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Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

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Re: HollandoSarkosisme, & al.

15 Novembre 2014, 19:35 Message

Emmanuel Todd s'énerve ; je ne l'avais jamais vu comme cela.


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Re: HollandoSarkosisme, & al.

15 Novembre 2014, 20:01 Message

Tonique. Le retour à l'envoyeur de l'accusation de mise sous le tapis des vérités qu'il faudrait clamer est magistral. Careyrou est pitoyable, comme toujours et plus que jamais.

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Re: HollandoSarkosisme, & al.

16 Novembre 2014, 11:54 Message

Une nouvelle contribution de Didier Bourjon sur Bd Voltaire : L’UDI a un chef, la France désespère de trouver le sien

À noter que le titre original de ce texte n'a pas été conservé : c'était "Allo Papa Tango Charlie"...

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Re: HollandoSarkosisme, & al.

16 Novembre 2014, 17:50 Message

J'ai lu il y a une quinzaine d'années son essai "Le destin des Immigrés" et à la suite de cette lecture j'ai eu pendant une dizaine d'années une opinion des plus admiratives sur Emmanuel Todd et son travail d'historien démographe.

Je ne sais pas ce qui s'est passé ou si son succès lui est monté à la tête mais peu à peu il a montré dans ses interventions télévisées un visage inquiétant, un homme en permanence sur les bords de la crise de nerfs.

Plus le réel prennait une direction qui contredisait ses prédictions plus il s'enferrait dans ses positions. Pendant toutes les années 2000 à 2010 il nous parlait des taux de mariage élevé entre francais de souche et immigrés maghrébins de la deuxième génération qui annoncait une assimilation certaine de ces immigrés alors que le nombre de mariages avec des femmes cherchées au bled se montait déjà à presque 100 000 par an.

Je me disais cet homme est devenu fou et d'ailleurs son visage avait changé et était devenu grimacant et bourré de tics.

Par contre dans cette émission du Club de la Presse sur Europe n° 1 il a, à mes yeux, raison sur toute la ligne. Je me pose cependant la question de savoir si Todd est en train de revenir à une ligne scientifique respectant les faits et le réel ou si ce n'était qu'un moment de sincérité fugace.

Même si il a raison sur la question de l'Euro ses attaques extravagantes contre l'Allemagne et Mme Merkel ne présagent rien de bon.

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Re: HollandoSarkosisme, & al.

18 Novembre 2014, 10:14 Message

Remarquable article, et comme toujours très drôle, de G. Cluzel.

Sens commun, redoutable cheval de Troie au sein de l’UMP ? (Bd Voltaire)

J'aime bien : « "Que votre oui soit un oui, que votre non soit un non", demandait un responsable de Sens commun en guise de préambule au meeting de samedi. Mais voilà, c’était un peu tard. Forcément. Le discours de Nicolas Sarkozy était déjà écrit. Et sa réponse, à lui, fut "noui". Était-il pour ou contre le mariage gay ? Disons "pontre" et "cour". »

Et mieux encore : « Sens commun a voulu faire rentrer la vérité au sein de l’UMP. Celle-ci se révèle être un cheval de Troie redoutable. Sens commun veut servir l’UMP, il peut aussi contribuer à la détruire. »

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Re: HollandoSarkosisme, & al.

19 Novembre 2014, 13:16 Message

Pourquoi faire compliqué quand on pourrait faire simple ?
Telle est la question.

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Re: HollandoSarkosisme, & al.

27 Novembre 2014, 11:11 Message

« Le duel Sarkozy-Juppé dans la lignée du match Chirac-Balladur »


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Re: HollandoSarkosisme, & al.

27 Novembre 2014, 12:56 Message

Vu récemment Dame Jouanno, face à Le Maire : fédéralisme total ou rien en Europe, immigration, maintenant avortement, c'est une ayatollah de l'européisme triomphant, et une revancharde au sens rencontré ces derniers jours qui aurait grand besoin d'être, elle aussi, remise à sa place...

Jouanno sur Fromantin, qui a voté contre une résolution sur l'IVG : "il n'a pas vraiment sa place à l'UDI" (Le Lab Europe 1)

Ce que dit Fromantin, son crime de lèse-majesté : « Contrairement à ce qui est exprimé dans l’intitulé de cette résolution, ce texte ne réaffirme en rien le projet présenté par Simone Veil en 1974. Dans le texte d’origine dont on célèbre l’anniversaire, il s’agissait d’ouvrir une dérogation au principe de protection de l’être humain dès le commencement de la vie. C’était nécessaire, et Simone Veil elle-même reconnaissait le caractère exceptionnel et dramatique de cette décision.

