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Liberté, liberté chérie...

Sur la politique du pays, et sur l'actualité
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Re: Liberté, liberté chérie...

22 Novembre 2020, 15:19 Message


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Re: Liberté, liberté chérie...

23 Novembre 2020, 09:55 Message

« Alors, résumons.

La liberté de culte n’existe plus : les préfets s’en chargent localement. La liberté de circuler est gravement entravée et, quand c’est possible, soumise à des tracasseries administratives tout aussi ineptes qu’inutiles. La liberté d’opinion et d’expression est menacée par cette loi Avia bis pour laquelle le pouvoir envisagerait de modifier la Constitution. Les censures diverses s’accentuent avec un asservissement structurel des médias et leur mise sous tutelle. La liberté de commercer est de plus en plus réservée aux mastodontes type hypermarchés et GAFAM. Tant pis pour les petits commerçants.

La tyrannie est en marche. Il faudra bien soit se résoudre à effacer le mot "Liberté" de notre devise et de nos frontons, soit employer tout moyen acceptable pour arrêter le flot continu de ces totalitaires mesures de réduction de nos libertés. S’il existe une métrologie de l’exaspération populaire, nul doute que nous sommes très très près du seuil critique au-delà duquel des pertes de contrôle (irréversibles ?) sont à prévoir. Mais qui croit aux oracles de Cassandre ? » (Mahoudeaux, BV)


***


Me revient que, il y a déjà quelques années, nous avions participé à un rassemblement à Paris avec Camus et d'autres (Cassen, etc.), dont Freysinger était la vedette, sur l'islamisation du pays ; c'était à l'époque de la parution du livre-programme "De l'In-nocence", composé pour l'essentiel d'extraits du site du P.I. J'avais noté que le slogan "Liberté, liberté !", entonné spontanément, y avait été le plus repris par l'assemblée, longuement et avec passion, tout au long de cette réunion. De cela et d'autres choses, j'avais déduit que ce mot d'ordre devait être en première ligne d'une campagne présidentielle. Aujourd'hui, avec Zemmour et autres, on considère que l'identité, la souveraineté, et le retour de l’État seront les thèmes obligés de la prochaine campagne électorale, qu'ils formeront le cœur de ce qui sera débattu et qu'ils seront ce qui déterminera in fine l'issue de la compétition. Je ne le crois pas : plus que jamais c'est la Liberté qui sera déterminante. L'ordre d'importance : Liberté, Identité, Souveraineté. La nouvelle devise : Liberté, Equité, Civilité. Le "retour de l'Etat" ne se peut concevoir qu'au service de ces idéaux.

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Re: Liberté, liberté chérie...

23 Novembre 2020, 12:21 Message


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Re: Liberté, liberté chérie...

24 Novembre 2020, 10:24 Message

« L’article adopté par l’Assemblée nationale, le 20 novembre, par 146 votes pour et 24 contre, avec un amendement gouvernemental de dernière minute, a fait évoluer la rédaction de son paragraphe 2 de la sorte :

"Art. 35 quinquies. – Sans préjudice du droit d’informer, est puni d’un an d’emprisonnement et de 45.000 euros d’amende le fait de diffuser, par quelque moyen que ce soit et quel qu’en soit le support, dans le but manifeste qu’il soit porté atteinte à son intégrité physique ou psychique, l’image du visage ou tout autre élément d’identification, autre que son numéro d’identification individuel, d’un agent de la police nationale, d’un militaire de la gendarmerie nationale ou d’un agent de police municipale, lorsque ces personnels agissent dans le cadre d’une opération de police."

Texte inutile ? Liberticide ?

Amendement rassurant ? Suffisant ?

Il n’y avait qu’à entendre les circonlocutions habiles mais embarrassées du garde des Sceaux sur BFM TV pour se convaincre du caractère dangereux de ce texte.

Le Président court après son image sécuritaire en vue de sa réélection. Gérald Darmanin est en mission !

