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Liberté, liberté chérie...

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Re: Liberté, liberté chérie...

2 Mai 2020, 15:34 Message

https://www.minurne.org/billets/23610
Et si la crise du Covid-19 préparait l’architecture de l’oppression ?

Et justement, que nous dit Snowden en ce qui concerne les conséquences politiques de la pandémie du Coronavirus ?
Que lors de chaque crise mondiale, les mesures d’urgence qui sont prises deviennent souvent permanentes.
Insidieusement, ces mesures restrictives de nos libertés, justifiées par la terreur d’un ennemi invisible, nous font basculer dans une forme de société de contrôle qui devient la norme. En d’autres termes, pour plus de sécurité, on consent, face à un danger inconnu, à sacrifier toujours plus de liberté.
Ce qui nous conduit à réfléchir aux « mesures » que le gouvernement nous réserve pour la suite et à nous poser la question de savoir si nous sommes prêts à les accepter.

LE « TRACKING », MESURE D’URGENCE ?

Le « tracking », auquel vous aurez peut être consenti pour pouvoir être dé-confiné (le gouvernement ne s’est pas encore officiellement prononcé), permettra de vous localiser avec précision et en temps réel.
Sous réserve de lutter contre « l’ennemi invisible », ce nouveau dispositif de contrôle « consenti » pourra devenir alors une norme de la société de surveillance dans laquelle nous basculons lentement. Covid ou non, il ne sera plus possible de revenir en arrière et, dans une situation de crise de type « Gilets jaunes », opposant des mouvements populaires violents au gouvernement, nul ne peut savoir de quelle manière seront utilisés ces technologies.

Et rien ne garantit que ces mesures ne feront pas l’objet d’une utilisation abusive par le gouvernement actuel, le prochain ou celui d’un autre pays.
..............
QUID DE LA VACCINATION OBLIGATOIRE ?

Depuis le début de cette crise, à travers les médias dominants, politiques, experts, éditorialistes et autres zététiciens de comptoir nous serinent la même chose : la création d’un vaccin viendra nous sauver et nous rendra la liberté, celle de sortir de chez nous pour retourner au labeur et consommer…
Dans ces conditions, il n’est donc pas impossible que nous soyons contraints de subir une politique de vaccination obligatoire à la sortie du confinement, vaccination sans laquelle il ne nous serait plus possible de voyager, de prendre l’avion ou le train, de nous rendre à des événements publics de masse comme le cinéma, les spectacles ou les concerts.
Toujours grâce au progrès technologique dont on nous garantit le bien-fondé, il sera aisé de contrôler cette vaccination sous la forme d’un passeport numérique nous permettant par exemple d’avoir accès aux grandes surfaces.
....................
Winston Smith
27 avril 2020

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Re: Liberté, liberté chérie...

2 Mai 2020, 15:52 Message

Et aussi : Des hôpitaux se rebellent contre le HDH-Microsoft (SantéNathon)

« Un arrêté publié le 23 avril oblige les hôpitaux à envoyer vos données au HDH-Microsoft.

Nous apprenons que plusieurs médecins ont lancé un appel à la lutte contre la privatisation des communs dans le domaine de la santé et réaffirment, comme l’a fait le Conseil National de l’Ordre des Médecins, un principe éthique fondamental : "Agissons pour que la France et l’Europe ne soient pas vassalisées par les géants supranationaux du numérique". »

Le Big Data nous fera regretter Big Brother.

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Re: Liberté, liberté chérie...

2 Mai 2020, 18:02 Message

Douce France, cher pays de mon enfance (refrain connu) :

Dans un interview accordé aux Echos, le directeur général de la CNAM Nicolas Revel explique que le médecin sera rémunéré via un forfait de 55 euros pour un patient Covid. Cette rémunération correspond à la consultation et à la saisie des coordonnées des membres de la cellule familiale sur la plateforme. Afin d’inciter le professionnel de santé «à poursuivre l’enquête au-delà de la famille proche, nous rémunérerons 2 euros chaque contact supplémentaire, pour le nom, le prénom, la date de naissance, et 4 euros s’il trouve les coordonnées permettant de le joindre, téléphone, adresse, numéro de Sécurité sociale ou courriel», abonde Nicolas Revel au quotidien.

Nouvelle spécialité médicale : la sycophantologie.

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Re: Liberté, liberté chérie...

2 Mai 2020, 18:21 Message

!!!!!!!!!!!!!

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Re: Liberté, liberté chérie...

5 Mai 2020, 17:27 Message

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Re: Liberté, liberté chérie...

5 Mai 2020, 18:49 Message

Il arrive à Quatremer de ne pas dire que des bêtises.

