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Marigot, théâtre d'ombres, & politicailleries

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Re: HollandoSarkosisme, & al.

29 Novembre 2014, 23:26 Message

Deuxième résultat du jour : le vainqueur n'est pas le gagnant dans l'élection interne à l'UMP, et un Le Maire est un adversaire de taille à faire trébucher le Sarkozy cru 2014, ce qui augure mal de la suite...

Les commentateurs ressassent l'antienne de la "droitisation" de l'électorat, quand les deux phénomènes du jour ne sont qu'un pâle et lointain écho de ce qui se trame ; à dire le vrai ce sont les fractures qui sont l'évidence politique du moment.

Fracture en vue au FN (MLP, fort maladroite pour le coup, d'improviser pour les journalistes un petit scénario "intime" avec Philippot afin de montrer publiquement qu'elle le soutient et qu'il compte tout premièrement pour elle, et pire encore de déclarer que si l'on veut changer de ligne, il faudra changer... de candidate !) ; fracture de la droite "de gouvernement", entre Sarko et Juppé, mais aussi entre conservateurs et libéraux, entre européistes frénétiques et ceux qui commencent à subodorer que la fin de la comédie est proche, bref entre toutes les familles sur lesquelles Sarkozy (ni personne) n'a plus la main, manifestement.

La gauche ? Pendant que les cultureux continuent à déblatérer entre eux pour occuper presque tout l'espace médiatique, en redoublant de moraline dans le déni systématique de ce qui survient, tout le monde se moque de son naufrage.

Comment dit-on ? Comme lors de certaine fête napolitaine ?

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Re: HollandoSarkosisme, & al.

30 Novembre 2014, 16:32 Message

Un entretien assez étonnant.

Maxime Tandonnet : «Le pouvoir a les pieds et les mains liés»

Entretien avec l’ex-conseiller immigration de Sarkozy

Beaucoup d’électeurs de Nicolas Sarkozy lui reprochent ses promesses non tenues en matière d’immigration. Pour son ancien conseiller spécial, la faute en revient notamment à la confusion des exécutifs. Le pouvoir est concentré à l’Elysée, mais les moyens de l’exercer sont ailleurs.

Publié le 25 novembre 2014

Causeur N° 77

Haut fonctionnaire et auteur français

Haut fonctionnaire, ancien élève de l’ENA, Maxime Tandonnet a été conseiller de Nicolas Sarkozy au ministère de l’Intérieur (2005-2007) et à l’Élysée (2007-2011). Il est l’auteur de nombreux livres sur l’immigration, mais aussi d’une histoire des présidents de la République. Son dernier ouvrage, Au cœur du volcan. Carnets de l’Élysée 2007-2012, a été publié chez Flammarion en septembre 2014.

Gil Mihaely : En 2007, beaucoup d’électeurs du FN ont voté Nicolas Sarkozy au deuxième tour parce qu’ils attendaient de lui une politique « ferme » sur l’immigration et la sécurité. Entre 2007 et 2011, vous étiez conseiller spécial auprès de lui, en charge de ces deux questions. Avez-vous tenu les promesses du candidat ?

Maxime Tandonnet : Pas à tout à fait. Le sujet des migrations est en grande partie internationalisé : un gouvernement n’est pas complètement souverain. La France seule peut décider de certaines choses, mais pas de tout. Une grande partie du traitement de l’immigration relève de conventions internationales et des jurisprudences des tribunaux.

Le terme « immigration » véhicule aujourd’hui toutes sortes de fantasmes. Que désigne-t-il précisément pour l’État ?

Tout d’abord, il faut se garder des polémiques et s’en tenir aux faits. L’immigration concerne le flux des nouveaux arrivants, c’est-à-dire, depuis l’an 2000, à peu près 180 000 entrées légales par an en moyenne (dont 60 000 étudiants, 80 000 pour motif familial, 10 000 réfugiés politiques et 10 000 visas de travail) ainsi que des migrants en situation irrégulière dont on estime le nombre à partir de l’AME, aide médicale d’État, à 200 000 à 300 000 (chiffre total et non pas en termes de flux annuel). Sur une longue période historique, l’immigration est un atout et un enrichissement démographique et économique. En revanche, quand le flux migratoire excède les capacités d’accueil du pays, notamment sur le marché du travail ou celui du logement, des difficultés apparaissent. Quand il n’y a pas d’emploi pour certains des nouveaux arrivants en période de fort chômage, cela peut favoriser l’exclusion et fragiliser la cohésion sociale. C’est pourquoi il faut maîtriser, organiser l’immigration, tout en restant un pays ouvert.

