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Mali, Libye, Syrie...

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Re: Mali, Libye, Syrie...

6 Novembre 2016, 20:17 Message

Ecrire "Je pisse sur son cadavre" est constitutif d'un délit. Seul le parquet (ou la famille du militaire) peuvent engager des poursuites.

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Re: Mali, Libye, Syrie...

18 Novembre 2016, 10:24 Message

Trump choisit le général Flynn comme conseiller à la sécurité nationale (Le Figaro)

« Cet ancien directeur du renseignement militaire dont le franc-parler lui vaut autant de respect que d'inimitiés devrait faire de la lutte contre l'État islamique une priorité, en renouant avec la Russie »

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Re: Mali, Libye, Syrie...

7 Avril 2017, 09:13 Message

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Re: Mali, Libye, Syrie...

7 Avril 2017, 09:35 Message

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Re: Mali, Libye, Syrie...

7 Avril 2017, 11:22 Message

Il a bon, là, PMC...

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Re: Mali, Libye, Syrie...

7 Avril 2017, 11:31 Message

Va peut-être vous téléphoner, Didier. Vous feriez un petit grain-grain pour élaborer une plateforme des droites hors les murs. Tenez-nous au courant. ;)

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Re: Mali, Libye, Syrie...

7 Avril 2017, 13:13 Message

Eric Veron a écrit:Quel beau jeune homme, en pleine force de l'âge, à l'avenir fauché. Honneur à lui. Mes condoléances aux siens.

Dites-moi, Didier, n'est-il pas techniquement possible d'identifier les décérébrés qui profèrent de telles insanités sur les dits réseaux sociaux?
Dites-moi, Jean-François, n'est-il pas juridiquement envisageable de poursuivre les décérébrés qui profèrent de telles insanités sur les dits réseaux sociaux ?
Je veux dire, si on le veut vraiment.


Cher Éric. Cela constitue évidemment un délit. Mais comme nous n’en sommes pas victime nous ne pouvons que nous contenter d’un signalement au parquet qui dispose des moyens d’identification, mais qui fait ce qu’il veut, comme nous le savons.La famille pourrait aussi déposer un vraie plainte avec constitution de partie civile ce qui ouvre automatiquement une information.

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Re: Mali, Libye, Syrie...

12 Février 2018, 12:29 Message

Rony Brauman: «On a fait la guerre à la Libye sur la foi de bobards!» (Le Figaro)

« LE FIGARO. - Au lendemain du bombardement par l'aviation française, le 19 mars 2011, d'une colonne blindée libyenne s'avançant sur Benghazi pour y mater la rébellion anti-Kadhafi, vous aviez été l'un des très rares à émettre publiquement un jugement critique. Qu'est-ce qui fondait votre scepticisme?
Rony BRAUMAN. - Ce sont d'abord les propos d'un militaire français spécialiste de la Libye, Patrick Haimzadeh, qui contestaient le danger immédiat encouru par la population de Benghazi, capitale de la Cyrénaïque et rivale traditionnelle de Tripoli. Cet officier, qui connaissait bien le terrain, estimait que la trentaine de chars, disposés à l'entrée de la ville, ne constituait pas une menace mortelle. La rébellion armée, dans cette ville très étendue d'un million d'habitants, était parfaitement à même de protéger son périmètre. Quant à la prétendue colonne de chars qui se dirigeait vers la ville, personne ne l'a vue ; à supposer qu'elle ait existé, il était possible de la dissuader par des survols et des simples tirs d'arrêt. Autrement dit, il n'était pas nécessaire pour la France de commencer une guerre, dont les conséquences désastreuses continuent aujourd'hui de se faire sentir.
Mais n'y avait-il pas eu un discours enflammé de Kadhafi, promettant d'aller chercher les opposants «ruelle par ruelle» («Zenga, zenga»)?
Il s'agissait là d'une rhétorique guerrière face à une rébellion armée. Kadhafi n'avait de toute façon pas les moyens d'écraser Benghazi. Cette prétendue menace mortelle contre Benghazi faisait suite à d'autres mensonges médiatiques.