La ficelle est grosse et les juristes sérieux n’ont aucun mal à le voir…

Texte inutile, d’abord, car le Code pénal contient déjà des dispositions permettant de réprimer ce qui est en cause. Ne citons que les articles 433-3 et 222-1. Pourquoi aller tripatouiller la loi sur la presse, si ce n’est effectivement pour faire peser une menace sur les journalistes, alors qu’il aurait éventuellement suffi, si on voulait vraiment faire à tout prix quelque chose, de préciser l’un et/ou l’autre des deux textes existants ?

Celui qui a été adopté ouvre, par ailleurs, à toutes les interprétations compte tenu de son caractère évasif et subjectif : « diffuser dans le but manifeste qu’il soit porté atteinte à l’intégrité » ! Que veut dire « dans le but manifeste » ? Depuis quand juge-t-on les intentions ? Ce qu’il ne faut pas confondre avec la nécessité légale de l’intention délictuelle…

Que dire, enfin, de la concession de dernière minute ayant consisté à ajouter en tête de l’article « Sans préjudice du droit d’informer » ? Que dire, si ce n’est que cette formule n’a pas de sens et qu’elle ne veut rien dire dès lors qu’elle n’interdira justement pas de poursuivre un journaliste dont il sera jugé qu’il aura diffusé « dans le but de porter atteinte à l’intégrité d’un policier » ?

Cet article est dangereux, liberticide et inquiétant de la part d’un pouvoir qui a autant peur des djihadistes que du Covid-19. Et il ne viendra pas au secours des policiers qui doivent être soutenus pour de bon par l’État avec les moyens dont il dispose sans qu’il soit nécessaire d’ajouter encore des lignes supplémentaires, confuses et ambiguës à nos textes répressifs !

Encore une loi de circonstance pour rassurer la galerie et faire croire que ce gouvernement veut assurer notre sécurité et « protéger ceux qui nous protègent ». Une loi qui fait peser une menace insupportable sur la liberté de la presse et qui ne réussira qu’à aviver encore un peu plus les tensions sur les forces de l’ordre et entre ces dernières et la presse ! » (Blog de de Bernard Hawadier par BV)


***


« Pierre-Marie Meeringen, sur Contrepoints, site libéral assez peu suspect de populisme galopant ou de trotskisme militant : "Dans sa rédaction initiale comme dans sa version adoptée par l’Assemblée nationale, cette loi aura pour effet de donner une base légale à l’interpellation et au placement en garde à vue de toute personne, manifestant, badaud ou journaliste, captant des images d’une intervention de police sur la voie publique." »

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Re: Liberté, liberté chérie...

25 Novembre 2020, 10:53 Message

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Re: Liberté, liberté chérie...

26 Novembre 2020, 09:40 Message

La règle, la science et la loi

« La règle

Avez-vous remarqué l’emploi de ce terme chez les présidents holographiques qui se sont emparés de l’Etat depuis trois mandats ?

Cela a commencé avec Sarkozy (règles face à la crise économique), s’est généralisé avec Hollande (règles face aux attentats islamistes) et est devenu un mode de gouvernance avec le dernier en date (règles face à la Covid).

On ne suit plus la loi, on suit des règles.

Des règles, et non plus des lois : des règles de circonstance, édictées dans des cellules de crises par de dangereux pervers, à la botte de tout sauf de l’intérêt commun, à la solde de tout sauf du Bon Dieu. Des règles qui bientôt auront force de lois, pour peu que le citoyen docile et crédule les adopte, encadré chaque soir par la propagande médiatique rondement menée.

Être citoyens de leur monde, c’est donc suivre ces règles contraignantes, adopter ces comportements absurdes, épouser des points de vue incohérents, au risque de perdre tout discernement rationnel. Les médias organisent des débats prétendument contradictoires, pour simplement placer et entretenir dans l’esprit des gens quelques grandes idées simples à la place des faits objectifs ; des idées simples contre lesquelles la règle sera donc de ne pas se révolter, au risque d’être taxé de "complotiste" : "nous vivons en démocratie, un Islam de France est possible dans la société post-moderne, on peut trafiquer les cellules-souches en laboratoire sans attenter à la dignité humaine, il faut se faire vacciner absolument".