Confinement : le débat interdit (Libération)

« Il n’a fallu que quelques instants, le 16 mars, pour que le chef de l’État et son gouvernement, au nom de la lutte contre la pandémie de coronavirus, assignent à résidence les Français et les privent de la plupart de leurs libertés civiles, politiques et sociales que l’on croyait inaliénables : liberté d’aller et de venir, liberté de réunion, liberté d’entreprendre, liberté de travailler, etc. La justice a été mise quasiment à l’arrêt, les avocats confinés, les détentions provisoires automatiquement prolongées, les forces de l’ordre (entendues dans un sens très extensif puisqu’elles incluent les policiers municipaux et assimilés) investies des pleins pouvoirs appliquer ces mesures privatives de liberté.

Le confinement sans base légale

Cette suspension de l’État de droit s’est faite sans base légale. En effet, le décret du 16 mars restreignant les déplacements des citoyens n’entre pas dans les compétences du pouvoir exécutif, puisque seul un juge judiciaire, le juge des libertés, peut normalement en décider sur une base individuelle. Néanmoins, la justice administrative, en l’occurrence le Conseil d’État, l’a validé en s’appuyant sur la théorie jurisprudentielle des « circonstances exceptionnelles », ce qui n’est sans doute pas sa décision la plus inspirée.

Ce n’est que le 23 mars que le Parlement a donné une base légale aux mesures annoncées le 17 mars en votant dans la précipitation la loi créant un « État d’urgence sanitaire » qui autorise le gouvernement à le déclencher « en cas de catastrophe sanitaire mettant en péril, par sa nature et sa gravité, la santé de la population », une définition particulièrement floue. Toute cette loi cultive le flou, les infractions qu’elle prévoit laissant par exemple une large part à l’interprétation policière et donc à l’arbitraire. Reconductible par le Parlement - éventuellement pour une durée supérieure à deux mois- il donne les pleins pouvoirs à l’exécutif, le Parlement étant dépouillé de ses pouvoirs et réduit au rôle de simple spectateur. Si l’Assemblée n’a pas modifié le projet du gouvernement, le fait majoritaire étant ce qu’il est, le Sénat, dominé par la droite classique, a heureusement réussi à introduire quelques garde-fous dans ce texte improvisé et mal ficelé en prévoyant notamment qu’il cessera de s’appliquer en tout état de cause le 1er avril 2021, sauf vote d’une loi contraire. Une précision fondamentale à laquelle les services du gouvernement n’avaient curieusement pas pensé.

Pas tout à fait une dictature

Il est remarquable que cette législation d’exception, justifié par le recours à un langage guerrier unique en Europe (« Nous sommes en guerre ») n’ait pas fait l’objet d’une saisine du Conseil constitutionnel, l’opposition, tout aussi interdite de terreur que l’opinion publique, ayant renoncé à exercer ses droits, un fait sans précédent, alors qu’il s’agit d’une atteinte particulièrement grave à l’État de droit. Les juges constitutionnels n’ont été saisis que sur un point de détail, la suspension des délais pour juger des questions préjudicielles de constitutionnalité (QPC), une disposition qu’il a d’ailleurs validée.

Tant que l’État d’urgence sanitaire s’appliquera (jusqu’à la fin du mois de juillet vient-on d’apprendre), la France n’est plus une démocratie, même si elle n’est pas tout à fait une dictature. En son temps, François Mitterrand avait dénoncé le « coup d’État permanent » qu’étaient les institutions de la Ve République. Le coronavirus a permis d’aller jusqu’au bout de cette logique institutionnelle. Le chef de l’État, s’appuyant sur une majorité soumise et face à une opposition inexistante, s’est emparé de tous les leviers de pouvoir en invoquant la nécessité de préserver la santé des Français et une urgence sanitaire qu’il n’a pas voulu voir venir, lui qui dix jours plus tôt incitait les Français à continuer à vivre comme avant.

Cette mise entre parenthèses de l’État de droit s’est accompagnée de l’arrêt brutal d’une grande partie de l’économie, conséquence logique du confinement. Surtout, le gouvernement a décidé, sans aucune concertation, quels commerces pourraient rester ouverts, contraignant les entreprises à mettre au chômage partiel plus de 11 millions de salariés du secteur privé. »

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Re: Liberté, liberté chérie...

6 Mai 2020, 10:15 Message

Encore un petit pas vers la société de surveillance :

Rennes : les étudiants vont être télésurveillés pendant les examens de fin d'année

Une société a été mandatée pour surveiller les étudiants qui composent via notamment la caméra de leur ordinateur pour éviter la triche lors des examens à distance.

Une société... privée, je présume...

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Re: Liberté, liberté chérie...

6 Mai 2020, 12:05 Message

Bonjour,


Site de la société Managexam : https://managexam.com/.

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Re: Liberté, liberté chérie...

7 Mai 2020, 17:31 Message

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Re: Liberté, liberté chérie...

