Afficher le sujet - Sarkozisme

Sarkozisme

Sur la politique du pays, et sur l'actualité
Avatar de l’utilisateur
Messages: 124

Re: Sarkosisme

4 Octobre 2014, 14:14 Message

Il existe bien des raisons de se révolter, mais nous sommes tant divisés !
Cependant, tout porte à croire que la situation économique (et si l'on ne peut plus communier chaque jour en consommant alors...) n’ira pas en s’arrangeant et que la confiance des Français à l’égard de leurs dirigeants ne s’améliore guère non plus.

Qu’avons-nous encore en commun ? Sur quelles lignes de force sommes-nous susceptibles de nous rassembler dans un très large consensus ? Mis à part le plan économique (je parle du ras-le-bol général), je n’en vois aucun…Malheureusement.

Mais là, je parle d’un point de vue « quantitatif », je suis moi-même piégé par l’ère du temps qui ne juge que par la quantité….

J’ai envie de croire en l’avènement prochain d’un grand changement venant « d’en bas », lorsque je dis cela, j’intègre quelques poignées d’esprits brillants affranchis du conformisme conjoncturel.

Nous avons tant de puissants outils techniques de communication à notre disposition et pourtant j’ai l’impression que nous n’avons jamais été autant « atomisés », séparés, loin des uns des autres, impuissants. Le fait d’avoir relégué le Bien Commun hors de notre horizon de pensée, le troquant pour la recherche de son propre intérêt, n’y est certainement pas étranger.

Pour commencer, il faudrait se rassembler, se rencontrer, se parler dans le monde réel, à petite échelle, localement pour démarrer. De multiples structures fleurissent, elles ont du mal, mais l’envie est bien présente au cœur de nombreux français, revenons au réel, pour commencer.
"Où le secret commence, commence aussi le pouvoir réel" H. Arendt, Le système totalitaire

Administrateur
Avatar de l’utilisateur
Messages: 19927

Re: Sarkosisme

4 Octobre 2014, 14:38 Message

Entre diverses occupations, je suis un peu débordé aujourd'hui, d'où une réponse provisoire et très rapide.

Tout à fait d'accord avec François Hystérésis, il y a une voie "différente" à creuser, et des modalités nouvelles à inventer, j'y reviendrai.

S'agissant de Zemmour, pour une fois je l'ai suivi en direct, hier soir. J'ai surtout noté sa très pertinente analyse de l'échec prévisible de Sarkozy : le "bonapartisme" (en l'espèce : de pacotille, dévoyé et tragi-comique comme il se doit) sans le soutien populaire pour faire plier la bourgeoisie est chose impossible, or il prend une direction toute boboïste et centro-compatible, s'interdisant ce qui seul l'avait fait réussir ou rebondir — la "ligne Buisson", pour faire court. Quant à Juppé, j'ai noté "l'évolution" de l'analyse de Zemmour, mais elle est relative : il a bien précisé qu'il pourrait être in fine le candidat de « toutes les gauches, y compris la droite », et qu'à ce titre seulement il pourrait éventuellement échapper au "Triangle des Bermudes" vers lequel, avec tous les autres, il tend sinon naturellement (cf. analyses précédentes). C'est un peu l'effet "Des paroles et des actes", et une façon pour Zemmour, peut-être, d'être impressionné par le choix du clergé médiatique que cette émisison a permis de rendre manifeste (trop impressionné : réussir une émission télé et remporter une élection sont deux choses très différentes ; de plus tous les dés ne sont pas jetés pour l'heure et cette cléricature est volatile).

Le lancement de la campagne 2017 dès cette rentrée, comme s'il n'y avait plus de gouvernement, ni de Hollande, ni de problèmes urgents à gérer, ni de situations qui se développent tous les jours catastrophiquement, tout cela est totalement déraisonnable et participe de l'illusion démentielle dans laquelle nous pataugeons : attention au retour du refoulé... J'y reviens (cf. supra) : on ne prend guère de risque aujourd'hui à prévoir que rien ne se passera comme prévu. Et c'est crucial : il y aura donc des opportunités à saisir, une indécision sur les scénarios et des accrocs dans leur "gestion" qui valent ouverture(s).

