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Krisis - pandémie and co

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Re: Krisis - pandémie and co

19 Mars 2020, 22:36 Message

"Où le secret commence, commence aussi le pouvoir réel" H. Arendt, Le système totalitaire


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Re: Krisis - pandémie and co

20 Mars 2020, 13:35 Message

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Re: Krisis - pandémie and co

21 Mars 2020, 00:01 Message

Souffrent et crèvent nos compatriotes, mentent et trahissent nos dirigeants. Cependant, tandis que les infirmières se battent, s'épuisent et pleurent, nos écrivaines nationales écrivent. Voici le Journal d'une Confinée, tenu pour Le Point, par Marie Darrieussecq:

Dimanche. Nous quittons Paris en voiture à 23 heures. Mon mari télétravaillera, mes parents sont au Pays basque, j'ai là-bas ma maison d'enfance : nous désertons avant les annonces officielles. Sur l'autoroute, premières tensions, nous avons oublié la clef de la maison. Tensions aussi quant au « choix » que nous avons fait de ma famille contre la sienne, mais il a deux sœurs et je suis seule avec trois séniors (mon père, ma mère, un grand-oncle). Une petite voix dit, à l'arrière de la voiture : « J'ai oublié mon livre de maths. » Demi-tour, donc. Les affiches d'une expo sur l'Exode nous poursuivent…

Mercredi. Conseil de famille. Nos ados acceptent de se lever au plus tard à dix heures. Dans cette maison normalement de vacances, la consigne s'avère rude. Mais chacun retrouve du temps. Plus de trajets à l'école, d'accompagnement au sport, etc. J'aimerais qu'ils goûtent ce qui m'occupait tant, ici, enfant : l'ennui. Donc la rêverie. Empêchée par les écrans, dont la compagnie est pourtant si précieuse. Dans l'immédiat, la petite joue de la guitare au sous-sol. J'ai un contrat avec elle : elle fera ce qu'elle voudra, mais lira trente pages par jour. Deux biches broutent dans notre jardin en friche. Dans le ciel sans avion un milan fait des cercles… Les animaux sauvages profitent de l'absence des hommes.
[…]
14 heures. Nous planquons au garage notre voiture immatriculée à Paris et prenons la vieille que nous gardons ici. Je sens qu'il n'est pas bon de rouler avec un 75 aux fesses… Nous partons voir la mer. Elle bat, lourde, forte, indifférente. La plage est déserte. J'ai une vision de planète sans humains. L'hypothèse Gaia, un rééquilibrage de la planète par elle-même, la Terre comme entité globale qui compense l'action des humains (leurs antibiotiques aux poulets, leur surchauffe polluante, leur déforestation, leurs étals d'animaux morts…) par une sorte de surpuissance donnée à l'infiniment petit, le virus qui nous supprimerait, enfin je romance déjà, mon mari (ou des chercheurs comme Bruno Latour) vous l'expliquerait de façon plus carrée. Quatre flics masqués contemplent les vagues avec mélancolie. Nous avons coché la case « déplacements brefs, à proximité du domicile, liés à l'activité physique individuelle des personnes ».


Odieux.

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Re: Krisis - pandémie and co

21 Mars 2020, 10:06 Message

"Krisis" signifie, au fond, révélation.

Mafesoli est décidément très agaçant, avec son mélange de pertinence appuyée sur une réflexion approfondie s'inspirant des meilleurs Maîtres, à commencer, comme tout le monde mais en le reconnaissant et avec intelligence — ce qui est rarissime —, le Docteur H, réflexion antée sur le recueil savant de la plus grande sagesse antique, de l'expérience de ce monde englouti et pourtant toujours , un mélange donc de pertinence et... de fixettes un peu puériles, de considérations aimables mais franchement iréniques, qui font déraper le tout dans une certaine insignifiance. Il y a tout de même de beaux restes, et on peut trouver matière à une lecture utile et agréable, sinon tout à fait à réflexion, à ses dires du moment.

Il a raison de percevoir un mouvement presque insensible et invisible des "gonds" silencieux sur lesquels pivote "le Monde", selon le mot de Nietzsche ; et tort de croire à une issue, si longue et meurtrière soit-elle, aussi changée, et de la sorte qu'il imagine. Enfin, il oublie l'esprit de décision, et la co-naissance.