La loi

En réalité, ils cassent le pays au plus profond de ses ressources économiques, intellectuelles, culturelles. C’est le job de ces larbins qui se sont habilement emparés du pouvoir. Or, constitutionnellement, nous n’avons pas à suivre "la règle", nous ne devons que respecter la loi. La loi votée, s’entend, à condition qu’elle soit en accord avec le Bien commun qui la rend légitime. Or ce gouvernement décide seul : le parlement, les syndicats, les élus politiques ne sont associés à aucune décision. En clair, les représentants de la loi ne sont pas associés à la mise en place de la règle. Et donc, se faire vacciner, par exemple, ce ne sera pas respecter la loi ; ce sera respecter la règle.

La science

À quoi correspond la règle ? À quoi est-elle ajustée ?

Écoutez le président holographique : "Pour ce faire, nous devrons nous en remettre au savoir et à la science. Ne jamais céder au complotisme, à l’obscurantisme, au relativisme.".

C’est quoi le "savoir et la science" dans sa bouche ?

Dans sa bouche, la politique, c’est du "complotisme", la religion, c’est de "l’obscurantisme", l’esprit critique c’est du "relativisme".

Voilà la réelle dictature, qui repose sur un véritable rapt démocratique, un détournement des valeurs, un coup de force et un abus de pouvoir : cette dictature n’est pas sanitaire, elle est idéologique. L’idéologie des loges, dont cette marionnette incantatoire qui fait le spectacle est le larbin provisoire. Le dangereux et passager larbin… » Roland Thévenet, Lettre Patriote

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Re: Liberté, liberté chérie...

26 Novembre 2020, 18:48 Message

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Re: Liberté, liberté chérie...

27 Novembre 2020, 09:27 Message

RiposteLaïque J’étais au procès de Renaud Camus, l’ambiance n’était pas vraiment “Charlie”

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Re: Liberté, liberté chérie...

27 Novembre 2020, 23:26 Message

Dieu que la lecture de cet article est pénible ! Son auteur prend position pour la défense de Camus et, certes, je ne le lui reproche pas, mais il le fait si bêtement et si vilainement... Il ferait mieux de lire attentivement Camus et de tâcher de s'inspirer du maniement exceptionnel que celui-ci fait de la langue française.

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Re: Liberté, liberté chérie...

28 Novembre 2020, 09:40 Message

Je n'ai pas lu, depuis longtemps je ne supporte plus la prose de RL, et les yeux fermés, je plussoie.


Policier, il présente sa démission, écœuré par la loi sur la sécurité globale (FR3 Bretagne)

« Alexandre Langlois, policier dans les Yvelines et originaire du Morbihan vient d'envoyer une demande de rupture conventionnelle au ministre de l'Intérieur. Selon lui, les missions de la police ont basculé sur un contrôle social, au détriment du respect du code pénal.


Lorsque je me suis engagé dans la Police nationale, j’avais à l’esprit deux maximes de Jean-Jacques Rousseau : "Il n’y a que la force de l’État qui fasse la liberté de ses membres" et d’autre part "que seule l’obéissance à la loi que l’on s’est prescrite est liberté. Or, aujourd’hui, je constate qu’il n’est plus question pour le peuple d’obéir aux lois auxquelles il a lui-même consenti et que le rôle de sa police n’est plus de protéger ses libertés, mais plutôt de toutes les annihiler, comme le ferait le plus vil des oppresseurs." Alexandre Langlois, policier depuis 16 ans vient d'envoyer ce vendredi 27 novembre une demande de rupture conventionnelle au Ministère de l'Intérieur. Il veut quitter ses fonctions.

"Je n'ai pas signé pour cautionner ce genre de dérives"

Affecté au renseignement territorial dans les Yvelines (sa mission est de prévoir et d'encadrer les manifestation, de donner des renseignements sur l'état du tissu social et économique, qui permet au préfet de prendre telle ou telle décision), secrétaire national du syndicat de police Vigi, il mûrit cette décision depuis un an.

