Afficher le sujet - Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

Sur la politique du pays, et sur l'actualité
Administrateur
Avatar de l’utilisateur
Messages: 19527

Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

13 Septembre 2018, 09:55 Message

Entre abstention et vote contre, les LR lâchent Orbán : Emmanuel Macron peut être content ! (Bd Voltaire)

« Mais, dès ce mercredi 12 septembre, à Strasbourg, a eu lieu un test, peut-être plus important, pour la crédibilité de Laurent Wauquiez : les députés européens, et donc ceux du PPE – groupe auquel appartiennent les élus LR -, ont voté pour l’activation de l’article 7 contre la Hongrie. Viktor Orbán, venu défendre la position de son pays, notamment sur son refus de l’immigration, appartient lui aussi au PPE. Jean Leonetti, porte-parole LR, a maladroitement justifié, dans L’Opinion, ce vote contre Orbán qui, selon lui, "s’est malheureusement détaché des règles européennes et du PPE".

Donc, lâchage du PPE et de la droite LR. En effet, seuls trois des seize députés LR (dont Nadine Morano) ont voté contre l’ostracisme qui pourrait être infligé à la Hongrie, si la procédure allait jusqu’au bout. Rachida Dati, Brice Hortefeux, Michèle Alliot-Marie et Geoffroy Didier, qui viennent régulièrement tenter de nous séduire avec leurs airs martiaux, se sont abstenus. Quant à Renaud Muselier, il n’a même pas pris part au vote. »

Administrateur
Avatar de l’utilisateur
Messages: 19527

Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

14 Septembre 2018, 09:26 Message

"Plan pauvreté", "RUA" (Revenu Universel dit "d'activité") : une seule cible pour ce Barnum et cette nouvelle débauche de dette — non pas la pauvreté d'une part croissante de nos nationaux, mais la prise en charge toujours plus considérable du tiers et quart-monde que nous avons invité à venir nous remplacer sans tarder, et qui se perpétue ici en se répandant dans tout le pays. Pour ses maniganceurs, le Remplacement est un attrape-couillon. Ce ne sont ni des producteurs à bas coût, autrement corvéables et manipulables que les autochtones, ni des consommateurs de remplacement que l'on a fait venir, et continue de faire venir envers et contre tout, par peuplades entières ; c'est une horde primaire incapable d'autre chose que de ce qu'elle a produit chez elle, qui entraîne tout vers le bas, vers la misère, l'analphabétisme, la régression sur tous les plans, au premier rang desquels la culture et la haute civilisation du cru, et à terme vers le retour d'âges sombres tels ceux qui ont longuement suivi l'effondrement Romain.

Cette couillonnade tragique passe donc par notre disparition pure et simple ; mais nous en sommes, faut-il le redire, les premiers responsables. Pour l'heure, il est bien difficile d'imaginer une "renaissance" de la dernière heure.

Avatar de l’utilisateur
Messages: 3131

Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

14 Septembre 2018, 09:48 Message

Tout à fait d'accord.

Administrateur
Avatar de l’utilisateur
Messages: 19527

Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

15 Septembre 2018, 13:13 Message

Il semble bien que ce Castaner soit un crétin fini.
Avisez plutôt :

Affaire Benalla: Castaner accuse des sénateurs de chercher la destitution de Macron (BFMTV)

Ce qui s'appelle se trahir.

Avatar de l’utilisateur
Messages: 3131

Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

16 Septembre 2018, 17:18 Message

«L'outil privilégié pour corriger les inégalités de naissance, l'impôt sur les successions, est complexe et n'a pas suivi l'évolution de la société, a-t-il argumenté. Il nous semble essentiel d'ouvrir une réflexion en vue de (le) réformer en profondeur.»
Christophe Castaner, délégué général de La République en marche (LaREM)

Je suis malheureusement indisponible et je le regrette amèrement mais l'un d'entre vous, chers amis, pourrait-il démonter cette horreur pour montrer combien elle est révélatrice non seulement d'une idéologie mais aussi d'une anthropologie et d'une métaphysique qui nous mènent aux abysses dont on ne revient pas.

