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Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

Sur la politique du pays, et sur l'actualité
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Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

26 Août 2019, 08:58 Message

D'un « homme qui a convaincu Jean-Christophe Cambadélis de ne plus lire ses discours. Qui a suggéré à Jean-Luc Bennahmias d’organiser une université d’été du Front Démocrate à La Rochelle juste avant celle du PS. Qui a mis en garde l’ancien socialiste Jean-Marie Bockel, ministre de Nicolas Sarkozy au début du précédent quinquennat, contre la fin de "l’ouverture", quelques mois avant qu’elle ne survienne. Qui a façonné la stratégie de Jean-Pierre Chevènement à la présidentielle de 2002. Qui a compris avant tout le monde, au début des années quatre-vingt-dix, que la question européenne allait percuter la gauche. "Il est l’intellectuel organique, au sens de Gramsci", résume son ami Michel Suchod, diplomate et ancien député. (L'Opinion) » — excusez du peu —, ce texte sur FB, qui ne manque pas de sel, et montre qu'il y a encore ici ou là quelques têtes pas complètement perturbées :

« Quelque chose ici me frappe régulièrement, c’est que toutes sortes de personnes qui se pensent – sincèrement, probablement – "de gauche" ne sont simplement que des soutiens d’une société victimaire-compassionnelle, dans laquelle on drape du mot gauche la simple idée de reprendre les postures et les positions des dames d’œuvre du XIXe siècle.

Il suffirait de pleurnicher sur le malheur du monde, en pleurnichant chaque fois sur le thème sur lequel les médias ont choisi de pleurnicher, ici un affreux dictateur comme Saddam Hussein qui tue 200 personnes par an, jusqu’à ce que les États-Unis "libèrent" le pays et fassent plus de 1000 morts par jour par l’effet de leur "libération", mais l’essentiel est acquis, le méchant du spectacle de guignol qui leur a été présenté et auquel ils ont adhéré a été tué.

Un autre soir, on leur montre un autre endroit, on leur dit que c’est affreux et on leur dit qu’il faut absolument "s’indigner" ; il s’indignent.

Ici c’est un affreux dictateur Vénézuélien, là c’est un feu de forêt en Amazonie, là ce sont des parents qui ont donné une fessée à leur enfant, là ce sont des femmes qui ont odieusement souffert des regards insistants des hommes dans le métro ou du fait qu’ils se sont assis en écartant les jambes dans un train…

Sur de petites ou sur de grandes choses, le système est toujours le même, il s’agit de proposer à la population de s’indigner sur un sujet qui est choisi, en commun, au même moment, par le système de régulation de la société qui est couramment appelé "les médias" et qui se tourne tellement spontanément toujours au même moment partout sur le même sujet…

Comme on s’indigne, c’est bien la preuve qu’on est "de gauche"…

Et ce qui est extraordinaire c’est que ça fonctionne bien, ça ne trouble que peu de personnes, on passe constamment d’une indignation à l’autre, sans voir que le cœur du problème, il n’est en général pas dans ces petites indignations de chaque jour qui font croire à des petits bourgeois qu’ils sont de gauche, tandis que le peuple se sent totalement abandonné sur ce qui est sa vie.

Pas étonnant alors que ces catégories populaires ne voient plus d’espoir que dans l’extrême droite qui est la seule à tenir tête aux pleurnicheries médiatiques, et qui leur parle de leurs problèmes.

Ça tombe bien, l’extrême droite est là pour l’organiser ce "petit peuple" et le dresser en épouvantail pour faire élire par peur, et indignation – souvenez-vous de la kermesse d’Oradour-sur-Glane, et auparavant en 2002 des manifestations d’enfants place de la République – faire élire le banquier qui permettra de mettre fin aux partis, qui était un système qui donnait finalement encore trop de pouvoir à la population.

Le système fonctionne décidément très bien.

Régulièrement je suis condamné, je suis condamné – et bloqué – comme étant fasciste, de droite, d’extrême droite, ou simplement un salaud, par des gens enivrés de ce flux médiatique de repentance un jour, d’indignation le lendemain, et qui pensent être la pointe avancée de la gauche.

Chaque jour je m’efforce de déconstruire le message de ce système pour essayer de montrer ce qui se passe véritablement et que ce rideau de fumée est là pour cacher.

Je me permets de leur dire que la gauche ce n’est pas cela.

