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Prémices de la guerre qui vient

Sur la politique du pays, et sur l'actualité
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Re: Prémices de la guerre qui vient

27 Avril 2021, 13:05 Message

Largentière : 1700 habitants...

Ardèche : caillassage contre les gendarmes à Largentière (France bleu)

Comme le soulignai hier soir encore Zemmour : partout, tout le temps.

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Re: Prémices de la guerre qui vient

28 Avril 2021, 11:15 Message


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Re: Prémices de la guerre qui vient

28 Avril 2021, 16:26 Message

A suivre :

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Re: Prémices de la guerre qui vient

29 Avril 2021, 10:27 Message

Allô M. Lecointre ? Mme Parly ?

Bagnolet : un policier tabassé par une vingtaine d'individus lors d'une opération anti-stups (Le Figaro)

« "Fumez-le, c'est un schmitt, tuez-le!", aurait ensuite déclaré l'un des individus, selon le procès-verbal de la plainte de l'agent, consulté par nos confrères. "Je me faisais lyncher au sol. Je continue à recevoir des coups de pied type penalty pleine tête, je ne suis protégé que par mon casque de moto, aurait raconté le policier. Ma tête faisait des allers-retours gauche-droite sous la violence des coups et j'entends encore 'on va te fumer, on va te crever, sale fils de p****, sale keuf' " »

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Re: Prémices de la guerre qui vient

30 Avril 2021, 10:25 Message


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Re: Prémices de la guerre qui vient

30 Avril 2021, 11:53 Message

Voyez plutôt la vérité vraie, derrière ces guignols comme derrière ces twittos outragés. Depuis que circulent les vidéos de ces rodéos, il ne s’est pas même trouvé une centaine de Lyonnais un peu costauds pour aller casser la gueule à ces morveux. N’attendez plus rien, ni des élections, ni des militaires puisque vous n’attendez plus rien de vous-mêmes.

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Re: Prémices de la guerre qui vient

30 Avril 2021, 16:01 Message



"Nous voici arrivés à l'heure fatidique où ce qui se joue n'est rien de moins que le destin de la France et l'avenir de notre peuple". Alors que confrontés à l'effondrement de leur pays, de plus en plus de Français se demandent "que faire ?", Stanislas Berton révèle le processus de destruction méthodique de la France et de son peuple par une minorité d'idéologues tout en proposant des solutions concrètes pour neutraliser leur influence, sauver notre pays et restaurer sa grandeur. "La France retrouvée", un livre fondateur pour reconstruire une France fière, une France forte. En pensées et en surtout en actes.


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Re: Prémices de la guerre qui vient

30 Avril 2021, 21:10 Message

Alain Georges a écrit:Signalé :
https://www.lesamisdeplacedarmes.fr/


On peut y soutenir les pétitionnaires (comme indiqué ici — cliquer sur le lien ou le menu "Je soutiens")

Pour ma part, j'ai signé, malgré mes réserves.
Si la chose enfle, comme il semble, sait-on jamais ce qui peut en sortir, alors que le pouvoir commet une erreur à réagir ainsi, en montrant sa trouille et en insultant l'armée à travers ces pétitionnaires, qui pis est sur une base juridique faible. Si j'étais Lecointre, je dormirais assez mal.

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Re: Prémices de la guerre qui vient

1 Mai 2021, 08:07 Message

Et si la lettre des militaires était le dernier avertissement ? (Lettre Patriote)

« Bien évidemment, le pouvoir – qui n’en n’a plus beaucoup – fera comme d’habitude : il ignorera le message et écrasera le messager.