En fait, ce "nouveau" Juppé, cette carte "œcuménique" de second tour face à MLP, ne modifie pas profondément la donne politique à mon sens. A droite : Sarkosy ne coulera pas sans torpiller tout ce qui bouge, on oublie un peu vite Fillon (qui vient de remporter deux victoires au Sénat), tandis que Juppé n'a rien dit, et qu'il ne pourra en rester là d'ici l'élection, chaque précision qu'il apportera sur son "programme" et son projet contribuant à dégonfler la baudruche et à ressusciter un débat politique le ramenant à sa juste position : évanescente. A gauche : Sainte Martine poursuit son patient travail de récupération de la "vraie gauche", laquelle (Montebourg et autres — par exemple, tout de même, le pouvoir en place…) n'est pour autant pas au bout de sa phase de décomposition, loin de là.

Surtout : le fondement de cette "évolution" Zemmourienne c'est qu'il semble bien (cf. article du Point affiché ici), selon les sondages, que MLP ne soit plus à 20-25% mais à 30%++, ce qui constitue un véritable problème : non seulement elle écrase tout le monde, mais elle passe le seuil qui, normalement, garantit presque d'office la victoire au second tour — à condition d'être en mesure de passer des alliances… Cette logique ne saurait être "automatique", tout spécialement dans son cas, bien entendu, et il semble qu'elle fasse l'erreur de croire (et de vouloir faire croire) qu'elle peut y arriver seule (et à n'importe quel prix...), ce qui rend la chose plus improbable encore — même si ce n'est plus tout à fait impossible, surtout du train où vont les choses (comme déjà évoqué ici). Juppé ou pas en face.

Bref, c'est pas gagné, pour personne, ce n'est perdu que pour la France.

Sens politique quant à la situation réelle du pays, conscience des impérieuses nécessités qui doivent prévaloir pour assurer sa survie, traduction efficiente des attentes profondes mais bloquées ou interdites de son peuple historique, dans ses diverses composantes, à travers une synthèse constructive, porteuse d'avenir : cela reste à faire, et la révolte des français, réelle, comme les suites inéluctablement désastreuses et insupportables de la situation actuelle confortent l'idée qu'il est possible d'intervenir sur ce pataquès. À charge d'en trouver les voies et moyens.

En tout état de cause, c'est de ce possible qu'il faut se préoccuper ! Vous le voyez, Cher Rogemi, ce n'est pas que je sois "optimiste", mais que je suis volontaire et désireux d'agir, au moins de ne pas rater l'ombre d'une occasion de tenter de le faire… en vrai "pessimiste actif" !

Administrateur
Avatar de l’utilisateur
Messages: 19927

Re: Sarkosisme

4 Octobre 2014, 19:01 Message

Pour Jonathan :

« Qu’avons-nous encore en commun ? Sur quelles lignes de force sommes-nous susceptibles de nous rassembler dans un très large consensus ? »

Pour le savoir, et peut-être le découvrir, il faut s'atteler à une rédaction commune, première étape indispensable. En se focalisant sur l'essentiel, dans une formulation simple et directe, "ouverte" autant que possible. Peu importe que l'on nomme cela "Manifeste" ou autre ! Ce qui en sortira pourrait devenir un texte de référence, un point d'appui, un point de ralliement, la base d'un engagement liant tout ceux qui s'y retrouveront assez, et qui souhaiteraient à partir de là sortir de l'isolement, de l'impuissance, de la passivité.