Très bien, vous avez prononcé tous les mots-clefs. Et il est bon que la neutralité du langage administratif évacue les affects des représentations individuelles. Reste que si, dans le long terme, l’immigration, nous dites-vous, est un enrichissement, beaucoup de nos concitoyens semblent se dire que, dans le long terme, nous serons tous morts, et ils ont d’autant plus tendance à voir les problèmes, plus que l’enrichissement, que les inquiétudes identitaires s’ajoutent aux tensions économiques et sociales que vous évoquez. Quels peuvent être les objectifs d’un gouvernement en ce domaine ?

La mission principale que m’a confiée Nicolas Sarkozy était de développer une politique de gestion des flux migratoires avec les pays d’origine, en même temps qu’un « pacte européen pour l’immigration et l’asile ». J’ai donc travaillé avec le ministère de l’Immigration et les partenaires européens, mais aussi avec des pays de l’Afrique de l’Ouest. Nous avons négocié, bilatéralement, les accords de politique migratoire qui sont en vigueur aujourd’hui avec une quinzaine de pays, comme le Gabon et le Sénégal.

Au-delà de l’internationalisation et de la judiciarisation, qui privent le gouvernement français d’une partie de sa marge de manœuvre dans le domaine de l’immigration, vous avez affronté de nombreux autres obstacles sur votre route. Rappelons-nous la polémique provoquée par l’un des premiers projets de Sarkozy, les tests ADN – je revois Carla Bruni s’indignant lors d’un grand raout de la gauche…

Oui, et je ne cache pas ma responsabilité personnelle dans cette affaire. L’idée était d’adapter une législation sur l’immigration pour faire comme les États-Unis, le Canada et les pays européens : permettre sous certaines conditions à une personne qui ne peut pas démontrer par des documents d’état civil qu’elle a un lien de parenté avec une autre personne – par exemple pour faire venir ses enfants dans le cadre du regroupement familial – de faire des tests ADN sur une base volontaire. Mais nous avions sous-estimé la réaction passionnelle que cette mesure mal expliquée pouvait susciter dans la conscience collective… C’était une erreur. Cet incident incarne parfaitement la très grande complexité de l’action politique…

Le président Sarkozy, pourtant tout juste élu et encore assez populaire, a finalement décidé de renoncer à cette mesure…

Le tollé était disproportionné par rapport à l’intérêt de la mesure. Ce n’était pas si simple de revenir en arrière, car le projet était déjà dans les tuyaux. Mais on ne fait pas toujours ce qu’on veut…

La pression des médias et de l’opinion n’est pas seule en cause. Le plus choquant, ou au moins surprenant, c’est peut-être la résistance administrative. Dans votre livre, vous racontez que Nicolas Sarkozy voulait réformer le fonctionnement des consulats de France, qui octroient les visas. Le président avait demandé d’organiser une réunion sur le sujet. Et sa demande a tout simplement été ignorée… Ce qui révèle un léger dysfonctionnement institutionnel, non ?


Tout à fait, c’est une chose qui m’a aussi choqué. Le président de la République s’occupe d’une multitude de sujets en même temps, et il ne peut donc pas avoir à l’esprit tous les dossiers. À cette époque-là, j’ai eu l’impression que l’administration n’appliquait pas ses instructions. Il faut savoir qu’à l’Élysée il n’y a pas de cellule de suivi de décisions, c’est tout l’entourage du président qui s’en charge, et il est du devoir de tout le monde de réagir… ou pas… Parfois, on prend des notes et on fait des comptes rendus de réunion, mais ce n’est pas systématique, car cette pratique n’est pas dans l’esprit de l’institution. C’est à Matignon que l’on rédige des comptes rendus officiels des mesures. Un puissant organisme, le secrétariat général du gouvernement, assure cette mission fondamentale. Cela traduit un caractère profond de nos institutions : l’Élysée n’est pas normalement le lieu où l’on gouverne au quotidien. On y fixe le cadre, les grandes orientations, pas plus. Mais, depuis une quinzaine d’années, l’Élysée est devenu, sans en avoir les moyens, le centre de gouvernement à la place de Matignon. Autrement dit, on essaye de gouverner la France depuis l’Élysée. C’était déjà ainsi pendant le second mandat de Chirac, c’était comme cela avec Sarkozy, c’est encore le cas avec Hollande.

