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Italie

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Italie

23 Février 2018, 09:47 Message

Italie : multiplication des violences d’extrême gauche à dix jours des élections (Bd Voltaire)

« L’incitation – à peine voilée – à la violence contre les « fascistes » (terme malléable à volonté), la légitimation par les institutions des exactions antifascistes, la relative impunité dont ils jouissent (les placeurs de bombes sont rarement recherchés et, lors des affrontements avec la police, si quelque arrestation a lieu, une pluie de critiques arrive d’en haut), jusqu’au financement de leurs locaux et de leurs initiatives dans plusieurs villes, tout est fait pour entretenir un tel climat. »

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Re: Italie

28 Février 2018, 22:20 Message

« Les Italiens ont besoin d’être accompagnés dans le changement de composition de leur population » déclare Cécile Kyenge, ancienne ministre de l’Intégration (Les Observateurs.ch)

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Re: Italie

7 Mars 2018, 09:30 Message

Italie : vers une coalition populiste ? (BD Voltaire)

« On imagine qu’à Paris et Berlin, on retient son souffle, tout comme dans les instances européennes. Ce, d’autant plus qu’en Allemagne, Angela Merkel vient enfin de mettre en place une majorité gouvernementale, dont le prix à payer a été de faire des populistes de l’AfD la première force d’opposition allemande. En Italie, cela pourrait être la solution inverse : une alliance des populistes qui cantonnerait les partis de l’establissement au rôle de simples figurants.

L’Histoire nous enseigne que les révolutions surviennent quand l’État ne peut plus et que le peuple ne veut plus. En Italie comme ailleurs, l’État ne peut plus arrêter à la fois vague migratoire et vague populiste. Quant au peuple, il « veut » de moins en moins – la preuve par ce scrutin. »

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Re: Italie

27 Mai 2018, 21:08 Message

Dès que l'Euroland soviètoïde est sérieusement menacée, il convient de suspendre les élections pour donner au peuple le temps de reprendre ses esprits.
Notons l'admirable tournure du titre : C'est Guiseppe Conte qui renonce !...

Italie: Giuseppe Conte renonce à devenir Premier ministre

"Le Président du conseil désigné Giuseppe Conte a remis son mandat au président Mattarella", a annoncé le secrétaire général de la présidence, Ugo Zampetti, à l'issue d'une entrevue entre les deux hommes.

Sergio Mattarella a refusé d'accepter que l'économiste Paolo Savona prenne le portefeuille des Finances, avait-on appris de sources politiques dimanche quelques minutes avant le nouvel entretien entre les deux hommes, en raison notamment de son hostilité connue et déclarée pour l'euro et pour les institutions européennes.

Les marchés s'inquiètent de la constitution d'un gouvernement eurosceptique dont la politique menacerait les fragiles finances publiques italiennes. Moody's Investors Service a annoncé vendredi avoir placé la note à long terme Baa2 de l'Italie sous surveillance avec implication négative. L'agence de notation craint les retombées sur les finances publiques des projets budgétaires de la nouvelle coalition au pouvoir.
Le Figaro.fr le 27/05/2018 à 20h03

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Re: Italie

28 Mai 2018, 09:28 Message

De l'importance du vote, de la réalité de la démocratie.
Le FMI directement aux manettes en Italie.

Le président italien Sergio Mattarella, à la recherche d'une solution après l'échec de Giuseppe Conte dans sa tentative de former un gouvernement, doit désormais désigner un nouveau président du Conseil mais cette fois, sans l'aval du Mouvement 5 étoiles et de la Ligue, grands vainqueurs des législatives du 4 mars. Dimanche soir, le président a convoqué l'économiste Carlo Cottarelli lundi matin.