Des idées en vrac (en réfléchissant tout haut, et pour amorcer la pompe, soumettre à discussion) :
- un slogan : Stop ! (et ses multiples déclinaisons)
- un intitulé : À contre-courant (Seuls les poissons morts vont toujours dans le sens du courant...) ; il faut remonter une longue, très longue pente, dévalée depuis si longtemps...
- un mode de fonctionnement : le réseau, et un esprit : la solidarité ; une somme d'engagements personnels et la formation d'un "corps" ; pas un parti de plus, pas de "ligne" et de contraintes, pas de têtes de gondole ("leader" et autres), pas de feu de paille médiatique mais un succès populaire ! Une grande liberté pour chacun, une grande souplesse, une chose immergée.
- un principe : l'échange (d'idées, d'expérience, d'entraide...), la mise en commun, la mutualisation des ressources dans la construction de cette force.
- un objectif général : influer politiquement en imposant le retour problématique du réel
- des objectifs particuliers : imposer aux forces en place (sans exclusive) des problématiques particulières sur tous les sujets vitaux pour la sauvegarde du pays (souveraineté, identité, école, éducation, culture, immigration, islam...)

Autrement dit, pardon de me citer :

« ...tenter de peser sur le débat politique indirectement, à la façon LMPT, en rédigeant un Manifeste listant un ensemble de points "non négociables" portant sur les thèmes essentiels, les points clefs de rupture ou de virage indispensables, avec une cohérence d'ensemble, et en créant un mouvement de type "réseau", très libre et ouvert, basé sur l'accord autour de ces axes, afin d'agir à la façon d'un groupe de pression, en soumettant ces exigences aux partis en lice. Si le problème majeur dans notre situation politique est qu'une parole nécessaire ne trouve pas son chemin, bloquée qu'elle est de toutes part, et pourtant qu'elle est non seulement nécessaire mais au fond attendue, alors faisons-là surgir, amorçons-là au moins, et pesons de tout le poids qu'il aura été possible d'atteindre dans un mouvement large par-delà les "clivages" et étiquettes pour obtenir qu'elles soit prise en compte dans toute la mesure du possible. La campagne de 2017 à d'ores et déjà commencé : inscrivons-nous dans ce cadre pour y influer, à défaut de pouvoir être partie prenante du "système". »

J'ai proposé d'utiliser le forum "privé" de ce site pour au moins en discuter, voire tenter d'ébaucher quelque chose.

« Pour commencer, il faudrait se rassembler, se rencontrer, se parler dans le monde réel, à petite échelle, localement pour démarrer. »

Pour continuer plutôt, et en effet ce serait à faire très vite ensuite.
Jonathan se rappelle sûrement de l'expérience "NEL"... de ses limites, de son échec relatif, mais aussi de son acquis.

François Hystérésis

Re: Sarkosisme

4 Octobre 2014, 19:59 Message

Sur l'optimisme.

Michel Onfray, qui revient sur et peut-être épuise, achève le sujet du genre: "il faut le pessimisme lucide et l’optimisme volontariste, tout autant que le pessimisme volontariste et l’optimisme lucide". J'ai plutôt pour habitude de qualifier l'optimisme "de gauche", optimisme béat, mais il faut bien reconnaitre un certain volontarisme dans la démarche.

Quelque chose de plus sérieux que ce "marions-les", dans la profondeur d'analyse et qui porte le fer au cœur philosophique de la problématique, dont je recopie une petite partie pour le lecteur bénévole:

"Si nous distinguons l’espérance de l'attitude plus conventionnelle connue aujourd'hui sous le nom d'optimisme - si nous l'envisageons comme un trait de caractère, une prédisposition du tempérament, plutôt que comme une appréciation de la direction du changement historique -, nous pouvons comprendre pour quelles raisons elle nous est plus utile au milieu des flots déchaînés de la marche en avant, qu'une croyance dans le progrès. Elle ne peut nous prévenir d’atteindre le pire. Le pire est toujours ce à quoi ceux qui espèrent se sont toujours préparés. Leur croyance en la vie ne serait pas très valable si elle n'avait pas survécu aux déceptions du passé, tandis que le fait de savoir que le futur porte des déceptions supplémentaires témoigne de la permanente nécessité de l’espérance. Ceux qui croient au progrès, au contraire, bien qu'ils aiment se penser comme le parti de l'espoir, n'en ont actuellement que peu besoin, depuis qu'ils ont l'histoire de leur côté. Mais ce manque leur interdit toute action intelligente. L'imprévoyance, une foi aveugle dans le fait que les choses ne peuvent se dérouler que pour le mieux, fournit un substitut indigent à la disposition qui consiste à mener les choses à bien, y compris lorsque les difficultés qu'elles posent nous semblent insurmontables."