Cette terrible situation me rappelle une histoire “drôle” qu’on m’avait racontée il y a des années…

C’est l’histoire d’un homme très pieux qui est dans sa maison alors que les eaux de la rivière voisine montent dangereusement. Son fils vient le voir et lui dit “Tu devrais venir avec moi, l’eau monte, c’est dangereux.” Le vieux sourit et dit “Tu sais, moi, je fais confiance à l’Éternel… je n’ai aucune crainte à avoir.” Un peu triste, son fils s’en va. L’eau monte alors jusqu’à envahir le nez-de-chaussée. Le vieil homme abandonne alors son salon et s’installe au premier étage. De la fenêtre, il voit arriver ses voisins en bateau, qui lui montrent qu’ils ont gardé une place pour lui ! Mais lui, sourit et leur dit “Sauvez-vous, mais ne vous inquiétez pas pour moi, Dieu veille sur moi !”. Attristés, les voisins rament hors de danger, sans lui. L’eau continue de monter et bientôt l’homme doit abandonner sa chambre du premier étage pour se réfugier au grenier. Là, à travers le Velux, il voit arriver un hélicoptère : c’est la Sécurité Civile qui vient le chercher ! À l’aide d’un porte-voix, on l’invite à se glisser par l’ouverture afin qu’on puisse l’hélitreuiller. Là encore, il leur fait signe de s’en aller ! “Dieu veille sur ma petite personne, ne vous inquiétez pas !” Alors que l’hélicoptère s’éloigne, arrive l’inévitable : l’eau envahit la maison jusqu’au faîte et le vieil homme meurt noyé.

Arrivé au Paradis, il demande à voir l’Éternel. Enfin en Sa présence, il demande une explication ! “J’avais confiance, j’ai toujours cru en toi, j’ai toujours cru que tu me sauverais !” Et là, Dieu le regarde avec tendresse et lui dit “Mon ami, je t’ai envoyé ton fils, tes voisins, un hélicoptère ! Pourquoi n’as-tu pas écouté ?” »


***


Emmanuel Macron : "L'armée m'a tuer!..." (Courrier stratèges)

«Un texte écrit avec les tripes

Qui aurait pu penser qu’une tribune publiée par le blog Place d’Armes deviendrait en quelques jours une affaire d’Etat ? Au départ, il y a un coup de sang du capitaine Jean-Pierre Fabre-Bernadac, un texte écrit avec les tripes, qui circule auprès d’un certain nombre de ses camarades militaires. Très vite, le texte fait consensus parmi tous ceux qui pensent pouvoir le signer, au départ uniquement des militaires à la retraite. Et l’on parle de le publier immédiatement. Certains des hauts gradés se demandent s’il ne serait pas plus opportun d’attendre qu’on se trouve à quelques semaines de la présidentielle, pour avoir un impact maximal. Mais la majorité ne veut pas attendre. La situation du pays est trop grave. Comme le dit le texte : « Les périls montent, la violence s'accroît de jour en jour. Qui aurait prédit il y a dix ans qu'un professeur serait un jour décapité à la sortie de son collège ? Or nous, serviteurs de la Nation, qui avons toujours été prêts à mettre notre peau au bout de notre engagement – comme l'exigeait notre état militaire, ne pouvons être devant de tels agissements, des spectateurs passifs.…. ». Le texte est écrit comme un appel pour que le gouvernement français prennent leurs responsabilités. «Alors, Mesdames, Messieurs, assez d'atermoiements, l'heure est grave, le travail est colossal ; ne perdez pas de temps et sachez que nous sommes disposés à soutenir les politiques qui prendront en considération la sauvegarde de la nation. »

