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Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

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Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

29 Novembre 2020, 10:59 Message


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Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

29 Novembre 2020, 16:54 Message

Et pendant ce temps-là...

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Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

30 Novembre 2020, 12:58 Message

Violences et police : quand la droite confond l'ordre et les libertés et se tire une balle dans le pied (électoral) (Atlantico)

De l'auteur qu'on voit sur la dernière vidéo publiée sur le fil "USA - Présidence Trump".

« Atlantico : Les contestations autour de la loi de sécurité globale, renforcées par les polémiques après le passage à tabac d'un producteur de musique semblent suggérer que le gouvernement tend à opposer ordre et libertés publiques, mais ordre et libertés ne doivent-ils pas fonctionner de pair dans une démocratie ?

Edouard Husson : Le gouvernement est en pleine confusion depuis la crise des Gilets Jaunes. Le samedi 24 novembre 2018 vers 10h du matin, la police a chargé, avenue Foch à Paris, une foule pacifique. Nous avons tous pu le voir à la télévision. Et cela m’a été confirmé par plusieurs témoins. Ce fut le début d’une grande manipulation destinée à faire croire que les Gilets Jaunes étaient des séditieux. La semaine suivante, alors qu’il aurait pu les en empêcher, le gouvernement laissait des éléments du Bloc Noir affronter la police violemment pour ternir encore la réputation des manifestants. Et puis, progressivement, on a vu l’extrême-gauche se substituer, au moins en partie, au noyau originel des Gilets Jaunes. Or les Gilets Jaunes se battaient à l’origine pour la liberté: ils refusaient un impôt supplémentaire (la taxe écologique) et ils demandaient l’extension de l’usage du référendum. On trouve donc l’opposition entre « ordre » et « libertés publiques » dans l’ADN, comme on dit, du gouvernement Macron. On en a d’autres exemples dans le fait que la police n’est pas présente aux frontières en ces temps d’attaque terroriste. On n’a pas fermé non plus les frontières pour limiter l’impact des déplacements intra-européens sur la diffusion du COVID 19; en revanche, la police verbalise largement qui ne se tient pas aux règles du confinement; ou bien elle rentre dans les édifices du culte pour vérifier qu’il n’y a pas de messe clandestine. Si vous ajoutez que la police est détournée de véritablement rétablir l’ordre dans les banlieues difficiles - et en a de moins en moins les moyens - vous avez le tableau à peu près complet d’une situation où la police est manipulée et ne sert plus sa mission, en démocratie: veiller sur le respect des libertés publiques.

Les commentateurs répètent que Darmanin occupe le ministère de l’Intérieur pour s’assurer le soutien des électeurs de droite. Le lien entre posture sécuritaire et soutien de l'électorat de droite est-il aussi évident que certains ont l’air de le croire ? La droite n'aurait-elle pas intérêt à occuper l’espace politique en se positionnant comme le parti des libertés ?

