("leader" et autres), pas de feu de paille médiatique mais un succès populaire ! Une grande liberté pour chacun, une grande souplesse, une chose immergée.
- un principe : l'échange (d'idées, d'expérience, d'entraide...), la mise en commun, la mutualisation des ressources dans la construction de cette force.
- un objectif général : influer politiquement en imposant le retour problématique du réel
- des objectifs particuliers : imposer aux forces en place (sans exclusive) des problématiques particulières sur tous les sujets vitaux pour la sauvegarde du pays (souveraineté, identité, école, éducation, culture, immigration, islam...)

Autrement dit, pardon de me citer :

« ...tenter de peser sur le débat politique indirectement, à la façon LMPT, en rédigeant un Manifeste listant un ensemble de points "non négociables" portant sur les thèmes essentiels, les points clefs de rupture ou de virage indispensables, avec une cohérence d'ensemble, et en créant un mouvement de type "réseau", très libre et ouvert, basé sur l'accord autour de ces axes, afin d'agir à la façon d'un groupe de pression, en soumettant ces exigences aux partis en lice. Si le problème majeur dans notre situation politique est qu'une parole nécessaire ne trouve pas son chemin, bloquée qu'elle est de toutes part, et pourtant qu'elle est non seulement nécessaire mais au fond attendue, alors faisons-là surgir, amorçons-là au moins, et pesons de tout le poids qu'il aura été possible d'atteindre dans un mouvement large par-delà les "clivages" et étiquettes pour obtenir qu'elles soit prise en compte dans toute la mesure du possible. La campagne de 2017 à d'ores et déjà commencé : inscrivons-nous dans ce cadre pour y influer, à défaut de pouvoir être partie prenante du "système". »

J'ai proposé d'utiliser le forum "privé" de ce site pour au moins en discuter, voire tenter d'ébaucher quelque chose.

« Pour commencer, il faudrait se rassembler, se rencontrer, se parler dans le monde réel, à petite échelle, localement pour démarrer. »

Pour continuer plutôt, et en effet ce serait à faire très vite ensuite.
Jonathan se rappelle sûrement de l'expérience "NEL"... de ses limites, de son échec relatif, mais aussi de son acquis.

François Hystérésis

Re: Sarkosisme

4 Octobre 2014, 19:59 Message

Sur l'optimisme.

Michel Onfray, qui revient sur et peut-être épuise, achève le sujet du genre: "il faut le pessimisme lucide et l’optimisme volontariste, tout autant que le pessimisme volontariste et l’optimisme lucide". J'ai plutôt pour habitude de qualifier l'optimisme "de gauche", optimisme béat, mais il faut bien reconnaitre un certain volontarisme dans la démarche.

Quelque chose de plus sérieux que ce "marions-les", dans la profondeur d'analyse et qui porte le fer au cœur philosophique de la problématique, dont je recopie une petite partie pour le lecteur bénévole:

"Si nous distinguons l’espérance de l'attitude plus conventionnelle connue aujourd'hui sous le nom d'optimisme - si nous l'envisageons comme un trait de caractère, une prédisposition du tempérament, plutôt que comme une appréciation de la direction du changement historique -, nous pouvons comprendre pour quelles raisons elle nous est plus utile au milieu des flots déchaînés de la marche en avant, qu'une croyance dans le progrès. Elle ne peut nous prévenir d’atteindre le pire. Le pire est toujours ce à quoi ceux qui espèrent se sont toujours préparés. Leur croyance en la vie ne serait pas très valable si elle n'avait pas survécu aux déceptions du passé, tandis que le fait de savoir que le futur porte des déceptions supplémentaires témoigne de la permanente nécessité de l’espérance. Ceux qui croient au progrès, au contraire, bien qu'ils aiment se penser comme le parti de l'espoir, n'en ont actuellement que peu besoin, depuis qu'ils ont l'histoire de leur côté. Mais ce manque leur interdit toute action intelligente. L'imprévoyance, une foi aveugle dans le fait que les choses ne peuvent se dérouler que pour le mieux, fournit un substitut indigent à la disposition qui consiste à mener les choses à bien, y compris lorsque les difficultés qu'elles posent nous semblent insurmontables."

Christopher LASCH "Le seul vrai paradis" - "Une histoire de l'idéologie du progrès et de ses critiques" 1991

Pour ma part j'en suis venu à penser que le progressisme des Lumières, par ce que construit sur l’anti-créationnisme, est une idéologie mortifère de la destruction et du néant. Ses sous-produits étant l'égalitarisme dont l'objet est de nier les différences individuelles, et le libéralisme qui nie les contraintes inhérentes à la vie sociale.

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Re: Sarkosisme

14 Octobre 2014, 10:34 Message

C'est officiel : le retour de Sarko est raté, il plonge.

Hortefeux : le retour de Sarkozy "est réussi" (Le Point)

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Re: Sarkosisme

21 Octobre 2014, 14:50 Message

Intox, et ce n'est pas fini...

Sondage : Sarkozy tue le match pour l'UMP... et la primaire (Le Point)

On se contentera de relayer un commentaire : « Pour la présidence de l'UMP, il n'y a pas photo, Mais pour ce qui concerne la primaire pour la présidentielle, c'est intéressant d'en indiquer les résultats du premier tour, mais quid du résultat au second tour entre Sarko et Juppé ? C'est cette indication qui aurait été intéressante. Autrement dit, ce sondage n'indique que les résultats favorables à Sarkozy... »

Hélas aussi, on ne fait pas de sondages sur les "embûches"...

En revanche, ce n'est pas un sondage mais des chiffres attestés : le livre de Zemmour continue son envolée (plus de 200 000 exemplaires écoulés, et un rythme quotidien de 15 000 ventes).

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Re: Sarkosisme

22 Octobre 2014, 14:54 Message

Tweet de Humour de Gauche :

« Sarkozy: "L'immigration menace notre façon de vivre".
Sarkozy a fait entrer 200 000 immigrés par an.
Sarkozy menace notre façon de vivre. »

1 million pendant son quinquennat, au bas mot et seulement pour la partie "visible"...

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Re: Sarkosisme

1 Novembre 2014, 14:41 Message

Tout le monde s'en est rendu compte...
Le retour de Nicolas Sarkozy jugé "raté" par 75 % des Français (Le Point)

« "Résultat plus sévère encore", analyse l'institut de sondage, 77 % des Français estiment que, depuis son retour, Nicolas Sarkozy "n'a pas fait de propositions intéressantes pour répondre aux problèmes qui se posent à la France". "Signe inquiétant pour l'ancien président : les sympathisants de droite sont une majorité à le penser (58 % contre 41), les sympathisants UDI et FN se montrant particulièrement critiques à l'égard du fond du projet. Quant aux sympathisants UMP - la base électorale de Nicolas Sarkozy -, ils considèrent certes majoritairement qu'il fait des propositions intéressantes pour le pays, mais cette majorité est étriquée (54 %)." »

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Re: Sarkosisme

13 Novembre 2014, 09:19 Message

Très bonne prestation de Philippe de Villiers chez Bourdin !

http://www.bfmtv.com/mediaplayer/video/bourdin-direct-philippe-de-villiers-1211-350320.html

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Re: Sarkosisme

13 Novembre 2014, 09:28 Message

Doublette !!

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Re: Sarkosisme

13 Novembre 2014, 09:44 Message

Remarquable.
Nous sommes bien d'accord — hélas !

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