Maffesoli : la pandémie de coronavirus ou comment disparaît le mythe rationaliste du progrès (courrier stratèges)

« Au-delà de nos humeurs, craintes, convictions, réactions, consentement, toutes choses étant de l’ordre de l’opinion, il convient d’aller à l’essentiel. C’est-à-dire, qu’au-delà des apparences, ce que le poète nomme bellement "le clapotis des causes secondes", revenir à l’être des choses. En-deçà des "médiations", de ces évidences déversées ad nauseam par l’intelligentsia, revenir à ce qui est immédiatement évident. Ce que la sagesse populaire a su formuler d’une manière lapidaire : tout passe, tout casse, tout lasse !

Le coronavirus, modalité d’une crise sociétale

En la matière fin d’une Modernité en bout de course. Saturation d’un ensemble de valeurs de plus en plus désuètes.

Rappelons-nous, ici, d’une des étymologies du terme crise : "krisis" comme le jugement porté par ce qui est en train de naître sur ce qui est en train de mourir. Cela, on l’oublie trop souvent, en réduisant la crise à son aspect économique. Simple dysfonctionnement de ce que mon regretté ami, Jean Baudrillard, nommait "la société de consommation", que quelques ajustements d’ordre politique ne manqueraient pas de corriger pour le plus grand bien de tous.

C’est ainsi que l’on peut comprendre la "crise sanitaire" comme une modalité d’une crise sociétale en cours, d’un changement de paradigme bien plus profond.

En d’autres termes, la crise sanitaire comme expression visible d’une dégénérescence invisible. Dégénérescence d’une civilisation ayant fait son temps. Civilisation dont le paradigme n’est plus reconnu. La matrice de l’être-ensemble est devenue inféconde.

Le précédent d’autres épidémies comme crises de société

Le rationalisme à courte vue peut concéder qu’il s’agit là d’une allégorie quelque peu mystérieuse, voire mystique. Mais l’histoire ne manque pas d’exemples en ce sens. Il y en a même à foison. Je me contente de rappeler la grande peste corrélative de la fin de l’Empire romain. La fameuse peste "antonine" en 166, tout en causant des millions de morts, marqua le début de la décadence romaine.

C’est ainsi que l’on peut comprendre la « crise sanitaire » comme une modalité d’une crise sociétale en cours, d’un changement de paradigme bien plus profond.

Et que dire de la "peste noire", appelée également "mort noire" qui au XIVeme siècle fut corollaire de la fin du Moyen-Âge ? La Renaissance devait lui succéder. Ce que les historiens nomment Black Death exprime bien le deuil qu’il convenait de faire vis-à-vis d’un ensemble de valeurs n’étant plus en adéquation avec un nouvel esprit du temps en gestation.

Terminons-en avec la métaphore. Mais voilà fort longtemps qu’avec quelques autres, tout en subissant les foudre d’une intelligentsia apeurée, je pointe, souligne, analyse la décadence de la modernité. La fin d’un monde n’étant plus défendu que par des castes fières de leur supériorité illusoire continuant à seriner leurs fallacieuses élucubrations. Il s’agit là d’une « société officielle » de plus en plus déconnectée de la vie réelle. Et donc incapable de voir la dégénérescence intellectuelle, politique dont les symptômes sont de plus en plus évidents.
Coronavirus et dégénérescence du mythe progressiste

Dégénérescence de quoi, sinon du mythe progressiste ? J’avais montré dès 1979 que corrélativement à l’idéologie du service public, ce progressisme s’employait à justifier la domination sur la nature, à négliger les lois primordiales de celle-ci et à construire un monde selon les seuls principes d’un rationalisme dont l’aspect morbide apparaît de plus en plus évident. La Violence totalitaire[1] d’un progressisme à la fois benêt et destructeur.

J’ai dit qu’il convenait de s’attacher à l’essentiel. Le point nodal de l’idéologie progressiste, c’est l’ambition voire la prétention de tout résoudre, de tout améliorer afin d’aboutir à une société parfaite et à un homme potentiellement immortel.

Qu’on le sache ou non, la dialectique, thèse, antithèse, synthèse est le mécanisme intellectuel dominant. Le concept hégélien de « dépassement » (Aufhebung), est le maître mot de la mythologie progressiste. C’est stricto sensu, une conception du monde "dramatique", c’est-à-dire reposant sur la capacité à trouver une solution, une résolution à ce qui peut faire obstacle à la perfection à venir.

La mort est ce avec qui il convient de s’accorder

Il est une formule de K. Marx qui résume bien une telle mythologie : chaque société ne se pose que les problèmes qu’elle peut résoudre. Ambition, prétention de tout maîtriser. C’est l’économie du salut ou l’histoire du salut d’obédience judéo-chrétienne qui, dans les grands systèmes socialisant du XIXe siècle deviennent "profanes", et vont inspirer tous les programmes politiques, gauche et droite confondues.