Ce fut la grande erreur de la droite il y a deux ans: accepter la manipulation gouvernementale du mouvement des Gilets Jaunes et se trouver devant un choix qui n’en était pas un: appuyer le « parti de l’ordre » que devenait LREM ou bien avoir l’air de se ranger du côté des Français que l’on présentait comme séditieux. Il y avait pourtant un boulevard pour canaliser la révolte populaire, en la reprenant à son compte, défendre la décentralisation, plaider pour l’élargissement des libertés ; et demander que l’on arrête de mettre la police au service d’une cause dévoyée. Les centaines de blessés graves du fait d’interventions de la police durant le mouvement des Gilets Jaunes sont une réalité. Et il est particulièrement intéressant de voir que le Rassemblement National n’a pas su se sortir mieux que LR du piège pourtant grossier que leur avait tendu Emmanuel Macron. Il fallait prendre la défense de la police à qui l’on faisait accomplir des tâches allant contre sa mission. Mais Marine Le Pen n’a pas osé, craignant de se couper d’une de ses bases électorales. A propos de « l’article 24 », on est, toutes choses égales par ailleurs, dans le même type de manipulation gouvernementale. Le gouvernement se donne l’apparence d’être du côté de la police, qu’il entend protéger de reportages malveillants. Et la droite n’a pas l’intelligence d’expliquer au gouvernement ni à la majorité présidentielle qu’il serait plus approprié d’augmenter les moyens de la police, financiers et humains; qu’au lieu d’employer les policiers à verbaliser les honnêtes gens pour non respect du confinement, il vaudrait mieux les affecter au rétablissement de l’ordre dans les banlieues. Il serait tellement facile de développer l’argumentation d’un gouvernement liberticide, obsédé par les « fake news » sur les réseaux sociaux. L’article 24 relève de la même logique que la loi sur les « fake news » en temps de campagne électorale ! D’une manière générale, dans un monde où l’on voit la puissance de manipulation de l’alliance entre le pouvoir d’Etat et les Big Tech - la Chine néo-totalitaire en étant l’expression chimiquement pure - la droite aurait intérêt à défendre les libertés - non seulement par intérêt électoral mais aussi pour garantir l’avenir de la démocratie.

Que révèlent les postures sécuritaires du gouvernement : le souci réel de l’ordre public ou un aveu de faiblesse sur le plan des libertés ?

Vous avez raison. On est dans la posture. Emmanuel Macron est écartelé entre un fond personnel idéologique gauchiste (extrêmement visible quand on l’observe attentivement), une base parlementaire et politique qui reste en gros celle de l’ancien PS, un tempérament autoritaire et la nécessité d’être réélu avec les voix du centre-droit. Le « en même temps » - attitude anti-politique par excellence - continue de faire ses ravages. Faire de la politique, gouverner, c’est choisir. Macron a préféré avoir Dupond-Moretti et Darmanin dans le même gouvernement. Et tout cela sur fond de mépris profond pour le parlement. Faire réécrire l’article 24 par une commission extra-parlementaire, c’est vider la démocratie représentative de sa substance. En fait tout se passe comme si Emmanuel Macron, consciemment ou pas, déplaçait le débat systématiquement hors du Parlement: au sein du gouvernement, chez les experts ou dans la rue. C’est très dangereux car le parlement a une fonction essentielle pour canaliser les débats sociaux et pour ritualiser les affrontements publics. Tout le monde n’a que le mot « République » à la bouche. Mais la raison d’être des institutions est de faire diminuer la dérive toujours possible vers la guerre civile. La police est au service de la défense des institutions et des lois. Quand ce n’est plus le cas, soit qu’on l’utilise de manière dévoyée, soit qu’on fasse voter de mauvaises lois ou des lois redondantes (la loi de 1881 sur la liberté de la presse donne à tout gouvernement les moyens de sévir contre « toute provocation à porter des atteintes volontaires à la vie et à l’intégrité d’une personne » comme le rappelait excellemment François-Xavier Bellamy dans le Figaro du 28 novembre 2020), la police ne sera plus utilisée à bon escient. Et telle est bien la crise dans laquelle est plongé le gouvernement Castex: une police aux moyens insuffisants et dont la mission première n’est plus de mettre l’ordre au service des libertés contribue, activement ou passivement, à l’extension du désordre public. »

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Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

3 Décembre 2020, 10:35 Message

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Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

4 Décembre 2020, 18:28 Message

"Question démagogie, je vais vous écœurer" disait Chirac avant sa dernière campagne.

Le branleur incontinent vise à faire plus et mieux.

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Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

5 Décembre 2020, 10:09 Message

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Exactement, et très notablement le cas du pauvre Coppé hier soir, qui ne sait plus quoi faire pour exister, qui n'avait pour tout argument que le retour des vieilles ficelles ("extrême-droite", Pétain...) ou la prétention comique du soutier de sous-préfecture, pour finalement se faire rhabiller pour l'hiver, c'est-à-dire renvoyer à son absence de scrupules, à son ambition vide, à sa duplicité, à sa soumission idéologique à la gauche, bref : à son lourd passif, et à celui de ses petits camarades de "droite". Débats pénibles que ceux-là, à l'opposé de ce que donnent les échanges avec les Onfray, Mafesolli, Pina, ou autres personnalités aimables, ou tout simplement raisonnables.

