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Turquie Ottomane

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Re: Turquie Ottomane

5 Novembre 2020, 09:14 Message

La Turquie a prévenu mercredi qu’elle allait « répliquer fermement » à la dissolution par la France de l’organisation ultranationaliste turque des Loups Gris, qualifiant cette décision de « provocation ».

« Nous soulignons qu’il est nécessaire de protéger la liberté d’expression et de réunion des Turcs de France (…) et que nous répliquerons de la plus ferme des manières à cette décision », a déclaré le ministère turc des Affaires étrangères dans un communiqué.

Erdogan ne se cache même plus de ses intentions d'utiliser le chancre de l'immigration turque implanté dans les principaux pays d'Europe comme levier en vue, au-delà de rétablir l'Empire Ottoman, de l'étendre enfin, après des siècles d'échecs, à toute l'Europe qui ne saurait être qu'une péninsule islamique rattachée à un Orient dominé par les plus forts, ceux de sa race.

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Re: Turquie Ottomane

5 Novembre 2020, 10:13 Message

Le Sultan de l'Empire Ottoman en voie de résurrection a compris qu’aujourd’hui, c'est la France qui est "l'homme malade de l'Europe"

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Re: Turquie Ottomane

5 Novembre 2020, 10:46 Message

Les Turcs de France ?! Allez, balancez-moi un pruneau sur la tronche de ce connard.

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Re: Turquie Ottomane

5 Novembre 2020, 17:43 Message

Erdogan: "Demain, aucun Européen ne pourra faire un pas dans la rue en sécurité" (7sur7)

« Le président turc Recep Tayyip Erdogan a déclaré mercredi qu'aucun Européen ne pourrait plus "faire un pas dans la rue en sécurité" si l'Union européenne (UE) maintenait envers la Turquie une attitude qu'il a jugée hostile.

Menaces claires
"Je m'adresse une nouvelle fois aux Européens (...) La Turquie n'est pas un pays qu'on peut bousculer, dont on peut jouer avec l'honneur, dont on peut expulser les ministres", a grondé M. Erdogan lors d'un discours à Ankara.

"Si vous continuez..."
"Le monde entier suit ce qu'il se passe de très près. Si vous continuez de vous comporter de cette manière, demain, aucun Européen, aucun occidental ne pourra plus faire un pas en sécurité, avec sérénité dans la rue, nulle part dans le monde", a-t-il ajouté. »

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Re: Turquie Ottomane

5 Novembre 2020, 20:30 Message

Y-a-t il jamais eu un chef d'Etat qui ait osé menacer, non d'autres états, mais leurs citoyens, de cette façon? Ira-t- jusqu'à revendiquer le prochain attentat.? Comment les pays européens peuvent-ils accepter que son pays reste dans le système d'alliance auquel ils appartiennent? Oserait-il menacer ainsi les citoyens russes où américains? Faut-il qu'il ait la conviction que l'Europe agonise pour avoir cette audace ! Le délire d'Erdogan, c'est le révélateur de notre déchéance.

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Re: Turquie Ottomane

5 Novembre 2020, 21:17 Message

Une petite précision, mais qui ne change rien sur le fond : cette déclaration turque remonte à mars 2017.

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Re: Turquie Ottomane

10 Novembre 2020, 11:24 Message

Victoire turque complète en Azerbaïdjan. Très mauvaise nouvelle. Je ne sais rien du calcul de Poutine, mais pour l’heure c’est une reculade inquiétante.

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Re: Turquie Ottomane

11 Novembre 2020, 08:50 Message

Didier Bourjon a écrit:Zemmour ... En première partie il a abordé le conflit du Haut-Karabach. J'attendais ses explications, car je m'interroge sur le comportement de Poutine. Quels calculs plus vastes pouvaient expliquer l'attitude de ce dernier ? Ou quelle autre raison à cette faiblesse manifeste, entérinant une défaite qui est aussi un recul de la Russie, et un gain de premier ordre pour la Turquie ? Hélas, notre polémiste a bien fait le tour de la question pour finir par conclure comme moi à une faiblesse de Poutine, qui me semble indéniable, et inquiétante. Peut-être commence-t-il à être un peu usé, à perdre la main. En tous cas, la conclusion est limpide : partout où il s'avance le Sultan gagne ; il continuera donc à pousser son avantage.


Un autre son de cloche, qui nuance las choses et reflète mieux la réalité : Haut-Karabakh : « Les Russes sont les grands vainqueurs » (Le Point)

« Le Point : Est-ce une victoire totale pour l'Azerbaïdjan ?

Gaïdz Minassian : C'est une victoire militaire de l'Azerbaïdjan, mais je serai plus prudent sur l'idée d'une victoire politique. Car Bakou se retrouve avec un Karabakh toujours sous contrôle arménien qui continue d'exister et des Russes en force d'interposition. On aboutit finalement à l'accord négocié en 2011 à Kazan en Russie. Ce texte prévoyait une rétrocession par l'Arménie des territoires conquis autour du Karabakh et un statut intermédiaire pour le Karabakh. Or, à l'époque, les autorités de Bakou avaient rejeté l'accord parce qu'elles ne voulaient pas entendre parler de "statut intermédiaire". On en est à ce point. Et c'est ce que l'Azerbaïdjan qualifie de grande victoire.