C’est bien cette conception dramatique, donc optimiste qui est en train de s’achever. Et, dans le balancement inexorable des histoires humaines, c’est "le sentiment du tragique de la vie" (Miguel de Unanumo) qui à nouveau, tend à prévaloir. Le dramatique, je l’ai dit, est résolument optimiste. Le tragique est aporique, c’est-à-dire sans solution. La vie est ce qu’elle est.

Plutôt que de vouloir dominer la nature, on s’accorde à elle. Selon l’adage populaire, "on ne commande bien la nature qu’en lui obéissant". La mort, dès lors, n’est plus ce que l’on pourra dépasser. Mais ce avec quoi il convient de s’accorder.

Voilà ce que rappelle, en majeur, la "crise sanitaire". La mort pandémique est la symbole de la fin de l’optimisme propre au progressisme moderne. On peut le considérer comme une expression du mystique pressentiment que la fin d’une civilisation peut être une délivrance et, en son sens fort, l’indice d’une renaissance. "Index", ce qui pointe la continuité d’un vitalisme essentiel !

La mort possible, menace vécue quotidiennement, réalité que l’on ne peut pas nier, que l’on ne peut plus dénier, la mort qu’inexorablement l’on est obligé de comptabiliser, cette mort, omniprésente, rappelle dans sa concrétude que c’est un ordre des choses qui est en train de s’achever.

Ce qui est concret, je le rappelle : cum crescere, c’est ce qui "croît avec", avec un réel irréfragable. Et ce réel, c’est peut-être ? réellement ? la mort de cet "ordre des choses" ayant constitué le monde moderne !

En quoi consiste la mort du monde moderne ?

Mort de l’économicisme dominant, de cette prévalence de l’infrastructure économique d’origine marxiste, cause et effet d’un matérialisme à courte vue. Outre la "société de consommation", Jean Baudrillard a fort bien montré en quoi toute la vie sociale n’était qu’un « miroir de la production ». Ce qui est la réduction d’un être-ensemble essentiel à un "étant" on ne peut plus abstrait, uniquement préoccupé par le matériel que l’on ne maîtrise plus. On ne possède plus les objets, l’on est possédé par eux !

Mort d’une conception purement individualiste de l’existence. Certes, les élites déphasées continuent à émettre des poncifs du type "compte tenu de l’individualisme contemporain", et autres sornettes de la même eau. Mais l’angoisse de la finitude, finitude dont on ne peut plus cacher la réalité, incite, tout au contraire, à rechercher l’entraide, le partage, l’échange, le bénévolat et autres valeurs du même acabit que le matérialisme moderne avait cru dépasser.

La consanguinité des élites est chose évidente. Leur endogamie est chose mortifère. Cet entre-soi est, on ne peut plus, manifeste dans les poncifs moraux dont les oligarques se gargarisent.

Même «confinés » dans leur appartement, il est intéressant de noter que les chants patriotiques ou celui du répertoire populaire, sont repris en commun. Et ce afin de conjurer, collectivement l’angoisse propre au sentiment de finitude et, ainsi, d’exprimer la solidarité devant la mort.

Encore plus flagrant, la crise sanitaire signe la mort de la mondialisation, valeur dominante d’une élite qui, toutes tendances confondues, reste obnubilée par un marché sans limite, sans frontière où, là encore, l’objet prévaut sur le sujet, le matériel sur le spirituel.

Souvenons-nous de la judicieuse expression du philosophe Georg Simmel, rappelant que le bon équilibre de toute vie sociale est l’accord devant exister entre le « pont et la porte ». Le pont nécessaire à la relation, et la porte relativisant cette relation afin d’accéder à une harmonie bénéfique pour tout un chacun.
Valorisation du localisme, fin de la mondialisation

Cette mondialisation à outrance est, c’est difficile à le reconnaître, l’héritage de l’Universalisme propre à la philosophie des Lumières du XVIIIe siècle. Et la saturation d’un tel état de choses va valoriser le localisme. Ce que l’École de Palo Alto, en Californie, a nommé avec justesse, la "proxémie". C’est-à-dire l’interaction existant entre l’environnement naturel et l’environnement social.

Ce que j’ai appelé "Ecosophie", sagesse de la maison commune, ou, en termes plus familiers, reconnaître que « le lieu fait lien ». Toutes choses rappelant qu’à l’encontre du leitmotiv marxiste : « l’air de la ville rend libre », formule archétype du déracinement, la glèbe natale retrouve une force et vigueur indéniables.