Êtes-vous en train de dire qu’on ne sait pas qui dirige la France ?


Je dis qu’il y a une ambiguïté dans le mode de fonctionnement du pouvoir. Normalement, c’était l’Élysée qui fixait la ligne en matière d’immigration. Elle était claire : on est ouvert à l’immigration régulière mais on ne peut pas accueillir tout le monde, surtout avec un taux de chômage considérable, et il faut lutter contre l’immigration illégale. Ensuite, ce devait être à Matignon de mettre en œuvre ces grands principes. Cela n’a pas été le cas. On vivait dans une confusion des genres permanente.

Est-ce cette « ambiguïté » dans le fonctionnement du pouvoir qui crée un sentiment général d’impuissance ?


Je pense qu’elle y contribue beaucoup. Le président a pour mission d’incarner la nation, il représente en principe la communauté nationale, l’unité du pays, et doit rester « au-dessus de la mêlée ». Au quotidien, c’est au Premier ministre, sous le contrôle du Parlement, qu’échoit la mission – plus ingrate – d’adopter des mesures nécessaires, mais souvent douloureuses. La confusion de ces missions respectives peut compromettre la capacité même d’agir. En outre, en période de crise, une surexposition médiatique du chef de l’État entraîne de graves phénomènes de rejet et d’impopularité.

D’où le rôle de fusible conféré au Premier ministre. Mais l’interventionnisme de Nicolas Sarkozy et, plus généralement, sa personnalité, ne sont-ils pas la principale cause de ces ambiguïtés ?


Pas uniquement. C’est un problème beaucoup plus profond. Le quinquennat a beaucoup joué. J’ai vu cette sorte d’amalgame entre le rôle de chef de l’État et celui de chef du gouvernement se mettre en place sous mes yeux. Il faudrait revenir à une pratique plus « Ve République ». En revanche, je ne crois pas à la formule d’un « président chef de parti », raison pour laquelle je suis totalement opposé au système des primaires, où le parti choisit son futur candidat. Le président doit rester l’homme de la nation.

Quel est le problème, alors ?

Nicolas Sarkozy a été un président très actif, volontariste, animé par une profonde envie de changer les choses, mais il s’est heurté à de multiples obstacles : la force d’inertie dans les ministères, le poids des jurisprudences… Le Conseil constitutionnel et les tribunaux suprêmes européens ont un pouvoir considérable sur les politiques. Pour prendre un exemple cité dans mon livre, il était prévu qu’un criminel très dangereux qui a de fortes chances de récidiver soit maintenu en rétention après avoir purgé sa peine.

Mesure qui peut effectivement être jugée contestable…


Sans doute, mais n’est-ce pas une prérogative du pouvoir exécutif ? On n’a pas pu le faire comme on voulait, car le Conseil constitutionnel a estimé que c’était contraire à sa jurisprudence. Il faut savoir que le Conseil constitutionnel censure la moitié des lois, y compris celles du gouvernement actuel. C’est énorme quand on y réfléchit ! Cela pose un problème au regard de la légitimité démocratique d’un Parlement élu au suffrage universel.

Sommes-nous gouvernés par des juges ?

Je ne le dirais pas comme ça, mais il est certain que les jurisprudences des cours suprêmes ont un poids croissant dans la vie publique. D’autres contraintes ont joué aussi. Nous voulions faire beaucoup plus pour les banlieues, mais l’argent manquait. La décentralisation a aussi contribué à saper nos décisions : on a donné beaucoup de pouvoir aux collectivités locales, et quand l’État a supprimé un fonctionnaire sur deux, elles ont recréé autant de postes de fonctionnaires… Bref, le manque d’efficacité de l’autorité du pouvoir central est l’un des grands problèmes de notre République.