Administrateur
Avatar de l’utilisateur
Messages: 19527

Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

17 Septembre 2018, 08:42 Message

Le da capo éternel — tout commence avec moi, et non pas recommence. Le collectivisme démocratique achevé. L'éradication finale de toute culture par celle de toute transmission — c'est tellement plus ludique. La logique des amibes (et encore, c'est injuste pour les amibes). Etc. Pas certain d'être très inspiré par cette rengaine (c'en est une ; me reviens le faramineux Bernard Tapie qui réclamait haut et fort une telle "révolution", se faisant fort de ne rien donner à ses propres enfants), bien que vous ayez parfaitement raison quant à l'extrême gravité de ce symptôme parmi tant d'autres de notre profonde dépression nihiliste.

Question "métaphysique" (ce mot qui a, vous le savez, assez mauvaise presse auprès de moi ;) ) on ferait bien de s'inquiéter plus encore des manœuvres en cours, notamment chinoises (et l'on n'évoque pas ici les militaires conjointes avec la Russie, malgré leur ampleur inédite), autour de l'I.A qui fait l'objet d'un investissement étatique discret mais massif dans tous les pays qui en ont les moyens et qui ont compris que le véritable "tournant" anthropologique passait par là. Pays (France, ou région du monde, Europe) dont nous ne faisons pas partie, trop occupés (et acharnés) que nous sommes à nous décomposer. Au point de ne même plus intéresser les charognards mais les parasites, c'est dire.

Avatar de l’utilisateur
Messages: 3131

Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

17 Septembre 2018, 09:05 Message

«La métaphysique est de fond en comble platonique»
Comment l'entendez-vous ? Vous me l'expliquerez —un jour. En attendant, je vous souhaite une bonne semaine.

Administrateur
Avatar de l’utilisateur
Messages: 19527

Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

17 Septembre 2018, 10:05 Message

Image

Administrateur
Avatar de l’utilisateur
Messages: 19527

Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

17 Septembre 2018, 10:17 Message

Ah, un petit post scriptum, car je retrouve ça :

Image


Ce qui s'appelle prendre les problèmes "à la racine"...

Avatar de l’utilisateur
Messages: 693
Localisation: Paris

Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

17 Septembre 2018, 12:29 Message

Eric Veron a écrit:«L'outil privilégié pour corriger les inégalités de naissance, l'impôt sur les successions, est complexe et n'a pas suivi l'évolution de la société, a-t-il argumenté. Il nous semble essentiel d'ouvrir une réflexion en vue de (le) réformer en profondeur.»
Christophe Castaner, délégué général de La République en marche (LaREM)

Je suis malheureusement indisponible et je le regrette amèrement mais l'un d'entre vous, chers amis, pourrait-il démonter cette horreur pour montrer combien elle est révélatrice non seulement d'une idéologie mais aussi d'une anthropologie et d'une métaphysique qui nous mènent aux abysses dont on ne revient pas.


L’impôt sur les successions est un impôt sur le capital. À chaque génération l’État en prend un peu (ou beaucoup pour les successions collatérales, plus de 50 % !). Je ne vois pas comment on peut faire mieux (ou pire). Aux dernières nouvelles l’impôt sur les successions n’est pas reversé au plus pauvres, c’est une sorte de nationalisation des biens. S’il y a un mouvement vers l’égalité c’est l’égalité entre gens qui n’ont plus rien.

Avatar de l’utilisateur
Messages: 3131

Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

17 Septembre 2018, 12:38 Message

S’il y a un mouvement vers l’égalité c’est l’égalité entre gens qui n’ont plus rien.

C'est exactement cela, cher ami. N'y voyez pas qu'un slogan : le socialisme, c'est la pauvreté pour tous.
[Et d'où vient-il que je me sente obligé, désormais, d'ajouter que je ne suis pas, personnellement, un «possédant»? J'aime à féliciter le quidam qui gare sa Maserati près de ma Renault mais je sens le type surpris et un peu gêné, c'est désolant, Jean-François]

Avatar de l’utilisateur
Messages: 3131

Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

17 Septembre 2018, 18:34 Message

Las, la sortie du patron du parti majoritaire a eu le don d'agacer l'Élysée. En baisse dans les sondages, Emmanuel Macron ne veut pas envoyer un nouveau signal négatif aux retraités après la hausse de la CSG et le gel de leurs pensions. Et sait que toute réforme fiscale est potentiellement explosive. La présidence a donc tenu à clarifier sa position, ce lundi, en assurant qu'Emmanuel Macron «a formellement exclu toute modification des droits de succession sous sa présidence». Désavouant ainsi Christophe Castaner. Le Figaro.fr le 17/09/2018 à 17h39
Marche arrière toute.
À l'époque ministre de l'Économie, Emmanuel Macron s'était dit favorable à un alourdissement de la fiscalité sur les successions. «Si on a une préférence pour le risque face à la rente, ce qui est mon cas, il faut préférer la taxation sur la succession aux impôts de type ISF», avait-il déclaré dans la revue Risques.