Enracinement dynamique rappelant que, comme toute plante, la plante humaine a besoin de racines pour pouvoir croître, avec force, justesse et beauté ! Ainsi face à la mort on ne peut plus présente, est rappelé la nécessité de la solidarité propre à un "idéal communautaire" que certains continuent à stigmatiser en le taxant, sottement, de communautarisme. `

Certains ? Qui sont-ils ? Tout simplement ceux qui ayant le pouvoir de dire et de faire, continuent à défendre bec et ongles l’économicisme, l’individualisme, le mondialisme, le matérialisme dont il a été question.
Consanguinité des élites et poncifs

La consanguinité des élites est chose évidente. Leur endogamie est chose mortifère. Cet entre-soi est, on ne peut plus, manifeste dans les poncifs moraux dont les oligarques se gargarisent. Lieux-communs cachant mal, leur culte atavique de l’argent, leur orthodoxie économiciste et leur célébration d’une échelle de valeurs de fait dépassée. Tout ceci à coup d’incantations : démocratie, valeurs républicaines, laïcité, progressisme, etc.

Tout cela s’exprimant dans des formules alambiquées où les esprits aigus et le bon sens populaire repèrent aisément les amphibologies et les cercles vicieux. Formules stéréotypées ne traduisant que l’essence de leurs pratiques et le fondement de leur désir profond, celui d’une "suradministration" leur assurant un pouvoir indépassable sur un peuple indécrottablement débile.

Ces élites ayant oublié que commander c’est servir. Ce que traduit l’adage exprimant au mieux la cohésion sociale : regnare servire est. En bref, l’équilibre devant exister entre la puissance de l’instituant et le pouvoir de l’institué, c’est-à-dire des institutions économiques, politiques, sociales.

C’est parce qu’elles ne saisissent pas que la mort quotidienne, se rappelant à notre bon souvenir, signe inéluctablement la mort de la matérialiste civilisation moderne, qu’il va y avoir ce que le sociologue Vilfredo Pareto nommait, justement, la circulation des élites.

Pourquoi et comment y a-t-il une circulation élites ?

Circulation qui, Internet aidant, prend acte de la mort de la verticalité du pouvoir au profit de l’horizontalité de la puissance sociétale. Je l’ai souvent rappelé, la postmodernité n’est rien d’autre que la synergie de l’archaïque et du développement technologique. Autre manière de dire le retour du partage, de l’échange, de la solidarité et autres valeurs premières, fondamentales que la paranoïa des élites modernes avait cru, dialectique aidant, pouvoir « dépasser ».

La mort de la civilisation utilitariste où le lien social est à dominante mécanique, permet de repérer la réémergence d’une solidarité organique. Organicité que la pensée ésotérique nomme "synarchie". Ce qu’avait également bien analysé Georges Dumézil en rappelant l’interaction et l’équilibre existant, à certains moments, entre les "trois fonctions sociales".

La fonction spirituelle, fondant le politique, le militaire, le juridique et aboutissant à la solidarité sociétale. Ainsi, au-delà de la suradministration déconnectée du Réel, c’est bien un tel holisme que l’on voit resurgir de nos jours.
Mort du paradigme progressiste

Mais la prise en compte d’une telle synarchie organique nécessite que l’on sache le dire avec les mots étant le plus en pertinence avec le temps. Il est amusant, il vaudrait mieux dire désolant, de lire sous la plus d’un éditorialiste bien en cour, que la situation est dramatique et quelques lignes plus loin parler de son aspect tragique.

La formule de Platon, toujours d’actualité : "la fraude aux mots" est le signe inéluctable d’une dégénérescence achevée. La conception "dramatique" est le propre d’une élite croyant trouver à tout une solution opportune. Le "tragique", bien au contraire, s’accorde à la mort. Il sait, d’un savoir incorporé, savoir propre à la sagesse populaire, vivre la mort de tous les jours.

Voilà en quoi la crise sanitaire porteuse de mort individuelle est l’indice d’une crise civilisationnelle, celle de la mort du paradigme progressiste ayant fait son temps. Peut-être est-ce cela qui fait que le tragique ambiant, vécu au quotidien, est loin d’être morose, conscient qu’il est d’une résurrection en cours. Celle où dans l’être-ensemble, dans l’être avec, dans le visible social, l’invisible spirituel occupera une place de choix. »

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Re: Krisis - pandémie and co

22 Mars 2020, 09:50 Message

Nous y sommes tout à fait, maintenant.

« Pour faire face à cette situation, et "au vu du retour italien", Marc Noizet et ses collègues réanimateurs, gériatres ou encore infectiologues, ont pris une mesure drastique : "Au-delà de 75 ans, avec ou sans comorbidité (Facteurs aggravant l’effet du virus.), on n’intube plus".

