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Syrie

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Re: Syrie

10 Mars 2020, 09:23 Message

On a, depuis le précédent message, appris qu'en effet Poutine avait proprement, et très volontairement, humilié le sultan d'opérette. Las, nous autres ne sommes même plus des fantoches d'opérette, seulement des paillassons à la disposition de la première ordure qui passe par là.

Humilié par Poutine, Erdoğan roule des mécaniques contre la Grèce et l’Union européenne [url](Bd Voltaire)[/url]


« Jeudi dernier, Erdoğan est allé à Moscou s’agenouiller devant Poutine, comme d’autres se rendirent jadis à Canossa. Une dépêche de l’agence chinoise Xinhua révélait que « commentant des informations selon lesquelles Vladimir Poutine, Recep Tayyip Erdoğan, Angela Merkel et le Président français Emmanuel Macron [auraient pu] se rencontrer vendredi, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a répondu que le président russe "avait d’autres projets ce jour-là". En termes moins diplomatiques, Poutine aurait refusé tout net qu’Erdoğan soit accompagné de Macron et Merkel. Information confirmée dimanche, sur France 24, par la journaliste de Libé Hala Kodmani. À quoi pourraient donc servir ces deux-là ? Quelle part ont-ils pris au conflit ? Quelle influence leur reste-t-il dans la région ? La mine penaude, lâché de toutes parts, Erdoğan dut accepter sans sourciller les conditions de son vainqueur, baissant les yeux comme l’enfant terrible en passe de recevoir la fessée de son maître.

Mais, comme toujours, les dictateurs défaits trouvent toujours des plus faibles sur qui se rabattre pour pouvoir, à nouveau, rouler des mécaniques. Alors, Erdoğan s’en est pris à l’Union européenne, et au plus fragile de ses membres, la Grèce, par ailleurs ennemi héréditaire de son pays. L’envoi de milliers de migrants a provoqué un séisme à Athènes et les choses sont en train de tourner à la guerre entre populations locales et réfugiés. Les forces armées turques sont intervenues, tirant avec des balles en caoutchouc sur les pompiers grecs venus repousser les assauts des migrants. Là, Erdoğan peut à nouveau plastronner et faire oublier sa déconvenue d’Idleb : ce n’est pas la pauvre Grèce et encore moins l’Union européenne qui risquent de lui infliger un nouveau camouflet. Car la Grèce essaie, avec ses moyens, de repousser l’invasion, sans aucun soutien de l’Union européenne. Madame von der Leyen a beau s’inquiéter de cette nouvelle vague, qui doit lui faire revivre le fantôme de 2015, quand son pays reçut en quelques semaines plus d’un million et demi de réfugiés, elle ne propose rien de concret pour stopper la nouvelle brèche béante ouverte dans la frontière de Schengen. Et Merkel et Macron sont aux abonnés absents. La pauvre Grèce est donc seule au front, dans la panade, face à une Turquie décidée à se venger sur elle de sa déconvenue face aux Russes.

Mieux encore : oubliant la terrible leçon de 2015, l’Union européenne n’a rien trouvé de mieux que de ressortir des tiroirs les quotas de réfugiés à se répartir entre pays membres. Et une aide de 700 millions d’euros pour soulager la Grèce, c’est-à-dire, en fait, pour la convaincre d’accepter les arrivants. La capitulation de l’Union européenne est doublement grave : elle recrée de facto un nouvel appel d’air pour les migrations ; en plus, elle sonne comme un aveu de défaite face à Ankara, car si, en 2015, les migrants avaient été accueillis volontairement par l’Allemagne, aujourd’hui, ils nous sont imposés par Erdoğan. Le tyran d’Ankara peut dormir tranquille : si Poutine lui inflige défaite sur défaite, il peut toujours se refaire une santé sur Bruxelles, Berlin et Paris. Et passer auprès de sa population pour un vainqueur, quand il ne fait que recueillir des lauriers sur l’impotence européenne. »

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Re: Syrie

14 Avril 2021, 08:53 Message

La Russie et la Syrie accusent les pays occidentaux de consacrer des fonds pour empêcher le retour des réfugiés dans leur pays d’origine (par Lettre Patriote)

« Les deux commissions, syrienne et russe, concernées par le retour des personnes déplacées ont affirmé que les pays occidentaux consacrent des fonds pour empêcher le retour des réfugiés syriens à leur patrie et que la soi-disant "Conférence de Bruxelles" vise à déstabiliser la situation en Syrie et dans la région.

Dans un communiqué conjoint, les deux commissions ont fait savoir que les décisions de la Conférence de Bruxelles qui avait prétendu avoir octroyé de l’aide humanitaire aux Syriens et qui avait été tenue sans la consultation avec le gouvernement syrien déstabilisent la situation en Syrie et dans la région au lieu de reconstruire les établissements et les infrastructures afin de réactiver le retour des Syriens à leur patrie.

Le communiqué indique que les pays occidentaux consacrent des fonds pour empêcher le retour des réfugiés, qui se trouvent actuellement dans les camps, à leur patrie et pour les faire rester sur les territoires des pays d’accueil, où il n’y a pas de vie digne pour eux, soulignant que le gouvernement syrien déploie tout effort disponible pour assurer le climat approprié aux citoyens et reconstruire ce que le terrorisme avait détruit.

Les deux commissions ont affirmé que la ligne des pays occidentaux dans l’octroi de l’aide à la Syrie se soldera par la réanimation du terrorisme, la provocation d’une crise économique et sociale et le déplacement des citoyens.

"Les pays occidentaux font la différence d’une manière catastrophique dans la manière de l’octroi de l’aide humanitaire en Syrie, parce qu’ils refusent de l’octroyer aux zones qui sont sous le contrôle du gouvernement légal, de contribuer à la reconstruction des infrastructures sociales et au retour des réfugiés et d’intensifier les sanctions économiques à l’ombre de la propagation du Covid-19", ont-elles conclu. »

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Re: Syrie

24 Avril 2021, 08:02 Message

Syrie : 200 djihadistes tués par l’aviation russe (Bd Voltaire)

« Toutefois, le communiqué russe donne une précision étonnante : il dit que ces combattants ont été formés dans plusieurs régions, "y compris dans la zone d’Al-Tanf qui est contrôlée par les forces américaines". Rappelons que les Américains occupent en toute illégalité une partie de la Syrie : tout d’abord une vaste zone à l’est de l’Euphrate leur permettant d’exploiter la plupart des puits de pétrole syriens avec leurs alliés kurdes. Ce fait est bien connu.

Mais les Américains ont également construit, au sud de la Syrie, le long de la frontière jordanienne, une vaste base appelée Al-Tanf. La plus grande discrétion règne sur le sujet et personne ne peut s’approcher de cette base. On sait juste qu’un nombre indéterminé d’ex-« rebelles » y ont trouvé refuge après leur défaite contre l’armée syrienne. Qu’y font-ils ? Mystère. Mais cette accusation russe assez explicite est intéressante. Elle témoigne, bien sûr, d’une montée croissante des tensions entre les deux pays depuis l’élection de Biden, mais aussi, les Russes ne parlant jamais au hasard, d’un possible regain d’intérêt des Américains pour déstabiliser à nouveau la Syrie.

Décidément, la guerre en Syrie, qui implique un nombre impressionnant de participants extérieurs, peut encore provoquer bien des surprises. Mais deux choses sont certaines : les Russes tiennent la main et ne la lâcheront pas et les Américains n’ont pas l’intention de laisser la Syrie se reconstruire sous la houlette russo-iranienne. »

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