La gauche ce n’est pas pleurer sur commande médiatique, sur des bateaux qui vont chercher les migrants des mains des passeurs sur la côte libyenne, c’est essayer de comprendre d’abord et d’affronter le désordre du monde, pour empêcher que des centaines de milliers de gens ne soient projetés dans de telles situations, et ensuite qu’ils soient utilisés, – enveloppés dans une qualité de victimes que leur aura donnée le système médiatique – projetés contre des centaines de millions de travailleurs en Europe, pour détruire les protections sociales que leurs luttes ont construit pendant des décennies.

Il est par exemple des choses dont on n’a le droit de ne se préoccuper à aucun moment et sur lesquelles on ne verse pas la moindre larme parce que ça ne présente pas d’intérêt pour le système : en même temps que les 300 personnes les plus riches de la Terre s’enrichissent à l’extrême chaque jour, tous les deux jours il meurt de la faim le même nombre de morts que le 11 septembre 2001. Ce n’est pas moi qui fait cette comparaison c’est le secrétaire général de l’ONU à l’époque.

Ce flux n’a pas diminué, il est très au-delà du flux sur lequel on nous fait pleurer chaque jour sur les bateaux en Méditerranée, cependant c’est lui qui fait que vous avez du cœur ou pas de cœur dans la société du Spectacle, si vous ne pleurez pas sur la Méditerranée, et les beaux bateaux souvent financés par des milliardaires – de gauche, forcément de gauche – Nord-américains, vous êtes un monstre et si vous gardez l’œil sec sur les morts de la faim, tellement plus nombreux c’est qu’on ne peut pas s’occuper de tout…

Et puis on n’a pas chaque soir au 20 heures, ou en boucle sur les chaînes d’information, les images !

C’est donc un grand Spectacle, une grande manipulation au cœur de laquelle nous sommes projetés par quelques centaines de personnes qui détiennent la fraction la plus concentrée du Capital dans le monde et qui, elles, poursuivent avec sérieux, stabilité et réflexion, des objectifs qui correspondent à leurs intérêts.

Et régulièrement, ce que ces personnes font mettre en avant par leur personnel de médias, la larme à l’œil, pour organiser et orchestrer l’indignation médiatique à destination de la petite bourgeoisie – qui constitue et organise ce que l’on va appeler en Occident "l’opinion" – c’est cela que l’on va venir sur mon mur me dire être "la gauche".

Mais si la gauche consiste à penser à la fin du journal télévisé que "les médias pensent comme moi", alors on pourrait s’interroger sur le fait de savoir pourquoi, si les médias détenus par les plus riches et les plus puissants pensent comme vous, qui vous sentez "la gauche", pourquoi il ne se passe jamais rien pour que les choses aillent mieux ?

La gauche, ce n’est pas jouer les utilités dans la société du Spectacle et pleurnicher quand on vous dit de pleurnicher.

La gauche c’est essayer de comprendre où est le cœur de ce qui va mal dans la société, et essayer d’avoir l’imagination nécessaire pour voir comment, sur chaque sujet, il est possible de trouver le moyen de modifier la donne, sur la répartition du pouvoir et de richesses, en faisant agir les acteurs sociaux, et les catégories populaires, parce qu’on leur aura donné suffisamment d’information et de formation pour être capables par eux-mêmes de se mettre en mouvement.

Se mettre en mouvement de façon rationnelle et non explosive, de façon à ce que la dynamique des choses ne fasse pas que ce soit toujours plus mauvais, comme c’est le cas depuis la chute du Mur de Berlin, mais au contraire permette de faire avancer pour le plus grand nombre, leur condition et leur vie.

Non, la gauche ce n’est pas "avoir le beau rôle dans la société du Spectacle", c’est dire et faire des choses pour que ça change dans le bon sens.

C’est ce à quoi je m’applique ici, sans être le moins du monde touché une seconde par tous les anathèmes de tous ceux qui, enivrés par le flux médiatique, exigent que la gauche ce soit se plier à l’injonction du moment de l’indignation médiatique de masse. »

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Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

27 Août 2019, 09:45 Message

La rentrée sera-t-elle vraiment sociale ? (Bd Voltaire)

La réponse est, plus que probablement, non.
Le mouvement des gilets jaunes ne renaîtra pas de ses cendres, lesquelles sont plus que jamais trustées par quelques ogmisés à l'idéologie gauchistoïde. Il ressurgira sous une autre forme, à l'occasion d'une autre faille temporelle, ou pas.

