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Dhimmitude

Abécédaire de l'islam, work in progress
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Dhimmitude

24 Octobre 2012, 11:01 Message

Version courte : "dhimmitude"

Selon le droit musulman un "dhimmi" est un non-musulman ayant conclu avec les musulmans un traité de reddition ("dhimma") déterminant ses droits et devoirs.

Les droits du dhimmi sont des droits concédés, c'est-à-dire qu'ils peuvent être annulés de manière unilatérale par les autorités musulmanes. Ses droits à la vie et à la sécurité sont monnayables, il doit sans cesse les racheter par une capitation coranique, la jizya. La « dhimmitude » est donc une condition d'humiliation, d'infériorité et de vulnérabilité extrême, un semi-esclavage qui n'a d'autres raisons d'être que l'exploitation de ceux qui y sont soumis, ou la simple tolérance de leur existence (jamais définitive) quand il n'est pas possible ou souhaitable de faire autrement.

La dhimmitude a été codifiée et institutionnalisée dès le 8ème siècle par des théologiens et des jurisconsultes musulmans. Elle est intégrée à la chari'a : elle a toujours valeur de loi (il ne peut en être autrement en société islamique), elle imprègne toujours les mentalités et les comportements.

C'est une nouvelle illustration des nombreux problèmes de sémantique que pose l'islam : sa prétendue "tolérance" revient en vérité à ne pas avoir encore éliminé ou soumis les "infidèles", la "protection" et les "statuts" juridiques "accordés" sous son joug reviennent à imposer un quasi esclavage.

Ces choses sont logiques dès lors qu'on se rappelle que pour l'islam seuls les musulmans accomplissent l'humanité, qu'ils sont "la meilleure des communautés sur Terre", les autres étant peu ou prou des suppôts de Satan, des adversaires qui ne valent rien, qu'il faut combattre et réduire. Le Coran est non seulement un livre violent, cruel et barbare, mais c'est un livre à dimension nettement génocidaire, selon nos critères actuels.

Les "dhimmis" sont donc ceux qui ont mis fin au jihad qui les menaçait grâce à une formule magique : "Des territoires contre la paix et la sécurité de la dhimmitude." Ils ont cédé leur pays pour devenir des "protégés", c'est-à-dire des semi-esclaves sur leur propre terre, quand il n'en ont pas été chassé.

Il n'existe qu'une seule façon d'en sortir sinon même de sauver sa vie : se convertir…

Jamais les élites musulmanes n'ont dénoncé la dhimmitude comme une condition de déshumanisation et d'exploitation qui a provoqué l'expropriation, l'esclavage à une échelle inconnue de tout autre peuple, la déportation de populations et la destruction quasi totale de leur patrimoine culturel et historique. A comparer avec nos "repentances"… Au contraire, elle est volontiers vantée (par ceux qu'on dit "modérés" !) comme la preuve d'une sollicitude et d'une humanité remarquable dans le traitement des hommes de la part de l'islam…

« La dhimmitude a englouti dans la mort de nombreux peuples et des civilisations brillantes. Elle a pétri et brisé d'innombrables générations, elle a conditionné des mentalités » (Bat Ye'Or)

Le "statut" de dhimmi, la dhimmitude qui guette la France et tous les pays européens en cours d'islamisation, rappellent que le fondement de la relation à "l'Autre" de l'islam, c'est le jihad.

Version longue : "dhimmitude"

Selon le droit musulman un "dhimmi" est un non-musulman ayant conclu avec les musulmans un traité de reddition ("dhimma") déterminant ses droits et devoirs.

Le terme dhimmi s'applique essentiellement aux « gens du Livre » (Ahl al-kitâb), qui, sous gouvernement islamique, et moyennant l'acquittement d'un impôt de capitation (jizya), d'un impôt foncier (kharâj), d'une certaine incapacité juridique et du respect de certaines règles édictées dans un "pacte" conclu avec les autorités, peuvent espérer quelques droits, à commencer par celui de conserver la vie sauve.