Administrateur
Avatar de l’utilisateur
Messages: 19527

Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

17 Septembre 2018, 18:53 Message

Ça godille sec. Et ce n'est pas fini ; le leurre grossier du "en même temps" recèle encore un fort potentiel de dégâts... Pourtant Le Figaro, ce matin, a trouvé un sondage où Macron remontait de 2 points ! La farce des médias et les petites fourberies de Macron, sa com' de plus en plus désastreuse au fur et à mesure qu'il perd la main, le retour très laborieux de la poissonnière, les gesticulations de mauvais comédien du Guévariste de façade, le remugle de l'ex "droite" : la politique "politicienne" n'est vraiment plus ce qu'elle était — comme l'époque, elle sombre pitoyablement, et le spectacle avec.

Image

Avatar de l’utilisateur
Messages: 693
Localisation: Paris

Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

17 Septembre 2018, 19:15 Message

Les relations passionnelles se terminent rarement bien.

Administrateur
Avatar de l’utilisateur
Messages: 19527

Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

18 Septembre 2018, 08:35 Message

Excellent Zemmour hier soir sur BFMTV ; je me félicite de mon petit détour par cette chaîne de désinformation systématique, c'était comme un bol d'air frais, tout soudain. Face à une Ruth Elkrief odieuse, non pas journaliste interviewant un essayiste ayant sorti un livre d'analyse historique mais militante politique acharnée et sans vergogne, usant et abusant des vacheries, questions tordues, peaux de banane en tout genre avec un très grand sourire qu'elle pense charmeur quand il est faux-cul et carnassier en diable, manifestant outrageusement son opinion (c-à-d son mépris) en toute occasion, face à cette détestable caricature, donc, Zemmour a été comme toujours direct, vif, intelligent, juste, et utile par sa réflexion. Belle citation (entre beaucoup d'autres, choisies) de André Suarès sur la France et les Français. Si je trouve la vidéo, je la mettrais ici, bien entendu.


***


[MAJ] : on peut le revoir ici

Administrateur
Avatar de l’utilisateur
Messages: 19527

Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

19 Septembre 2018, 09:08 Message

Feuilleton Benalla : ce dernier passe aujourd'hui devant la commission d'enquête du Sénat ; il y récite sa petite leçon — pour l'instant. On doit stresser à l’Élysée et attendre avec impatience que cette épreuve soit terminée...

En attendant : Benalla aperçu à Londres en compagnie d'un individu fiché S (L'Express)

« L'ex-chargé de mission à l'Elysée, soupçonné de violences le 1er mai dernier, est cette fois pointé du doigt pour un mystérieux voyage à Londres, révèle ce mercredi le Canard Enchaîné. Voyage au cours duquel il aurait été aperçu "en compagnie d'un individu fiché S". »

Administrateur
Avatar de l’utilisateur
Messages: 19527

Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

19 Septembre 2018, 12:58 Message



Et moi qui n'ai jamais cru en Collomb...

Administrateur
Avatar de l’utilisateur
Messages: 19527

Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

20 Septembre 2018, 08:34 Message

Brèves.

***

« M. Macron est tellement discrédité que les "rats" quittent le navire avant le naufrage final. Les ministres sentent que le vainqueur de la présidentielle truquée de 2017 n’a aucune chance d’être réélu en 2022 et essayent d’exister par eux-mêmes pour redevenir députés aux prochaines législatives selon le principe "Ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier !" Ce type de raisonnement est sans doute prématuré en 2018, même s’il risque d’être la norme entre 2020 et 2022. L’agonie de ce régime qui, à force de vouloir être ni de gauche ni de droite, n’a plus aucune assise populaire sera probablement atroce, pire que celle de M. Hollande. » (BV)

***

Mathieu Bock-Côté : «Misère du sectarisme idéologique» (Le Figaro)

« D'ailleurs, dans le livre de Rosanvallon, ils sont plusieurs à ne pas être considérés comme des intellectuels dignes de devenir des interlocuteurs. Rares sont les auteurs en désaccord avec lui dont il discute sérieusement la pensée. Il préfère les étiqueter. Un tel est un essayiste, l'autre n'est qu'un journaliste. Et ainsi de suite. Mais on ne personnalisera pas à outrance cette controverse, qui révèle surtout l'incroyable sectarisme d'une certaine gauche idéologique, pour qui le désaccord intellectuel fondamental a l'allure d'un scandale moral.

