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Limes

Sur l'immigration de peuplement et ses conséquences
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Limes

1 Mars 2020, 10:11 Message


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Re: Limes

1 Mars 2020, 18:38 Message

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Pour changer du 49.3 et du coronavirus.





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Re: Limes

2 Mars 2020, 10:22 Message







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Re: Limes

2 Mars 2020, 12:41 Message


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Re: Limes

3 Mars 2020, 09:51 Message



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Re: Limes

4 Mars 2020, 09:51 Message


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Re: Limes

5 Mars 2020, 09:57 Message


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Re: Limes

5 Mars 2020, 12:56 Message

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Il va falloir sérieusement songer à stopper Erdogan (+Libye, îles grecques, Chypre, forages illégaux en mer Egée...).

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Re: Limes

5 Mars 2020, 13:21 Message

Il va falloir sérieusement songer à stopper Erdogan (+Libye, îles grecques, Chypre, forages illégaux en mer Egée...).

Nous en avons encore les moyens. Leur application est très simple et sans danger réel. Vous savez cela mieux que moi, cher Didier. Encore faudrait-il que nous ayons des dirigeants, nous n’en n’avons plus. Encore faudrait-il que nous ayons un pays, nous n’en avons plus. J’apprends que la cote de popularité de la tête de gondole remonte vigoureusement. Le 49/3 décrété en loucedé samedi soir est déjà digéré, la « crise » du virus est parfaitement « gérée » Le fruit est mûr, le sultan d’opérette n’a qu’à tendre la main.

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Re: Limes

6 Mars 2020, 09:31 Message

Nous sommes tous des Grecs ! (Bd Voltaire)

« Historien du futur, Jean Raspail nous avait pourtant prévenus, dès 1973, dans son incroyable Camp des saints : "Voilà que sortent les nations qui sont aux quatre coins de la terre et qui égalent en nombre le sable de la mer."

Encore plus prémonitoire, deux siècles auparavant, François René de Chateaubriand, volant au secours des Grecs lorsqu’ils se soulevèrent contre la domination ottomane (1821-1832), posait déjà les mêmes questions que l’on devrait se poser encore aujourd’hui : "Notre siècle verra-t-il des hordes de sauvages étouffer la civilisation renaissante d’un peuple qui a civilisé la terre ? La chrétienté laissera-t-elle tranquillement des Turcs égorger des chrétiens ? Et la légitimité européenne souffrira-t-elle sans être indignée que l’on donne son nom sacré à la tyrannie qui aurait fait rougir Tibère ?"

Pas sûr que l’Europe ne se mobilise, comme elle le fit alors, pour sensibiliser l’opinion à cette noble cause et rappeler aux peuples d’Occident leur immense dette morale envers les Grecs. "Nous sommes tous des Grecs. Nos lois, notre littérature, notre religion, nos arts prennent tous leurs racines en Grèce. Si la Grèce n’avait existé, nous aurions pu n’être encore que des sauvages et des idolâtres", écrivait alors Shelley. Et Victor Hugo de sonner le tocsin : "En Grèce ! En Grèce ! Adieu, vous tous ! Il faut partir ! Un navire, ou plutôt des ailes ! Et nous verrons soudain ces tigres ottomans fuir avec des pieds de gazelles !"

Quant à Voltaire, il ne fut pas en reste, en allant défendre le sort des Grecs auprès de Catherine II : "Que deviendra ma pauvre Grèce ? […] Que votre majesté me permette seulement de plaindre ces pauvres Grecs qui ont le malheur d’appartenir à des gens qui parlent turc." Sous les cariatides pillées du temple d’Athéna, Ernest Renan avait eu, quant à lui, ces mots prophétiques dans sa merveilleuse prière sur l’Acropole : "Le monde ne sera sauvé qu’en revenant à toi, Athéna, en répudiant ses attaches barbares. Courons, venons en troupe. Quel beau jour que celui où toutes les villes qui ont pris des débris de ton temple, Venise, Paris, Londres, Copenhague, répareront leurs larcins, formeront des théories sacrées pour rapporter les débris qu’elles possèdent, en disant : “Pardonne-nous, déesse ! C’était pour les sauver des mauvais génies de la nuit” […] "

Aujourd’hui, plus que jamais, nous sommes tous des enfants d’Athéna, philhellènes jusqu’au bout des ongles, solidaires des Grecs que menacent à nouveau, de Merkel à Erdoğan, les mauvais génies de la nuit. »


***


J'avoue une nette préférence pour la phrase de Voltaire...

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Re: Limes

6 Mars 2020, 09:52 Message

Que de belles réminiscences, cher Didier ! Merci.
Cela tord un peu le ventre de les entendre aujourd’hui au pays qui n’est plus celui de Voltaire mais celui des Indigènes de la République.

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Re: Limes

6 Mars 2020, 10:00 Message

Oui, cher Eric, cela tord le ventre.
Personne ne semble bien voir, ici, qu'il ne s'agit en rien d'une péripétie de plus, mais d'un tour supplémentaire, et très sévère, du cliquet infernal qui nous broie. Heureusement, si l'on peut dire, quelques pays relèvent l'honneur déchu de l'Europe :

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Re: Limes

6 Mars 2020, 21:11 Message

Lord Byron, compagnon de Shelley dans la défense de la Grèce, dans son long poème épique Le Siège de Corinthe que par coïncidence (mais il n'y a pas de coïncidence dans ces choses) j'ai sous les yeux depuis plusieurs jours:

Many a vanish'd year and age..., (j’arrête ici cette transcription, sachant trop le peu d’estime en lequel Didier et Eric tiennent la langue des Godons)

En 1715, la grande armée des Turcs, sous le commandement du prince vizir attaqua l’armée vénitienne à Corinthe. L’échec du siège de Vienne, un quart de siècle plus tôt devait être vengé, l’affront lavé. Les Ottomans impériaux, face à la résistance de cette place (entre deux terres et entre deux mers écrit Byron, ce qui est bien la position géographique de Corinthe) en dépit de leur ardeur échouèrent, commencèrent à négocier quand soudain, leur magasin de poudre, sur leurs arrières, explosa. C’était le 25 juin. Les Turcs, comptant leurs tués par milliers dans cet événement technique, convaincus d’avoir été piégés, attaquèrent comme des fous, comme des Turcs, et enlevèrent la place contre toute attente. Les Grecs et leurs défenseurs vénitiens furent massacrés, certains capturés comme esclaves.

Le poème de Lord Byron dit cela et le séisme politique européen qui eut cet événement pour origine.

Rossini en fit un opéra.

Le Siège de Corinthe de Lord Byron en français, pour moins de six euros (je ne sais pas ce que vaut cette traduction) :

https://www.kobo.com/fr/fr/ebook/le-siege-de-corinthe-1

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Re: Limes

6 Mars 2020, 21:50 Message


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Re: Limes

6 Mars 2020, 22:37 Message

(ce mot au passage sur le texte littéraire : la littérature n'est ni politique ni a-politique, elle et pré-politique: elle dit le réel qui existe et celui qui n'existe pas, elle les fond pour énoncer ce que le politique est encore insuffisamment outillé pour articuler. La pensée politique formule, avec deux ou trois générations de retard, ce que la littérature, voix mineure du politique, a fait affleurer à la pensée dans son dit ambivalent, métaphorique, la métaphore étant le langage qui énonce ce que la parole politique ne peut encore nommer -- exemple : le Grand Remplacement, qui n'est rien que métaphore littéraire et devenir politique)

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