Rassurer les marchés

Âgé de 64 ans, Carlo Cottarelli est diplômé en économie à l'université de Sienne (Toscane) et à la London School of Economics. Après six ans passés dans la division chargée du secteur financier et monétaire à la Banque d'Italie, il a été un haut responsable au Fonds monétaire international (FMI) et s'est vu attribuer le surnom de «Monsieur Ciseaux» quand il a été chargé de la révision des dépenses publiques par le gouvernement d'Enrico Letta (centre gauche) en 2013.
[i]Le Figaro.fr le 28/05/2018 à 00h20
[/i]

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Re: Italie

28 Mai 2018, 10:37 Message


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Re: Italie

28 Mai 2018, 11:34 Message

1968 La Tchécoslovaquie choisit le « socialisme à visage humain » Les chars russes s’imposent.
2018 L’Italie choisit un gouvernement « eurosceptique » Le FMI s’impose.

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Re: Italie

28 Mai 2018, 14:57 Message

Merci de réagir pendant mon indisponibilité, cher Eric, pour souligner comme il se doit cette nouvelle forfaiture de tout premier ordre. Le peuple italien se couchera-t-il face au chantage à la faillite qui ne fait que commencer et se laissera-t-il rendormir à force de manœuvres et de propagande ? C'est à voir. On peut toutefois se dire que le morceau sera cette fois nettement plus gros et coriace que feue la Grèce. Il y a peut-être, outre le fait qu'elle se trouve acculée, un peu de présomption de la part de l'eurocratie. Ou un peu de surenchère, pourquoi pas allemande (cf. supra), pour en finir.

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Re: Italie

29 Mai 2018, 08:40 Message

Note du Webmachin : messages déplacés vers un fil et un chapitre plus idoine (Italie / européisme& mondialisme)

« Résumons quand même pour ceux qui – à juste titre – ne saisissent pas totalement le caractère antidémocratique de la manœuvre et la perversion des institutions italiennes : un président de la République non élu par les citoyens vient d’interdire un gouvernement élu par le peuple. » (Bd Voltaire)

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Re: Italie

5 Octobre 2018, 11:42 Message

Delamarche toujours aussi pénible ; au reste : on vous aura assez prévenu...




***


Sinon :


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Re: Italie

3 Juin 2019, 08:12 Message

L’Italie va-t-elle émettre de la monnaie frelatée ? Attention, danger ! (Bd Voltaire)

Hors la déconstruction de l'euro, il n'y que des (très) mauvaises solutions.
Y compris pour y parvenir.
Là encore : nous sommes dans la nasse, la nasse que nous ont organisé tout à fait consciemment et avec la dernière tartufferie nos "politiques".


« Les taux de ses emprunts ne cessent de monter et atteignent 2,5 % par an. En France, la charge des intérêts est faible, ce qui contribue à masquer le déficit budgétaire. L’Italie devra, elle, bientôt sortir plus de 50 milliards d’euros par an pour ne payer que les intérêts – une somme insoutenable – et si la situation se tend encore, les taux italiens risquent de dépasser les 5 %, entraînant la faillite de la péninsule. Lorsque les taux grecs ont atteint ce niveau, l’Europe a été contrainte de venir au secours d’Athènes, mais l’Italie est trop importante pour qu’on puisse la soutenir. Il faudrait, en effet, lui donner plus de 500 milliards d’euros ! Effrayée, la Commission européenne sortante menace l’Italie de sanctions financières (prévues par les traités établissant l’euro) : 0,2 % du PIB, soit 3,5 milliards d’euros. L’Union européenne exige que l’Italie économise 0,6 % de son budget par an pour revenir à l’équilibre.