Sa transformation en droit fondamental, telle que la résolution le propose, ouvre la banalisation de l’avortement et marque un changement profond au principe d’exception qui prévalait jusqu’à présent. »

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Re: HollandoSarkosisme, & al.

29 Novembre 2014, 12:39 Message

Arrière-cuisine électorale ce week-end.

Premier résultat intéressant : l'élection directe par les militants des membres du prochain comité central du FN. Marion Maréchal Le Pen arrive nettement en tête (80% !), Philippot n'est que quatrième. Ce comité central n'aura pas vraiment d'influence, mais un on peut tirer un enseignement de ces résultats : les nouveaux militants du FN, nombreux, qui l'ont rejoint dans le sillage du succès de MLP, sont très exactement sur les mêmes positions que les "anciens", ils ont les mêmes préoccupations prioritaires (immigration, identité) et ne goûtent guère à la gauchisation, notamment "républicaine", poussée par les ex-chevènementistes, habiles noyauteurs.

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Re: HollandoSarkosisme, & al.

29 Novembre 2014, 23:26 Message

Deuxième résultat du jour : le vainqueur n'est pas le gagnant dans l'élection interne à l'UMP, et un Le Maire est un adversaire de taille à faire trébucher le Sarkozy cru 2014, ce qui augure mal de la suite...

Les commentateurs ressassent l'antienne de la "droitisation" de l'électorat, quand les deux phénomènes du jour ne sont qu'un pâle et lointain écho de ce qui se trame ; à dire le vrai ce sont les fractures qui sont l'évidence politique du moment.

Fracture en vue au FN (MLP, fort maladroite pour le coup, d'improviser pour les journalistes un petit scénario "intime" avec Philippot afin de montrer publiquement qu'elle le soutient et qu'il compte tout premièrement pour elle, et pire encore de déclarer que si l'on veut changer de ligne, il faudra changer... de candidate !) ; fracture de la droite "de gouvernement", entre Sarko et Juppé, mais aussi entre conservateurs et libéraux, entre européistes frénétiques et ceux qui commencent à subodorer que la fin de la comédie est proche, bref entre toutes les familles sur lesquelles Sarkozy (ni personne) n'a plus la main, manifestement.

La gauche ? Pendant que les cultureux continuent à déblatérer entre eux pour occuper presque tout l'espace médiatique, en redoublant de moraline dans le déni systématique de ce qui survient, tout le monde se moque de son naufrage.

Comment dit-on ? Comme lors de certaine fête napolitaine ?

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Re: HollandoSarkosisme, & al.

30 Novembre 2014, 16:32 Message

Un entretien assez étonnant.

Maxime Tandonnet : «Le pouvoir a les pieds et les mains liés»

Entretien avec l’ex-conseiller immigration de Sarkozy

Beaucoup d’électeurs de Nicolas Sarkozy lui reprochent ses promesses non tenues en matière d’immigration. Pour son ancien conseiller spécial, la faute en revient notamment à la confusion des exécutifs. Le pouvoir est concentré à l’Elysée, mais les moyens de l’exercer sont ailleurs.

Publié le 25 novembre 2014

Causeur N° 77

Haut fonctionnaire et auteur français

Haut fonctionnaire, ancien élève de l’ENA, Maxime Tandonnet a été conseiller de Nicolas Sarkozy au ministère de l’Intérieur (2005-2007) et à l’Élysée (2007-2011). Il est l’auteur de nombreux livres sur l’immigration, mais aussi d’une histoire des présidents de la République. Son dernier ouvrage, Au cœur du volcan. Carnets de l’Élysée 2007-2012, a été publié chez Flammarion en septembre 2014.

Gil Mihaely : En 2007, beaucoup d’électeurs du FN ont voté Nicolas Sarkozy au deuxième tour parce qu’ils attendaient de lui une politique « ferme » sur l’immigration et la sécurité. Entre 2007 et 2011, vous étiez conseiller spécial auprès de lui, en charge de ces deux questions. Avez-vous tenu les promesses du candidat ?

Maxime Tandonnet : Pas à tout à fait. Le sujet des migrations est en grande partie internationalisé : un gouvernement n’est pas complètement souverain. La France seule peut décider de certaines choses, mais pas de tout. Une grande partie du traitement de l’immigration relève de conventions internationales et des jurisprudences des tribunaux.