Toutefois, ceci — qui n'est pas fabuleux, mais point trop sot :

« Le poisson pourrissant toujours par la tête, ce sont les leaders des principales organisations syndicales qu’il convient de caresser dans le sens du poil pour contenir une contestation sociale. In fine, le seul cocu de l’histoire reste le militant de base. Car l’ordre macronien prospère sur les ambitions personnelles des uns comme des autres, récemment des responsables du syndicat Alliance police nationale, ceux-là n’ayant pas hésité à lâcher les gilets jaunes (de novembre-décembre 2018) pour quelques primes (article de Jean-Michel Décugis et d’Éric Pelletier dans Le Parisien publié le 19 décembre 2018) et des LBD flambant neufs (article du Parisien et de l’AFP datant du 27 décembre 2018). En attendant, les policiers se suicident encore (article de 20 Minutes du 22 août) et les salariés se noient toujours dans la fumée, la poudre et le formol (article de 20 Minutes, "Alcool, cocaïne, tranquillisants… Quand le travail mène à la drogue" du 27 septembre 2017).

De fait, les démocraties modernes, de l’Europe à l’Asie en passant par les États-Unis, se composent de quatre familles idéologiques constitutives des inconscients collectifs, et ce, malgré les particularités culturelles de chacune d’entre elles : une droite nationale, une droite libérale, une gauche sociétale et une gauche sociale. Concernant le nationalisme, celui-ci n’a de sens qu’à l’aune de la Révolution française dont la conception remonte à la Magna Carta des Anglais désireux de renverser leur couronne, dès 1215. Par la suite, le recours au libéralisme d’inspiration anglo-saxonne, celui-ci mêlé au libertinage d’un Sade, eut le succès qu’on lui connaît jusqu’à la libération des mœurs réclamée par les baby-boomers de Mai 68. À ce moment précis, la gauche sociale, tant celle de Fourier que de Proudhon, devint le cache-sexe d’un second progressisme, le sociétalisme.

Rien de plus précieux pour la bête électoraliste que la victime éternelle, l’effacement programmé du prolétaire valant mieux que l’omniprésence forcenée de la minorité expiatoire. Et rien d’étonnant dans le fait que cette « seconde gauche » soit le cheval de Troie du libertarisme californien. En définitive, il n’y a pas d’autre moyen, pour contrecarrer les projets illimités de l’extrême centre – aussi bien en matière d’extension des droits qu’en matière d’extension des marchés –, de penser une réconciliation entre la droite nationale et la gauche sociale. Sur ce point, les premiers gilets jaunes avaient montré la voie. Autrement, la Macronie continuera de passer notre pays par pertes et profits. »


***

On doit cependant le commenter ainsi : encore un Buisson, un Zemmour, bref : un Tartempion à la recherche d'une martingale ; or, c'est du sein même du Désastre que peut seulement provenir le changement de la donne.

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Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

27 Août 2019, 16:18 Message

Vanneste, pas trop mal non plus, au milieu du concert des laquais en tous genre (même Rioufol qui perd un peu de sa lucidité !) :