"À une époque où chacun a une caméra dans la poche, l'absence d'images de ce bombardement d'une foule de manifestants par son aviation ne semble avoir attiré l'attention de personne"

Lesquels?
Tout d'abord, l'attaque de manifestants à Tripoli par les avions de Kadhafi, qui avait donné lieu à des déclarations de Sarkozy, Cameron et Obama. Rappelez-vous leurs propos: «Un chef d'État qui envoie son aviation contre son propre peuple n'est plus digne de gouverner ; il doit partir…» Or cette attaque n'a jamais lieu. Ce fut un bobard répandu par la chaîne qatarienne al-Jazeera, repris sans vérification par les médias du monde entier. À une époque où chacun a une caméra dans la poche, l'absence d'images de ce bombardement d'une foule de manifestants par son aviation ne semble avoir attiré l'attention de personne. Au contraire, certains se référaient à cette fausse attaque venue du ciel en parlant de «ces images que tout le monde avait vues», et qu'en fait personne n'avait vues, et pour cause…
Comme le disait Régis Debray, qui n'a jamais eu autant raison, on voit ce qu'on croit. La Maison-Blanche a d'ailleurs reconnu, sans tarder, que rien ne permettait de confirmer la réalité de cette attaque. Mais ce démenti a été ignoré. Il est vrai que, le jour de sa parution, un autre bobard a émergé: celui des charniers de Tripoli et de Benghazi. Le représentant de la Ligue libyenne des droits de l'homme faisait état de six mille morts ensevelis à la hâte en une dizaine de jours. Ce qui était faux. »

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Re: Mali, Libye, Syrie...

15 Février 2018, 17:19 Message

L’armée turque réalise un vrai djihad en Syrie (analyse kurde). (Islamisation.fr)

"[...]
L’opinion publique occidentale semble l’ignorer mais l’invasion turque du canton kurde syrien d’Afrin est qualifiée de «jihad» ou guerre sainte par la Diyanet, la plus haute autorité religieuse du pays, à la demande sans doute du président turc lui-même.

La fatwa est serinée dans les 90 000 mosquées sunnites du pays où imams et prédicateurs, tous salariés d’un Etat supposé laïc, sont tenus de prier matin et soir avec leurs ouailles pour la victoire de l’armée de conquête turque et de leurs supplétifs syriens jihadistes.
[...]"

L'ensemble de l'article est très intéressant, comme souvent avec M. Véliocas.

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Re: Mali, Libye, Syrie...

24 Août 2020, 08:47 Message

Excellente analyse de Lugan sur le putsch au Mali :

Mali : ce coup d’Etat qui pourrait enclencher un processus de paix

« Contrairement aux analyses superficielles de la sous-culture médiatico-africaniste, le coup d’Etat qui vient de se produire au Mali pourrait en effet, si toutefois il était bien « géré », avoir des effets positifs sur la situation régionale. Il marque en quelque sorte le retour à la situation qui fut à l’origine de l’intervention Serval au mois de janvier 2013 quand les forces du chef touareg Iyad ag Ghali marchaient sur Bamako où elles étaient attendues par les partisans de l’imam peul Mahmoud Dicko.

La question qui se posa alors à François Hollande était simple : était-il possible de laisser prospérer une revendication nationaliste touareg appuyée sur un courant islamiste venant s’ajouter à des foyers régionaux de déstabilisation situés dans le nord du Nigeria avec Boko Haram, dans la région du Sahara nord occidental avec Aqmi et dans la zone des confins algéro-maroco-mauritaniens avec le Polisario ?

L’erreur française fut alors de ne pas conditionner la reconquête de Gao, de Tombouctou et du nord Mali par Serval, à la reconnaissance par Bamako d’une nouvelle organisation constitutionnelle et territoriale afin que les Touareg et les Peul ne soient plus automatiquement écartés du jeu politique par la démocratie devenue une simple ethno-mathématique électorale. La plaie ethnique à la base du problème[1] et qui avait été surinfectée par les islamistes d’Aqmi-Al-Qaïda n’ayant pas été traitée, la guerre s’est ensuite étendue à toute la région, débordant sur le Burkina Faso et le Niger.
Puis, à partir de 2018-2019, l’intrusion de DAECH à travers l’EIGS (Etat islamique dans le Grand Sahara) entraîna un conflit ouvert entre l’EIGS et les groupes ethno-islamistes se réclamant de la mouvance Al-Qaïda, l’EIGS les accusant de privilégier l’ethnie aux dépens du califat.

En effet, les deux principaux chefs ethno-régionaux de la nébuleuse Al-Qaïda, à savoir le Touareg ifora Iyad Ag Ghali et le Peul Ahmadou Koufa, chef de la Katiba Macina, plus ethno-islamistes qu’islamistes, avaient décidé de négocier une sortie de crise. Ne voulant pas d’une telle politique, Abdelmalek Droukdal, le chef d’Al-Quaïda pour toute l’Afrique du Nord et pour la bande sahélienne, décida alors de reprendre en main et d’imposer son autorité, à la fois à Ahmadou Koufa et à Iyad ag Ghali. Il fut alors « neutralisé » par les forces françaises renseignées par les services d’Alger inquiets de voir que l’Etat islamique se rapprochait de la frontière algérienne.