[...]

Qu'en est-il du rôle des Russes ?

Les Russes sont les grands vainqueurs parce qu'ils ont réussi à écarter la Turquie du jeu diplomatique. Moscou redevient l'arbitre régional. Poutine tient à nouveau les clés du règlement définitif. Ce qui n'était pas acquis, car ils ont d'abord été sonnés par l'irruption de la Turquie dans cette affaire. Ils ne s'attendaient pas à une telle ingérence turque dans le sud du Caucase et à un soutien militaire aussi massif auprès des Azéris. Ils ont mis du temps à évaluer la situation. Ils voulaient préserver deux choses : leur relation avec la Turquie, qui est un partenaire dans de nombreux domaines, et leur relation plutôt bonne avec l'Azerbaïdjan. Et puis, chez Poutine, il y avait une envie d'enquiquiner les autorités arméniennes. Le président russe n'a pas apprécié les quelques signes d'indépendance manifestés par le nouveau Premier ministre Nikol Pachinian. Ce dernier a, par exemple, fait emprisonner l'ancien président arménien Robert Kotcharian, qui est un proche de Poutine. Au moment où d'anciennes républiques soviétiques, comme la Biélorussie, jouent les mauvais élèves, Poutine n'est pas mécontent de remettre au pas Pachinian. La Russie se replace au centre. C'est une façon de dire aux Arméniens : "Regardez, si on n'était pas intervenus, vous perdiez tout." »

***

Reste une surprise, une hésitation, et malgré tout une victoire ottomane. Un bilan certes pas définitif, avec une Russie toujours au centre du jeu, mais bien mauvais.


***


Valeurs Actuelles : « Face aux velléités belliqueuses de la Turquie et des visions hégémoniques d’Erdogan dans la région, le gouvernement français est, à ce jour, aux abonnés absents. Le président de la République, Emmanuel Macron, a demandé mollement de travailler à un "règlement politique durable" du conflit, restant muet face aux demandes répétées d’aide et d’engagement de la France aux côtés du peuple arménien, pays ami. Plutôt que d’affirmer de manière concrète l’engagement contre l’islamisme politique sur la scène internationale, la France est irrémédiablement dépourvue d’ambition et de fermeté face à la Turquie.

Par manque de courage politique, la France abandonne, avec l’Arménie, le fondement même de sa diplomatie. Le courage, affirmait Jean Jaurès, "c’est de ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe, et de ne pas faire écho aux applaudissements imbéciles et aux huées fanatiques". Ici, la France vient de déposer ses principes fondateurs, humanistes et universalistes, aux pieds de la Turquie triomphante.

Dès la mi-novembre, plus de 170 élus français avaient demandé une sortie de la neutralité du gouvernement français. En vain. Le ministre Jean-Yves Le Drian se tient depuis le début dans une position de stricte neutralité. Seule l’Assemblée corse a eu le courage de dénoncer, en adoptant une motion, "l’agression azerbaïdjanaise, soutenue par la Turquie, à l’égard de la population du Haut-Karabakh" et "son soutien indéfectible aux populations arméniennes dans leur recherche de paix et de liberté".

De nombreuses personnalités politiques et publiques françaises se sont émues de la neutralité insupportable du gouvernement français, à l’instar de Guy Tessier et Valérie Boyer, députés LR des Bouches-du-Rhône, ou encore Bruno Retailleau. Ce dernier déclare sur Twitter : "L’histoire retiendra la lâche passivité de la France et de l’Europe dans le conflit du Haut-Karabagh. On a laissé se faire massacrer les Arméniens. On a laissé une nouvelle fois Erdogan jouer au sultan ottoman. Cette grande naïveté face à la Turquie se retournera contre nous."

La France n’est aujourd’hui plus le pays de Victor Hugo, qui affirmait : "Il me convient d’être avec le peuple qui meurt, je vous plains d’être avec les rois qui tuent." Notre diplomatie se meurt dans ce conflit, et c’est Erdogan qui s’en frotte les mains. »

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Re: Turquie Ottomane

15 Novembre 2020, 10:49 Message


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Re: Turquie Ottomane

25 Novembre 2020, 09:47 Message

Laurent Leylekian : « Haut-Karabakh : on a l’impression que la Russie a réussi à transformer une victoire militaire turque en victoire politique russe »



Poutine semblait avoir perdu la main dans cette affaire ; peut-être n'a-t-on pas compris tout son jeu. La fin du game entre Russie, Turquie, Occident, s'il survient, voilà ce qui en décidera.