« Ces 25 et 26 Août sont un indiscutable appel à distinguer la grande politique qui transforme des faits en légende de la petite qui les dévalue en spectacle. Une légende, contrairement à un mythe n’est pas une création purement imaginaire. C’est un embellissement de l’histoire qui forge la sensibilité d’un peuple. Vouloir la réduire sous prétexte d’objectivité historique desséchante est meurtrier. Il est vital que le roman national, dès lors qu’il n’est pas une inversion du réel, soit une manière de modeler l’identité d’une nation, en la rendant fière de son passé, et en lui permettant d’affronter l’avenir avec confiance. Entre la repentance débilitante qui voudrait faire de la France la complice de l’Allemagne nazie et la légende napoléonienne qui a fait oublier Waterloo, la Résistance occupe la juste place. En 1940, la France a connu la pire défaite de son histoire. Elle a été battue, envahie, humiliée au point qu’une grande partie de ses élites et de sa population ont envisagé la victoire de l’Allemagne comme définitive et le pouvoir du Maréchal Pétain comme une planche de salut. Une infime minorité a refusé la défaite, et Charles de Gaulle a incarné cette minorité en lui donnant ses arguments que la suite des événements a vérifiés. L’Appel du 18 Juin a eu peu de poids dans l’actualité, mais il a été le premier acte de la légende. L’épopée du Général Leclerc de Koufra à Strasbourg, en passant par la libération de Paris, est une page essentielle de cette légende. Les Français ont continué à combattre, et à vaincre, les Italiens d’abord, les Allemands ensuite. Que cette 2e DB fût un élément secondaire dans l’immense armée des Alliés, qu’elle ait représenté elle-même une part plus faible de l’effort de guerre français que la Première Armée formée avec des troupes et des officiers qui n’avaient pas répondu initialement à l’Appel du 18 Juin, que des Espagnols républicains fussent ses premiers membres à entrer dans Paris, toutes ces réserves n’atténuent pas le fait essentiel que la capitale de la France fut libérée par une division française venant au secours du soulèvement organisé par la Résistance intérieure. Le discours du Général de Gaulle à l’Hôtel de Ville, le plus beau peut-être de tous ceux qu’il a prononcés, fixe la légende en lui donnant une force et une beauté qui la transforment en histoire. Ce sont les Français qui ont libéré Paris, c’est la France qui a reconquis son indépendance. La puissance du symbole permettra à notre pays d’être parmi les vainqueurs et de retrouver une place dans le monde que le désastre de 1940 pouvait lui avoir enlevée définitivement.

La gesticulation diplomatique de Macron à Biarritz ne rentrera pas dans l’histoire. Elle a certes un point commun avec la légende, c’est l’embellissement du réel, mais ici ce n’était que pour donner un spectacle aux spectateurs crédules encouragés à applaudir par un choeur de tresseurs de lauriers, les Barbier, Boniface et autre Makarian. « Chef d’orchestre », dit l’un d’eux. Le mot est juste, car la mise en musique n’a pas toléré le moindre couac. Toutefois, on serait bien en peine, une fois tombé le rideau, de trouver la moindre trace du spectacle dans la vie réelle. On s’est donné rendez-vous en Floride l’année prochaine tout en se disant que le format du G20 était décidément plus adapté à la réalité du monde que le G7 obligé d’inviter des pays qui n’en font pas partie pour se donner de l’importance. Le seul événement à retenir, c’est le coup de théâtre célébré comme un coup de maître par les thuriféraires habituels, mais qui, paradoxalement, s’est déroulé dans les coulisses avec la venue du ministre des affaires étrangères iranien, pour rencontrer les Français et sans le moindre contact avec les autres invités. Généreusement, Trump avait donné sa bénédiction et l’on aura observé le souci marqué par Macron de ne pas déplaire au Président américain alors que celui-ci a boudé la réunion consacrée à la transition climatique. Si l’on met à part l’envoi d’avions en Amérique du Sud pour combattre les incendies de la forêt amazonienne, le G7 a surtout décidé qu’on allait se revoir, pour l’Ukraine, pour les taxes sur les Gafa, et pour le nucléaire iranien. Observons simplement que fidèle à la gauche mondaine à laquelle il appartient, le président français préfère n’importe quel pouvoir autoritaire, y compris le théocratique qui règne à Téhéran, à un gouvernement démocratique très à droite. Le Brésil et Jaïr Bolsonaro en ont fait les frais puisque la réussite de la mise en scène exigeait d’afficher une grande amitié avec Donald Trump. Celui-ci se dit prêt à rencontrer le président iranien lorsque les conditions seront réunies…. Macron promet de rembourser une partie des taxes sur les Gafa, en cas d’accord…. Bref, on dessine l’esquisse d’un chemin pour une éventuelle avancée…. Mais cette rencontre « internationale » avait elle un autre but que de servir de faire-valoir à ses vedettes auprès de leurs publics nationaux ? Cette instrumentalisation nationale a pris un tour caricatural avec Donald Tusk, présent à la place de Juncker, malade… Président du Conseil de l’Union Européenne sur le départ, il est surtout un opposant polonais, et malgré cette légitimité plus que légère, il a cru devoir souhaiter que ce soit l’Ukraine et non la Russie qui rejoigne le G7, histoire de montrer qu’il est encore plus anti-russe que la majorité au pouvoir à Varsovie ! »

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Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

27 Août 2019, 19:02 Message

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Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

28 Août 2019, 11:52 Message

«Islamophobie» : crise ouverte entre les insoumis et des militants des quartiers (Libération)

« Baston

Samedi, le lendemain du débat, au centre des congrès à Toulouse, la tension s’est invitée sur un autre terrain. Benoît Schneckenburger, un dirigeant du mouvement, a interpellé bruyamment Taha Bouhafs, militant et journaliste proche des insoumis, pour lui reprocher un tweet – pas très sympathique – au sujet de Peña-Ruiz. La sécurité est intervenue. Taha Bouhafs a dénoncé une «agression physique». Le député de Seine-Saint-Denis, Eric Coquerel est arrivé dans un second temps pour faire baisser la température. Pas simple.