Sarkozy hier, Hollande aujourd’hui, qui que ce soit demain – tous les présidents se heurtent aux mêmes écueils…

Absolument ! J’en suis persuadé. Je ne dis pas que l’on peut tout changer d’un seul coup, mais il faudrait redonner des marges de manœuvre, même restreintes, pour permettre aux pouvoirs politiques d’agir. Comment se fait-il que face au chômage de masse, qui existe depuis environ 1980, on n’ait jamais réussi à trouver de solution ? Cela s’aggrave continuellement, les gens sont découragés et ne croient plus au politique. Il faut rejeter toute forme de démagogie. Je ne crois pas aux solutions miracles et à la poudre de perlimpinpin, mais à un travail sérieux et de longue haleine pour recouvrer peu à peu des marges d’action et d’efficacité.

D’accord, mais en attendant, comment peut-on gouverner la France ?

Autrefois, même les gouvernements de la IIIe et de la IVe République, malgré une instabilité chronique, fonctionnaient mieux : des décisions ressortaient du chaos apparent ! Aujourd’hui, derrière les attributs de la puissance, le pouvoir en France a les pieds et les mains liés. Il faut revenir aux bases de la Ve République, avec un président qui préside et un gouvernement qui gouverne. C’est la leçon que je tire de mon passage à l’Élysée

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Re: HollandoSarkosisme, & al.

1 Décembre 2014, 16:50 Message

Qu'il faille se sortir de toute urgence du lacis de règles sur fond d'invraisemblable carcan moralinesque concocté au fil des ans par l'internationalisme droit-de-l'hommiste consumériste, c'est une évidence, quel qu'en soit le prix ! Donc, il faut mettre l'Europe au pied du mur...

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Re: HollandoSarkosisme, & al.

1 Décembre 2014, 17:13 Message

Sarkozy, futur rempart à la droitisation ? (Causeur)

Une contribution qui témoigne — c'est son principal intérêt — de l'embarras (symptomatique) de la "gauche culturelle" devant la dite "droitisation" du corps politique légitime. Une analyse dont tout n'est certes pas à rejeter, mais qui est faussée par un esprit finassier plutôt que fin, et militant quoiqu'il en ait, ladite gauche culturelle (termes interchangeables, qui désignent les derniers petits exploitants d'un résidu de capital culturel, bref : les pauvres d'esprit qui font office de classe qui pense), la gauche culturelle, donc, se trouvant fort démunie devant une situation qui lui échappe si manifestement… Lui reste toujours la ressource de la coquetterie salonnarde et du désespoir de bon aloi. Vanité et inopérance sont les deux mamelles de cette (nombreuse) engeance inutile.

Quelques commentaires au fil de l'eau :

« Bruno Le Maire recueille 30 % malgré l’apport évident des voix des amis de Juppé et Fillon, effectivement un triomphe… »

Exagération pour les besoins de la démonstration : personne ne dit que Le Maire a fait un triomphe, à part ses ouailles ; en revanche le "retour" de Sarkozy est effectivement difficultueux, à dire le moins, et, selon les propres estimations de ses fans (qui en avait déjà bien rabattu), en dessous de 70%… Dès le lendemain, on voit que personne ne lui fera de cadeau dans son camp ; ce camp où désormais ne domine qu'une idée : refiler à l'autre le mistigri de la division tout en faisant tout pour ramener à soi le "ticket". Le Maire n'est pas devenu le remplaçant de Juppé dans l'idée des médias, n'exagérons pas !

« Je confesse que bien que la prévoyant [la débâcle hollandiste], je ne l’imaginais pas de cette ampleur. ».
Nous, si.

« J’entendais Nicolas Domenach exiger péremptoirement « des primaires ouvertes à l’UMP, parce que c’est démocratique ! » Je pense qu’il lui sera répondu, d’abord de se mêler de ses affaires, et ensuite de cesser de prendre les gens pour des imbéciles. Les primaires « ouvertes » seraient en la circonstance destinées à mobiliser massivement le PS et l’UDI pour imposer son candidat à l’UMP. Et, il serait prudent de ne pas prendre Nicolas Sarkozy pour un imbécile. Si primaires ouvertes il y a, les conditions de participation seront justement fixées pour éviter la manipulation. Et Nicolas Sarkozy sera donc le candidat de l’UMP. Il lui suffira de faire autour de 20 % des voix au premier tour de la présidentielle pour être contre Marine Le Pen au second. Où il a toutes les chances d’être élu. »

Juste, mais à quoi il faut ajouter : à moins que la "droite" ne se déchire, principalement entre Sarkozy et Juppé, l'OPA centriste sur la droite ne pouvant plus fonctionner, et autres "à moins que"…

La question clef, dans toutes les configurations : les reports — ou pas — de voix, de tous côtés, et la leçon de 2012, bien digérée par l'électorat, plus habile politique qu'on ne veut le dire. Chacun ferait bien d'être beaucoup plus prudent dans ses "pronostics", et chacun devrait plutôt réfléchir à l'action politique pertinente à mener hic et nunc, sans tirer de plans sur la comète présidentielle.