La "dhimmitude" trouve sa justification dans la sourate 9, verset 29 : « Combattez ceux qui ne croient ni en Dieu ni au Jour dernier, qui n'interdisent pas ce que Dieu et Son messager ont interdit et qui ne professent pas la religion de la vérité, parmi ceux qui ont reçu le Livre, jusqu'à ce qu'ils versent la capitation par leurs propres mains, après s'être humiliés. »

Les droits du dhimmi sont des droits concédés, c'est-à-dire qu'ils peuvent être annulés de manière unilatérale par les autorités musulmanes. Ses droits à la vie et à la sécurité sont monnayables, il doit sans cesse les racheter. La « dhimmitude » est donc une condition d'humiliation, d'infériorité et de vulnérabilité extrême, un semi-esclavage qui n'a d'autre raison d'être que l'exploitation de ceux qui y sont soumis, ou l'acceptation (toujours provisoire) de leur existence quand il n'est pas possible ou souhaitable de faire autrement.

La dhimmitude, par les conditions qu'elle impose et l'insécurité de son état, est en vérité non seulement un moyen d'exploitation, mais aussi un puissant moyen de conversion.

Pour l'exploitation, les musulmans eux-mêmes ont été amenés à moduler les conditions de cette dhimmitude selon les époques et les pays : c'est qu'il n'était pas toujours très intéressant que certains se convertissent trop vite : ils n'étaient plus "taillables et corvéables" à merci…
Pour les "conversions", elles ont été le moyen majeur de l'expansion rapide de l'islam, mais aussi un de ses plus graves problèmes : les "convertis" ne l'étaient que superficiellement, et ont introduits des distorsions importantes dans le monde prétendument "pur" du "dar al islam" : l'intégrisme, naturel, consubstantiel à l'islam ("L'islamisme est présent dans l'islam comme le poussin dans l'œuf, comme le fruit dans la fleur, comme l'arbre dans la graine." R.P Henri Boulad) ne peut que renaître cycliquement de cette situation dans une course toujours plus folle au "retour" à la situation initiale des bédouins du désert au VII[sup]ème[/sup] siècle…

Cheikh Yousef al-Qaradawi, chef spirituel du mouvement des "Frères Musulmans", rappelait encore dans un interview datant du 15 décembre 1997 que la loi islamique intégrait le sort du "Peuple du Livre" - Juifs et Chrétiens - dans le cadre de ses trois catégories traditionnelles de "territoires", en considérant :

- les non-Musulmans des pays de la guerre (dar al harb);
- les non-Musulmans des pays de la trêve provisoire (dar al-suhl) ;
- les non-Musulmans protégés par la loi islamique (dar al islam), c'est-à-dire les "dhimmis".

Pour chacune de ces catégories, a précisé ce cheikh, la loi islamique a institué des règlements différents. Il a ainsi résumé ce qui fait bel et bien le fondement de la relation à "l'Autre" de l'islam : le jihad.

En effet :
- Les habitants du pays de guerre sont ceux qu'on combat parce qu'ils s'opposent à l'instauration de la loi islamique dans leur pays. Ces infidèles n'ont aucun droit. Leur existence même est illégale.
- Les infidèles du pays de la trêve sont dans une situation de répit entre deux guerres, à la guise des seuls musulmans et sans aucune garantie de leur part, surtout pas celle de tenir une quelconque parole, un quelconque traité : Mahomet en personne en a donné le "bel exemple", et à plusieurs reprises.
- Enfin, les dhimmis sont d'anciens "harbis" (habitants du dar al harb) qui ont passé dans la catégorie des "protégés" au sein du "dar al-Islam", une fois la guerre complètement gagnée.