L’altercation a animé toutes les discussions entre les dirigeants. Ils regrettent la «perte de contrôle» de Benoît Schneckenburger. Une «erreur», disent-ils. Par contre, ils ne retiennent pas leurs coups lorsqu’il s’agit d’évoquer Taha Bouhafs – alors que ce dernier a demandé «une explication et des excuses» de LFI. Il a notamment contacté le député européen, Manuel Bompard. Une tête pensante ne veut «plus de lui» dans la galaxie insoumise. En interne, Eric Coquerel, toujours lui, tente de mettre fin à la baston. Sauf que sur les réseaux sociaux, le débat est encore vif.
Liberté de parole

Youcef Brakni, par exemple, militant du collectif La vérité pour Adama et qui était présent à Toulouse, a publié mardi après-midi un long texte sur Facebook pour annoncer sa prise de distance avec La France insoumise. «Il reste de nombreux militants sincères à la FI, il faut continuer à les soutenir évidemment. Mais il est clair qu’il sera difficile à l’avenir de participer à des actions avec des cadres qui continuent à nier l’islamophobie et qui ne font aucune déclaration pour condamner l’agression subie par Taha Bouhafs», écrit-il. Une publication partagée par plusieurs militants de banlieue. »


***


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Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

28 Août 2019, 16:14 Message

Olivier Besancenot @ olbesancenot

Olivier Besancenot a retweeté Julien Salingue

Les projets d’émancipation, qui doivent nous rassembler demain, impliquent le rejet de toutes les formes de racismes. L’islamophobie n’est pas discutable, elle se combat !

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Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

29 Août 2019, 09:15 Message

Pour continuer sur cette lancée, bien que ce soit presque plutôt une affaire de collabos

riposte laïque

Julien Denormandie, ministre de Macron, veut interdire l’islamophobie !

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Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

29 Août 2019, 13:14 Message

Marion Maréchal : “Ce que j’aurais dit au Medef si on m’avait laissé y aller” (Atlantico)

« Notre pays ne peut malheureusement pas se contenter de vivre sur ses acquis en regardant désabusé la disparition progressive de la classe moyenne et la relégation croissante des classes populaires. L’avenir appartient aux nations indépendantes qui déploient une véritable stratégie industrielle, qui refusent la colonisation économique de puissances étrangères dans des secteurs stratégiques comme l’industrie de défense ou l’agriculture, qui défendent leur souveraineté notamment numérique, qui favorisent les produits fabriqués sur leur territoire, qui protègent leurs ressources par une écologie concrète et non idéologue, qui orientent l’investissement vers l’innovation et l’éducation.

L’économie n’est ni une science, ni une religion. Elle n’est pas une fin en soi mais un outil, elle ne régit pas la société mais doit se mettre au service de son harmonie. Pour cela, je crois qu’il n’y a pas de meilleur objectif que la poursuite de la liberté politique ni de meilleur moyen que la liberté offerte à chaque entreprise de s’épanouir et à chaque citoyen de vivre décemment de son travail. »

Etc. Ça ne mange pas trop de pain, c'est un exercice plutôt finement mené pour ménager carpe et lapin — pardon : pour dépasser les clivages obsolètes ; las, tout au fond, ces vieux clivages sont enracinés dans certain réel qui ne s'en laisse pas compter. Tout cela est habile, sans doute, mais très, très insufisant.

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Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

3 Septembre 2019, 08:27 Message

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Traduction : ce sont les abstentionistes qui ont fait le succès de l'AFD.
Et les vieux qui ont maintenu en survie CDU et SPD.
Chez les 30-50 ans, l'AFD est très largement majoritaire.
Annexe : la "fracture sociale" ne passe pas en Allemagne par un axe est/ouest, mais nord/sud.