Le terme « immigration » véhicule aujourd’hui toutes sortes de fantasmes. Que désigne-t-il précisément pour l’État ?

Tout d’abord, il faut se garder des polémiques et s’en tenir aux faits. L’immigration concerne le flux des nouveaux arrivants, c’est-à-dire, depuis l’an 2000, à peu près 180 000 entrées légales par an en moyenne (dont 60 000 étudiants, 80 000 pour motif familial, 10 000 réfugiés politiques et 10 000 visas de travail) ainsi que des migrants en situation irrégulière dont on estime le nombre à partir de l’AME, aide médicale d’État, à 200 000 à 300 000 (chiffre total et non pas en termes de flux annuel). Sur une longue période historique, l’immigration est un atout et un enrichissement démographique et économique. En revanche, quand le flux migratoire excède les capacités d’accueil du pays, notamment sur le marché du travail ou celui du logement, des difficultés apparaissent. Quand il n’y a pas d’emploi pour certains des nouveaux arrivants en période de fort chômage, cela peut favoriser l’exclusion et fragiliser la cohésion sociale. C’est pourquoi il faut maîtriser, organiser l’immigration, tout en restant un pays ouvert.

Très bien, vous avez prononcé tous les mots-clefs. Et il est bon que la neutralité du langage administratif évacue les affects des représentations individuelles. Reste que si, dans le long terme, l’immigration, nous dites-vous, est un enrichissement, beaucoup de nos concitoyens semblent se dire que, dans le long terme, nous serons tous morts, et ils ont d’autant plus tendance à voir les problèmes, plus que l’enrichissement, que les inquiétudes identitaires s’ajoutent aux tensions économiques et sociales que vous évoquez. Quels peuvent être les objectifs d’un gouvernement en ce domaine ?

La mission principale que m’a confiée Nicolas Sarkozy était de développer une politique de gestion des flux migratoires avec les pays d’origine, en même temps qu’un « pacte européen pour l’immigration et l’asile ». J’ai donc travaillé avec le ministère de l’Immigration et les partenaires européens, mais aussi avec des pays de l’Afrique de l’Ouest. Nous avons négocié, bilatéralement, les accords de politique migratoire qui sont en vigueur aujourd’hui avec une quinzaine de pays, comme le Gabon et le Sénégal.

Au-delà de l’internationalisation et de la judiciarisation, qui privent le gouvernement français d’une partie de sa marge de manœuvre dans le domaine de l’immigration, vous avez affronté de nombreux autres obstacles sur votre route. Rappelons-nous la polémique provoquée par l’un des premiers projets de Sarkozy, les tests ADN – je revois Carla Bruni s’indignant lors d’un grand raout de la gauche…

Oui, et je ne cache pas ma responsabilité personnelle dans cette affaire. L’idée était d’adapter une législation sur l’immigration pour faire comme les États-Unis, le Canada et les pays européens : permettre sous certaines conditions à une personne qui ne peut pas démontrer par des documents d’état civil qu’elle a un lien de parenté avec une autre personne – par exemple pour faire venir ses enfants dans le cadre du regroupement familial – de faire des tests ADN sur une base volontaire. Mais nous avions sous-estimé la réaction passionnelle que cette mesure mal expliquée pouvait susciter dans la conscience collective… C’était une erreur. Cet incident incarne parfaitement la très grande complexité de l’action politique…

Le président Sarkozy, pourtant tout juste élu et encore assez populaire, a finalement décidé de renoncer à cette mesure…

Le tollé était disproportionné par rapport à l’intérêt de la mesure. Ce n’était pas si simple de revenir en arrière, car le projet était déjà dans les tuyaux. Mais on ne fait pas toujours ce qu’on veut…

La pression des médias et de l’opinion n’est pas seule en cause. Le plus choquant, ou au moins surprenant, c’est peut-être la résistance administrative. Dans votre livre, vous racontez que Nicolas Sarkozy voulait réformer le fonctionnement des consulats de France, qui octroient les visas. Le président avait demandé d’organiser une réunion sur le sujet. Et sa demande a tout simplement été ignorée… Ce qui révèle un léger dysfonctionnement institutionnel, non ?