Les récents événements, la loi sur la sécurité globale et la vidéo du "tabassage" de Michel Zecler par des policiers ont fini de le convaincre.

"La question des images, c'est ce pourquoi Gérald Darmanin se bat, avec sa loi sur la sécurité globale. Demain si cette loi passe, sans ces vidéos, Michel n'aurait pas le même statut. Il deviendrait auteur et pas victime." Il ajoute : "De filmer ces éléments perturbateurs, ça permet de les exclure."

"Cette loi est écœurante car on prétend que c'est pour la protection des policiers. Or, à l'heure actuelle, il y a des lois qui nous protègent plus que celle-là, en cas de harcèlement, menaces de morts." Pour le harcèlement, cela peut aller jusqu'à 2 ans ferme, pour les menaces, jusqu'à 5 ans. Il évoque d'autres biais dans cette loi : l'attribution de missions de la police nationale à des entreprises de sécurité. "La police a une culture de l'intérêt général, les entreprises de sécurité elles y voient un intérêt financier."

Se servir de la souffrance dans la police

Alexandre dénonce l'hypocrisie du gouvernement qui met en avant la mort de policiers pour défendre cette loi, comme le couple de Magnanville en 2016. "S'ils sont morts ce n'est pas parce que leur image circulait partout, c'est parce que leurs noms ont fuité après une erreur d'un syndicat et du ministère." "Le gouvernement prétend aussi que la première cause de suicide au sein de la police, c'est cette visibilité sur les réseaux sociaux, alors que c'est le management en interne. La seule réponse qu'on aura eu c'est un numéro vert."

Il note : "La police aussi se sert d'images, sans sanctions notamment sur leur durée de conservation et sur le but de leur utilisation."

Alexandre ne s'y retrouve plus. Quand il est rentré dans la police, il voulait "prévoir les choses, éviter les drames, apporter de l'aide." Il dit aujourd'hui ne plus vouloir subir les pressions hiérarchiques, "les commandes politiques". "Dès qu'Emmanuel Macron prend la parole, on nous demande de savoir ce qu'en pense la population. Ce n'est pas notre travail. Quand on fait ça, on ne travaille plus sur nos missions." Il regrette : "Désormais quand quelqu'un voit un policier, il se demande ce qui va lui arriver, les gens ne sont pas rassurés. Les valeurs sont inversées."

S'il fait aujourd'hui une demande de rupture conventionnelle c'est parce qu'il estime ne pas avoir commis de fautes. "J'ai toujours été constant dans les valeurs que je défends, les politiques ont dénaturé les missions auxquelles je croyais." »

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Re: Liberté, liberté chérie...

30 Novembre 2020, 13:44 Message

Bravo : il fallait les trouver (les photos).

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Re: Liberté, liberté chérie...

3 Décembre 2020, 18:41 Message

Sur le projet de loi scélérate touchant à l'instruction et les familles, ceci, qui permet de faire le point (produit par un site très "pro-école" !) : ce que prépare le gouvernement. C'est bien fait.

Et une petite lueur qui pointe : Lutte contre les séparatismes : la scolarisation obligatoire à 3 ans sur la sellette (Le Parisien)

« Le Conseil d’Etat doit rendre ce jeudi son avis sur le projet de loi sur le séparatisme. Mais il s’interroge sur la fin de l’enseignement à la maison. »

En particulier, si ce qui suit est maintenu, qui est le bon sens même, cela peut en effet faire retoquer bien plus que l'âge de trois ans :

« Dans son projet d'avis, dont Le Parisien - Aujourd'hui en France a eu connaissance, les juristes n'y vont pas par quatre chemins.

Ils soulignent que "cette suppression n'est pas appuyée par des éléments fiables et documentés sur les raisons, les conditions et les résultats de la pratique de l'enseignement au sein de la famille ; il n'est pas établi, en particulier, que les motifs des parents relèveraient de manière significative d'une volonté de séparatisme social ou d'une contestation des valeurs de la République. Dans ces conditions, le passage d'un régime de liberté encadrée et contrôlée à un régime d'interdiction ne paraît pas suffisamment justifié et proportionné". Et d'ajouter : "Le Conseil d'Etat, par suite, écarte du projet les dispositions relatives à l'instruction au sein de la famille."