Christopher LASCH "Le seul vrai paradis" - "Une histoire de l'idéologie du progrès et de ses critiques" 1991

Pour ma part j'en suis venu à penser que le progressisme des Lumières, par ce que construit sur l’anti-créationnisme, est une idéologie mortifère de la destruction et du néant. Ses sous-produits étant l'égalitarisme dont l'objet est de nier les différences individuelles, et le libéralisme qui nie les contraintes inhérentes à la vie sociale.

Administrateur
Avatar de l’utilisateur
Messages: 19927

Re: Sarkosisme

14 Octobre 2014, 10:34 Message

C'est officiel : le retour de Sarko est raté, il plonge.

Hortefeux : le retour de Sarkozy "est réussi" (Le Point)

Administrateur
Avatar de l’utilisateur
Messages: 19927

Re: Sarkosisme

21 Octobre 2014, 14:50 Message

Intox, et ce n'est pas fini...

Sondage : Sarkozy tue le match pour l'UMP... et la primaire (Le Point)

On se contentera de relayer un commentaire : « Pour la présidence de l'UMP, il n'y a pas photo, Mais pour ce qui concerne la primaire pour la présidentielle, c'est intéressant d'en indiquer les résultats du premier tour, mais quid du résultat au second tour entre Sarko et Juppé ? C'est cette indication qui aurait été intéressante. Autrement dit, ce sondage n'indique que les résultats favorables à Sarkozy... »

Hélas aussi, on ne fait pas de sondages sur les "embûches"...

En revanche, ce n'est pas un sondage mais des chiffres attestés : le livre de Zemmour continue son envolée (plus de 200 000 exemplaires écoulés, et un rythme quotidien de 15 000 ventes).

Administrateur
Avatar de l’utilisateur
Messages: 19927

Re: Sarkosisme

22 Octobre 2014, 14:54 Message

Tweet de Humour de Gauche :

« Sarkozy: "L'immigration menace notre façon de vivre".
Sarkozy a fait entrer 200 000 immigrés par an.
Sarkozy menace notre façon de vivre. »

1 million pendant son quinquennat, au bas mot et seulement pour la partie "visible"...

Administrateur
Avatar de l’utilisateur
Messages: 19927

Re: Sarkosisme

1 Novembre 2014, 14:41 Message

Tout le monde s'en est rendu compte...
Le retour de Nicolas Sarkozy jugé "raté" par 75 % des Français (Le Point)

« "Résultat plus sévère encore", analyse l'institut de sondage, 77 % des Français estiment que, depuis son retour, Nicolas Sarkozy "n'a pas fait de propositions intéressantes pour répondre aux problèmes qui se posent à la France". "Signe inquiétant pour l'ancien président : les sympathisants de droite sont une majorité à le penser (58 % contre 41), les sympathisants UDI et FN se montrant particulièrement critiques à l'égard du fond du projet. Quant aux sympathisants UMP - la base électorale de Nicolas Sarkozy -, ils considèrent certes majoritairement qu'il fait des propositions intéressantes pour le pays, mais cette majorité est étriquée (54 %)." »

Messages: 3089

Re: Sarkosisme

13 Novembre 2014, 09:19 Message

Très bonne prestation de Philippe de Villiers chez Bourdin !

http://www.bfmtv.com/mediaplayer/video/bourdin-direct-philippe-de-villiers-1211-350320.html

Messages: 3089

Re: Sarkosisme

13 Novembre 2014, 09:28 Message

Doublette !!

Administrateur
Avatar de l’utilisateur
Messages: 19927

Re: Sarkosisme

13 Novembre 2014, 09:44 Message

Remarquable.
Nous sommes bien d'accord — hélas !