Tout à fait, c’est une chose qui m’a aussi choqué. Le président de la République s’occupe d’une multitude de sujets en même temps, et il ne peut donc pas avoir à l’esprit tous les dossiers. À cette époque-là, j’ai eu l’impression que l’administration n’appliquait pas ses instructions. Il faut savoir qu’à l’Élysée il n’y a pas de cellule de suivi de décisions, c’est tout l’entourage du président qui s’en charge, et il est du devoir de tout le monde de réagir… ou pas… Parfois, on prend des notes et on fait des comptes rendus de réunion, mais ce n’est pas systématique, car cette pratique n’est pas dans l’esprit de l’institution. C’est à Matignon que l’on rédige des comptes rendus officiels des mesures. Un puissant organisme, le secrétariat général du gouvernement, assure cette mission fondamentale. Cela traduit un caractère profond de nos institutions : l’Élysée n’est pas normalement le lieu où l’on gouverne au quotidien. On y fixe le cadre, les grandes orientations, pas plus. Mais, depuis une quinzaine d’années, l’Élysée est devenu, sans en avoir les moyens, le centre de gouvernement à la place de Matignon. Autrement dit, on essaye de gouverner la France depuis l’Élysée. C’était déjà ainsi pendant le second mandat de Chirac, c’était comme cela avec Sarkozy, c’est encore le cas avec Hollande.

Êtes-vous en train de dire qu’on ne sait pas qui dirige la France ?


Je dis qu’il y a une ambiguïté dans le mode de fonctionnement du pouvoir. Normalement, c’était l’Élysée qui fixait la ligne en matière d’immigration. Elle était claire : on est ouvert à l’immigration régulière mais on ne peut pas accueillir tout le monde, surtout avec un taux de chômage considérable, et il faut lutter contre l’immigration illégale. Ensuite, ce devait être à Matignon de mettre en œuvre ces grands principes. Cela n’a pas été le cas. On vivait dans une confusion des genres permanente.

Est-ce cette « ambiguïté » dans le fonctionnement du pouvoir qui crée un sentiment général d’impuissance ?


Je pense qu’elle y contribue beaucoup. Le président a pour mission d’incarner la nation, il représente en principe la communauté nationale, l’unité du pays, et doit rester « au-dessus de la mêlée ». Au quotidien, c’est au Premier ministre, sous le contrôle du Parlement, qu’échoit la mission – plus ingrate – d’adopter des mesures nécessaires, mais souvent douloureuses. La confusion de ces missions respectives peut compromettre la capacité même d’agir. En outre, en période de crise, une surexposition médiatique du chef de l’État entraîne de graves phénomènes de rejet et d’impopularité.

D’où le rôle de fusible conféré au Premier ministre. Mais l’interventionnisme de Nicolas Sarkozy et, plus généralement, sa personnalité, ne sont-ils pas la principale cause de ces ambiguïtés ?


Pas uniquement. C’est un problème beaucoup plus profond. Le quinquennat a beaucoup joué. J’ai vu cette sorte d’amalgame entre le rôle de chef de l’État et celui de chef du gouvernement se mettre en place sous mes yeux. Il faudrait revenir à une pratique plus « Ve République ». En revanche, je ne crois pas à la formule d’un « président chef de parti », raison pour laquelle je suis totalement opposé au système des primaires, où le parti choisit son futur candidat. Le président doit rester l’homme de la nation.

Quel est le problème, alors ?

Nicolas Sarkozy a été un président très actif, volontariste, animé par une profonde envie de changer les choses, mais il s’est heurté à de multiples obstacles : la force d’inertie dans les ministères, le poids des jurisprudences… Le Conseil constitutionnel et les tribunaux suprêmes européens ont un pouvoir considérable sur les politiques. Pour prendre un exemple cité dans mon livre, il était prévu qu’un criminel très dangereux qui a de fortes chances de récidiver soit maintenu en rétention après avoir purgé sa peine.

Mesure qui peut effectivement être jugée contestable…


Sans doute, mais n’est-ce pas une prérogative du pouvoir exécutif ? On n’a pas pu le faire comme on voulait, car le Conseil constitutionnel a estimé que c’était contraire à sa jurisprudence. Il faut savoir que le Conseil constitutionnel censure la moitié des lois, y compris celles du gouvernement actuel. C’est énorme quand on y réfléchit ! Cela pose un problème au regard de la légitimité démocratique d’un Parlement élu au suffrage universel.

Sommes-nous gouvernés par des juges ?