Des hommes de troupe se joignent aux généraux

Après qu’il a commencé à circuler, le texte rencontre plus de signataires que prévu. Des généraux de la 2è section (2S), des hommes d’active, des officiers de réserve commencent à le signer. Mais, phénomène plus inédit, d’anciens sous-officiers et simples hommes de troupe aussi ! Et, selon des officiers qui se sont confiés à moi, le soutien est large, jusque dans l’armée d’active. Les divergences portent plutôt sur la forme que sur le fond. Certains auraient aimé qu’on en profite pour rappeler que la souveraineté française est galvaudée ; que nos gouvernants ne savent plus dire à l’armée pourquoi elle se bat etc….Mais est-ce que ça n’était pas un autre texte ? En tout cas, les premiers signataires du texte ont eu le sentiment que leurs camarades d’active sont nombreux à les soutenir. C’est pourquoi ils écrivent : « Par contre, si rien n'est entrepris, le laxisme continuera à se répandre inexorablement dans la société, provoquant, au final une explosion et l'intervention de nos camarades d'active dans une mission périlleuse de protection de nos valeurs civilisationnelles et de sauvegarde de nos compatriotes sur le territoire national » ? Le texte n’est peut-être pas original dans la formulation mais sa force c’est qu’il a saisi l’air du temps : « On le voit, il n'est plus temps de tergiverser sinon, demain la guerre civile mettra un terme à ce chaos croissant, et les morts, dont vous porterez la responsabilité, se compteront par milliers ». En quittant la Place Beauvau en septembre 2018, Gérard Collomb, Ministre de l’Intérieur démissionnaire, n’avait-il pas déclaré « Aujourd’hui, on vit côte à côte. Je crains que demain on vive face à face ! » ? Que s’est-il passé depuis deux ans et demi pour inverser la tendance ?

Viva el lider minimo !

A ce stade, aucun des signataires n’imaginait que le texte aurait un quelconque retentissement. Même après la parution dans Valeurs Actuelles, le 21 avril. Mais le 23 avril se produit un drame qui illustre tragiquement ce que la tribune dénonce. Une femme agent administratif est assassinée par un islamiste dans le commissariat de Rambouillet. On apprend assez rapidement que le terroriste – abattu sur place par un policier - avait exulté, voici quelques mois, à l’annonce du meurtre de Samuel Paty ; mais aussi qu’il suivait avec intérêt la lutte de quelques personnalités, dont Jean-Luc Mélenchon, contre « l’islamophobie ». Aussitôt, le chef de la France insoumise sent passer le vent du boulet. Il ne suffit pas de tweeter, comme il le fait, un texte plein de contorsions pour dénoncer l’assassinat sans nommer l’islamisme. Il faut faire diversion. Notre castriste d’opérette, qui rentre d’une tournée en Amérique Latine, a son sujet, tout trouvé : dénoncer les « généraux factieux » qui menacent la République. En cinq jours, le lider minimo publie pas moins d’une vingtaine de tweets, plusieurs threads ; il organise une conférence de presse pour dénoncer le texte relayé par Valeurs Actuelles. Il s’agite tant et si bien que la tribune commence à avoir une réelle audience.

58% des Français soutiennent les militaires

L’agitation de Robespierrot n’explique cependant pas tout. Lorsqu’au Courrier des Stratèges nous avons commencé à publier, lundi 26 avril, sur le débat qui montait, nous avons constaté l’audience inédite du sujet. La mobilisation de la gauche, le mépris des médias contre ce qu’ils croient être un « quarteron de généraux en charentaises » (Agnès Pannier-Runacher), non représentatifs, ont été confortés par l’attitude très cassante de la Ministre, Florence Parly, qui met en branle un dispositif de sanctions. Servis par une publicité inattendue, les responsables de la publication de la tribune ont vu soudain une deuxième vague de signatures. Le nombre de signatures est à 18 000 vendredi matin 30 avril. Il est certain que le gouvernement a manqué de sang froid. Actuellement, au Ministère de la Défense, on passe au peigne fin la liste des signataires. Et il règne, selon l’une de mes sources, « une atmosphère digne de la tristement célèbre époque des fiches » – lorsque la République, au début du XXè siècle, traquait les officiers catholiques pratiquants. Mais, me confie un autre connaisseur : « A ‘Brienne’ et à l’Elysée, c’est la panique ! Ces gens ont tellement méprisé le régalien, pensé qu’il s’agissait d’une réalité périmée, qu’ils passent aujourd’hui à l’extrême inverse et imaginent que des militaires ça ne sait faire d’autre qu’un putsch pour instaurer une dictature. ».

Les quelques soldats d’active qui se sont laissés entraîner à signer devraient être rayés des cadres. Les généraux 2S mis à la retraite. Et l’on somme des officiers de réserve de se justifier. Mais cela ne fait que faire monter l’audience de la tribune. Un sondage réalisé par l’institut Harris pour LCI donne 58% de soutien au texte des militaires. 38% des Français interrogés voient précisément de quel texte il s’agit et 64% en ont entendu parler.