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Re: HollandoSarkosisme, & al.

2 Décembre 2014, 11:47 Message

J'avoue un faible, moi de même...

Marion Maréchal-Le Pen : l’état de grâce (G. Cluzel, Bd Voltaire)

« Marion Maréchal-Le Pen peut être, à terme, un maillon majeur dans une jonction qui devra se faire tôt ou tard : celle de ces deux France enracinées, progressant chacune pour le moment le nez dans le guidon, ne voyant pas que les combats qui les animent — immigration massive pour la France périphérique, destruction de la famille pour la France LMPT — sont des cercles concentriques autour du même point central : l’identité… et qu’il faudra un jour arrêter de s’évertuer à tourner en rond sans se regarder pour converger ensemble vers le même cap. »

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Re: HollandoSarkosisme, & al.

2 Décembre 2014, 14:18 Message

La jonction est pour l'instant celle de la CGT , des bonnets rouges et de la Manif pour tous.

Image


"Mais, qu'ils soient venus à l'appel de l'intersyndicale CGT - FO - Solidaires - FSU, des Bonnets rouges, de Bretagne Réunie ou du collectif Manif pour tous, aucun ne peut approcher les lieux." (Ouest-France)

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Re: HollandoSarkosisme, & al.

2 Décembre 2014, 19:57 Message

Les députés français votent pour la reconnaissance de l’État palestinien

Hélas, le ridicule ne tue pas.

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Re: HollandoSarkosisme, & al.

4 Décembre 2014, 17:08 Message

Selon D'Orcival (Valeurs Actuelles), comme le déplorable Pierre Bergé l'a récemment révélé au club de la presse d'Europe 1, la gauche institutionnelle ne compte plus sur Hollande en 2017 ; et elle est prête à s'abstenir pour faire chuter Sarkozy, même si cela doit provoquer l'élection de MLP ; cela, au motif qu'ensuite, la proportionnelle ayant été instituée, elle n'aurait pas la possibilité de gouverner en l'absence d'une majorité parlementaire. Au pire ce sera Juppé candidat de toutes les gauches et un purgatoire reconstructeur pour le PS, sinon ce sera MLP et le chaos pour se refaire un santé express. La politique du pire, et une vague analogie avec Chirac en 81, qui comptait bien sur des législatives correctrices...

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Re: HollandoSarkosisme, & al.

11 Décembre 2014, 14:37 Message

Sébastien Chenu, ancien secrétaire national de l'UMP et fondateur de GayLib, rejoint Marine Le Pen (Le Lab Europe 1)

Le congrès est passé, la casse a été limitée pour Philippot, c'est le moment d'accélérer. Philippot, comme il se doit, Briois et autres se félicitent de cette arrivée (à la "Culture"). Le militant de base, ou le sympathisant, lui... Avaler des couleuvres est un sport qui réclame de l'entrainement ; cela tombe bien : ce n'est qu'un début, camarade...

Curieux, cette superposition des "NatReps" et du lobby gay... L'air du temps, tel que dévoyé par les spécialistes du détournement ; le faux, décidément, se défend bien...

A croire que chacun des trois "grands" partis désormais en lice tient absolument à se fracturer en deux, chacun à sa façon. La plaisanterie n'est pas terminée.

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Re: HollandoSarkosisme, & al.

9 Janvier 2015, 17:38 Message

Samuel Laurent : "L’islamisation de la France, fruit des lâchetés de nos élites" (Valeurs Actuelles)

« La classe politique n’a rien fait depuis des années (droite et gauche confondues) pour empêcher ce phénomène dont elle était pourtant consciente. Et cela à dessein. La gauche, parce qu’elle avait besoin des voix des musulmans pour se faire élire après avoir perdu celles de la classe ouvrière. Et la droite pour protéger les intérêts économiques de grands groupes avec les marchés du Moyen-Orient et notamment ces deux puissances que sont le Qatar et l’Arabie Saoudite, qui financent dans notre dos les communautés salafistes en France. »

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Re: HollandoSarkosisme, & al.