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Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

5 Décembre 2020, 11:04 Message

Je plussoie. J'ai tenu un quart d'heure. Le temps de toucher du doigt que ces has-been sont perdus, sans espoir de retour, accrochés aux vieilles ficelles, totalement déconnectés et incapables de se reconnecter. L'histoire va trop vite pour ces pantinss issus d'un si vieux moule. La nouvelle césure dramatique leur échappe totalement. J'ai bien apprécié que Zemmour bloque durement et longuement Coppé lorsque que ce dernier, sans doute par habitude et facilité rhétorique, s'est permis de parler du fond de commerce de son interlocuteur.

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Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

5 Décembre 2020, 16:27 Message

Le Président de la République a donc causé aux jeunes. Et c’est du brutal :

«Aujourd'hui quand on a une couleur de peau qui n'est pas blanche, on est beaucoup plus contrôlé (...) On est identifié comme un facteur de problème et c'est insoutenable»
En conséquence de quoi, il a annoncé la mise en place d'une plate-forme internet gérée par l'État, le Défenseur des Droits ou les associations comme la Licra pour dénoncer ces discriminations.

«C'est la goutte d'eau qui a fait déborder le vase.» a déclaré le secrétaire général d'Alliance Police Nationale. En réponse, les syndicats Alliance et SGP Police ont appelé dès vendredi soir les policiers à ne plus faire de contrôles d'identité en attendant qu'Emmanuel Macron revienne sur ses propos. D'autres syndicats de police ont annoncé qu'ils suivraient l'initiative.
[D’après Le Figaro.fr de ce jour.]

Vous avez bien lu : la Licra va contrôler les contrôles des policiers ! .Je trouve que ça va vraiment très vite et très fort.

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Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

6 Décembre 2020, 09:32 Message

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« Qu’est-ce que le trône…? Quatre morceaux de bois revêtus d’un morceau de velours. Tout dépend de celui qui s’y assied. » (Napoléon)

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Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

6 Décembre 2020, 10:22 Message

Le pouvoir conféré par la constitution est hélas inchangé même quand il est entièrement employé à la destruction de la nation et à l'asservissement du peuple, prélude à sa disparition. Quand viennent en appui de ce pouvoir les forces convergentes des puissances financières, médiatiques, judiciaires, et d'autres moins visibles mais aussi efficaces et que tout ce qui pouvait être un frein et un obstacle s'est affaibli ou a disparu, le Narcisse immature qui n'incarne que le vide d'une époque de déclin, a plus de libertés et de moyens pour exécuter ce pour quoi il a été porté au pouvoir, que l'autre n'en a jamais eu pour accomplir ce qu'il pensait être sa mission.

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Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

6 Décembre 2020, 16:01 Message

Les inconvénients du "en même temps", après Darmanin, Brut.
Resultat : Policiers : « En nous stigmatisant, le président se met au niveau de Mélenchon » (Le Point)

« Place de la République, samedi 5 décembre. Frédéric Lagache, porte-parole du syndicat Allliance-Police nationale, est venu mesurer le désarroi des forces de l'ordre après l'interview du président de la République à Brut. "Désarroi, c'est un euphémisme : ils sont écœurés, constate le syndicaliste. Le président de la République s'est mis au niveau de Mélenchon. C'est un lâchage en rase campagne." Qu'ils soient CRS ou policiers des brigades anticriminalité, pour eux, les propos du chef de l'État sur les contrôles au faciès ne passent pas.

Dans un entretien accordé vendredi au média en ligne Brut, Emmanuel Macron a dit vouloir regarder en face la question des contrôles au faciès. "Aujourd'hui quand on a une couleur de peau qui n'est pas blanche, on est beaucoup plus contrôlé [...] On est identifié comme un facteur de problème et c'est insoutenable", a regretté le chef de l'État.