Emmanuel Macron, première victime de la tribune des militaires ?

Emmanuel Macron touche du doigt l’impossibilité du « en même temps » quand on est assis dans le fauteuil du Général de Gaulle. En laissant Florence Parly sanctionner les signataires, il perd l’électorat LR, celui qu’il avait mobilisé au moment de la crise des Gilets Jaunes et qui lui est indispensable pour être réélu. Mais s’il désavoue sa majorité et son ministre, il provoque une crise gouvernementale et s’affaiblit de plus en plus sur sa gauche, où les reports d’intentions de vote au second tour sont médiocres dans les sondages.

Au total, c’’est malgré tout un geste de conciliation avec les militaires qu’il faudrait esquisser. Mais le Président aura à franchir beaucoup d’obstacles : 1. son tempérament qui le pousse à faire le contraire de ce qu’on lui conseille de faire ;2. les mauvaises relations qu’il entretient avec l’armée depuis le départ forcé du Général de Villiers en 2017; et, enfin, 3. le sentiment croissant dans une partie de la population que le pilote et son équipage ont beau tirer les manettes, ils ne maîtrisent plus le vol de l’appareil.

Car c’est la principale leçon de l’improbable succès de la tribune de Fabre-Bernadac. La situation est devenue tellement volatile dans le pays que le texte a échappé à ses rédacteurs et premiers signataires. Il a une audience considérable et inattendue. Certes, l’émotion qu’il suscite risque de retomber. Mais l’impact qu’il a eu en quelques jours confirme les difficultés qu’aura Emmanuel Macron a convaincre les Français qu’il tient les rênes. Les mêmes Français qui sont 58% à soutenir les militaires, sont 66% à souhaiter, selon le baromètre Odoxa-Dentsu Consulting, que le Président ne se représente pas en 2022.


Les coulisses de la droite

"Il n’y a pas, en France, une droite mais trois : droite légitimiste, orléaniste et bonapartiste" (René Rémond, 1954)

Du côté des Orléanistes

Au moment où de plus en plus de doutes s'expriment sur la capacité d'Emmanuel Macron à se représenter, le camp orléaniste cherche activement une alternative. Prudemment, Edouard Philippe continue à dire qu'il n'est candidat à rien et que rien ne lui plait plus que son mandat de maire: "Je trouve que, dans le monde politique, on parle souvent avec trop de désinvolture de ce qu’est la présidence et une candidature à la présidentielle" a-t-il déclaré à Thomas Sotto, mercredi 28 avril sur RTL. Poussé dans ses retranchements, il a refusé de répondre au journaliste pour savoir s'il voterait plutôt Xavier Bertrand ou Emmanuel Macron.
L'ancien Premier Ministre a d'autant moins d'intérêt à répondre à cette question que les sondages confirment combien le pari de Xavier Bertrand - annoncer sa candidature à la présidentielle avant les élections régionales - est risqué; le président sortant de la Région Hauts-de-France doit remporter une nouvelle fois la région. Or il est à la merci du score que fera liste macroniste. En l'absence de LREM au second tour, Xavier Bertrand l'emporterait avec plus de 40 % des suffrages devant Sébastien Chenu, tête de liste du RN, à 34 %. Dans le cas contraire, la présence d'un candidat de LREM au second tour ferait baisser le candidat de la droite, à 37 % des suffrages devant son adversaire du RN, c'est-à-dire qu'on est dans la marge d'erreur.
Faut-il alors préférer la stratégie de Valérie Pécresse? La présidente de la région Ile-de-France a donné comme mot d'ordre à ses troupes: "n'en parler jamais, y penser toujours!". Et, si Emmanuel Macron réussissait à être réélu, être la personne la mieux placée pour l'Hôtel Matignon. Elle entend d'abord gagner la réélection à la présidence de la région - où les sondages ne la montrent en difficulté que dans le cas d'une quadrangulaire, si la gauche et LREM à la fois arrivaient à se maintenir au second tour. Valérie Pécresse a annoncé le 29 avril sa candidature pour la réélection. La campagne sera pour elle l'occasion de faire passer un message de rassemblement, axé sur la sécurité, l'écologie et les questions sociales. Avec des petites phrases lâchées au bon moment pour tenir compte d'un électorat dont le centre de gravité est de plus en plus à droite: la présidente de la région Ile-de-France a ainsi lâché, à l'occasion du sinistre assassinat de Rambouillet: "Il y a un lien entre terrorisme et immigration".
Continuant dans son rôle de gazette de l'orléanisme, Le Point publie cette semaine un entretien avec Michel Barnier, autre prétendant de la droite "libérale, centriste et européenne". Rien à retenir de cet entretien, où le journaliste ne pousse pas vraiment l'interviewé dans ses retranchements sur le fiasco de la négociation avec les Britanniques, sortis grands vainqueurs du Brexit. Monsieur Barnier réussit tout de même à expliquer, à propos d'un autre fiasco de l'UE, celui du vaccin: "Bien sûr, c'est plus facile de décider tout seul qu'à 27. Il y a eu assurément des erreurs, des retards, des atermoiements. Cela n'empêche pas que l'Europe demeure la bonne dimension pour appréhender le problème, y compris du point de vue sanitaire". L'UE perd sur tous les tableaux, raison de plus pour continuer dans son cadre inchangé! Ca donne envie de voter pour lui.