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Re: Turquie Ottomane

29 Novembre 2020, 10:42 Message

Tandis que Paris regarde à distance la chasse aux Arméniens, Ankara se rapproche déjà des Ukrainiens (Bd Voltaire)

« Après son coup de force azerbaïdjanais contre les Arméniens, la Turquie continue de poursuivre son projet néo-ottoman. En Méditerranée, elle étend sa « patrie bleue », ses troupes sont stationnées en Syrie et patrouillent en Libye. Ankara n’hésite pas à menacer la Grèce et Chypre, dont elle occupe le nord illégalement, et la Marine turque a même « illuminé » un navire de la marine française sans que Paris ne riposte.

La Turquie ne cessera d’avancer tant que personne ne lui montrera la limite, comme le fit Poutine en Syrie. Tandis que Paris brasse de l’air sans agir pour les Arméniens de l’Artsakh, Ankara a déjà un train d’avance et fixe son regard sur l’Ukraine. Les 16 et 17 octobre derniers, les présidents Zelensky et Erdoğan scellaient une nouvelle coopération économique et militaire majeure. Une cinquantaine de projets de défense sont actuellement en cours. Kiev s’équipe en drones Bayraktar TB2, les mêmes qui ont été utilisés récemment contre les Arméniens. Le géant turc de la défense ASELSAN poursuit ses investissements en Ukraine tandis que Kiev lorgne vers Ankara pour s’approvisionner en corvettes de classe MILGEM. La liste des domaines de coopération est longue. La Turquie ne va pas islamiser l’Ukraine, même si des islamistes se sont battus avec l’armée ukrainienne contre les républiques du Donbass, mais Ankara est heureuse de bâtir une alliance avec Kiev pour freiner l’influence russe dans la région. L’OTAN voit cela d’un très bon œil.

L’Ukraine a été abandonnée par Bruxelles qui lui avait promis monts et merveilles si elle quittait son frère russe. Aujourd’hui, l’Ukraine paye comptant sa cupidité. Elle est un des pays les plus pauvres d’Europe, elle est déchirée par une guerre civile et son économie est au bord de la banqueroute. Elle est prête à s’allier au diable pour s’en sortir.

La France, elle, ne fait rien pour aider la région. Elle essaye juste de vendre des armes mais fait pâle figure par rapport à Ankara. Elle en a vendu par l’intermédiaire de l’homme d’affaires Georges Tsnobiladze (qui collabore en même temps avec des sociétés russes, ce qui pourrait le mettre sur la liste des sanctions de Moscou) mais n’a aucun partenariat stratégique avec Kiev. Elle ferme les yeux sur les trafics d’armes ukrainiens en Libye malgré l’embargo, mais est-ce vraiment cela, la solidarité européenne ?

La Turquie, elle, bombe le torse devant une Union européenne pusillanime. On peut critiquer la ligne d’Erdoğan et sa stratégie néo-ottomane, mais la réalité est qu’il prend la place qu’on lui laisse. La France a une guerre de retard car elle refuse de se projeter comme une puissance souveraine et indépendante et abandonne ses alliés historiques. Castrées par l’OTAN et bridées par Bruxelles, la France et l’Europe occidentale assistent à l’avancée turque et à la recomposition de l’Europe sans réagir. Cela n’est pas la faute de la Turquie, c’est la nôtre. »

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Re: Turquie Ottomane

1 Décembre 2020, 10:32 Message

Comment l’Occident est-il devenu le paillasson des Néo-Ottomans ?


« Car l’urgence n’est plus uniquement dans le Haut-Karabagh. Si l’Europe doit s’intéresser à ce qui se passe à l’Est, ce n’est pas tant pour les Arméniens, mais pour elle-même. Or, faisant mine d’ignorer la menace barbare, l’Occident refuse d’admettre qu’un conflit civilisationnel est pourtant en train de se jouer sous ses yeux. Pour comprendre cette logique civilisationnelle et cette nouvelle « question arménienne », il faut appréhender l’essence même de l’identité arménienne : premier pays chrétien au monde, géographiquement isolé dans un Caucase montagneux et entouré de voisins hostiles, il représente un obstacle géographique aux ambitions des panturquistes. Mais quand et où s’arrêtera cette ambition ? Faut-il attendre, comme l’a écrit Sylvain Tesson, "que les Mamelouks viennent recamper devant Vienne" ?

Dans ce contexte, l’Artsakh se dresse comme un dernier et fragile rempart contre l’anéantissement de son identité, de son patrimoine et de sa foi. Et quoi de plus essentiel que ce bout de civilisation qui ne veut pas mourir ? En cela, l’Arménie et l’Artsakh synthétisent en elles seules la plupart des valeurs que l’Occident gagnerait à recouvrer, Occident qui ne reconnaît plus ni frontières, ni identité, ni civilisation. Que l’Europe prenne en exemple le courage et l’humilité du peuple arménien, car ce peuple-là ne connaît que trop bien le prix de la dhimmitude, pour l’avoir expérimenté tout au long de son histoire, de discriminations en pogroms, et jusque dans sa chair au début du siècle dernier. » (Bd Voltaire)

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Re: Turquie Ottomane

7 Avril 2021, 17:47 Message


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Re: Turquie Ottomane

8 Avril 2021, 03:45 Message

Charles Michel : démission immédiate !
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Charles Michel : bannissement au point Némo !

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