Je ne le dirais pas comme ça, mais il est certain que les jurisprudences des cours suprêmes ont un poids croissant dans la vie publique. D’autres contraintes ont joué aussi. Nous voulions faire beaucoup plus pour les banlieues, mais l’argent manquait. La décentralisation a aussi contribué à saper nos décisions : on a donné beaucoup de pouvoir aux collectivités locales, et quand l’État a supprimé un fonctionnaire sur deux, elles ont recréé autant de postes de fonctionnaires… Bref, le manque d’efficacité de l’autorité du pouvoir central est l’un des grands problèmes de notre République.

Sarkozy hier, Hollande aujourd’hui, qui que ce soit demain – tous les présidents se heurtent aux mêmes écueils…

Absolument ! J’en suis persuadé. Je ne dis pas que l’on peut tout changer d’un seul coup, mais il faudrait redonner des marges de manœuvre, même restreintes, pour permettre aux pouvoirs politiques d’agir. Comment se fait-il que face au chômage de masse, qui existe depuis environ 1980, on n’ait jamais réussi à trouver de solution ? Cela s’aggrave continuellement, les gens sont découragés et ne croient plus au politique. Il faut rejeter toute forme de démagogie. Je ne crois pas aux solutions miracles et à la poudre de perlimpinpin, mais à un travail sérieux et de longue haleine pour recouvrer peu à peu des marges d’action et d’efficacité.

D’accord, mais en attendant, comment peut-on gouverner la France ?

Autrefois, même les gouvernements de la IIIe et de la IVe République, malgré une instabilité chronique, fonctionnaient mieux : des décisions ressortaient du chaos apparent ! Aujourd’hui, derrière les attributs de la puissance, le pouvoir en France a les pieds et les mains liés. Il faut revenir aux bases de la Ve République, avec un président qui préside et un gouvernement qui gouverne. C’est la leçon que je tire de mon passage à l’Élysée

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Re: HollandoSarkosisme, & al.

1 Décembre 2014, 16:50 Message

Qu'il faille se sortir de toute urgence du lacis de règles sur fond d'invraisemblable carcan moralinesque concocté au fil des ans par l'internationalisme droit-de-l'hommiste consumériste, c'est une évidence, quel qu'en soit le prix ! Donc, il faut mettre l'Europe au pied du mur...

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Re: HollandoSarkosisme, & al.

1 Décembre 2014, 17:13 Message

Sarkozy, futur rempart à la droitisation ? (Causeur)

Une contribution qui témoigne — c'est son principal intérêt — de l'embarras (symptomatique) de la "gauche culturelle" devant la dite "droitisation" du corps politique légitime. Une analyse dont tout n'est certes pas à rejeter, mais qui est faussée par un esprit finassier plutôt que fin, et militant quoiqu'il en ait, ladite gauche culturelle (termes interchangeables, qui désignent les derniers petits exploitants d'un résidu de capital culturel, bref : les pauvres d'esprit qui font office de classe qui pense), la gauche culturelle, donc, se trouvant fort démunie devant une situation qui lui échappe si manifestement… Lui reste toujours la ressource de la coquetterie salonnarde et du désespoir de bon aloi. Vanité et inopérance sont les deux mamelles de cette (nombreuse) engeance inutile.

Quelques commentaires au fil de l'eau :

« Bruno Le Maire recueille 30 % malgré l’apport évident des voix des amis de Juppé et Fillon, effectivement un triomphe… »

Exagération pour les besoins de la démonstration : personne ne dit que Le Maire a fait un triomphe, à part ses ouailles ; en revanche le "retour" de Sarkozy est effectivement difficultueux, à dire le moins, et, selon les propres estimations de ses fans (qui en avait déjà bien rabattu), en dessous de 70%… Dès le lendemain, on voit que personne ne lui fera de cadeau dans son camp ; ce camp où désormais ne domine qu'une idée : refiler à l'autre le mistigri de la division tout en faisant tout pour ramener à soi le "ticket". Le Maire n'est pas devenu le remplaçant de Juppé dans l'idée des médias, n'exagérons pas !

« Je confesse que bien que la prévoyant [la débâcle hollandiste], je ne l’imaginais pas de cette ampleur. ».
Nous, si.