Du côté des Bonapartistes

Marine Le Pen avait apporté son soutien à la tribune des militaires peu après sa parution dans Valeurs Actuelles. Au risque de déclencher une prise de distance des rédacteurs du texte. Et d'alimenter les indignations d'un Jean-Luc Mélenchon ou d'un Benoît Hamon. Mais était-ce un si mauvais calcul que cela? Quelques jours après l'assassinat de Rambouillet, le baromètre publié mensuellement par le Figaro Magazine montre une forte progression de la présidente du Rassemblement National, qui gagne huit points et s'installe en deuxième position du classement - derrière Edouard Philippe - sur les personnalités à qui les Français aimeraient voir jouer un rôle dans les années qui viennent. Pour le journal, "ce sont les sujets d’actualité de ces derniers jours qui expliquent la progression de la présidente du Rassemblement national. Le procès de Viry-Châtillon, la décision de la Cour de cassation dans l’affaire Sarah Halimi, l’assassinat d’une policière à Rambouillet, autant d’événements qui suscitent la colère d’un nombre grandissant de Français". La candidate progresse dans toutes les catégories: sympathisants d’extrême gauche: 25%, (+ 14), de gauche: 19% (+ 7), de droite: 35%, (+ 6) et chez les sans opinion: 3 % (+ 12). Bien entendu, il y a loin d'une cote de popularité dans le baromètre du Figaro Magazine à un succès électoral. Mais, comme nous le soulignions la semaine dernière, la présidente du Rassemblement National souffre encore d'un déficit d'image après son débat de second tour manqué face à Emmanuel Macron. Commence-t-elle à le combler? Il semble, plus profondément, que le baromètre enregistre à sa manière que la société française devient incontrôlable dans ses réactions pour tous ceux qui veulent écrire un scénario de la présidentielle à l'avance.
Cette atmosphère volatile explique sans aucun doute qu'Eric Zemmour ait, de son côté, intensifié le travail de pré-campagne qu'il mène, en vue d'une éventuelle candidature. Certains auraient même vu Patrick Stefanini, ancien préfet, qui fut directeur de campagne de François Fillon, et auteur récent d'un livre remarqué sur l'immigration, à plusieurs réunions avec Eric Zemmour. Ce dernier fait d'ailleurs de moins en moins mystère de ses intentions. Donant, dans Le Figaro, un compte-rendu de l'ouvrage 'passionnant) que Christophe Dickès consacre à l'historien et jounaliste Jacques Bainville, mort en 1936, Zemmour écrit: "Son fils, Hervé, a raconté à Christophe Dickès le désespoir de ses dernières années: «Tout ce que j’ai fait est stérile…» Il regrette de ne pas avoir participé à la vie politique de manière plus active. De ne pas avoir abandonné son métier de journaliste. Il rumine sans apitoiement sur soi: «Pourquoi si bien prévoir et pouvoir si médiocrement? J’ai toujours eu le tort de ne pas viser assez haut. Excès de fausse modestie, fausse fierté! Méfiance exagérée de soi même, sentiment d’impuissance.». Alors, projection? On se rappelle que Bainville, membre de l'Action française, fut un observateur très lucide de la politique de son temps, dénonçant l'aveuglement des milieux gouvernementaux face au danger allemand. Se voyant en Bainville de notre temps - son "danger allemand" à lui c'est l'immigration incontrôlée - l'occasion d'une interrogation publique: faut-il y aller? Certains insistent sur le fait que les rares sondages effectués ne projettent Eric Zemmour guère au-delà de 15% des voix. Pas de quoi remplacer Marine Le Pen. Cependant, il y a sans doute une erreur de perspective: le chroniqueur de CNews voit venir à lui un électorat de droite démobilisé, qui n'a pas envie - pour l'instant - de voter Marine Le Pen. Une candidature Zemmour pourrait, contrairement à l'impression première, permettre à la présidente du Rassemblement National de ratisser plus large au second tour. Est-ce pour cela que le système médiatique s'est déclenché, pour porter des accusations de harcèlement sexuel contre celui qui n'est pas encore candidat?