9 Mai 2020, 08:13 Message

« Pire ! L’élève doit désormais se trouver sous l’œil de Big Brother dès qu’il se trouve dans l’enceinte de son établissement scolaire : les enseignants en classe, les surveillants dans la cour et les couloirs devront être vigilants, repérer et faire remonter à la MIVILUDES (créé en 2002 par le gouvernement de M. Raffarin, mais qui trouve aujourd’hui une nouvelle jeunesse) tout "propos hors de la sphère républicaine en rupture avec les valeurs de l’École" (ne sont-elles donc pas les mêmes que celles de l’État dans son ensemble ?) "et qui s’attaquent à la cohésion sociale". » (Bd Voltaire)

Qui s'attaquent à l'incohésion ethnico-culturelle, plutôt, et partant s'insoumettent à la domination de conquérants de son pays. Même chose pour les "valeurs" de l'Ecole, qui se résument à une seule "vivrensemble" (©), soit dhimmitude pour les autochtones.

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Re: Liberté, liberté chérie...

9 Mai 2020, 13:28 Message

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Re: Liberté, liberté chérie...

12 Mai 2020, 16:39 Message

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Re: Liberté, liberté chérie...

12 Mai 2020, 21:29 Message

Même Médiapart est contre...

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Zemmour a parlé ce soir de ce sondage en Allemagne : "Entre l’interdiction de sortir de chez soi et l’interdiction de s’exprimer, on va vraiment devenir un régime soviétique. On ne pourra plus parler que dans la cuisine, comme en URSS. C’est très grave"

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Re: Liberté, liberté chérie...

13 Mai 2020, 04:04 Message

Seuls six députés LR ont voté contre la loi AVIA :
https://twitter.com/CocardeEtud/status/1260328451673919488/photo/1

Soixante quatorze Pour ! Quand à Dupont Aignan, il s'est abstenu !

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Re: Liberté, liberté chérie...

13 Mai 2020, 07:57 Message

Décidément, la droite la plus stupide et nocive du monde. La plus Kollabo.

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Re: Liberté, liberté chérie...

13 Mai 2020, 11:59 Message

« Quel crédit donner à une démocratie qui entend faire adopter une loi heurtant frontalement la liberté d’expression dans le cadre d’un état d’urgence sanitaire ? Quelle image le législateur se donne-t-il de lui-même ? Alors qu’il est censé œuvrer pour assurer la garantie des libertés publiques, il préfère se complaire dans la flatterie des ressentiments victimaires d’une société dont on ne cesse pourtant de déplorer la montée du communautarisme et l’archipelisation.

Portée par les meilleures intentions du monde (lutte contre le racisme, l’homophobie etc…), la proposition de loi Avia tend bel et bien à inverser le paradigme sur lequel repose tout l’esprit du droit français : la liberté est la règle, la restriction l’exception.

En instituant un mécanisme de censure préventive, en contournant le juge, en laissant l’État se défausser de ses obligations sur des opérateurs privés, la proposition de loi Avia signe une page décidément bien triste dans la protection des libertés publiques. » Stanislas François, Causeur.

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Re: Liberté, liberté chérie...

13 Mai 2020, 12:15 Message

J'apprécie l'addendum de Causeur à l'article cité :

Dernière minute!

De façon parfaitement opportune, Mediapart aura décidé, hier soir, de venir mettre son grain de sable en jetant le discrédit sur la personne de Laetitia Avia! Quand bien même nous serions viscéralement attachés à la liberté d’expression et inquiets par cette imposition du « politiquement correct » par voie électronique, on pourra regretter sincèrement la méthode, déjà maintes fois éprouvée, consistant à faire pourrir un débat par l’attaque ad hominem. Procédé qui n’honore ni le journalisme, ni le débat démocratique.

Laetitia Avia annonçait au micro de Sud Radio ce matin qu’elle n’entendait pas pour autant renoncer. Mediapart vient d’instiller un mélange des genres un peu malsain et le débat autour de la loi cyberhaine est encore un peu plus pourri! Si la proposition de loi Avia ne mérite rien d’autre qu’une fin peu glorieuse, c’est triste de constater que, dans un pays démocratique, certains considèrent que l’attaque personnelle contre celle qui porte la proposition est plus forte que l’attaque sur le fond du texte !

Il y a pourtant, on le voit, tant à dire sur le fond de cette proposition de loi.

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Re: Liberté, liberté chérie...

13 Mai 2020, 14:02 Message

Dans ce combat pour la survie de ce qui nous reste de liberté et d'identité, les délicatesses et les scrupules ne me semblent pas de mise et s'agissant de cette loi et de ce personnage ( petit emprunt à Mac Luhan) , le medium est le message et réciproquement : taper sur l'un c'est combattre l'autre.
J'ai demandé à Dupont Aignan pourquoi il s'était contenté de s'abstenir. Je n'ai pas encore de réponse.

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