Administrateur
Avatar de l’utilisateur
Messages: 19927

Re: Sarkozisme

15 Novembre 2014, 17:06 Message

Un enregistrement qui pourrait gêner Sarkozy (Le Point)

« Quelques minutes avant le début du meeting, Thierry Tidona est invité dans les loges pour rencontrer l'ex-chef d'État. La conversation a été enregistrée par une équipe de Compléments d'enquête, qui suivait le militant ce jour-là.

"Proposer ce poste, selon Complément d'enquête, est un moyen pour Nicolas Sarkozy d'éviter que le militant UMP ne pose une question sur Bygmalion pendant son meeting, comme il l'avait prévu". »

Administrateur
Avatar de l’utilisateur
Messages: 19927

Re: Sarkozisme

17 Novembre 2014, 11:43 Message

Un tournant du Sarkozisme ?

Mentir ? « Ça ne coûte pas très cher » à Sarkozy (Bd Voltaire)

« C’est alors que l’ex-chef de l’État se souvint de la célèbre formule : "Je suis leur chef, je dois les suivre". C’est alors qu’il eut ces mots extraordinaires, ces mots stupéfiants, ces mots révélateurs du total cynisme qui est sa seule boussole :

"Si vous préférez qu’on dise qu’on va l’abroger, pour en faire une autre, si cela vous fait plaisir, franchement, ça ne coûte pas très cher."

M. Sarkozy a envie de devenir président de l’UMP, il a donc décidé de tenir le discours musclé qui est supposé plaire aux militants de ce parti en voie de droitisation accélérée. Franchement, ça ne coûte pas très cher. »

Voire...

Administrateur
Avatar de l’utilisateur
Messages: 19927

Re: Sarkozisme

18 Novembre 2014, 14:16 Message

"Souvent Sarkozy varie, fol qui s'y fie : c'est la nouvelle devise à l'UMP" (Zemmour)



"Ce n'était pas l'ancien président aspirant à le redevenir que la foule parisienne a acclamé. C'était elle-même et sa capacité nouvelle à imposer ses thèmes, ses idées, ses projets", ajoute Éric Zemmour, qui rappelle que jusqu'à présent c'était l'apanage des groupuscules de gauche. La roue a tourné. Les groupes issus de la "Manif pour tous" ont "compris la leçon". La guerre culturelle "a changé d'âme, le Mai 68 à l'envers prend lentement forme". (Résumé RTL)

***

Anecdotiquement : après avoir revu la "prestation" de Sarkozy lors de cette réunion (au fond assez comparable à ce qu'il donne à voir lors de ses meetings), je suis pris d'un doute : est-ce la mémoire qui me joue un tour et il a toujours été aussi grimaçant, bourré de tics, mal à l'aise, faux, grossier, vulgaire, insupportable, ou est-ce que quelque chose ne va plus, qu'il se force, qu'il n'y est pas, qu'il n'y croit plus, qui fait qu'il n'est plus que la caricature de lui-même (une caricature au carré, donc) ?

Messages: 3089

Re: Sarkozisme

18 Novembre 2014, 15:24 Message

il a toujours été aussi grimaçant, bourré de tics, mal à l'aise, faux, grossier, vulgaire, insupportable, ou est-ce que quelque chose ne va plus, qu'il se force, qu'il n'y est pas, qu'il n'y croit plus, qui fait qu'il n'est plus que la caricature de lui-même (une caricature au carré, donc) ?


Avant son élection en 2007 j'avais vu son discours de 2 heures, prononcé à Bercy si je m'en souviens bien, et j'avais été stupéfait de ses promesses cad. qu'il avait tout promis et à tout le monde. Mais le pire fut son manque de tenue, de maintien, sa vulgarité, son comportement d'agité du bocal.

A propos de discours.
Je vous conseille d'aller visionner sur Youtube ou Dalymotion certaines des interventions publiques de Francois Mitterand. Un véritable régal.
Mitterand était un arnaqueur de grande classe. Il mentait goulûment et se marrait en nous bourrant le mou. Il s'est bien foutu de nous.