Il le dit aussi clairement, presque malgré lui. Un long silence emplit la visioconférence. "C’était une nécessité, ce choix, reprend, après un temps, Marc Noizet, le visage grave. Même avec ces critères restrictifs, on est vraiment submergés." » (Ouest-France)

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Re: Krisis - pandémie and co

22 Mars 2020, 10:41 Message

Nouveau contrepoint.
C'est long, mais argumenté.

Covid-19 : fin de partie ?! (Blog J-D Michel)

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Re: Krisis - pandémie and co

22 Mars 2020, 11:36 Message

J'ai tout lu. Long mais argumenté, comme vous le dites. J'ai parfois émis quelques réserves in petto quant au ton et au style de ce long papier (il serait de mauvais goût d'aller minorer la situation dans l'est français ou en Lombardie) mais ce sont là des objections secondaires en regard de l'intérêt du fond de cette communication et notamment de l'analyse et de la mise en cause de l'arrière plan politico-financier du système médical. Maintenant, croisons les doigts en espérant confirmation des intuitions du fameux Pr Raoult.

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Re: Krisis - pandémie and co

22 Mars 2020, 12:40 Message

J'étais tombé sur ce billet hier en fin de journée. L'essentiel à en retenir est ceci, qui résume bien la problématique:
Nous avons alors adopté des mesures absolument contraires aux bonnes pratiques : renoncer à dépister les personnes possiblement malades et confiner la population dans son ensemble pour enrayer la diffusion du virus. Mesures à vrai dire moyenâgeuses et problématique puisqu’elles ne ralentissent l’épidémie qu’au risque de phénomènes de rebond potentiellement encore pires. Et qu’elles enferment tout le monde alors qu’une faible minorité seulement est concernée. Toutes les recommandations en santé publique sont à l’inverse de dépister le plus de cas possibles, et de confiner uniquement les cas positifs le temps qu’ils ne soient plus contagieux.

Ce côté brut et moyenâgeux des réactions des autorités est flagrant. Leurs tentatives de solution (ne parlons pas de "stratégie", il n'y en a pas) imitent l'option chinoise appliquée à Wuhan et à la province du Hubei (population sensiblement équivalente à celle de la France métropolitaine), mais elles se traduisent par des mesures de confinement incomplètes. En Chine, le confinement de la population impliquait la livraison des vivres par les autorités sur le seuil des logements, par exemple, et pas de "jogging" autorisé, ni d'allers-venues en voiture comme partout aujourd'hui dans notre pays (j'habite en bordure d'une petite route secondaire qui dessert un village de moins de mille habitants où il passe un véhicule toutes les 45 secondes, autant que sur l'autoroute A7). L'indiscipline française, tant chez le Desouche que chez le parasite allochtone greffé sur lui, rend cette option non viable.

Soit on agit comme des civilisés modernes et équipés de technologies et d'intelligence (artificielle au moins, à défaut de l'autre) et on teste et trie les gens en fonction de leur statut au Covid-19 en libérant les négatifs (qui feraient figurer ce statut sur leur ausweis pour les contrôles) et le pays et son économie se maintiennent cahin-caha en évitant les pénuries; soit l'on se comporte comme des bourrins impréparés et obtus : on ordonne à tout le monde de se cloîtrer et en même temps, d'aller travailler pour "faire tourner l'économie", et donc aussi "en même temps", on laisse les égoïstes se ballader et baguenauder sur les marchés ou les supermarchés, sans masque ni protection puisqu'il n'y en a pas.

Bref, nous aurons donc: la maladie causant ses ravages en toute impunité, les pénuries alimentaires, et la récession économique.

Nous n'avons pas un gouvernement d'incapables, nous avons un non-gouvernement.

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Re: Krisis - pandémie and co

22 Mars 2020, 15:22 Message

"avec ou sans comorbidité (Facteurs aggravant l’effet du virus.), on n’intube plus".

On n'intube plus, on entube seulement, des gens qui ont cotisé au système de santé pendant des décennies.

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Re: Krisis - pandémie and co

22 Mars 2020, 15:39 Message

On n'intube plus, on entube seulement, des gens qui ont cotisé au système de santé pendant des décennies.

Eh oui, Francis. C'est l'aspect vulgaire des choses, n'est-ce pas. C'est aussi la confirmation que les promesses n'engagent que ceux qui leurs font crédit. Alors les promesses de l'État, pensez donc !