C'est ce jeudi que l'assemblée plénière générale du Conseil d'Etat doit décider d'adopter ou d'amender ce projet d'avis. Puis il sera transmis dans la foulée au gouvernement, lequel n'est pas obligé d'en suivre les recommandations. Il prend toutefois le risque d'être censuré par le conseil constitutionnel une fois la loi adoptée. »

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Re: Liberté, liberté chérie...

6 Décembre 2020, 10:53 Message

L'armée française bientôt composée de soldats «Iron Man» encadrés par un comité d'éthique ?
"Opération des yeux pour voir la nuit ou jumelles de vision nocturne, implant pour délivrer automatiquement une hormone antistress : les évolutions technologiques conduisent la France à envisager une armée de «soldats augmentés», mais éthiques."

Délire technocratique et accentuation de la logique liberticide : l'armée de demain serait donc composée de robocops "augmentés" qu'un pouvoir de plus en plus despotique pourra envoyer soumettre un peuple récalcitrant. A cette monstruosité cauchemardesque nous devons opposer l'idée d'une armée populaire et nationale, composée de citoyens soldats, prêts à se battre pour leur liberté, leur famille et leur patrie et armés et entrainés pour le faire.

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Re: Liberté, liberté chérie...

7 Décembre 2020, 10:58 Message

Instruction à domicile : en Creuse, 200 enfants pourraient voir leur vie bouleversée par la loi contre le séparatisme (La Montagne)

« On est des bons citoyens et on subit les conséquences de ce pourcentage infime de la population. L’école n’est pas le seul moyen de développer et de former des bons citoyens. Il faudrait plutôt se demander pourquoi autant de personnes déscolarisent leurs enfants. »

***

Suite au retour du Conseil d'Etat, Ecole obligatoire dès trois ans : Macron revoit sa copie (Le Parisien)

« Sauf qu'après les réserves exprimées la semaine dernière par le Conseil d'Etat, dans son projet d'avis que Le Parisien - Aujourd'hui en France avait dévoilé, Emmanuel Macron a dû se résoudre à faire machine arrière. Du moins à reprendre sa copie. Selon nos informations, si la décision de rendre l'école obligatoire dès 3 ans restera bien dans le texte final présenté en conseil des ministres et mentionnée dans l'article 18, les mesures d'exceptions telles que rédigées seront élargies au-delà du simple cas concernant les enfants malades.

« Le texte est en ce moment dans les mains du ministère de l'Education nationale et de Jean-Michel Blanquer. On le reprend en tenant compte des observations faites par le Conseil d'Etat, car il ne s'agit pas de se retrouver avec un problème de droit sur un point aussi important », admet un proche du président. En fin de semaine, les Sages estimaient effectivement que le gouvernement, s'il gardait le projet de loi dans sa version initiale, prendrait le risque de le voir retoqué par la suite devant le Conseil constitutionnel. La raison ? « Il n'est pas établi, en particulier, que les motifs des parents relèveraient de manière significative d'une volonté de séparatisme social ou d'une contestation des valeurs de la République. Dans ces conditions, le passage d'un régime de liberté encadrée et contrôlée à un régime d'interdiction ne paraît pas suffisamment justifié et proportionné », précisait le Conseil d'Etat.

Eviter un risque d'inconstitutionnalité

« Pour les familles qui offrent la garantie d'un enseignement à domicile, et qui ne présentent pas de risque de radicalisation, la contrainte devrait être levée », confie un conseiller ministériel. Ce que laissait déjà entendre vendredi Emmanuel Macron lors de son interview à Brut : « Il faut que les bonnes exceptions qui correspondent aux situations que les gens vivent et qui correspondent à une liberté légitime, conforme aux valeurs de la République, puissent continuer à se faire », avait-il expliqué. Tout en rappelant que son intention est d'abord de légiférer contre « ces groupes, ces associations qui ont une idéologie et qui au nom de cette idéologie veulent sortir de la République, séparer en particulier des jeunes ».