Du côté des Légitimistes

Et chez LR, alors? La force politique qui porte comme un fardeau l'héritage de cinq des huit présidents de la Vè République, a-t-elle encore un rôle à jouer? D'un côté, Les Républicains ne savent pas s'ils seront en mesure de présenter un candidat à l'élection présidentielle. Laurent Wauquiez en rêve. Mais l'ancien président du parti se remettra-t-il, même avec un bon score aux élections régionales en Rhône-Alpes, de la lourde défaite de LR aux élections européennes de 2019, lorsque le candidat tête de liste, François-Xavier Bellamy, avait fait 8,5% des voix. Et puis le président de la région Rhônes-Alpes a la caractéristique de s'être fait constamment de nouveaux ennemis tout au long de sa carrière politique. Bruno Retailleau, président du groupe LR au Sénat, se prépare, lui, à une éventuelle primaire interne à LR, qu'il espère pouvoir gagner grâce à son enracinement dans le terreau, clairement conservateur, des adhérents et des sympathisants. Mais qui veut encore de la primaire, après le fiasco de 2016, lorsque Nicolas Sarkozy et Alain Juppé refusèrent d'accepter la victoire de François Fillon et contribuèrent activement à sa défaite? Du coup, LR est tiraillé entre ceux qui voudraient que l'on soutienne une nouvelle candidature Macron, ceux qui espèrent qu'il sortira quelque chose d'une candidature "orléaniste" (Xavier Bertrand, Edouard Philippe ou Valérie Pécresse) et ceux qui pensent qu'il est urgent d'attendre les régionales pour poser la question de la présidentielle.
La perspective de garder ou gagner des présidences de région aux élections régionales n'est pas vraiment une consolation. Pour gagner, il faudra, en région PACA, dans les Hauts-de-France ou en Ile-de-France, passer un compromis de second tour avec LREM et affronter le Rassemblement National. Ce qui peut marcher lors d'élections locales ou régionales ne permet pas de gagner la prochaine élection présidentielle tant le fossé s'est élargi entre beaucoup des notables du parti et ce que veut vraiment l'électorat LR, qui pense beaucoup plus à droite que le parti. Ajoutons un problème de crédibilité. Eric Ciotti a beau déclarer avec aplomb que ce qui distingue LR du RN, c'est "notre capacité à gouverner", la réalité est que Les Républicains auront été éloignés du pouvoir pendant dix ans au moment de la présidentielle. Et qu'ils auront, comme les autres à faire leurs preuves. Nous avons analysé en détail dans Le Courrier des stratèges, la proposition de Guillaume Peltier de remplacer les cotisations sociales par un impôt sur les transactions financières: c'est approximatif et montre qu'il faudra beaucoup travailler pour être à nouveau un "parti de gouvernement".