9 Janvier 2015, 17:53 Message

En 2011 :

Les indiscrets. Bougrab accusée de « haute trahison » (Le Parisien)

« L’interview parue samedi dans nos colonnes dans laquelle Jeannette Bougrab, secrétaire d’État à la Jeunesse, disait s’inquiéter du succès électoral des partis islamistes dans les pays arabes n’a pas du tout plu à Matignon.

S’exprimant à titre personnel, en tant que "femme d’origine arabe" et non comme ministre, elle a réfuté la notion d’ "islamisme modéré", défendue par le ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé. Elle a aussi mis en garde contre toute restriction des droits des femmes.

Cette prise de position lui a valu un coup de fil incendiaire de Jean-Paul Faugère, le directeur de cabinet de François Fillon. Il lui a reproché de remettre en cause la politique étrangère de la France, allant jusqu’à l’accuser de "haute trahison" ! »

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Re: HollandoSarkosisme, & al.

20 Janvier 2015, 23:26 Message

Najat qui se convertit héroïquement à la Marseillaise dans les écoles, ainsi qu'à quelques autres cautères sur une jambe de bois ;

Taubira — elle se dépêche de parfaire son œuvre destructrice avant sa mise à pied — qui entend renforcer les lois "antiracistes", c'est-à-dire liberticides, en vue d'interdire un peu plus à quiconque de dire le réel et autant que possible de le penser mal ;

Valls qui ressort l'excusologie sociale et les prétendus "ghettos" (pour dire les territoires conquis) afin de légitimer une nouvelle amplification de la "discrimination positive", de nouveaux déversements d'argent public en vue d'acheter des électeurs, et pour obtenir que l'on en reste à une guerre à bas bruit contre les autochtones ;

Valls accusateur public du peuple français le déclarant coupable "d'apartheid", ni plus ni moins, afin de vite lui remettre la tête sous l'eau, et lui imposer une nouvelle cure de "vivrensemble" forcé, comme il y avait jadis des travaux ;

tout ce beau monde, "droite" comprise, qui fait du cinéma sur ce fichu Schengen "qu'il va falloir améliorer", ce que l'on sait impossible et inutile — la responsable européenne de conclure les premiers travaux sur ce sujet à Bruxelles en indiquant qu'il fallait en toute priorité "apprendre la langue arabe" pour mieux communiquer dans nos messages en direction du monde musulman et mieux comprendre en retour le leur… pourtant assez explicite ;

bref : bousculez un peu le naturel, et l'impuissance comme l'aveuglement reviennent au galop.

La commotion de la semaine dernière a eu peu d'effets sur nos politiques, et ils se dissipent à grande vitesse, comme il était prévisible, sans compter que les ligotent le lacis de règles et traités dans lesquels ils sont pris, et la fidélité inévitable à leurs discours irresponsables de 40 ans.

Or, ce n'est pas le cas chez nos concitoyens, chez qui se produira une décantation, malgré la surdose anesthésiante qu'ils ont eu à subir en sus d'un matraquage idéologique plus massif qu'à l'ordinaire (c'est dire !). Je vois dans notre camp trop de réaction de dépit, et partant de défaitisme, c'est-à-dire de capitulation devant la mousse médiatique et les manipulations de la caste qui détient tous les pouvoirs. Qu'on ne s'y trompe pas : seule la surface a été agitée, et l'unanimisme est un confusionnisme passager. La réaction "populaire" a été plus partielle qu'on le dit, plus contrastée aussi, et pour une large part elle était fondée.

Hiatus entre "élites" et population, choc du réel à l'encontre de toutes les incantations mensongères ou iréniques, impuissance et irresponsabilité politique : la poursuite de cette donne, après un léger ravalement de façade, ne peut que contribuer à l'aggravation de la crise générale qui traverse le pays — les mêmes causes ayant obstinément tendance à produire les mêmes effets.

Plus que par idéologie, impuissance politique, ou incurie gouvernementale, il en sera ainsi tant que l'on n'aura pas regardé en face les sources et la nature des problèmes, reconnu l'adversaire, et nommé correctement ce qui survient.