En réécrivant une partie de l'article 18, l'Elysée espère éteindre l'incendie et surtout s'éviter un risque d'inconstitutionnalité qui signerait, forcément, un revers cinglant. Impensable pour le président qui a fait de ce projet de loi un des textes majeurs de sa fin de quinquennat. »

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Re: Liberté, liberté chérie...

8 Décembre 2020, 10:10 Message

École à la maison : le gouvernement encore contraint de revoir sa copie ! (Bd Voltaire)

« Il en est de même pour la fameuse instruction en famille. Lorsqu’il avait annoncé, en octobre, lors de son discours sur les séparatismes, la fin de l’école à la maison, Macron avait suscité une grande indignation. « On ne peut pas supprimer une liberté au prétexte qu’une petite minorité de gens en feraient un mauvais usage », déplore, dans Le Parisien, Anne Coffinier. Dans nos colonnes, Ingrid Riocreux avait dénoncé l’aspect totalitaire de cette mesure qui veut « arracher les enfants à leur famille, quoi que l’on pense des choix éducatifs de certains parents ».

Or, pour le Conseil d’État qui se prononçait la semaine dernière : « Il n’est pas établi, en particulier, que les motifs des parents relèveraient de manière significative d’une volonté de séparatisme social ou d’une contestation des valeurs de la République. Dans ces conditions, le passage d’un régime de liberté encadrée et contrôlée à un régime d’interdiction ne paraît pas suffisamment justifié et proportionné. »

Le gouvernement n’est pas obligé de suivre ces recommandations, néanmoins, il s’expose à cette humiliation d’être censuré, in fine, par le Conseil constitutionnel, une fois la loi votée. L’Élysée choisit donc de réécrire sa copie pour éviter ce risque d’inconstitutionnalité. Rebaptisé projet de loi « confortant les principes républicains », le texte sera présenté, mercredi 9 décembre, en Conseil des ministres. D’après Le Parisien, si l’école obligatoire dès trois ans figurera dans la version finale, le fameux article 18 élargirait les exceptions « au-delà du simple cas concernant les enfants malades ». Une décision très attendue qui concerne 50.000 enfants, dont les parents comptent bien faire entendre leurs voix. »


***


Je confirme. Nous verrons bien ce qu'ils vont nous pondre demain, mais il faut rester vigilant : hier encore, on me disait, je cite : "Entendu une partie de l'interview de Blanquer sur Cnews hier, à propos de l'IEF : baratin de politicien insupportable, le journaliste en face, mauvais, a bien tenté une molle saillie mais le ministre s'en tient à ce que l'on a entendu pour l'instant : l'IEF sera l'objet d'une autorisation et non plus d'une déclaration. Et il n'a rien voulu lâcher concernant le fameux "élargissement" des conditions au droit à 'l'instruction à domicile' comme il faut dire désormais..."

De notre côté, nous avançons nos pions, pour le cas où, par des détours toujours possibles, ce gouvernement scélérat parviendrait tout de même à ses fins. Création d'associations, formation de petits groupes de familles (3 ou 4 maximum) pour fonder de micro-écoles hors contrat en limitant les contraintes et préservant un maximum de liberté pour chacun, partage d'information et d'expérience, collaboration informelle à cette fin : c'est en route, localement, en vue de la rentrée de septembre prochain. Si cela s'avère inutile car ce gouvernement aura reculé comme souvent il lui arrive piteusement du fait de son inanité, au moins aussi grande que sa pulsion autoritaire ou son impéritie : peu importe. Si, in fine, c'est bien la solution pour maintenir notre œuvre quotidienne, nous ne nous ferons pas avoir au dernier moment, ni prendre par le temps (tout cela en demande, et de l'énergie, et des ressources... mais ce qui est en jeu n'a pas de prix).

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