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Re: Krisis - pandémie and co

23 Mars 2020, 09:32 Message

Communiqué de l'IHU Méditerranée Infection du 22/03/2020

« Marseille, le 22 mars 2020

Epidémie à coronavirus Covid-19

Dans le contexte actuel de la propagation de l’épidémie à coronavirus Covid-19 sur le territoire français et dans le monde.
Conformément au serment d’Hippocrate que nous avons prêté, nous obéissons à notre devoir de médecin. Nous faisons bénéficier à nos patients de la meilleure prise en charge pour le diagnostic et le traitement d’une maladie. Nous respectons les règles de l’art et les données les plus récemment acquises de la science médicale.

Nous avons décidé :
· Pour les tous les malades fébriles qui viennent nous consulter, de pratiquer les tests pour le diagnostic d’infection à Covid 19 ;
· Pour tous les patients infectés, dont un grand nombre peu symptomatiques ont des lésions pulmonaires au scanner, de proposer au plus tôt de la maladie, dès le diagnostic :
– un traitement par l’association hydroxychloroquine (200 mg x 3 par jour pour 10 jours) + Azithromycine (500 mg le 1er jour puis 250 mg par jour pour 5 jours de plus), dans le cadre des précautions d’usage de cette association (avec notamment un électrocardiogramme à J0 et J2), et hors AMM. Dans les cas de pneumonie sévère, un antibiotique à large spectre est également associé.

Nous pensons qu’il n’est pas moral que cette association ne soit pas inclue systématiquement dans les essais thérapeutiques concernant le traitement de l’infection à Covid-19 en France.


Pr Philippe Brouqui, Pr Jean-Christophe Lagier, Pr Matthieu Million, Pr Philippe Parola, Pr Didier Raoult, Dr Marie Hocquart »


***


Pr Raoult : « On n'a pas à obéir aux injonctions de l'État pour traiter les malades. »
Le Pr Raoult est un franc-tireur Rock'n'Roll.

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Re: Krisis - pandémie and co

24 Mars 2020, 09:24 Message

Faudrait savoir...........

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Re: Krisis - pandémie and co

25 Mars 2020, 09:28 Message

Coronavirus : masques, tests, chloroquine… les soignants saisissent de nouveau le Conseil d’Etat (Le Parisien)

« La colère des soignants ne faiblit pas en pleine crise du coronavirus. Pour la deuxième fois en quelques jours, des syndicats saisissent le Conseil d’Etat pour contraindre le gouvernement à aller plus loin dans sa lutte contre le Covid-19. Après avoir examiné dimanche une demande de confinement total – qu’elle a rejeté tout en exigeant du gouvernement plusieurs précisions – la plus haute juridiction administrative française siégera à nouveau en urgence ce jeudi.

Au menu de ce référé-liberté déposé notamment au nom du droit à la vie et du principe de précaution : l’exigence de masques pour l’ensemble de la population, un dépistage massif et l’autorisation pour les médecins et les hôpitaux d’administrer de la chloroquine, cette molécule dont le Pr Didier Raoult, à Marseille, assure qu’elle produit des effets spectaculaires. […]

"On nous dit qu’on est en guerre, mais pour l’heure nous ne voyons que de la propagande" , s’insurge les syndicats de soignants. »


***


Confirmations (message précédent) que les ARS bloquent des tests en laboratoire demandés par des généralistes, et que la chloroquine a été préemptée (ou rendue inaccessible). Le temps que la boite de M. Levy sorte son produit aussi miracle qu'onéreux ?

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Re: Krisis - pandémie and co

25 Mars 2020, 12:02 Message

Cette information à propos du reclassement d'Agnés Buzyn. Ces gens là ne reculent décidément devant aucune magouille :
https://www.fdesouche.com/1353385-agnes ... -unicancer

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Re: Krisis - pandémie and co

25 Mars 2020, 12:05 Message

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Re: Krisis - pandémie and co

25 Mars 2020, 12:24 Message

P.S. Si c'est vrai, ça va finir par se savoir, même en Corée du Nord France...


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Re: Krisis - pandémie and co

25 Mars 2020, 12:27 Message

Onfray semaine du 22/03/2020
Tout citoyen français qui dispose d'un compte en Suisse ou dans un quelconque paradis fiscal doit être tenu pour responsable de la mort de qui n'aura pas pu bénéficier d'un respirateur hospitalier, responsable et coupable. On lira la liste de quelques-uns de ces assassins en appendice.

Appendice 1:
Dans la Notice Wikipédia intitulée "Évadés fiscaux", on peut lire ceci :"Challenges a fourni dès juin 2013 une liste de 86 contribuables apparaissant sur cette liste et faisant l'objet de poursuites. On comptait notamment Nina Ricci, Arlette Ricci, Jean-Claude Guidicelli, Simon Benharrous. Le 27 janvier 2014, le journal Le Monde a publié d'autres noms, dont Christian Karembeu, les frères Christian et François Picart, Alain Afflelou, Cédric Klapisch, Gérard Miller, Michel Tubiana, et Richard Prasquier. Tiens tiens, Gérard Miller, psychanalyste chez Drucker et Drucker chez les psychanalystes!