Or, personne, Mme Le Pen comprise, ne le fait.

D'un point de vue politicien, et il a son importance, "l'UMPS" ne saisit même pas l'opportunité de vider de sa substance le "programme" de la présidente du FN, pour l'affaiblir sensiblement. Pourtant l'occasion était rêvée : ce qu'elle propose élude délibérément l'essentiel et ne vaut pas beaucoup mieux que ce qu'envisagent les uns et les autres dans leur rêves les plus sages. Dommage, cela aurait peut-être pu la contraindre à se repositionner, et à mieux correspondre à ce que veulent ses électeurs…

Elle en aura d'autant moins besoin que son socle politique n'est pas entamé par sa malhabileté lors de la crise récente de la crise récente ; elle reste le seul recours pour ceux qui sont conscients de la situation, et pour le reste elle peut espérer bénéficier de sa virginité aux affaires quand tous les autres auront tout à fait épuisé les spectateurs, ce qui ne saurait tarder. Elle peut aussi escompter prospérer sur l'échec de l'Europe, la faillite de l'État, la ruine du pays, notre décadence économique, et la démission de tous.

Elle se chiraquise à vue d'œil, quand la situation empire de même.

Nous perdons un temps précieux, alors que s'emballe la course de vitesse entre l'abîme, le chaos, la Soumission, et notre survie historique ; il est vital, il est urgent de trouver les voies et moyens d'une intervention décisive du corps politique légitime lucide sur le cours de notre Histoire.

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Re: HollandoSarkosisme, & al.

21 Janvier 2015, 00:24 Message

Or, personne, Mme Le Pen comprise, ne le fait.


C'en est à un point où vous pourriez modifier le titre de votre rubrique : HollandoSarkoLePenisme.

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Re: HollandoSarkosisme, & al.

21 Janvier 2015, 09:37 Message

Que proposez-vous ? me demande-t-on sur un autre canal, suite à ce texte, en suggérant : une révolution et son cortège de terreurs ?

Ma réponse (rapide), après avoir indiqué le lien sur la Charte, ici :

« Il s'agit d'influer par un mouvement citoyen sur le cours politique des choses, pas de "révolution" ou de zizanie ; de reprendre la parole afin de peser sur des "élites" perdues, de contrer un système médiatico-politique clos sur lui-même et serviteur zélé de l'unique idéologie autorisée, bref de nous lever, enfin, face à ce qui survient — nous sommes bien plus nombreux que nous le pensons.

Comme vous, je sors "de nulle part" ; les énergies, talents, volonté d'agir, potentiels sont nombreux, mais cachés, ou inhibés. Réveillons-les, réveillons-nous !

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Re: HollandoSarkosisme, & al.

21 Janvier 2015, 12:52 Message

Bon, allez, je l'avoue : c'est vrai qu'il n'y a plus rien à faire, que nous sommes perdus, qu'il ne nous reste plus qu'à cultiver notre jardin tant que c'est encore possible. Hollande sera réélu, contre un Sarkozy dévalué car MLP sera reléguée à une décevante troisième place ; la gauche idéologique a spectaculairement renversé les choses et gagné une bataille décisive, elle peut pavoiser en réaffirmant sans réplique son credo pour l'imposer une fois pour toutes à une population hébétée avec le concours sans faille du complexe médiatico-clérical, c'est du reste le sens inéluctable de l'histoire désormais mondiale, les Français ont montré une nouvelle fois qu'ils n'étaient que les veaux du Général, ou les cons de Daladier, etc., etc.

Nannnn, j'déconne...

A voir la plupart des articles de BV encore ce matin, on constate les dégâts causés par l'empire de l'émotionnel et du sentimental, les réactions épidermiques, le dépit (d'amateurs qui, voyant les sondages de Marine monter, se sont pris à croire un peu vite à la "victoire", et qui retournent bien vite ronchonner dans leur coin au premier coup de tabac, ou d'intellectuels qui n'ont jamais cru dans le peuple qu'ils méconnaissent quand ils ne le méprisent pas), avec le défaitisme qui en découle. Bref de l'absence de sens politique, sans doute émoussé par trop d'addiction au virtuel internetique, et, somme toute, par une certaine déculturation tout aussi bien.

Haut les cœurs, nom de d'la !
Le combat, c'est maintenant...

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