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Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

4 Septembre 2019, 08:55 Message

Marion Maréchal et Eric Zemmour participeront à une « convention de la droite » à la rentrée

« On y annonce également le “marieur politique” Paul-Marie Coûteaux, mais aussi Ivan Rioufol, éditorialiste au Figaro, et Gilles-William Goldnadel, avocat.

Dans un communiqué publié mardi 3 septembre, le magazine à la ligne L’Incorrect a annoncé le rendez-vous : "Une première grande convention de la droite, qui a vocation à devenir le lieu incontournable des débats philosophiques et politiques de demain." » (par L'Incorrect)

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Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

5 Septembre 2019, 08:14 Message

Article de Domenach dans Challenges, cité par BV :

« Lors de leurs séances de "brainstorming", les proches d’Emmanuel Macron ont élaboré ce qu’ils appellent un "scénario cauchemar".
Selon l’un des animateurs de ces réunions, "Marine Le Pen irait voir le général Pierre de Villiers, frère de Philippe, pour lui demander de se présenter à l’élection présidentielle, car il est raide comme la justice et incarne l’autorité. La chef du RN ne demanderait que la présidence de l’Assemblée nationale ou Matignon pour commencer. Et le tandem serait très dur à battre". La même source issue du premier cercle présidentiel se réjouit en revanche de l’offensive de Marion Maréchal, qui "affaiblit plus encore la droite et divise les lepénistes. Car une partie de ces derniers soutiennent les efforts de notabilisation de la nièce, alors qu’une majorité des militants veulent gagner au peuple, bouffer la droite et non pas l’asseoir à leur table."

Plus macronien que Challenges, tu meurs. Son patron, Claude Perdriel (qui se dit "de gauche"), ne cache pas son soutien à Manu. Au point que ses journalistes, en pleine campagne présidentielle, ont dénoncé le "boulevard fait à Macron" dans leur journal. Ces gens-là doivent être bien informés, donc l’article peut être pris au sérieux. »

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Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

6 Septembre 2019, 08:55 Message

Au sujet de la future "convention de la droite". Zemmour, Marion, Buisson, etc. : fort bien. Mais que fait Raphaël Enthoven dans cette galère ? Au mieux du mieux : l'éternel ver dans le fruit, la "caution" qui ruine tout.

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Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

6 Septembre 2019, 14:21 Message

Le signe peut-être d'une ouverture vers Nicolas S. et B.H.L....

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Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

6 Septembre 2019, 20:50 Message

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Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

9 Septembre 2019, 08:17 Message

Sylvie Goulard, considérée comme une représentante éminente de cet "État profond" dont Macron a parlé à plusieurs reprises ces derniers temps avec une insistance qui interroge, a payé 45.000 euros pour échapper aux poursuites judiciaires (courrier stratèges), lesquelles lui avait valu démission de son poste éphémère de ministre, le tout pour pouvoir être promue à la Commission de Bruxelles au titre de Commissaire à la concurrence...

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Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

11 Septembre 2019, 11:33 Message

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« Avant de prendre la tête de General Electric, Hugh Bailey a en effet appartenu au cabinet d’Emmanuel Macron à Bercy, entre août 2014 et septembre 2016, c’est-à-dire au moment même où le ministre de l’Economie autorisait le rachat d’Alstom. Une opération controversée qui fait elle-même l’objet d’une enquête menée par le parquet national financier (PNF). »

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Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

12 Septembre 2019, 08:20 Message

« Nommé au gouvernement le 3 septembre dernier, le haut-commissaire aux retraites Jean-Paul Delevoye a décidé de percevoir à nouveau des pensions liées à ses anciennes fonctions, auxquelles il avait un temps renoncé. » (Capital).

Ferrand, qui n'avait eu de mots assez durs contre Fillon, mis en examen pour prise illégale d'intérêt, ne voit absolument pas pourquoi il démissionnerait.

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Re: Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

12 Septembre 2019, 20:49 Message

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Exactement la pensée qui vient à l'esprit en entendant ces braves gens (Macron, Philippe, etc.) "renouveler leur confiance" à cet homme à qui la définition de Talleyrand par Napoléon va comme un gant.

P.S. citation complète (en général on ne retient que la fin) : « Vous êtes un voleur, un lâche, un homme sans foi. Vous ne croyez pas à Dieu ; vous avez toute votre vie manqué à tous vos devoirs, vous avez trompé, trahi tout le monde […] Tenez, Monsieur, vous n’êtes que de la merde dans un bas de soie. »

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