Arlette Ricci, héritière des parfums Nina Ricci, est condamnée le 13 avril 2015 à trois ans de prison dont un ferme et un million d'euros d'amende, pour fraude fiscale, blanchiment de fraude fiscale et organisation frauduleuse d'insolvabilité pour échapper à l'impôt".

Appendice 2

Français établis fiscalement à l'étranger

Sportifs:
– Jean Alesi, réside en Suisse

– Marion Bartoli, réside en Suisse

– Julien Benneteau, réside en Suisse

– Arnaud Boetsch, réside en Suisse

– Arnaud Clement, réside en Suisse

– Nicolas Escudé, réside en Suisse

– Guy Forget, réside en Suisse

– Richard Gasquet, réside en Suisse

– Jean-Claude Killy, réside en Suisse

– Henri Leconte, réside en Suisse

– Sébastien Loeb, réside en Suisse

– Paul-Henri Mathieu, réside en Suisse

– Gaël Monfils, réside en Suisse

– Christophe Moreau, réside en Suisse

– Amélie Mauresmo, réside à Genêve en Suisse

– Stéphane Peterhansel, réside en Suisse

– Cédric Pioline, réside en Suisse

– Alain Prost, réside en Suisse

– Fabrice Santoro, réside en Suisse

– Florent Serra, réside en Suisse

– Gilles Simon, réside en Suisse

– Jo-Wilfried Tsonga, réside en Suisse

– Vincent Rives, réside en Irlande

– Jean-Philippe Gatien , réside au Delaware aux Etats Unis

Chanteurs:

– David Hallyday, réside en Suisse

– Patricia Kaas, réside en Suisse

– Florent Pagny, réside en Patagonie (Argentine)

– Michel Polnareff, réside aux Etats-Unis

– Yannick Noah, réside aux USA (le « personnage préféré des français… !!!)

Acteurs

– Daniel Auteuil, réside en Belgique

– Emmanuelle Béart réside en Belgique

– Laetitia Casta, réside au Royaume-Uni

– David Habibi, réside au Canada

– Alain Delon, résident et citoyen Suisse
Auteurs:

– Anne Marie Mitterrand (3), réside en Begique

– Christian Jacq, réside en Suisse

– Marc Levy, réside au Royaume-Uni

Patrons et Actionnaires

– Jacques Badin (Carrefour) réside à Bruxelles en Belgique

– Thomas Bata (marque de chaussures Bata) réside en Suisse

– Famille Baud (dont Jean Baud), (marques Franprix et Leader Price), résident en Suisse

– Lotfi Belhassine, (président d’Air Liberté), réside en Belgique. Il a fui la France car l’ISF représentait 93% de ses revenus

– Claude Berda, (AB Groupe), réside à Cologny en Suisse

– Des membres de la famille Bich (Groupe Bic) résident en Suisse

– Michèle Bleustein-Blanchet, une des héritières de Publicis, réside à Cologny en Suisse

– Corinne Bouygues, réside à Genève en Suisse

– Pierre Castel, PDG du groupe Castel Frères (Cristalline, Thonon, Vichy Célestins, 33 export, Saint-Yorre) réside près du Lac Leman en Suisse

– Des membres de la famille Mulliez (Auchan, Décathlon, Mondial Moquette, Norauto et Kiabi), résident en Belgique

– Georges Cohen, groupe Sogeti, (informatique et armement), réside en Suisse

– Bernard Darty, fondateur de Darty, réside en Belgique

– Jean-Louis David, fondateur des salons de coiffure, réside en Suisse.

– Des membres de la famille Defforey, à l’origine de la société Carrefour, résident en Belgique

– Des membres de la famille Despature, dont Paul-Georges Despature, propriétaire des marques Damart et Somfy, résident en Suisse et en Belgique

– Paul Dubrulle, (co-créateur du Groupe Accor) et ancien sénateur-maire de Fontainebleau, réside à Cologny en Suisse

– Des membres de la famille Ducros résident à Cologny en Suisse

– Pierre-François Grimaldi (iBazar), réside en Belgique

– Eric Guerlain, (Groupe Christian Dior), réside en Grande-Bretagne

– Daniel Hechter, créateur réside en Suisse

– Philippe Hersant, (groupe Hersant presse) réside en Belgique

– Philippe Jaffré, (ancien président dElf)