« J’entendais Nicolas Domenach exiger péremptoirement « des primaires ouvertes à l’UMP, parce que c’est démocratique ! » Je pense qu’il lui sera répondu, d’abord de se mêler de ses affaires, et ensuite de cesser de prendre les gens pour des imbéciles. Les primaires « ouvertes » seraient en la circonstance destinées à mobiliser massivement le PS et l’UDI pour imposer son candidat à l’UMP. Et, il serait prudent de ne pas prendre Nicolas Sarkozy pour un imbécile. Si primaires ouvertes il y a, les conditions de participation seront justement fixées pour éviter la manipulation. Et Nicolas Sarkozy sera donc le candidat de l’UMP. Il lui suffira de faire autour de 20 % des voix au premier tour de la présidentielle pour être contre Marine Le Pen au second. Où il a toutes les chances d’être élu. »

Juste, mais à quoi il faut ajouter : à moins que la "droite" ne se déchire, principalement entre Sarkozy et Juppé, l'OPA centriste sur la droite ne pouvant plus fonctionner, et autres "à moins que"…

La question clef, dans toutes les configurations : les reports — ou pas — de voix, de tous côtés, et la leçon de 2012, bien digérée par l'électorat, plus habile politique qu'on ne veut le dire. Chacun ferait bien d'être beaucoup plus prudent dans ses "pronostics", et chacun devrait plutôt réfléchir à l'action politique pertinente à mener hic et nunc, sans tirer de plans sur la comète présidentielle.

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Re: HollandoSarkosisme, & al.

2 Décembre 2014, 11:47 Message

J'avoue un faible, moi de même...

Marion Maréchal-Le Pen : l’état de grâce (G. Cluzel, Bd Voltaire)

« Marion Maréchal-Le Pen peut être, à terme, un maillon majeur dans une jonction qui devra se faire tôt ou tard : celle de ces deux France enracinées, progressant chacune pour le moment le nez dans le guidon, ne voyant pas que les combats qui les animent — immigration massive pour la France périphérique, destruction de la famille pour la France LMPT — sont des cercles concentriques autour du même point central : l’identité… et qu’il faudra un jour arrêter de s’évertuer à tourner en rond sans se regarder pour converger ensemble vers le même cap. »

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Re: HollandoSarkosisme, & al.

2 Décembre 2014, 14:18 Message

La jonction est pour l'instant celle de la CGT , des bonnets rouges et de la Manif pour tous.

Image


"Mais, qu'ils soient venus à l'appel de l'intersyndicale CGT - FO - Solidaires - FSU, des Bonnets rouges, de Bretagne Réunie ou du collectif Manif pour tous, aucun ne peut approcher les lieux." (Ouest-France)

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Re: HollandoSarkosisme, & al.

2 Décembre 2014, 19:57 Message

Les députés français votent pour la reconnaissance de l’État palestinien

Hélas, le ridicule ne tue pas.

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Re: HollandoSarkosisme, & al.

4 Décembre 2014, 17:08 Message

Selon D'Orcival (Valeurs Actuelles), comme le déplorable Pierre Bergé l'a récemment révélé au club de la presse d'Europe 1, la gauche institutionnelle ne compte plus sur Hollande en 2017 ; et elle est prête à s'abstenir pour faire chuter Sarkozy, même si cela doit provoquer l'élection de MLP ; cela, au motif qu'ensuite, la proportionnelle ayant été instituée, elle n'aurait pas la possibilité de gouverner en l'absence d'une majorité parlementaire. Au pire ce sera Juppé candidat de toutes les gauches et un purgatoire reconstructeur pour le PS, sinon ce sera MLP et le chaos pour se refaire un santé express. La politique du pire, et une vague analogie avec Chirac en 81, qui comptait bien sur des législatives correctrices...

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Re: HollandoSarkosisme, & al.

11 Décembre 2014, 14:37 Message

Sébastien Chenu, ancien secrétaire national de l'UMP et fondateur de GayLib, rejoint Marine Le Pen (Le Lab Europe 1)

Le congrès est passé, la casse a été limitée pour Philippot, c'est le moment d'accélérer. Philippot, comme il se doit, Briois et autres se félicitent de cette arrivée (à la "Culture"). Le militant de base, ou le sympathisant, lui... Avaler des couleuvres est un sport qui réclame de l'entrainement ; cela tombe bien : ce n'est qu'un début, camarade...

Curieux, cette superposition des "NatReps" et du lobby gay... L'air du temps, tel que dévoyé par les spécialistes du détournement ; le faux, décidément, se défend bien...

A croire que chacun des trois "grands" partis désormais en lice tient absolument à se fracturer en deux, chacun à sa façon. La plaisanterie n'est pas terminée.

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