Administrateur
Avatar de l’utilisateur
Messages: 19927

Re: Sarkozisme

21 Novembre 2014, 08:27 Message

J'ai été un peu pris ces derniers jours, et je souhaite revenir sur cette chronique de Zemmour, et sur sa conclusion : « "La guerre culturelle" a changé d'âme, le Mai 68 à l'envers prend lentement forme" ».

Je crois qu'il faut parier sur ce diagnostic d'une société concrète qui se reprend un peu, ne pouvant plus gober tout à fait les mensonges, inversions et fantasmagories qu'on lui impose, et qui bouscule la contre-société qui s'est autoproclamée par passion du renversement seule société légitime (et de droit divin), cette fiction squattée par les lobbys victimaires et les minorités vengeresses, avant-gardes du Désastre, avec le soutien totalitaire de l'industrie médiatico-culturelle, le tout piloté par les grands tireurs de ficelles. D'une société réelle qui tente de se réapproprier sectoriellement ou catégoriellement (Pigeons & Tondus, LMTP, Bonnets rouges, Institut pour la Justice, vote protestataire ou "avec les pieds", etc.) un espace politique confisqué jusque-là par les parvenus de la sottise bienpensante, un espace public devenu le terrain de jeu quasi exclusif des autorisés de parole pris dans leur folle surenchère idéologique.

Ce n'est plus la "majorité silencieuse" contre les minorités agissantes, mais une réaction anthropologique contre une tentative totalitaire de submersion de l'humanitas plus encore que des peuples et une protestation in extremis aux portes de l'abattoir, malgré l'anesthésie. C'est cette réaction qu'il faut traduire, ce sont ces mouvements qu'il faut relier, c'est cette dynamique qu'il faut aider à accoucher d'un avenir, les violons de ces révoltes déclarées ou jacentes qu'il faut accorder, en vue de jouer la partition d'une nouvelle Ouverture à la française.

C'est au moins ce qu'il faut tenter, dans un effort intellectuel et politique personnel et collectif.

Administrateur
Avatar de l’utilisateur
Messages: 19927

Re: Sarkozisme

5 Décembre 2014, 15:04 Message

Du "NKM" dans le texte (Le Point) :

« "Il y a eu des discussions vives parfois les derniers jours, et c'était ça, l'enjeu : est-ce que le débat sur la ligne politique est fermé ? Moi je n'ai pas demandé de poste, mais les responsabilités, ça m'intéresse quand il y a des choses à faire", a-t-elle poursuivi. "C'est vrai que quand on m'a dit, quand le bruit a couru qu'allait être nommé numéro trois Laurent Wauquiez, qui n'est pas du tout sur la même ligne politique que moi, qui est sur une ligne politique beaucoup plus droitière, et que Nicolas Sarkozy m'a dit : toi je veux te nommer numéro deux, [je me suis demandée] est-ce que la nomination de ce numéro trois ferme le débat sur la ligne politique, si c'est le cas je n'en suis pas, parce que c'est pas exactement mes idées", a-t-elle expliqué. »

Voilà, voilà...
Parait que c'est une polytechnicienne...

Administrateur
Avatar de l’utilisateur
Messages: 19927

Re: Sarkozisme

17 Décembre 2014, 12:28 Message

Droit de vote des étrangers : la girouette Sarkozy (Le Lab Europe 1)

1997 : « Est-ce que je suis pour le droit de vote des immigrés aux élections locales ? Ma réponse est sans ambiguïté : je suis contre le droit de vote des immigrés. »

2005 : « J'ai considéré que le droit de vote aux seules municipales, pour des étrangers présents depuis dix ans sur le territoire national, respectant nos loi, payant leurs impôts, et ayant des papiers était une question qui devait être ouverte. En ce qui me concerne, j'y suis favorable. »

2011 : « Je crois que le droit de voter et le droit d’être élu dans nos territoires doit demeurer un droit attaché à la nationalité française. »

Considérant ce qu'il en est d'obtenir la nationalité française, on peut aussi le lire sur le thème "si vous le voulez, ça coûte pas cher"...

PrécédenteSuivante

Retourner vers Politique & Nouvelles