C'est une nouvelle illustration des nombreux problèmes de sémantique que pose l'islam : sa prétendue "tolérance" revient en vérité à ne pas avoir encore éliminé ou soumis les "infidèles", la "protection" et les "statuts" juridiques "accordés" sous son joug reviennent à imposer un quasi esclavage.

Ces choses sont logiques dès lors qu'on se rappelle que pour l'islam seuls les musulmans accomplissent l'humanité, qu'ils sont "la meilleure des communautés sur terre", les autres étant peu ou prou des suppôts de Satan, des adversaires qui ne valent rien et qu'il faut combattre et réduire. Le Coran est non seulement un livre violent, cruel et barbare, mais c'est un livre à dimension nettement génocidaire, selon nos critères actuels, puisqu'il ordonne le massacre des hommes et l'esclavage des femmes et des enfants.

Les "dhimmis" sont donc ceux qui ont mis fin au jihad qui les menaçait grâce à une formule magique : "Des territoires contre la paix et la sécurité de la dhimmitude." Ils ont cédé leur pays pour devenir des "protégés", c'est-à-dire des semi-esclaves sur leur propre terre, quand il n'en ont pas été chassé. La loi islamique définit leurs droits qu'elle "protège" à certaines conditions. Cela signifie que le non-Musulman n'a aucun droit en dehors de ceux spécifiés par la loi islamique. On y cherchera en vain de quelconques "droits de l'homme" - ne parlons pas du citoyen !

Cette théorie fut codifiée et institutionnalisée dès le 8[sup]ème[/sup] siècle par des théologiens et des jurisconsultes musulmans. Elle a toujours valeur de loi (il ne peut en être autrement en société islamique), elle imprègne toujours les mentalités et les comportements. Dans toutes les sociétés arabo-musulmanes, c'est cette interprétation qui fait fond.

Les lois de la "dhimmitude" obéissent à trois principes essentiels:

- L'infériorité des non-Musulmans dans tous les domaines, cette situation existe aujourd'hui pratiquement dans tous les pays arabes, en Iran, en Afghanistan, et dans d'autres pays. Il faut y penser même dans de minuscules occasions, qui sont hautement symboliques pour les musulmans car abordées dans les textes de l'islam : par exemple, lorsqu'il s'agit de céder la place, de s'écarter sur un trottoir trop étroit pour laisser la place à un groupe de musulmans (ce ne sera jamais le cas avec un individu isolé, enseignement formel du "prophète" oblige - sauf au sein du dar al islam…)

- La vulnérabilité de l'infidèle, réalisée autrefois par l'interdiction du port d'armes et l'interdiction du témoignage contre un Musulman, ce qui implique un danger mortel en cas d'accusation de blasphème, une situation encore actuelle, par exemple au Pakistan. Un évêque catholique pakistanais, John Joseph, s'est suicidé le 6 mai 1998 pour attirer l'attention du monde sur cette injustice. Autre exemple : la croyance en la "musulmanité" native de tout être humain a autorisé les enlèvements d'enfants des communautés dhimmis, un fléau endémique dans le dar al-islam.

- L'humiliation et l'avilissement du non-Musulman imposés par un ensemble très précis de règlements, de règles de vie en société et plus généralement par l'organisation de l'humiliation la plus systématique possible des dhimmis.

En la matière, on peut citer les lois sur l'habillement des dhimmis, qui ont varié fréquemment pour obéir aux caprices des souverains. Ce sont les califes abbassides qui ont inauguré cette pratique. En 850, le calife Jafar al-Mutawakkil impose aux Chrétiens et aux Juifs de porter une ceinture en tissu appelée zunnah et une sorte de châle ou de foulard appelé taylasin (les Chrétiens étaient déjà obligés de porter la ceinture). Il impose aussi qu'ils portent une petite clochette dans les bains publics. Au XIe siècle, le calife fatimide Al-Hakim bi-Amr Allah exige que les Chrétiens portent une croix en bois d'un demi mètre de long autour du cou et que les Juifs portent un agneau en bois. À la fin du XIIe siècle, le calife almohade, Abu Yusuf Yaqub al-Mansur impose au Juifs du Maghreb de porter des vêtements bleus foncés avec de longues manches et un chapeau en forme de selle. Son petit-fils Abu Muhammad al-Adil, après de nombreuses réclamations des Juifs, desserre les contraintes et accepte les vêtements et les turbans jaunes. Au XVIe siècle, les Juifs du Maghreb ne sont autorisés qu'à porter des sandales faites en jonc et des turbans ou chapeaux noirs avec un petit morceau de tissu rouge. Et ainsi de suite...