L’Algérie qui considère le nord-ouest de la BSS comme son arrière-cour, y a toujours « parrainé » les accords de paix. Son homme sur zone est Iyad ag Ghali dont la famille vit dans la région d’Ouargla. Ce Touareg ifora dispose d’une base de popularité à Bamako avec l’imam Mahmoud Dicko et surtout, il est contre l’éclatement du Mali, priorité pour l’Algérie qui ne veut pas d’un Azawad indépendant qui serait un phare pour ses propres Touareg.

S’il était bien négocié, le coup d’Etat qui vient de se produire au Mali pourrait donc, contrairement à ce qu’écrivent la plupart des analystes, marquer l’accélération d’un processus de négociation ayant pour but de régler à la fois le conflit du Soum-Macina-Liptako porté par les Peul, d’où l’importance d’Ahmadou Koufa, et celui du nord Mali, qui est l’actualisation de la traditionnelle contestation touareg, d’où l’importance d’Iyad ag Ghali.

Le retour dans le jeu politique des Touareg ralliés au leadership d’Iyad ag Ghali, et de ceux des Peul suivant Ahmadou Koufa, permettrait alors de concentrer tous les moyens sur l’EIGS, et donc de prévoir à moyen terme un allègement de Barkhane, puis son glissement vers la région péri-tchadique où les éléments de la future déstabilisation qui sont en place vont exercer de lourdes menaces sur le Tchad et le Cameroun, le tout alimenté par l’intrusion turque en Libye. »

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Re: Mali, Libye, Syrie...

14 Octobre 2020, 18:17 Message

Le point de vue de Lugan, qui confirme ce qu'on pouvait subodorer (ce que recèle la libération de 200 "djihadistes").

Sophie Pétronin, Mali. Une libération d’otages qui marque un vrai tournant dans la guerre (Breizh Info)

« 1) L’Algérie est redevenue maîtresse du jeu à travers son relais régional Iyad ag Ghali avec lequel a été négociée la libération des otages et celle des jihadistes.

2) L’universalisme jihadiste a été ramené à ses réalités ethniques, les « jihadistes » libérés étant en effet majoritairement des Touareg obéissant à Iyad ag Ghali et qui ont directement été acheminés dans son fief de Kidal.

Pour bien comprendre ce qui s’est passé, il faut bien voir que tout a débuté au mois de juin 2020 avec la mort d’Abdelmalek Droukdal, le chef d’Al-Qaïda pour toute l’Afrique du Nord et pour la bande sahélienne, abattu par l’armée française sur renseignement algérien. Cette liquidation s’inscrivait dans le cadre d’un conflit ouvert qui avait éclaté entre l’EIGS (État islamique dans le Grand Sahara), rattaché à Daech, et les groupes se réclamant de la mouvance Al-Qaïda, dont celui d’Iyad ag Ghali associé aux services algériens.

À partir de 2018-2019, l’intrusion de Daech à travers l’EIGS avait en effet provoqué une évolution de la position algérienne, Alger ne contrôlant pas ces nouveaux venus dont le but était la création d’un califat régional. Entre l’EIGS et les groupes ethno-islamistes se réclamant de la mouvance Al-Qaïda, le conflit était dès lors inévitable, puisque les premiers privilégiaient l’ethnie (Touareg et Peul) aux dépens du califat.

Or le coup d’État qui s’est produit au Mali au mois d’août 2020 a permis de donner toute liberté à la négociation qui a pour but de régler deux conflits différents qui ne sont pas à racine islamiste. Il s’agit en effet comme je le montre dans mon livre Les Guerres du Sahel des origines à nos jours de conflits inscrits dans la nuit des temps, de résurgences ethno-historico-politiques conjoncturellement abritées derrière le paravent islamique. Ces deux conflits qui ont chacun leur propre dynamique sont :

– celui du Soum-Macina-Liptako, qui est porté par les Peul, d’où l’importance d’Ahmadou Koufa ;

– celui du nord Mali, qui est l’actualisation de la traditionnelle contestation touareg, d’où l’importance d’Iyad ag Ghali.

Or Abdelmalek Droukdal, qui était opposé à ces négociations, avait décidé de reprendre en main et d’imposer son autorité, à la fois à Ahmadou Koufa et à Iyad ag Ghali. Il était donc l’obstacle au plan de paix régional algérien soutenu par la France et qui vise à isoler les groupes de Daech. Voilà pourquoi il est mort.

À travers la libération des otages, le plan franco-algérien qui a pour but le retour dans le jeu politique des Touareg ralliés au leadership d’Iyad ag Ghali, et de ceux des Peul suivant Ahmadou Koufa, se déroule donc pour le moment parfaitement. L’Algérie éloigne ainsi le danger EIGS de ses frontières, et la France va pouvoir concentrer tous ses efforts sur ce dernier avant d’alléger le dispositif Barkhane.

Nous voilà une fois encore loin des analyses superficielles du monde médiatique. »

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