Le ministre italien vient, ce samedi, de publier un communiqué conciliant vis-à-vis de Bruxelles, mais M. Salvini reste inflexible ; il a fait adopter par le Parlement le droit d’émettre des mini-BOTS, des reconnaissances de dette du Trésor italien, qui pourraient servir à régler, dans un premier temps, les 50 milliards de factures des entreprises travaillant pour l’État. Celles-ci, en échange, pourraient payer leurs impôts avec ces titres. Cette utilisation resterait compatible avec les règles de l’euro et aurait l’avantage d’injecter des capitaux dans l’économie italienne. Mais si ces titres deviennent cessibles, s’ils servent à payer des salaires, ils deviendraient une monnaie parallèle, que le gouvernement italien pourrait imprimer autant qu’il le voudrait – une forme de planche à billets. Serait-ce la solution idéale pour résoudre le problème de la dette ? En fait ces mini-BOTS sont des emprunts forcés. En réglant avec ces titres des dépenses contraintes, on oblige des entreprises ou des particuliers à prêter à l’État en contournant par ce moyen les taux à plus de 5 %. En vertu de la loi de Gresham (« la mauvaise monnaie chassant la bonne »), l’euro serait thésaurisé, et entreprises et particuliers feront tout pour payer en mini-BOTS alors qu’à l’inverse, les créanciers exigeront des euros. La valeur de ces mini-BOTS ne cessera donc de se détériorer par rapport à l’euro.

Pour finir, les perdants, ceux qui supporteront les pertes de ces tours de passe-passe, seront tous ceux à qui on a remis ces titres. Si on paye votre salaire de 2.000 € en vous donnant des mini-BOTS d’un montant théorique de 2.000 €, mais qui ne peuvent être échangés que contre 1.000 € si les commerçants exigent des euros, vous perdez une bonne part de votre salaire. »

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Re: Italie

3 Juin 2019, 17:30 Message

Complément : [RussEurope-en-Exil] L’Italie va-t-elle entamer en toute discrétion le processus de sortie de l’Euro ? Par Jacques Sapir (les_crises.fr)

« Les enjeux politiques

En effet, si les "Mini-BoTs" devaient circuler librement, il serait logique que s’instaure un marché de la conversion entre ces titres, qui seraient libellés en euros ne l’oublions pas, et les euros "normaux". Ce marché, de fait un marché des changes, donnerait des indications sur la dépréciation de la monnaie italienne future par rapport à l’Euro. De fait, ce système est contradictoire avec l’autorité de la BCE, avec les règles de fonctionnement de la zone euro qui veulent que l’Euro soit la seule monnaie pouvant circuler au sein des pays de la zone.

Nous n’en sommes pas (encore) là. Mais, il est clair que l’Italie s’engage sur ce chemin. Il convient de noter la déclaration, modérée, de Claudio Borghi, le président de la commission du bilan du Parlement italien[14]. Il dénonce les « spéculateurs », en pointant le fait que le traitement de l’Italie sur les marchés est aujourd’hui pire que celui de la Grèce et demande que l’économie italienne puisse bénéficier d’un espace de liberté budgétaire afin de mettre en œuvre des politiques susceptibles de ramener la croissance. Notons qu’il affirme vouloir rechercher un compromis avec l’UE. Mais Borghi, qui est l’auteur d’un livre anti-Euro[15], et un fort bon économiste, ne peut ignorer la dynamique qui s’annonce avec le création des "Mini-BoTs".

L’Italie souffre beaucoup de l’existence de l’Euro, cela est reconnu maintenant par de nombreux économistes[16]. Les Italiens le savent eux aussi. Aujourd’hui, un bras de fer est clairement engagé avec la Commission Européenne. Mais, dans ce bras de fer, elle sera en position difficile face au gouvernement italien si ce dernier accepte le défi. A chaque durcissement de la part de la commission, sanctions financières ou mesures de rétorsions de la BCE, pourrait correspondre la décision du gouvernement italien de franchir une étape supplémentaire dans la voie d’un pouvoir libératoire étendu pour les "Mini-BoTs". Ce qui risque donc de se passer, c’est que l’Italie soit de fait expulsée de la zone euro, tout en protestant (formellement du moins) sa volonté d’y rester. Mais, n’est-ce pas ce que les dirigeants italiens, et en particulier ceux de la Lega, souhaitent au plus profond d’eux-mêmes ? »

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Re: Italie

31 Juillet 2019, 09:05 Message

Minibots : l’Italie veut-t-elle abandonner l’Euro en douce ?



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