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Re: Prémices de la guerre qui vient

1 Mai 2021, 09:15 Message


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Re: Prémices de la guerre qui vient

2 Mai 2021, 07:48 Message

La guerre a commencé à Valence dans la Drôme (Lettre Patriote)

« Des habitants ont filmé cette scène de guerre (cf. ci-dessus).

Selon nos confrères de France Bleu, le maire LR de Valence parle d’un “état d’urgence absolue” dans les quartiers sensibles. Nicolas Daragon affirme avoir fait son maximum en doublant les effectifs de la police municipale, avec les caméras de vidéoprotection et par les dispositifs d’accompagnement éducatifs. Il estime que l’État ne prend pas suffisamment ses responsabilités. »


La sauvagerie de trop

« C’était il y a dix jours.

Un berger était sur son alpage de la Lettaz, dans les Voirons, près de sa bergerie, quand plusieurs “jeunes” ont fait irruption en quad et en moto, décidés à engager une partie de rodéo dans l’herbe.

Le berger leur a demandé de partir, leur rappelant qu’il était en outre totalement interdit de circuler avec leurs engins dans cette zone qui est protégée.

Le ton est monté. Et comme nous y sommes désormais habitués, les racailles se sont jetées sur lui… à huit contre un. Tabassage. La barbarie contre le plus doux symbole de notre civilisation : le berger qui fait paître ses moutons.

Ils l’ont molesté à 8 contre 1, le blessant lourdement. Un berger.

Depuis deux décennies, nous sommes plus ou moins habitués aux horreurs commises par ces ordures. Mais inconsciemment, nous avions imaginé que seules les villes étaient atteintes. Là, au coeur des alpages, la réalité vient frapper : nous ne serons à l’abri nulle part, et même un berger peut être massacré par ces hordes de sauvages.

Français, il est temps de reprendre le contrôle du pays, que l’on nous y autorise ou non. »

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Re: Prémices de la guerre qui vient

5 Mai 2021, 09:42 Message

Et pourtant, les signaux d’une guerre civile sont bien là (Courrier stratèges)

« Ces comportements sont encore des signaux faibles. Mais ils témoignent d’un naufrage de l’Etat comme garant de l’ordre collectif. Les effets de la culture de l’excuse et de la bienpensance sont passés par là : de nombreux citoyens ordinaires acquièrent la conviction que c’est en se défendant eux-mêmes que l’ordre reviendra, pendant que l’Etat geint sur son absence de moyens, matraque les gens honnêtes à coup d’impôts et garantit l’impunité aux délinquants.

Si l’Etat ne réinvestit pas le champ régalien, et s’il continue à vouloir s’occuper de tout sans jamais rien réussir, la conviction que seule une rupture peut changer les choses risque bien de progresser dans l’opinion. »

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Re: Prémices de la guerre qui vient

5 Mai 2021, 19:59 Message

Avignon : un policier tué lors d'une opération anti-drogue (RT France)

Avignon : plusieurs policiers ciblés par des tirs, l'un d'eux aurait été tué

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Re: Prémices de la guerre qui vient

6 Mai 2021, 07:35 Message

Voilà.
Nous y sommes.
Ou pas.

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Re: Prémices de la guerre qui vient

6 Mai 2021, 08:03 Message

Faut voir, Didier :
"À leur arrivée sur place, les policiers constatent qu’une transaction de produits stupéfiants se déroule à quelques mètres. En civil, les cinq fonctionnaires mettent leur brassard « police » et tentent d’interpeller plusieurs individus qui prennent la fuite. Un suspect s’échappe sur une trottinette et sort une arme à feu avant de tirer à plusieurs reprises en direction des cinq policiers qui tentaient de l’interpeller. Le brigadier, en civil, est touché à deux reprises et s’effondre."

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