On retrouve ici une constante historique: pour débattre avec la gauche, il faut être de gauche, et marquer son appartenance au camp du bien en affichant régulièrement des signes ostentatoires de vertu. Être de gauche, c'est d'abord vouloir être de gauche et faire ce qu'il faut pour le demeurer, en suivant la cadence donnée par l'avant-garde progressiste. Et il suffit de ne pas suivre le rythme pour devenir suspect. Le mot gauche conserve un pouvoir d'hypnose qui pourrait passionner un ethnologue se penchant sur l'intelligentsia. La gauche n'aime pas débattre avec la droite mais la dénoncer. Dans son univers mental, la droite n'est pas l'autre camp, mais un lieu de déchéance morale, reconnaissable à son odeur: y circulent des idées nauséabondes.

Si on naît parfois conservateur, la plupart du temps on le devient, souvent lorsqu'on est heurté par le réel. Plusieurs des intellectuels qui, aujourd'hui, contribuent sans le dire ainsi à la pensée conservatrice en France viennent de «gauche». Mais du point de vue de ses anciens camarades, celui qui «passe à droite» ne change pas de camp parce qu'il a changé d'idées: il s'abîme. On ne passe pas à droite, on y dérive, comme si on rejoignait lentement le néant de la pensée.

Dans le même esprit, lorsqu'on contredit trop ouvertement le politiquement correct, on dérape, manière comme une autre de reconnaître que la pensée officielle évolue dans un corridor très étroit surveillé par des contrôleurs médiatiques distribuant des contraventions idéologiques. D'ailleurs, les médias se questionnent de manière récurrente pour savoir s'il faut donner la parole à la droite. Est-ce qu'on ne contribuerait pas ainsi à sa normalisation médiatique? Il en est de même à l'université, où les cabales idéologiques sont régulières.

Ce qui est en jeu, c'est le monopole de la parole publique légitime. Mais de Raymond Aron à Alain Finkielkraut, en passant par Jean-François Revel, Marcel Gauchet, Pierre Manent, Régis Debray et Pierre-André Taguieff, les grands intellectuels, d'où qu'ils viennent, sont non pas ceux qui tiennent d'abord à appartenir à un camp mais à penser l'histoire qui se fait en voyant ce qu'ils voient, pour reprendre la formule désormais consacrée. »

Je préfère, et de loin, comme bien plus lucide et opérant, le raccourci télévisuel que Zemmour fait des thèses de son dernier livre. Il y voit trois lignes de force, trois fils conducteurs, qui déterminent notre histoire française : d'une part la référence (et la nostalgie active) de l'imperium romanum, ce qui n'est pas foncièrement iconoclaste, d'autre part le christianisme ("les Français ont l’Évangile dans le sang"), ce qui n'est pas non plus follement original, et enfin "la guerre civile" ("nous sommes le seul pays a en avoir tant et si régulièrement connu" dit-il à peu près (cité de mémoire)), ce qui est juste mais dont la mise en exergue est plus qu'intéressante : et l'on voit bien, au-delà des tartufferies bienpensantes, des mensonges pieux, de l'irénisme revanchard et des petites combines intellectuelles qui ont toujours fait l'alpha et l'omega des "progressistes" de toute époque, on voit bien que la crispation sociale est aujourd'hui maximale, qu'elle touche tout le monde et dans tous les domaines de la vie, que de tous côtés la situation est aussi conflictuelle que verrouillée ; que donc la montée aux extrêmes est plus qu'enclenchée, et que l'on voit mal comment elle pourrait déboucher sur autre chose qu'une guerre civile franco-française (et européo-européenne), sur fond de cette guerre insue et encore jamais vue que l'on annonce ici depuis belle lurette.

PrécédenteSuivante

Retourner vers Politique & Nouvelles