Il n'existe qu'une seule façon d'en sortir sinon même de sauver sa vie : se convertir… ce qui est fort simple s'agissant de l'islam. Au fond, ce dernier n'a guère qu'une exigence, et c'est son nom même : une simplissime soumission absolue et définitive.

La théorie du jihad a ainsi structuré les relations avec "l'Autre" de l'islam, soit dans la haine, soit dans l'hostilité latente envers les gens de la trêve, soit dans le mépris inhérent à la dhimmitude. L’humanité est divisée en musulmans, kafirs-esclaves, kafirs-dhimmis, et kafirs (infidèles) !

C'est que pour l'islam, il ne faut jamais l'oublier, l'humanité est nativement musulmane... Qui n'est pas pleinement le bon musulman qu'il est de naissance ne mérite pas d'être considéré. Il est au mieux inférieur, en vérité un scandale humiliant, un danger, une provocation à la guerre "défensive"...

La question de "l'Autre", c'est-à-dire de l'altérité, est d'entrée de jeu et de façon rédhibitoire placé pour l'islam sous le sceau de l'exclusion, la haine, le refus, l'intolérance violente, la volonté d'éradiquer, ou "au mieux" de soumettre, d'exploiter et d'humilier, les trois principales facettes de la dhimmitude.

Jamais les élites musulmanes n'ont dénoncé la dhimmitude comme une condition de déshumanisation et d'exploitation qui a provoqué l'expropriation, l'esclavage à une échelle inconnue de tout autre peuple, la déportation de populations et la destruction quasi totale de leur patrimoine culturel et historique. A comparer avec nos "repentances"… Au contraire, elle est volontiers vantée ( de la part de ceux qu'on dit "modérés" !) comme la preuve d'une sollicitude et d'une humanité remarquable dans le traitement des hommes de la part de l'islam…

Tant qu'une telle critique de sa propre histoire ne sera pas faite par l'islam, il lui sera impossible de considérer "l'Autre" dans sa dimension proprement humaine et les préjugés du passé continueront à sévir. Une telle critique semble impossible, comme toute critique si minime soit-elle de l'islam en ses diverses facettes, car à chaque fois c'est l'édifice complet qui risque fort de s'écrouler complètement…

C'est dans ce contexte de jihad et de dhimmitude qu'il faut regarder le conflit israélo-arabe : car Israël représente l'affranchissement pour des juifs des lois de la dhimmitude en terre conquise par l'islam. C'est la raison qui rend cet État inacceptable aux yeux du monde musulman, qui dispose hélas de tout le nécessaire en ses textes fondateurs pour attiser une haine inextinguible des juifs, auprès de laquelle l'antisémitisme chrétien, aujourd'hui plus que résiduel, est une aimable plaisanterie.

Il est décidément extraordinaire de voir les "champions" de "l'Autre", de "l'ouverture à l'Autre", du "respect" des altérités, de la "tolérance", bref de toute la moraline dégoulinante et des sornettes biaisées de la modernité qui se veut mondiale, défendre avec acharnement le droit de l'islam de les dénier de fond en comble et ce faisant l'aider dans sa poursuite d'une conquête totale du monde, son objectif explicite. Le communisme, même dans ses grandes heures, n'a jamais connu pareils "idiots utiles".

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