En guise de protestation, Alliance, seul syndicat de police qui avait appelé à faire barrage à Marine Le Pen en 2017, demande à ses adhérents de ne plus pratiquer aucun contrôle d'initiative : "Pas de contrôle, pas d'initiative, pas de problème", peut-on lire dans un tract tiré après l'entretien présidentiel. Alliance, Unité, l'Unsa-police et Alternative police-CFDT, qui représentent plus de 50 % des policiers en tenue et leurs collègues des bacs de sécurité publique, sont désormais tous d'accord pour effectuer un service minimum en matière de contrôles d'identité.

(...)

La quasi-totalité des organisations syndicales – près de 70 % des fonctionnaires de police sont syndiqués – contestent la mise en cause présidentielle : gardiens de la paix, gradés, officiers avec des nuances ou commissaires à l'exception notable du syndicat des commissaires de la police nationale, très largement majoritaire dans la corporation des "patrons", dont le porte-parole David Le Bars habituellement très loquace. »

Macron-Castaner, même combat...

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Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

6 Décembre 2020, 16:11 Message

Espérons que l'abstention des contrôles s'appliquera aussi aux promeneurs solitaires, aux vieilles dames en goguette, aux paniers des ménagères et aux masques mal portés.

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Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

8 Décembre 2020, 09:43 Message

Pompier pyromane, Macron s'est fait tailler un costard de première, et incontestable, par Zemmour hier soi au sujet de son interview sur "Brut". Les joies d"en même temps" et maintenant celle du " vous voulez une sucette ? je vais refaire mon cirque".

Police : Macron décide un «Beauvau de la Sécurité» dès janvier (Le Figaro)


***

Xavier Raufer sur les Black Blocs : « Ce sont tous des Blancs des beaux quartiers, des frustrés, des aigris, des ratés »


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Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

14 Décembre 2020, 22:53 Message

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Macron confond décidément foutage de gueule et habileté politique. Ça pourrait finir par lui coûter cher.

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Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

15 Décembre 2020, 10:08 Message

Avec ses commissions citoyennes bidon et ses referendum sur le fond de l'air, Macron est en train d'instaurer la démocratie Potemkine.

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Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

15 Décembre 2020, 10:38 Message

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Cela en dit surtout long sur les idées courtes de Macron, son mépris de tout ce qu'il ne comprend pas et son immaturité pathologique.

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Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

16 Décembre 2020, 11:08 Message



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Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

24 Décembre 2020, 10:15 Message

Sans surprise.

« Je les ai bien baisés » : Emmanuel Macron au naturel (Bd Voltaire)

« "En très petit comité, le locataire de l’Élysée déploie un vocabulaire très sexué, pour ne pas dire scabreux", racontent les auteurs de l’ouvrage. Mon Dieu, qu’allons-nous entendre ? "Maints conseillers ont sursauté en l’entendant tonitruer au sortir d’une victoire sur des adversaires politiques." Arrive, alors, l’exclamation satisfaite du vendeur de jeans à une jambe : "Je les ai bien baisés ! Je leur ai mis profond." Les oreilles chastes avaient été prévenues, dans les coulisses, l’acteur se lâche. Redevient lui-même. Mental de winner qui n’a pas de temps à perdre avec les simagrées de son temps. Sexisme, la bouche en cul-de-poule… Pour la galerie.

Selon Gala, son entourage privé confirme cette face cachée du personnage. "Ce n’est pas le gendre idéal, loin de là. C’est un mauvais garçon", a confié un élu au Parisien. "Il a un vocabulaire sexuel très vert, raconte un autre. Il parle tout le temps comme ça, quand on dîne avec lui dans l’intimité." L’électeur moyen, sans doute vu comme un "pigeon" par le "mauvais garçon", est loin de s’imaginer le jeu de rôle auquel se livre celui en qui il a placé sa confiance. »

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