– Robert Louis-Dreyfus et des héritiers Louis-Dreyfus (Groupe Louis-Dreyfus, Olympique de Marseille) résident à Zurich en Suisse

– Des membres de la famille Mimram, dont Jean-Claude Mimram, (Compagnie sucrière sénégalaise…) résident à Gstaad en Suisse

– Alexandra Pereyre de Nonancourt et des membres de la famille, (propriétaire des champagnes Laurent-Perrier), résident en Suisse

– Denis Payre (1), (fondateur de Business Objects), réside en Belgique ou il a démarré une nouvelle société, Kiala, qui a embauché 100 personnes

– Des membres de la famille Peugeot, (Groupe PSA), résident en Suisse

– Jean Pigozzi, (héritier des voitures Simca), réside en Suisse

– Michel Reybier, (ancien PDG de Justin Bridou, Cochonou, Aoste), réside en Suisse

– Jacques Tajan (2), (ancien premier commissaire-priseur de France), réside en Belgique

– Des membres de la famille Wertheimer, (Chanel), résident à Cologny en Suisse

– Antoine Zacharias, (ancien PDG de Vinci), réside à Genève en Suisse

– Roger Zannier, (Kookaï, Z, Kenzo, Oxbow, Chipie et Absorba), réside à Cologny en Suisse

– Alain Ducasse, cuisinier, a troqué sa nationalité française pour rejoindre Monaco

– Famille Primat (Schlumberger Limited)

– Benjamin de Rothschild (Groupe financier Edmond de Rotschild)

– Famille Lescure (Seb, Tefal, Rowenta, Krups, Moulinex, Calor… )

– Famille Murray

– Nicolas Puech (Hermès…)

– Famille Zorbibe (Lancel)

– Famille Lejeune (SEITA…)

– Philippe Jabre (Jabre Capital Partners)

– Famille Harari (laboratoire Negma)

– Famille Taittinger (4) (Champagne Taittinger)

– Denis Dumont (Enseigne Grand Frais)

– Michel Lacoste (Vêtements Lacoste)

– Nicole Bru-Magniez (Laboratoire UPSA)

– Alain Duménil (Acanthe Développement)

– Bruno Moineville (Réseaux câblés de France)

– Hugues de Montfalcon de Flaxieu (Maxiris)

– Christian Picart (Buffalo Grill)

– Thierry Roussel (Carat Group, SGFC, Onassis)

– Paul Dubrule (Accor)

– Maurice et David Giraud (Pierre et Vacances)

– Jérôme De Witt (Horlogerie De Witt)

– Dominique Frémont (Mauboussin)

Liste dressée par Jean-Patrick Grumberg pour www.Dreuz.info

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Re: Krisis - pandémie and co

25 Mars 2020, 13:01 Message

Deux notions me semblent devenir fallacieuses par l’emploi systématique qui en est fait. La Guerre et La Science. Progressivement extraites de leur objet même, ne deviennent-elle pas l’argument des lâches, voire l’alibi des criminels ?

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Re: Krisis - pandémie and co

25 Mars 2020, 14:27 Message

On y revient toujours, particulièrement après de longs détours au sein du vaste domaine des échafaudages métaphysiques, qui brinquebalent comme ils peuvent sur la vaste mer du "réel", en quête néanmoins irréfragable de l'origine : l'unique science, y compris et même premièrement pour les sciences dites "dures", c'est l'affirmation socratique par excellence : ἕν οἶδα ὅτι οὐδὲν οἶδα, "je sais que je ne sais rien". Hors cela, il ne reste que fondamentaux métaphysiques insus, constructions abstraites c'est-à-dire arbitraires, cercle vicieux de la "logique pure", et pour finir, inévitablement : idéologie, ratiocinations, et petites querelles de clocher masquant mal des enjeux médiocrement personnels ou plus vils encore.

Quant à la "guerre", plus personne ne sait ce que c'est, tout le monde l'a oubliée, y compris ce qu'il reste de militaires — et notablement leurs fantassins 2.0 en opérations programmées, ou leurs pilotes sur écran. Provocation de le dire ainsi, alors que partout l'on se bat et se tue ou massacre, que nos soldats sont engagés dans le bourbier sahélien, quel les conflits n'ont jamais cessés à la surface de notre pauvre Terre ?

Non.

Πόλεμος πάντων μὲν πατήρ ἐστι πάντων δὲ βασιλεύς
« La guerre est le père de toute chose, et de toute chose il est le Roi »
Héraclite l'Ombreux, en toute lumière.

Sans combat, un Monde ne peut advenir.
Sans Monde, il ne reste plus que des simulacres.

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